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Atashinchi no Danshi Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 11-04-2010 21:25

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Publié dans : Sommaire JDramas, Sommaire Dramas du JAPON

Tags : Comédie, Dramas, Japon

 
Atashinchi no Danshi
アタシんちの男子 
 
 
http://wiki.d-addicts.com/Atashinchi_no_Danshi
http://wwwz.fujitv.co.jp/atashinchi/index.html

Dramas en 11 épisodes diffusé au Japon en 2009 sur Fuji TV, sur un scénario de Muto Shogo.

Dans notre époque le terme « sans-abri » a pris une nouvelle signification. Ainsi des jeunes gens qui n’ont ni emploi ni un endroit où habiter viennent se réfugier dans des cafés internet. On peut les appeler : « net cafe refugees ». Une réfugiée « net-cafe » de vingt ans, nommée Mineta Chisato (joué par Horikita Maki), dans son enfance a perdu sa mère pour cause de maladie. Elle a passé sa jeunesse à essayer d'échapper à l'énorme dette que son père a laissé, et se bagarre contre les créanciers. Sa vie change lorsqu’elle rencontre Okura Shinzo (joué par Kusakari Masao).
Shinzo vient d'une famille riche remontant à la période Edo, et il a adopté six fils aussi beau avec l'espoir que l’un d’eux deviendra son successeur. Mais tous ont une étrange personnalité.
Shinzo promet à Chisato de la libérer de ses dettes, si elle devient l'épouse et la mère de son fils. Cependant, une vie avec ces six gars sous un même toit ne se passera pas sans heurts... (Résumé d’après le DramaWiki)
 
Ça démarre dans l'humour renforcé par la musique d'une petite mélodie joué aux hautbois soutenus par des trombones, où l'on peut voir deux Yakuza se soulager le long de buissons. On découvre une Horikita Maki (Mineta Chisato), mal maquillée pour la représenter en vagabonde (« sans domicile fixe » comme on dit maintenant), vivant sur un terrain de campagne genre bidonville à la japonaise : plein de petites cabanes en toile de tente bleue de cobalt. Comme Chisato est sale elle cherche une endroit en ville pour se laver : quoi de mieux que les toilettes du cyber-café du coin. Heureusement que le manager du cyber-café était camarade de lycée avec Chisato. C'est seulement sous la douche que nous reconnaissons Horikita Maki. Brusquement, un homme et son acolyte déboulent dans le cyber-café justement à la recherche de Chisato ! Sont-ils de la police ? La musique change, devient plus grave avec des accents de la musique de Fullmetal Alchemist de Oshima Michiru.
 
 
 
Suspens : Chisato est nue dans sa douche. Un cyber-café très vaste, en même temps magasin de vente et disposant de plusieurs cabines de douches, c'est rare ! La séquence est étrange, et bien dans l'atmosphère orientale, en tout cas, cela ne serait pas écrit ni mis en scène en Europe comme ici : viole de l'intimité des cabines de douche où se trouvent uniquement des femmes ! et c'est parti pour une poursuite qu'on ne prend pas au sérieux tant ça fait jeux de scouts. Le sérieux, hélas en ce bas monde, concerne toujours, et uniquement l'ARGENT. Donc les poursuivants en veulent à Chisato pour les dettes laissées par son père quand elle était enfant : où commence l'histoire elle semble avoir 20 ans. Son père (toujours vivant et très caricaturé dans l’histoire) l'a rendue cosignataire des dettes sans lui demander son avis. Drôle de père ! lui laissant à rembourser un million de yens (environ 7900 euros) qu’il aurait perdu aux jeux. Bien-sûr ici les huissiers ont des tronches de yakuza ! jeunes et en costume-cravate prêt a courser les endettés. Le scénario insiste un peu de manière scolaire pour faire comprendre la situation, mais ça ne gène en rien cette comédie d’un ton aérien. Les huissiers ou plutôt yakuza sont très cons, ils insistent lourdement en demandant « leur sous » ! Vu l’état dans lequel elle est, comment Chisato pourrait-elle rembourser quoi que ce soit !?
 
 
 
Miracle : tel un ange venue du ciel... ici sans son hélicoptère, l’ange (Okura Shinzo, joué par Kusakari Masao) habillé d’une cape rouge cerise descend de son vaisseau et se dirige vers les yakuza et Chisato.
J’aimerai bien avoir comme ça un ange qui arrive au moment le plus dramatique, et qui efface tout d’un coup, comme on efface un fichier sur son disque dur d’ordinateur !
Okura Shinzo est le directeur représentant d’une fabrique de jouets, qui selon le slogan de sa société « feront briller le futur ». Il n’a pas tord dans un sens,si l’on en juge par la rapidité ou sortent les apparentes nouveautés en informatique. Apparentes nouveauté, car le principe informatique, toujours binaire, n’a pas évolué depuis plus de soixante ans.

En fait, ce directeur de fabrique de jouets prend les gens « pour ses jouets »... ou il voit le monde comme un vaste Monopoly... où l’on voit que la rue de la Paix à Paris rapporte toujours le plus, à condition de tomber dessus et de l’acheter. Shinzo en payant la dette de Chisato aux yakuza « l’achète » et la force ainsi au mariage. Tel est le pré-générique du premier épisode le la série. Il ne faut pas oublier qu’avec leurs armures de samouraï, leur électronique galopante, et leur désir d’être les premiers au monde en robotique, les Japonais ont de quoi faire en matière de jouets et autres consoles de jeux style Nintendo. Effectivement, on peut débuter au 17è siècle ou avant, avec des jetons, des osselets, des cartes à jouer, pour terminer par fabriquer des ordinateurs ou même des robots axés sur les jeux. L’industrie du jouet a l’air de bien se porter au Japon.
En tous cas, du haut de son « vaisseau », Shinzo voyant Chisato s’enfuir décida de « l’avoir », pardon, de l’épouser. Cela comporte trois repas par jour, un toit au-dessus de sa tête, et un lit moelleux ; et j’imagine aussi des vêtements. On apprend dans ce premier épisode le pourquoi de cette brusquerie au mariage : Shinzo veut que Chisato soit sa femme pendant un mois ! et la dette de un million de yen est toujours en suspend au-dessus de la tête de Chisato... Soit Chisato rembourse les un million et quitte Shinzo, soit elle est sa femme pendant un mois et la dette est effacée.
 
 
 
Les fils adoptifs de Shinzo, car il était célibataire.

Un mois plus tard on découvre de second fils adoptif de Shinzo : Okura Takeru (joué par Okada Yoshinori) : il est livreur « speed ».
Puis le quatrième fils adoptif de Shinzo : Okura Masaru (joué par Yamamoto Yusuke) lequel est un pop-star.
Puis le fils aîné : Okura Fuu (joué par Kaname Jun) lequel exerce ses talents de dessinateur.
Puis le cinquième fils : Okura Satoru (joué par Seto Koji).
Le sixième fils est très jeune : Okura Akira (joué par le jeune Okayama Tomoki), c’est le plus doué, intellectuellement, des six.
Le troisième fils est Okura Sho (joué par Mukai Osamu).
Apparemment Chisato est devenu riche, elle voyage dans un énorme ballon dirigeable et jette des cendres (poudre magique ?) d’une urne en porcelaine. On peut facilement deviner de qui étaient faites ces cendres.

Chisato va donc devenir la « mère » de ses six beaux garçons possédant tous un caractère particulier, mais surtout héritant des affaires de Shinzo. Pour le moment elle est conduite dans la seconde résidence de Shinzo : un château style Disneyland qui n’aurait pas déplu à tonton Walter Elias Disney ; autre grand amateur de jeux, y compris avec ses employés... Bien-sûr, dans le château on ne fait pas dans la simplicité ; que ne ferait-on comme choses parfaitement inutiles avec une immense fortune !

Ne pas oublier le chantage à la dette de Shinzo, Chisato a signée... mais qu’a-t-elle vraiment signée ? et bien vivre au château trois mois avec les six fils en tant que leur maman ! Un joueur sadique ce Shinzo, qui a fait signer un contra « à rallonge ». Mais c’est une habituée, car sont père avait fait la même chose avec cette dette, qui la poursuivra, peut-être, jusqu’à dans la tombe... Le scénariste ne manque pas d’idées ! Surtout lorsque Chisato entre dans la salle de bain de vapeur où se trouvent les six fils. L’humour japonais est bon-enfant, bien qu’un peu particulier. Et c’est parti pour une entente pas possible entre les six « frères » ; un véritable zoo, comme se le dit Chisato.
Et la pauvre Chisato a intérêt à se faire reconnaître comme « maman » par les six garçons, autrement le contrat est invalide et elle devra rembourser... Par exemple, une des épreuves qui attend Chisato : faire manger ensemble dans la salle à manger les six garçons... Alors qu’elle a l’âge d’être leur sœur !
Autre épreuve : faire sortir de sa chambre Okura Satoru en moins de dix minutes. On arrive quasiment aux Travaux d’Hercule ! dont s’est peut-être inspiré le scénariste. En tous, cas vers la fin de cet épisode, les garçons font tout pour virer Chisato, qu’elle sorte de leur petit monde ; et elle va lâcher en demandant déjà à ses anciennes connaissances du cyber-café un prêt de un million de yen. Elle retourne même dans sa campagne près des sans logis, après avoir eu une discussion surréaliste avec son père. De fil en aiguille et inventions de Shinzo et autres surprises en forme de clés pour les prochains épisodes, elle reprend courage et retourne auprès de ses « fils ».

Suspens : Okura Satoru sortira-t-il de sa chambre ?

Précision utile : le point d’attache et le refuge en forme de refrain de Chisato, on l’aura deviner, c’est le cyber-café ! A chaque fois que les six garçons la font craquer : direction le cyber-café. Mais comme tout refrain ça ne dur pas longtemps, et dans le second épisode, elle se retrouve carrément à la présidence du conseil d’administration de la fabrique de Shinzo. Évidemment il faut voir la tête des administratifs de la société ! Imaginez Chisato à peine 19 ou 20 ans présidente de Nintendo. Imaginez aussi qu’au deuxième épisode il va falloir faire manger tous les garçons dans la salle à manger ; que d’astuces à trouver, même si elles sont dignes de fête foraine et limite vulgaires ; mais ça vaut le coup d’œil. Dans la Grande Vadrouille ce n’est pas pire.

Quatre étoiles sur quatre pour ce drama qui ne se prend pas la tête, et du scénariste au metteur en scène et des acteurs, tous ont l’air de s’amuser. L’idée principale, selon le scénariste et le fabricant de jouets Shinzo, est de former un famille soudée ; et avec six fils adoptifs livrés à eux même, effectivement c’est une épreuve difficile. Il y a grand nombre d’invraisemblances, mais c’est une pochade, qui pourra virer parfois au policier puisqu’au départ il est tout de même question d’argent, et de yakuza d’opérette par la suite. Cette impression de n’importe quoi par moments donne une cohérence et un charme que non pas d’autres dramas du même genre, qui mêlent argent, bande de jeunes collégiens, et blague à deux balles et vulgarité comme Yukan Club, vraiment très mauvais. Et comme presque toujours dans les dramas japonais, il y a de l’émotion avec amitié virile entre garçons et des passages légers comme un Haïku, et bien-sûr une atmosphère de manga : n’oubliez pas le « contrat à rallonge » ! qui rallonge d’épisode en épisode puisqu’il est en rouleau.

M. R.
 
 
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Dernière mise à jour : 11-04-2010 21:52

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