Accueil arrow News arrow Dernières news arrow Piratage des ayants droits et des lobbys
Piratage des ayants droits et des lobbys Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 20-04-2010 17:45

Pages vues : 5022    

Favoris : 473

Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Argent, Banques, Business, Cinéma, Musiques


fleur_offert_ondine.jpg
 
Piratage des ayants droits et des lobbys
de l’entertainment


Faire du business avec TOUT, même avec Dieu...

L’industrie de l’entertainment s’écroule dans peu de temps
 
 
Ce problème des droits d’auteurs à été évoqué à bien des reprises sur ce site, parce qu’il est hautement suspect, violeur et voleur... tout simplement. Bien-sûr il faut que tout le monde « bouffe », mais là n’est pas le problème, il est le fric, celui du vol (le fait de s’emparer du bien d’autrui, ou un impôt privé sur les particuliers, une taxe). Suspect et voleur, car les industries de l’entertainment américaine gonflent les chiffres (voir plus bas) afin de provoquer une réaction sécuritaire auprès des pouvoirs en place et ainsi imposer une censure. Car la suspecte et violente réaction de ces lobbys des « ayants droits » et les industries de l’entertainment est dangereuse pour les usagers.
 
 
Rappel :

- Juin 1999 : ouverture du site Napster sur Internet, et mis au point par un étudiant californien de 18 ans, s’appuyant sur la compression de fichier : mp3, mis au point dans les années 1990. Ainsi avec Napster tous les internautes pouvaient partager des fichiers musicaux ; c’est ce qu’on appellera le peer-to-peer ou P2P. Le succès est immédiat, ce qui fait aussi réagir immédiatement les lobbys de l’entertainment RIAA et MPAA, deux sortes d’état dans l’État à la mode des agences alphabétiques américaines. Ces deux puissantes agences portent plainte contre Napster pour : « Violation massive des droits d’auteurs ». En juillet 2001 la « justice » ordonne la fermeture de Napster.

- La suite nous la connaissons : multiplication des sites peer-to-peer genre : Kazaa, Gnutella, eDonkey, Bittorrent. Non seulement on s’échange de la musique mais aussi des films, des logiciels, toutes sortes de fichiers, comme des bandes annonces, des musiques libre de droit, etc. Mais à la différence de Napster, les sites de peer-to-peer sont décentralisés : une fois le logiciel peer-to-peer installé, les internautes se débrouillent entre eux et aucune trace de leurs activités ne transite par les ordinateurs des Kazaa et autres sites. Ce principe défend la libre circulation des informations, comme quand on enregistre sur magnétophone une émission ou une chanson à la radio, et sur magnétoscope un film à la télévision.
« En décembre 2003, la Cour Suprême des Pays-Bas rejette la plainte de la Buma Stemra (l’équivalent local de la Sacem) contre Kazaa, car celui-ci ne peut maîtriser les usages des internautes. Au nom de la logique déjà suivie par la Cour Suprême américaine en 1984 pour refuser l’interdiction du magnétoscope, le juge Stephen Wilson aboutit aux mêmes conclusions et déboute en avril 2003 studios et de labels musicaux qui réclamaient l’interdiction de Groskter et Streamcast. Car selon lui, les usagers du P2P peuvent « les employer à la fois à des fins légales et illégales. Groskter et Streamcast ne sont pas significativement différents des entreprises qui vendent des magnétoscopes-enregistreurs ou des photocopieurs, ces deux produits pouvant être et étant de fait utilisés pour attenter au droit d’auteur ». (Extrait de : « Du bon usage de la piraterie, Culture libre, sciences ouvertes », de Florent Latrice).

- Pour les industries de l’entertainment c’est l’échec. Mais les lobbys de la RIAA et de la MPAA réagissent, et en septembre 2003 la RIAA lance une série de procédures judiciaires contre des utilisateurs des différents services. Et l’Europe suit l’exemple à l’été 2004, avec plusieurs dizaines de plaintes déposées par des studios et des maisons de disques. La guerre lancée par les industries culturelles ou plus simplement de l’entertainment contre le P2P devient un combat contre leurs propres clients.

Cette hargne déployée par les industries culturelles et de l’entertainment est une constante depuis l'apparition du droit d'auteur au 19è siècle. Chaque nouvelle avancée technologique dans le domaine de la reproduction ou de la diffusion des oeuvres s'est accompagnée d'une violente désapprobation, avec une régularité qui laisse effectivement songeur. Oui, c’est bien là le problème... Car le danger ce ne sont pas les internautes, mais l’industrie elle-même !

Mais cette guerre contre les usagers d’entertainment ne date pas d’aujourd’hui, car déjà au 19è siècle si matérialiste et en plein essor des banques, les premiers enregistreurs style orgue de barbarie ou piano mécanique subissaient les attaques des « ayants droits » de Verdi ! Les Berlioz, Gounod et Rossini entre autres, ont publié un manifeste s’opposant totalement à la reproduction. On mettait en avant la possible lassitude d’écoute, la « vulgarisation » de la musique (vulgarisation dans le sens alchimique : exotérique ou accessible à tout le monde). Effectivement pour écouter de la musique autrefois, il fallait être riche, ou bien aller dans les églises au moment des offices pour entendre l’organiste... Donc les compositeurs cités et d’autres, et les éditeurs de musique sont profondément élitistes et réactionnaires. Cette élite veut s’enrichir sur le dos des auditeurs, mais aussi exigent de pouvoir choisir qui écoutera quoi, et donc une sélection du public ; ce qui est contraire non seulement à la définition de la musique, mais aussi au véritable sens de ce que possède cet art : « La musique est un art, qui veut qu’on chante et danse », écrivait Guillaume de Machaut au Moyen Age. Tel est le VRAI SENS de la musique, et non un produit matériel de droit de ceci ou de cela !

Les exigences des Gounod et autres Berlioz, les Thierry Lhermitte et autres artistes à notre époque font tout simplement de la CENSURE et du BUSINESS, car étendre le droit exclusif de l’auteur jusqu’au choix du mode de diffusion ou du format de reproduction revient à lui donner un POUVOIR DE CENSURE, et à lui confier la responsabilité d’orienter les modes de réception des œuvres par le public, ce qui est en totale contradiction avec la définition de Guillaume de Machaut, tout comme faire du business avec la musique ; pour le cinéma c’est beaucoup plus complexe ; tout comme pour les logiciels, qui pour beaucoup sont beaucoup beaucoup trop chers. De toutes façons : « Tout s’achète et se vend ma brave dame ! ».
Si bien qu’au 19è siècle, la « justice » a hésité avant de confier un pouvoir très large de contrôle aux titulaires de droits d’auteur. Les instruments de musique mécanique ont été classé comme ne faisant pas partie du domaine privé et ne constituent pas un fait de contrefaçon musicale. Aussi c’est l’explosion des fabriques d’orgues de barbarie et autres boîtes de musique, et du phonographe naissant. Phonographe qui fut une nouvelle menace pour les ayants droits, si bien qu’en 1905, un bureau de taxe fut créé et charger de récolter la monnaie pour toute reproduction sur un quelconque engin mécanique ou électrique.
Aujourd’hui comme au 19è siècle, nous en sommes toujours là : tout nouveau canal ou système de diffusion doit passer par la case « Ayants droit », ou institution du vol ou taxe privée organisé.
Il est parfaitement imbécile et faux de dire que voler un CD audio ou un DVD dans un magasin est comparable à un téléchargement « illégal ». A ce moment là, on a qu’à dire que cultiver des légumes dans son jardin c’est voler les légumes chez le marchand ou le super marché du coin... ou provoquer un manque à gagner chez Monsanto ! Mais tout est en train de devenir comme cela, puisque même le patient d’un hôpital s’appel : usager, comme l’internaute sur le web... Nous ne sommes plus que des « cochons de payant ».



Bruxelles, 19 avril 2010 – Le Government Accountability Office (GAO), la Cour des Comptes américaine, a récemment publié un rapport explosif remettant en cause les chiffres utilisés depuis des années concernant la contrefaçon et le « piratage ». Le partage ne serait pas aussi néfaste qu’on aimerait nous le faire croire.

Dans ce rapport intitulé « Observations on Efforts to Quantify the Economic Effects of Counterfeit and Pirated Goods », le GAO dénonce notamment le caractère purement imaginaire de chiffres pourtant longtemps relayés par les gouvernements et les industriels alors qu’ils ne reposent sur aucune donnée concrète. De même, il pointe des lacunes fondamentales dans les différentes études en matière de contrefaçon et de « piratage » issues de l’industrie culturelle. Ainsi, la RIAA et la MPAA, puissants lobbys américains de la musique et du cinéma, prétendent généralement sans la moindre justification qu’un CD « piraté » équivaut à une vente perdue, bien que des chercheurs aient démontré que ce taux de substitution de un pour un est erroné.

Le GAO souligne également que l’argent économisé par les « pirates » n’est pas perdu mais au contraire réinvesti ailleurs dans l’économie, créant ainsi de l’emploi. Le mythe de la vente « perdue » est régulièrement utilisé pour monter de toutes pièces des études partiales, voire mensongères, en faveur des ayants droit. Comme l’a prouvé l’indépendant Social Science Research Council via une courte note, ce fut encore le cas pour la récente « étude » de TERA Consultants commanditée par la BASCAP2 et prétendant entre autres que le partage de fichiers menacerait un million d’emplois européens. On soulignera par ailleurs que TERA n’en n’est pas à son coup d’essai en la matière.

« Depuis des années on nous martèle l’image du pirate, pillant les navires des pauvres multinationales. Aujourd’hui le GAO nous démontre que le danger ne vient pas du partage de fichiers mais bien de l’industrie elle même. Cette dernière manipule opinion publique et politiques dans le but de faire passer des lois liberticides. Il est temps de rejeter à la mer les mensonges instillés depuis tant d’années, et de regarder le partage de fichiers avec un œil neuf et critique. J’en appelle au sénateur Monfils, qui base sa loi sur ces chiffres erronés et je lui demande s’il est prêt à jouer les libertés des citoyens sur des mensonges ? » déclare Raphael WENRIC, porte-parole d’Hadopi-Mayonnaise.

Source : RedWriteWeb


(Photo du haut de Dominique Kubler)
 
 

Dernière mise à jour : 20-04-2010 18:15

Citer cer article dans votre site Favoured Print Envoyer à un ami Articles associés

Commentaires utilisateurs  Fil RSS des commentaires
 

Evaluation utilisateurs

 

Aucun commentaire posté



mXcomment 1.0.8 © 2007-2019 - visualclinic.fr
License Creative Commons - Some rights reserved
< Précédent   Suivant >