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Erreur du cartésianisme Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 13-07-2010 00:00

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Dualité, Esprit, Liberté, Politique, Pureté, Religion


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Erreur du cartésianisme
et de son « Je pense, donc je suis »
 
 
Paralysie politique dans la dualité cartésienne Spirituel-Temporel, ou Pouvoir religieux-Pouvoir politique, comme si l’humain était un corps + une âme. On oublie de voir l’ensemble, d’où une cacophonie où chaque instrument détonnent les uns par rapport aux autres. On trouve cela dans le libéralisme et dans le communisme qui prennent pour critères de valeur de leur civilisation des signes purement matériels, et comme moyen de persuasion politique des procédés qui visent uniquement le psychologique et les appétits sensibles, c’est-à-dire la part de l’âme la plus excentrique, celle qui a la plus tendance à refuser, à refouler tout ce qui, dans le vrai sens, a vraiment valeur universelle.
 
Effectivement, comment peut-on faire comme René Descartes et n’employer uniquement que le mental, la raison. C’est fonctionner avec un seul pôle du courant ! et ça ne peut pas marcher bien longtemps ; on voit ce qui se passe actuellement.
On ne peut pas fonctionner uniquement avec un corps, de la viande, le mental et l’intellect ; il faut quelque chose de plus, qu’on peut appeler Esprit, Cœur, Amour.
Mais attention, le mot Esprit prêtant à grande confusion, il devrait être assimilé au Souffle-animateur, dans le sens d’état de conscience qui sert à se représenter.
Selon H.B. Blavatsky, dans son Glossaire théosophique, le terme “ esprit ” est seulement appliqué à ce qui appartient directement à la Conscience Universelle, et qui est son émanation homogène et sans mélange. Conscience Universelle, symbolisée en Égypte ancienne par Maât, qui est la gardienne de l’ordre du monde et représente surtout ce qui est directe, instantané, et évidemment sans mélange.

La non séparation du corps et de l’Esprit se retrouve bien-sûr dans l’enseignement de Ramana Maharshi. En voici un extrait : n° 268, du 23 octobre 1936.

Question : A force de penser continuellement au Soi, le mental ne devient-il pas de plus en plus affiné, si bien qu’il ne pensera plus à rien d’autre qu’au Suprême ?
Maharshi : Le mental en paix est l’état suprême. Il devient agité, quand les pensées le tourmentent. Le mental n’est autre que le pouvoir dynamique (shakti, énergie) du Soi. [Le mental n’est qu’un outil temporaire].
Question : Les « enveloppes » sont-elles de nature matérielle et sont-elles différentes du Soi ?
Maharshi : Il n’y a aucune différence entre matière et esprit. La science moderne reconnaît que toute matière est énergie. L’énergie est force ou puissance (shakti). Par conséquent, tout se résout en Shiva et Sakti, le Soi et l’Esprit
Les kosha (enveloppes) sont de simples apparences. Ils n’ont en eux-mêmes aucune réalité.
Question : Combien d’heures par jour devrait-on consacrer à la méditation ?
Maharshi : Votre nature fondamentale est méditation.
Question : Peut-être le jour où je serai mûr, mais pas actuellement.
Maharshi : Vous en prendrez conscience plus tard. Mais cela ne signifie pas que votre nature soit actuellement autre que méditation.
Question : Et la pratique, alors ?
Maharshi : La méditation doit toujours être pratiquée.
Question : Un mystique persan a dit : « Il n’y a rien que Dieu ». Et le Coran dit : « Dieu est immanent en tout ».
Maharshi : Il n’y a pas de « tout » séparé de Dieu et dans lequel Dieu serait immanent. Lui seul est.
Question : Un homme a-t-il moralement le droit de renoncer à ses devoirs de famille une fois qu’il a réalisé que son plus haut devoir est de pratiquer l’âtma-chintana (la constante pensée du Soi) ?
Maharshi : Le désir de renoncer à quoi que ce soit est l’obstacle. Le Soi est simple renoncement. Le Soi a renoncé à tout.
Question : Cela est vrai du point de vue de Bhagavân [Maharshi]. Mais quant à nous... Mon travail absorbe la plus grande partie de mon temps et de mon énergie ; souvent, je suis trop fatigué pour me consacrer à l’âtma-chintana.
Maharshi : Le sentiment « Je travaille » est l’obstacle [Ce qu’énonce aussi Jean Coulonval]. Cherchez « qui travaille ? ». Rappelez-vous « qui suis-je ? ». Alors le travail ne vous contraindra plus ; il se déroulera automatiquement. Ne faites aucun effort, ni pour travailler ni pour renoncer au travail. Votre effort est en lui-même la contrainte. Ce qui doit advenir adviendra.
Si votre destin est de ne plus travailler, vous ne pourrez pas trouver de travail, même si vous le voulez obstinément. Si votre destin est de travailler, vous ne pourrez pas le quitter ; vous serez forcé de vous y engager. Aussi, abandonnez ce souci au Pouvoir supérieur. Vous ne pouvez renoncer ou retenir à votre guise.


Comme écrivait Jean Coulonval dans son livre Synthèse et Temps Nouveaux, l’intellect n’est libre que s’il perçoit la vérité directement avec les essences ontologiques (être en tant qu’être) sans passer par les perceptions sensibles trompeuses. Ne pas tirer de conclusions sur la nature des essences à partir du temps profane, sinon on tombe dans l’opinion et son système intellectuel vécu comme une propriété.

Le Soi correspond à « l’Œil » de l’intellect se situant au centre de tout l’existant, de tout ce qui est. C’est l’INSTANT (ou temps sacré). Et à partir de ce centre, deux personnes situées intellectuellement en ce même lieu n’exprimeront pas nécessairement les mêmes choses, ni de la même façon. Chacun exprimera de cet indéfini que ce qui l’intéresse, en son être particulier. Sauf s’il y a ambiguïté de vocabulaire (accidents des mots), les paysages de pensées ne seront jamais contradictoires, ils ne seront jamais ennemis.
Dans le temps profane de notre monde perceptible, l’intellect coule au profit des perceptions sensibles entre le Passé et un Avenir qui dicte à l’intellect ce qu’il doit faire. Les données sensibles dans le temps profane varient d’un instant à l’autre (rien n’est jamais pareil à chaque instant) en chaque individu, et ne peuvent êtres identiques chez deux individus, cela par la Nature même des choses.

Il existe deux attitudes de perception :
1) Les choses existent si quelqu’un peut les observer.
2) On peut voir les choses parce qu’elles existent.
Le n° 2 ne sert à rien puisqu’en définitif les observations se réduisent à des pensées.
Globalisation ou RECUL par rapport à la Matière, c’est aussi la Vitesse/Temps d’exécution, ou de lecture (la chronologie tueuse).

Ainsi, le Cœur, la Vision est :
VISION donne LUMIÈRE / OUVERTURE sans MOT / OUVERTURE CLEF.
Pas besoin de langage. Mais après, le labeur est dur pour expliquer la Vision avec des pauvres mots ! (Si l’on souhaite la faire comprendre). C’est encore l’intuition qui permet d’aller regarder avec force l’autre côté du fleuve directement en ne passant pas par le pont. (Pré-sentiment).
Les ténèbres/Souffrance précèdent la Lumière.
- Ténèbres vers guerre
- Lumière vers Paix

(Extrait en partie d’un projet de Glossaire, par M. R. En haut aquarelle d’après Giorgio Morandi)
 
 

Dernière mise à jour : 13-07-2010 00:25

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