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Chronologie tueuse Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 09-07-2010 00:44

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Chronologie, Dieu, Instant, Temps


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Chronologie tueuse
Alors voir l'Instant éternel
 
 
La chronologie est bien-sûr en rapport avec le « temps qui coule », comme dans un sablier. Elle est donc dans le monde du sensible, monde des accidents, et par conséquent elle est tueuse. Seul, l’Instant, comme le Soi, ou le ‘Je’ de Ramana Maharshi, ou le Cœur, échappe à la mort, puisqu’il est toujours la source, sur laquelle repose le mental. Le ‘Je’ est nu, sans aucun mots, il est donc le Tout dans l’indifférence.
Rappel : le ‘je’ ou soi vulgaire ou ego, ou mental, dans le monde des accidents, n’est qu’une opinion ; et depuis 1789, la société est bâtie sur ce culte de l’opinion, ce qui conduit les gens à l’isolement et à l’individualisme, qui est une réalité ; il suffit d’écouter le nombre de personnes qui le constatent. C’est le culte du moi ‘je’, de la société de consommation ; et donc des individus matérialisés, des numéros pour la sécu, pour la carte Bleue, pour la police, et autres forces du pouvoir. Les individus de la société de consommation sont la proie des sensations, de l’instinct, de l’affectif du cerveau limbique, des images de la télé et de Hollywood ; ils n’arrivent pas à se connaître eux-mêmes comme élément ontologique, autonome, indépendant des sensations que tous les pouvoirs actuels entretiennent savamment. Les consommateurs ne sont plus matérialistes, ils sont matérialisés, leur nature d’humain leur échappe ; ils sont réduit à l’état de prolétaire bon pour faire des enfants pour faire de la viande pour le travail et probablement la guerre. C’est cela le plus dramatique, car l’argent n’est rien, absolument rien.
 
Donc l’Instant soutient tout « l’édifice », et il est très difficile de le voir ou de le vivre, puisqu’il est la seule réalité, la notre, celle du monde des accidents n’est qu’une illusion, un double ; car le monde des accidents est privée de l’Instant, de l’immédiateté. Tout passe par la chronologie, l’écoulement du fluide chronologique. Notre monde est donc privé de réalité ! Aussi le Présent, l’Instant, n’est abordable que par une projection, une re-présentation le faisant défiler entre un passé et un futur ; ce qui est encore une image terriblement euclidienne.
Note : cette approche de l’Instant par un double ou re-présentation, par le philosophe Clément Rosset (Le Réel et son Double) correspond en fait au sujet et à l’objet et est bancale, car il manque un troisième élément (voir plus bas). Toutefois, le cerveau aussi est double !
 
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Peu d’humains sur cette planète peuvent se vanter d’avoir croisé l’Instant, le Tout, Pan. Nasr Eddin y a réussit de nombreuses fois.

Encore une fois, Nasr Eddin se rend au marché avec son âne. Ce coup-ci, il a bien l’intention de le vendre pour gagner quelque argent.
Il pleut à verse sur le chemin et, à chaque pas, la bête se projette des éclaboussures de boue sur la queue, laquelle ne tarde pas à être en piteux état. Nasr Eddin n’a rien pour protéger l’âne et il se lamente intérieurement : il n’a plus aucune chance d’en tirer un bon prix. Ainsi crotté, il va paraître mal tenu et fourbu. Sans doute vaut-il mieux lui supprimer carrément la queue.
Alors, Nasr Eddin sort son couteau, il coupe la queue de l’animal au ras de l’arrière-train et la met dans son sac.
Une fois au marché, il trouve aussitôt un paysan qui s’intéresse à la bête. L’homme examine la marchandise sous toutes les coutures.
- Combien en voudrais-tu ? demande-t-il finalement à Nasr Eddin.
- Je te le laisse pour dix dinars.
- Je l’aurais bien acheté, mais il me déplaît qu’il n’ait pas de queue.
- Mon prix est queue comprise. Je l’ai là, dans mon sac.

Rappel : Nasr Eddin Hodja est un héros légendaire célèbre dans tout le monde musulman, de l’Albanie au Sinkiang, comme l’incarnation même de l’irrévérence. L’idiot aurait cette faculté rare de parler au nom de son particulier, de son idiosyncrasie, tout en ne quittant jamais le domaine de l’universel. Délivré du regarde de l’autre, de la peur de ce que cet autre peut faire, dire ou penser, il se soucie comme d’une guigne des interdits, des brouillages de la culture, de la bienséance (le trop poli pour être honnête). Cet « idiot » s’ingénie à faire tomber les murs, à ouvrir des perspectives inattendues.
 
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Donc tel un chien qui court en rond pour se mordre la queue, ce qu’on appelle réalité est privée de l’Instant, du Présent. Mais si le Présent était « directement » abordable, ce serait bien-sûr la PANIQUE, car on se trouverait confronté à la Source, à PAN... sans aucune préparation, d’où la panique. Donc la zone d’amortissement entre PAN ou Instant, c’est le rebond ou double ou sous-porteuse vibratoire. Ainsi le monde n’est que cycles : les réminiscences, se souvenir. Les événements du monde ne sont que des répliques des événements réels : ils constituent les seconds moments d’une vérité dont le premier moment est caché dans l’Instant, invisible.
Rien n’est jamais découvert, tout est toujours retrouvé, revenu à la mémoire à la faveur d’une retrouvaille avec l’idée originale.
On se méfie de l’immédiat précisément parce qu’on doute qu’il soit bien l’immédiat. Pourtant, personnellement je fais parfois l’inverse en appliquant cette petite règle : en cas de doutes s’abstenir, car la première intention est la bonne ; elle ne fait pas appelle à l’intellect, au mental, donc à l’ego.

L’Instant, le Présent est l’insaisissable, tout comme Dieu. Ainsi un meurtrier pourra dire aux policiers qu’il n’a pas tué, car le crime a eu lieu au Présent, le meurtrier présumé n’y était pas ; tout comme Satan ne peut rien sur les essences, sur l’éternel, il ne pourra que faire prendre des vessies pour des lanternes.

Cependant c’est une question de mots/maux. Comme écrivait Jean Coulonval dans son livre : Synthèse et Temps Nouveaux, Par rapport au Soi divin, à l’Instant, seul un total, un Tout, peut connaître un total. Or, le moi, le sujet ne peut être un total, une globalité, un infini, puisqu’il se définit par rapport à l’objet, ou par rapport à un Toi ; il est donc limité par ce qui le différencie de ce Toi (sujet et objet, comme l’expose souvent Ramana Maharshi). C’est ce que la théologique chrétienne exprime en disant qu’il ne peut y avoir qu’un seul Dieu, car s’il y en avait deux, chacun serait limité par ce qui le différencie de l’autre et ne serait donc pas infini ni éternel. Il en est ainsi du moi, donc du mental et de l’ego de chaque individu.
Ainsi il est écrit dans la Bhagavad Gita, chapitre 2-27 : « Car certaine est la mort pour qui est né, et certaine la naissance pour qui est mort... ». Et  chapitre 2-18 : « Les corps limités ont une fin, mais ce qui possède et emploie le corps est infini, illimitable, éternel, indestructible. Ainsi donc, ô Bhârata, lutte ! »

Le toi et le moi (sujet et objet) sont transcendés dans le ‘Je’ Soi divin qui les unifie par triangulation :
    Je
  /      \
Moi  -  Toi

Vivre cet Instant, ce Soi, ne valent pas mille ans chronologiques du monde des accidents. Cet Instant n’est bien-sûr pas exprimable par des mots/maux, impliquant naturellement un sujet exprimant et un objet exprimé. Dans cet Instant il n’existe plus de dualité, ni haut ni bas, etc. Cet Instant ne peut pas être observé chez une personne qui le vit, par un quelconque et pitoyable scanner du cerveau.
Aussi les comportementalistes, les psychanalystes et autres psychologues et chercheurs en science sociale, ont en commun de ne tenir compte que de ce qui informe « l’âme » d’en bas, le monde sensible, celui des forces telluriques ! Et quand ces messieurs rencontrent quelque phénomène dont la cause est manifestement en haut, de l’Esprit, ils se livrent à des acrobaties de logique et d’analyse pour prouver que cela vient d’en bas et du monde sensible. Ils veulent ne connaître que le sens évolution et nient le sens involution, comme un électricien qui prétendrait ne tenir compte que d’un seul pôle du courant électrique.
Le psychanalyste de la chapelle de Sigmund Freud ne tiendra pas compte de ce qui vient de l’Esprit, il se trouvera dans l’obligation de conférer au sensible le mode d’action propre à l’Esprit d’en haut, pour la simple raison qu’il ne peut pas supprimer l’origine, l’essence. Il ne peut qu’en travestir les accidents.

On peut facilement se rendre compte qu’il ne peut y avoir qu’Une universalité. Tant qu’il y en aura plusieurs comme depuis de nombreux millénaires, les guerres seront de plus en plus cruelles et violentes.

Et par rapport au passé figuré en rouge, et au futur figuré en bleu, l’Instant est obligatoirement BLANC, puisqu’il englobe toutes les couleurs comme le montre l’Arc-en-Ciel ou un prisme, ou l’irisation d’une bulle de savon. C’est pourquoi l’expression populaire : « De but en Blanc » prend tout son sens ! Aller droit à la cible, en visant directement, sans le secours d’aucun intermédiaire, et surtout pas d’un double.

Comme la lumière est à la fois ondulatoire et corpusculaire (des petits corps), le Blanc de l’Instant est comme « additionné » dans « tous les Présents ».

On pourra comprendre qu’en apparence il est facile de découvrir le Soi divin qui nous compose tous, l’Instant ; mais comme il est superbement caché il sera insaisissable, tout comme on ne peut pas saisir ce qui sépare sans être aussitôt séparé de ce qu’on saisit. Pourtant le Soi divin, le Cœur, la conscience, le Blanc est bien là.
Nous avons la même chose en Alchimie : « Le chaos métallique produit des mains de la Nature contient en soi tous les métaux et n’est point métal. Il contient l’or, l’argent et le mercure ; il n’est pourtant ni or, ni argent, ni mercure (Le Psautier d’Hermophile, manuscrit anonyme du 18è siècle).
« Et je dis : Ainsi a fait Adam ; c’est pourquoi nous sommes plusieurs enfants car Eve était de la matière de quoi était Adam » (La Tourbe des Philosophes).
Le Blanc représente la symbolique du mercure, puis passe au noir de la putréfaction et de la pourriture.

Rappel pour terminer :
« Tout individu qui se soumet plus ou moins consciemment au matraquage médiatique et de celui des commerces de la société de consommation, qui se soumet plus ou moins consciemment à la volonté du ‘démiurge’ et au pouvoir politique de le fourrer dans un moule, renonce du même coup à sa liberté, par un processus qui singe la religion ». D’après Jean Coulonval.

M. R.
 
 

Dernière mise à jour : 09-07-2010 16:01

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