Accueil arrow News arrow Dernières news arrow Adam et le paradoxe du Grand-père
Adam et le paradoxe du Grand-père Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 12-05-2010 00:32

Pages vues : 5023    

Favoris : 462

Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Amour, Eau, Croyance, Dieu, Foi, Religions, Temps, Terre


soldat-casque-orig.jpg
 
Adam et le paradoxe du Grand-père
Ou la Teinture est elle fixe ?
 
 
Tout le monde connaît le paradoxe du Grand-père : Un être humain retourne dans le passé et tue son Grand-père avant qu’icelui n’ait eu des enfants. Normalement le meurtrier ne devrait pas exister, ou alors on estime que les voyages « dans le temps » sont des idioties. Autre possibilité : les branches chronologiques infinies, qu’on appelle aussi « Théorie des mondes possibles », ou « univers parallèles ». En supposant que le meurtrier ait la possibilité de choisir son présent : ou bien il tue son Grand-père et il existe, ou bien il le tue et il n’existe pas, etc. On se heurte à un problème de symbole et donc de mots, mais surtout à la prison de l’espace euclidien : Longueur, largeur, hauteur ! Même dans un espace vectoriel, toutes ces droites sont terriblement tueuses. Mais qui dit Grand-père dit ancêtre, et le premier ancêtre mythique est ADAM. S’il était supprimé ??? existerions-nous ? Car le symbole d’Adam, et de sa « faute » ensuite, est terriblement limitatif. Les chrétiens ont fait qu’il y a un second Adam : Jésus de Nazareth : héros-crucifié-ressuscité-sauveur, parfaite copie d’Osiris !
 
Adam, la Terre rouge, le premier, le mâle-femelle. Comme tout est double, ou qu’il y a deux côté dans un symbole, l’Adam terrestre et l’Adam céleste.

Prototype de Jésus de Nazareth : Osiris. Surtout pas « second Adam » !
« Une des Sauveurs ou Libérateurs de l’Humanité... En tant que tel il naquit dans le monde. Il vint en tant que bienfaiteur pour soulager l’homme du malheur... Dans ses efforts pour accomplir le bien il rencontra le mal... et il est temporairement vaincu. Il est tué... Osiris est enseveli...Sa tombe devient un lieu de pèlerinage pendant des milliers d’années... Mais il ne demeura pas dans son tombeau. Au bout de trois jours il s’éleva au Ciel ».
Osiris est donc le Père, le Sauveur ; dans une version ésotérique : celui qui a été mis en terre, et entama une Œuvre au Noire de fermentation (Taureau noir).

D’où vient le mythe d’Osiris ?
Si Osiris est en relation avec le fameux Pilier Djed (symbole d’éternité, de durée, de loi de l’alternance, d’où son aspect « électrique »), alors il est comparable à un dieu de végétation, comme certain le supposent. Qui dit mise en terre et Œuvre au Noire dit aussi végétation, et monde des morts ou de l’au-delà : le « Royaume d’Osiris ».

Prière à Osiris :
Les plantes poussent selon son désir
et pour lui la terre productive fait constamment naître les aliments.
Le ciel et ses astres lui obéissent,
les grandes portes sont ouvertes pour lui, (les Stargates ?)
le Seigneur (à qui on fait) des gestes-de-joie (adoration) dans le ciel du sud
que l’on adore dans le ciel du nord.
[D’après un court extrait du Grand hymne à Osiris, stèle du Musée du Louvre C 286]

Tout ça pour dire que le cas d’Osiris est extrêmement troublant... en ce qui concerne le temps et ses possibles voyages... Bien plus qu’une quelconque réalisation du Soi supérieur ou complète réalisation de l’être ou transformation totale, symbolisée par Jésus de Nazareth selon les chrétiens ; Osiris a à voir avec le temps, les cycles, les saisons. Il y a de quoi creuser là-dessus, et je me demande si les auteurs de la saga Stargate SG1, Atlantis, Universe, etc. n’ont pas mis la plume sur un fait d’importance.

L’histoire de la résurrection est la phase alchimique nommée Putréfaction. Pour passer d’un point à un autre en totale transformation, la Putréfaction est essentielle...

Maintenant, je n’ai jamais adhéré à cette histoire de Premier ni de second Adam, ni à aucun sauveur...
- Adam = le premier.
- Adam est à l’image de Dieu, et non pas identique à Dieu.
- En pensant à une pyramide à la Darwin, il est au sommet de la création : l’Origine sans tâche.
- Adam chute en voulant s’identifier à Dieu, entrainant tous ceux qui sont sous lui sous le système pyramidal, « bien trop poli pour être honnête ». Donc Adam symboliserait la faute originelle, l’usage absurde de la liberté, le refus de toute dépendance ! Or ce refus de la dépendance envers son Créateur ne peut conduire qu’à la mort, puisque cette dépendance est la condition même de la vie. En deux mots plus simples : voyez l’ensemble ! Mais ce n’est pas si simple, car si toutes divisions sont mauvaises et tueuses, la génération se fait aussi par divisions ! (Voir le schéma de l’Arbre des Sephiroth). C’est là que l’aspect involution et évolution, ou Yin et Yang prend tout son sens.

Il n’en est pas moins vrai que tout ambitieux qui tente de défier un quelconque dieu se voit puni de façon cruel. A croire que les dieux sont tous méchants ! Sauf Ptah... j’y tiens... parce que la conception des dieux par les Égyptiens est la plus suggestive et la plus sublime ; même si elle est complexe et à conduit à la perte momentanée de cette civilisation.

Donc Osiris a inspiré les prêtres pour fabriquer Jésus-Christ, Second Adam, ou premier Homme des hommes ; comme si une graine avait germée, la première, prête à TEINDRE la planète entière de sa Teinture (La Teinture ou « Nature esjoir Nature », ou « La Nature contient la Nature et la Nature vainc la Nature ».
Comme dans cette Teinture il y a presque Tout, les chrétiens y ont mis le Verbe, ou symboles évolués, ou « l’image avec le son ». Alors qui dit Teinture parfaite dit inattaquable ! Ainsi Jésus de Nazareth ne peut pas commettre de faute comme son ancêtre, le Premier Adam, une « teinture ratée ». Saint Paul, voit en le Premier Adam un Adam terrestre, et dans Jésus de Nazareth un Adam céleste ! (Corinthiens 15, 45-50 ; Romains 5, 12-17)

Si dans la tradition chrétienne la Première femme Eve à été créée de la Côte d’Adam, en Égypte ancienne c’est le dieu Khnoum, à tête de bélier, qui sur son Tour de potier a créé l’être humain, la Teinture ou le côté mâle imprégnateur de la Nature. Khnoum est comparable au Premier Adam terrestre, comme un moteur, mais lui unit mâle et femelle. Il est plus a considérer comme un potentiel. C’est Khnoum qui est chargé de veiller sur les sources du Nil et de garder les cavernes d’où, pensent les égyptiens, jaillissent les crues fertilisantes de la vallée du Nil. Là encore on peut penser à un aspect « électrique »...

Si la Teinture parfait est inattaquable et « rayonne dans un ensemble », en voici une jolie explication par Râmana Maharshi : Enseignement du 6 juillet 1935 :
La difficulté actuelle est que l’homme s’imagine qu’il est l’auteur de ses actes. [Note : comme on peut le voir sur Internet sur un forum contre le Nouvel Ordre Mondial, à propos d’être libre de ses actes et de ses pensées] Mais c’est une erreur.
C’est le Pouvoir supérieur qui fait toutes choses et l’homme n’est qu’un instrument. [Note : là encore l’homme ne peut pas se comparer à un dieu, sous-peine de devenir fou ou autre grave « accident »]
S’il accepte cette position, il est libre de tout ennui ; sinon il les invite. [Note : comme dans le monde des accidents]
Prenez, par un exemple, une figure sculptée sur une tour devant un temple qui donne l’impression de porter le poids de la tour sur ses épaules. Son attitude, son regard donnent l’impression d’un effort considérable. Mais réfléchissez. La tour est bâtie sur la terre et elle repose sur ses propres fondations. Le personnage (tel Atlas portant la Terre sur ses épaules) fait partie de la tour, mais il est fait de telle sorte qu’il semble la soutenir. N’est-ce pas drôle ? Il en va de même pour l’homme qui garde le sentiment d’être l’auteur de ses actes.


Maintenant voici comment on détruit les jolies pensées à l’Origine, pour en faire un lavage de cerveau dans les écoles, induire la peur, la compétition, que ce soit dans les écoles d’avant la laïcité de la Révolution de 1789, ou celles d’aujourd’hui de Jules Ferry.

Petit Jésus s’en va-t-à l’école
En portant sa croix dessus son épaule.
Quand il savait sa leçon
On lui donnait des bonbons,
Une pomme douce
Pour mettre à sa bouche
Un bouquet de fleurs
Pour mettre à son cœur.
C’est pour vous, c’est pour moi
Que Jésus est mort en croix.
(Comptine en forme de ronde chantée en Lorraine, Alsace, Anjou, Auvergne, Ile-de-France, Normandie, Provence, etc. Chantée autrefois dans les écoles catholiques)

Terrible idée de culpabiliser le pauvre enfant qui chante ça : « C’est pour vous, c’est pour moi que Jésus est mort en croix ».
On retrouve cela chez Watchman Nee, évangéliste, et prosélyte écrivain chrétien chinois. Tragique destin de cet homme, comparable à Luciolo Vanini, Gilles de Rais, tous victimes de l’Inquisition (peu importe le pays ou le continent). Watchman Nee fut condamné par les communistes à 50 ans de prison uniquement pour sa foi ! Un martyr... car c’est plus cruel et bien chinois qu’une simple et directe exécution. Les communistes chinois qui d’ailleurs ont remplacé l’ancienne religion par la leur : la pensée unique ! le dogme : ceux qui ne sont pas avec moi sont contre moi ! Aboutissement et dégradation ultime du Yin et du Yang. Mais méfiance, car tout est rythme et cycles, et les drames reviennent invariablement.

Page 33 de son livre, La Vie chrétienne normale (d’après son ministère parlé) : « Nous avons tous péché en Adam ». Un homme me répondit : « Je ne comprends pas ». Ensuite W. Nee se lance dans une explication sur l’origine historique de la Chine : il y a plus de 4000 ans Huang-ti fonda la Chine, mais avant il devait combattre à la guerre son ennemi Si-iu. Son ennemi très fort fut tout de même vaincu. Huang-ti fonda la nation chinoise. Mais W. Nee s’interroge tout comme le paradoxe du Grand-père : « Que serai-t-il arrivé si Huang-ti n’avait pas tué son ennemi et qu’il ait été tué lui-même ? Où seriez-vous aujourd’hui ? ». Et le Chinois répond : « Je n’existerais pas du tout ».
« Oh ! non ! Huang-ti pouvait mourir de sa mort, mais vous pouvez vivre de votre vie ».
« Impossible ! » s’écria le Chinois, « s’il était mort, je n’aurais pu vivre, car c’est de lui que j’ai tiré ma vie ».

On voit bien qu’il s’agit là de croyance, de foi, de peur d’absence de référence...
Et Watchman Nee prolonge lui-même le paradoxe du Grand-père : « Voyons-nous l’unité humaine ? Notre vie vient d’Adam. Si votre Grand-père était mort à l’âge de trois ans, où seriez-vous ? Vous seriez mort en lui ! Votre expérience est liée à la sienne. Or, c’est exactement de la même manière que l’expérience de chacun d’entre nous est liée à celle d’Adam. Personne ne peut dire, - ‘Je n’ai pas été en Eden’ - car virtuellement nous étions tous là, lorsque Adam céda aux paroles du serpent. Nous sommes donc tous impliqués dans le péché d’Adam, et par notre naissance ‘en Adam’ nous recevons de lui tout ce qu’il est devenu par la suite de son péché - c’est-à-dire la nature d’Adam, qui est la nature d’un pécheur ».

Je trouve ce passage terriblement « grecque », ou d’une logique trompeuse et trop intellectuelle ; mais Watchman Nee ne jure qu’au travers d’Adam ! et il en fait un véritable dogme, un système. Il insiste et veut enfermer encore plus les gens dans son dogme en déclarant cette phrase que je trouve désespérante : « A moins de pouvoir changer notre naissance, il n’y a pas de délivrance pour nous ».
Maintenant, n’ayant pas lu son livre jusqu’au bout, à cause de son prosélytisme, peut-être qu’il entend par « délivrance » la réalisation du Soi supérieur ; mais de toutes façons, personne n’a demandé à naître, ou alors neuf mois avant même l’union de l’homme et de la femme, mais c’est une autre histoire et d’autres mystères et réincarnations...
Mais le plus grave, c’est que Watchman Nee dit : « il n’y a pas de délivrance pour nous », et s’il entend par « changer notre naissance », peut-être qu’il s’agit du Soi supérieur ou Nouvelle naissance... alors là oui, le changement, la fluidité, la libération est possible.

« Le signe le plus probant de la séparation originelle est la quête permanente de l'homme à la recherche d'un objet qu'il ignore ». Cela correspond à un Aimant, à un A mour, ou du A privatif : privation de mort ; cette soif métaphysique déguisée en un camouflage instinctif sous la couleur de l'amour sexuel. Le but unique n'est pas ce qui est ici bas, mais bien ce qu'il faut transformer en une élévation divine.
 
M. R.

(Photo du haut de Dominique Kubler)
 
 

Dernière mise à jour : 12-05-2010 01:02

Citer cer article dans votre site Favoured Print Envoyer à un ami Articles associés

Commentaires utilisateurs  Fil RSS des commentaires
 

Evaluation utilisateurs

 

Aucun commentaire posté



mXcomment 1.0.8 © 2007-2019 - visualclinic.fr
License Creative Commons - Some rights reserved
< Précédent   Suivant >