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Maréchal de France Gilles de Rais Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 18-04-2010 22:21

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Alchimie, Argent, Banques, Crimes, Or, Richesses

 
Maréchal de France Gilles de Rais

Octobre 1440, période où fut tué Gilles de Rais.
 
 
- Le neuvième jour d'octobre, fut reçu à Notre-Dame de Paris, c'est à savoir, le jour de monseigneur Saint-Denis, l'évêque de Paris, lequel était archevêque de Toulouse, ainsi fut-il archevêque et évêque de Paris, et fit nommé Denis du Moulin (réception officielle)
 
- En ce même moi, fut faite une grosse taille pour aller secourir Harfleur que les Anglais avaient assiégé, et fut cueillie, et puis n'en firent autre chose Français ; ceux de Harfleur par force de famine se rendirent aux Anglais (après l'échec de l'armée de secours), et si étaient bien les Français vingt mille, comme on disait, ou plus, et les Anglais n'étaient pas plus de huit mille (certainement moins nombreux) qui gagnaient pays. Et vraiment il semblait que les seigneurs d France fuissent toujours devant eux, espécialement le roi (il n'avait pas participé, le Bourgeois auteur de ce texte pratique l'amalgame), qui avait avec lui tant de larrons (les troupes royales), car les rois étrangers disaient aux marchands du pays de France, quand ils allaient en leur pays, que le roi de France était le droit orme (protecteur comme l'arbre du même nom) aux larrons de chrétienté. Et pour certain ils ne mentaient mie (pas), car tant y avait en Isle-de-France qu'elle était toute peuplée de gens pires que ne furent oncques Sarrasins, comme il apparaît par les grands énormes péchés et tyrannies qu'ils faisaient au pauvre peuple de tout le pays où le roi les menait, mais la plus grande tyrannie qu'on eût oncques (bien) vue, comme des enfants nouveaux, car ils les ôtaient aussitôt qu'ils étaient nés de leur mère et les eussent plutôt laissés mourir sans baptême (pas de baptême pas de Paradis !) que jamais père ni mère les eussent eus sans grande rançon (les parents paient rançons).

- Ils prenaient les petits enfants qu'ils trouvaient parmi les chemins aux villages ou ailleurs, et les enfermaient en huches (forme d'un cercle), et là mouraient de faim et d'autre mesaise (maladie, misère), qui ne les rançonnait de grande rançon.

- Quand un prudhomme avait une jeune femme et ils le pouvaient prendre, et il ne pouvait payer la rançon qu'on lui demandait, ils le tourmentaient et tyrannisaient moult gravement ; et les mettaient en grandes huches, et puis prenaient leurs femmes et les mettaient par force sur le couvercle de la huche où le bon homme était, et criaient : "Vilain, en dépit de toi, ta femme sera chevauchée ci endroit". (Fantasme médiéval datant du début du 14è siècle)
Et ainsi le faisaient, et quand ils avaient fait leur malle (mauvais) œuvre, ils laissaient le pauvre homme périr là-dedans, s'il ne payait la rançon qu'ils lui demandaient. Et si n'était roi ni nul prince qui pour ce s'avançât de faire aucune aide au pauvre peuple, mais disaient à ceux qui s'en plaignaient : "Il faut qu'ils vivent, si ce fussent les Anglais, vous n'en parleriez pas, vous avez trop de bien".

Extraits du Journal d'un Bourgeois de Paris, journal tenu entre 1405 et 1449 par un Parisien, peut-être chanoine de Notre-Dame et un membre de l'Université. Ce texte n'est pas traduit mais la graphie est modernisée. Vers 1300, Paris compte environ 200 000 habitants. La France et l'Angleterre sont en guerre depuis 1337. Le roi d'Angleterre espère récupérer la Normandie perdu en 1204. Paris fut perdu en avril 1436 et la grande dépression économique commencée en 1330 est loin d'être terminée. Tout au long de cette guerre de Cent ans les prix ne cessent d'osciller et les monnaies de changer ! Guerre, peste, famine et mort, jalonnent le temps de Gilles de Rais et celui du Bourgeois. Ainsi on peut d'ailleurs entrevoir la passion de Gilles pour l'Alchimie ; mais il semblerait qu'il se soit hélas laissé berné par des escrocs, plus attirés par les richesses de Gilles que de lui apporter leurs aides.
L'Or qui ne s'oxyde pas et brille est d'un éclat empoisonné...

(Dessin du haut du manga Les chroniques de la guerre de lodoss les chroniques de flaim (Chronicles of the Heroic Knight), où il est question d'un jeune garçon nommé Spark, qui veut devenir chevalier, le tout dans une atmosphère d'héroïc-fantasy)
 
 

Dernière mise à jour : 18-04-2010 22:41

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