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MAISON SACERDOTALE 1 Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 20-10-2010 22:08

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Alchimie, Dieux, Esprit, Instant, Maison, Nature, Sagesse, Science, Souffles, Symboles, Tao, Yôkai

 
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MAISON SACERDOTALE 1

Ou Maison de la Spiritualité
Partie 1
 
 
 
Taocratie page 1
Taocratie Maison de l'Économie

Avant de développer un peu, voici deux clefs de la première importance concernant la symbolique de toute chose et son fonctionnement.


 
Approche de l'ORIGINE du symbole et de sa SIGNATURE.

PREMIÈRE CLEF

Il n'exista que quelques quatre ou dix astrologues nés dans tout ce dernier millénaire passé, dont Fulcanelli, Ugo Morichini (un scientifique). Voici un passage du livre L'Alphabet des Dieux, de Jean Haab.
 
"Morichini avait eu l'idée de braquer plusieurs semaines durant une lunette astronomique sur un astre déterminé en mettant à la place de l'oculaire un petit récipient contenant par exemple du chlorure de sodium en solution. Or, au bout de ce laps de temps, le chlorure de sodium ne cristallisait plus en cubes, mais en prismes !
Il répéta la même expérience avec d'autres solutions puis en exposant des cultures microbiennes au rayonnement de telle ou telle planète. Certaines souches moururent, d'autres mutèrent, qu'il fallut détruire.
Ces résultats auraient déjà largement satisfait un chercheur plus modeste. Cependant, Morichini estima que ce n'était pas forcément le rayonnement astral qui provoquait ces résultats, mais la vibration fondamentale de la planète visée qui devait pouvoir être reproduite en replaçant la rayonnement directe par le symbole, c'est-à-dire par la SIGNATURE COSMIQUE de la planète.

Il se mit à l'œuvre dans une cave pour se mettre le plus possible à l'abri des vibrations extérieures et plaça le symbole de Mars, par exemple, sur une nouvelle solution de chlorure de sodium. Au bout de plusieurs semaines, rien ne se produit. Loin de se décourager, Morichini pensa qu'il n'utilisait pas le symbole approprié. Il procéda par tâtonnements et sut qu'il avait trouvé l'authentique signature martienne lorsqu'il obtint grâce à elle des résultats identiques à ceux qu'il avait enregistrés avec la lunette.

Morichini retrouva ainsi les véritables symboles des planètes et des constellations et travailla même les signatures de Hiérarchies. Il prouva en tous cas que le SIGNE peut suppléer ce dont il est la SIGNATURE et qu'il existe une approche intérieure des choses infiniment plus simple et plus directe en réalité que l'approche extérieure, seule connu de la science officielle. Cette dernière a jusqu'ici délaissé les émissions de formes avec lesquelles de petits groupes de chercheurs ont déjà obtenu des résultats remarquables.

Cette conception re découverte par Morichini remonte à quand l'être humain commença à posséder une conscience : la représentation d'une chose est solidaire de la chose qu'elle représente ; la représentation de la chose est liée à la chose qu'elle représente : façonner la figurine d'un objet ou d'une personne, c'est susciter cet objet ou cette personne (statuette d'envoutement). Et la ressemblance n'a aucune importance, puisque c'est plutôt une convention. En Égypte, l'écriture compte autant, car écrire le nom d'une chose ou d'une personne revient à susciter cette chose ou cette personne. L'écrit est lié à la parole, aussi on craint la "mauvaise parole", car le simple fait de dire du mal d'une personne, c'est déjà agir contre elle. La parole est doué d'un pouvoir aussi puissant que l'écrit, sinon plus, aussi il faut savoir s'en protéger. (Voir par exemple les problèmes de maladies psychiques). Voilà bien une civilisation de l'IMAGE, avant la notre ! (voir plus bas).
La même chose se retrouve dans nos Hiéroglyphes français : même année de série de décès : Jimmy Hendrix, Jim Morriso, Janis Joplin (I et J dans le prénom, I dans le nom), explique Yves Monin dans Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux.
Image - I-Mage : le Point c'est Tout du Mage ou Magiste. Faire le Point...

Important de savoir que l'exemple donné par Morichini frôle la Magie, ainsi en Taocratie dans la Maison Sacerdotale, les officiants veilleront à ne jamais tomber dans la Magie, car Blanche ou Noire, il y a TOUJOURS un risque énorme, c'est ce qui a d'ailleurs perdu l'Atlantide selon moi. C'est ici que le mot/maux SCIENCE prend tout son sens : infinie vibration en équilibre entre le divin et la magie !



DEUXIÈME CLEF

Par Jean Coulonval, dans son livre : Synthèse et Temps Nouveaux. Jean exerçait principalement le métier de tourneur sur métaux. Même si aujourd'hui les tours sont informatisé et numérisé, le problème ci-dessous reste le même.

 
1. Le tour, ou toute autre machine pour usiner le métal avec des outils de coupe. Il possède une essence : la conjonction de deux mouvements, l'un circulaire de la pièce à usiner, et l'autre de translation de l'outil sur la pièce (ou l'inverse). Cette conjonction, ou sa possibilité, existe de toute éternité dans les essences de la Création, avant même qu'aucun homme ait eu l'idée, dans le temps et l'espace, de construire un tour. Les tours, fraiseuses, perceuses, imaginés à partir de ces essences géométriques pour une multitude de besoins particuliers, je les appellerai des « accidents ». Il se trouvera toujours un imbécile pour essayer de faire fonctionner la machine à l'envers, c'est-à-dire renverser l'ordre essences-accidents. Résultat : il bousille quelque chose.
La révolte de Lucifer, le péché originel, ce n'est rien de plus. C'est simple comme le fil à couper le beurre.
2. L'équerre à centrer. C'est un outil qui sert à trouver le centre approximatif d'une surface qui ressemble plus ou moins à une circonférence. A la façon dont on a décidé que Bourges est le centre géométrique de la France.
La circonférence fort irrégulière représente la section d'une barre d'acier plus ou moins cylindrique. En portant l'appui des tétons en plusieurs points on trace autant de lignes AB. On obtient un petit polygone irrégulier qui est le centre approximatif. Ce sont les accidents externes du contour de la pièce qui en ont décidé. En quelque sorte, ils l'ont imaginé, fabriqué. C'est ce que fait le mode de pensée qu'on appelle « opinion », scientifique, métaphysique, ou même religieuse, quand l'homme se fait de l'Absolu une conception qui convient à ses appétits, dans le monde des accidents, du spatio-temporel.
Le discours logique qui cherche les essences au travers des accidents opère à la façon de l'équerre à centrer qui ne peut tenir compte de toutes les lignes AB possibles pour la simple raison qu'elles sont en nombre inépuisable, in-défini (ce qu'on appelle à tort l'infini). Pas plus que l'équerre à centrer, il ne peut tenir compte de tous les accidents existants ou possibles dans le spatio-temporel, et en conséquence aucun discours logique (tous les philosophismes sont des discours logiques) ne peut atteindre à la vision de l'Absolu. Il est toujours couillonné. L'Homme ne peut atteindre l'Absolu que si l'Esprit vient lui-même le chercher pour le placer au centre, c'est-à-dire en LUI.

Tous les philosophismes, avec leur miroitement verbal, sont des miroirs à alouettes qui ne sont guère dangereux tant que leurs promoteurs se contentent de pondre des bouquins, mais sont des catastrophes quand ils s'incarnent dans des structures politiques concrètes, dans des « Partis » qui n'existent en tant que tels que parce qu'ils prétendent être détenteurs de la Vérité, du centre de toutes choses, ce qui fait que tous sont des dictatures, des totalitarismes, en acte ou en puissance.
La Vérité, pour l'Homme et pour chaque homme, c'est l'idée qu'il se fait de sa nature d'homme. Et il se trouve que, de même que l'équerre à centrer situe le centre d'une façon subjective, par approximation imaginative, aucune idée de l'Homme acquise par le discours logique, et qu'on appelle « opinion », n'a de valeur scientifique, quoi qu'elle en prétende.
En fait, la connaissance par l'Homme de sa nature humaine ne peut être une science puisque toute science naît d'un dialogue entre un sujet qui étudie et un objet étudié ; et que par ailleurs l'Homme étant ontologiquement, en ses essences, le résumé, la globalité de l'Être et de l'ex-istant, il est de ce fait dans l'impossibilité de se poser comme sujet étudiant d'un « Univers » qui lui serait extérieur. C'est, géométriquement, impossible. C'est pure illusion satanique fondée sur le renversement des rôles entre essences et accidents.
La politique est la science de la gestion des sociétés selon l'idée qu'on se fait de l'Homme (au sens générique). En conséquence, elle implique, de la part de ceux qui exercent le pouvoir politique, la connaissance des essences de l'Homme, de son ontologie. Connaissance qui ne peut s'acquérir à partir des accidents, pas plus que l'équerre à centrer ne peut définir un centre absolu, géométriquement vrai, lequel ne peut absolument pas être une opinion.

L'Absolu, c'est ce que toutes les religions appellent Dieu, l'Être source de tout ex-istant. Ce besoin de perception de l'Absolu régit tous les individus, ceux qui se disent civilisés et ceux qu'on dit sauvages ; mais il est vrai aussi que l'homme a toujours été tenté de rechercher cet absolu au travers des accidents du spatio-temporel et qu'il est difficile d'atteindre la perception pure de « Je suis celui qui est ». Les civilisations se sont toujours construites sur des compromis entre l'Absolu et les perceptions, contingentes et limitées, du spatio-temporel. Le règne de l'opinion en tant que critère de vérité politique n'a pris valeur dogmatique qu'avec la révolution de 1789, et le communisme en est la maturation historique en se parant des prédicats de l'Absolu, ce qui en fait une religion à l'envers, comme l'envers d'un cuivre repoussé. Il ne faut pas s'étonner d'entendre dire par ceux qui ont quitté le communisme qu'ils ont perdu la foi.
Le communisme est la dictature aussi radicale que possible d'un philosophisme, d'une idéocratie. Il professe le dogme que les accidents engendrent les essences. C'est une naïveté infantile mais le monde en crève. Il est bien connu que les enfants sont cruels.
Le renversement des rôles entre essences et accidents est la marque infaillible du satanisme. Les constructeurs de systèmes intellectuels, de « ismes », ont bouffé la pomme. Les autorités de l'Église sont aussi en train de la bouffer en réduisant la religion au sentimentalisme social et politique (progressistes), ou au conservatisme des formes rituelles (Lefebvre).
Le discours logique ne vaut que pour juger des accidents entre eux (J'opine pour telle ou telle explication), comme le fait la science expérimentale. Mais il se trouve que la science parvenue à son terme, ayant atteint la suture du physique et du métaphysique, rencontre la logique de l'illogique. Elle en est abasourdie.

Introduction un peu longue mais essentielle, que je n'ai pas fini de remettre de temps à autre.



LA MAISON SACERDOTALE

Elle correspond au pouvoir spirituel, en accord et fluidité avec la Maison économique (pouvoir économique), et la Maison de Vie (pouvoir politique).
Dans la Chine ancienne, vers l'an 140 de notre ère, des maîtres taoïstes vivaient en ermite dans les montagnes. Par rapport aux expériences de Hugo Morichini décrites plus haut, la même notion se retrouve dans le Taoïsme : LES SOUFFLES, et donc les SIGNATURES. Bien comprendre qu'autrefois cultes officiel et chamanismes se mélangeaient, moins en Égypte. Il est dit que à partir du Souffle UN se forment Trois Cieux, trois Sphères de l'Univers, et trois divisions du corps. Cette science est attaché au Yi King et ses Trigrammes et Hexagrammes, merveilleuse science qui se concrétise par les traits longs et les traits troués. Il existe donc 24 énergies du cycle solaire annuel (24 stations calendériques). Ces nœuds énergétiques sur le cercle du parcours du Soleil sont représentés sur une sorte de boussole sur laquelle on trouve, par anneaux concentriques, les différentes séries classificatoires : les quatre vents, les quatre saisons, les huit Trigrammes, les douze mois, les vingt-quatre stations. Cette boussole est la carte des souffles, un modèle cosmiques illustrant la différenciation des choses à partir du Centre (Voir plus haut l'exemple de Jean Coulonval)

Chacune de subdivisions, chacune des catégories, dont la multiplication peut se poursuivre à l'infini, a son ESSENCE qui est une ÉCRITURE spontanée, un FOU, SYMBOLE, IMAGE VÉRITABLE et structure somatique, squelette. La boussole des cycles énergétiques se présente comme une carte des symboles initiatiques. Cette carte constitue une CHARTE, emblème et gage de pouvoir universel.
A chaque signe symbolique correspond un SON vocalisation d'un souffle du corps, nom secret et véritable de la puissance correspondante de l'Univers. La connaissance de ces noms, avec l'écriture des signatures, permet de maîtriser les énergies de l'Univers.

Ces notions de souffles énergies cosmiques se retrouverons dans l'Égypte ancienne avec les : Ba, Ka, ANKH et Ombre, de la composante humaine et des dieux (voir plus bas).
En Chine Taoïste le mot TCHE se traduit par "diocèse", soit Maison sacerdotale en Égypte, ou Temple. TCHE indique : régler, régulariser, soigner, guérir, etc. Chaque Maison sacerdotale possède bien-sûr son lieux sacré et de refuge en cas de problème. Dans chaque Maisons sacerdotales se trouvent 24 Libateurs, Officiants hommes et femmes. Ils sont choisit par les Anciens, ceux qui ont reconnu le Souffle Un. Le Libateur principal reçoit (Maître Céleste) la Charte, constituée de FOU (jeton ou tessère) en relation avec sa personnalité, ou "Destin Fondamental" (chacun est né à un moment précis, sous telle ou telle conjonction), c'est le "Temps zéro" de chacun et de toutes choses.
Ici intervient la même chose que pour l'Égypte ancienne : la personne ne doit pas se comprendre comme nous la concevons actuellement : comme unique, mais doit s'entendre comme multiple, non pas au sens psychiatrique moderne, sinon on tombe dans la schizophrénie où le conspirationisme à la David Icke, mais au sens "Yôkai" ou animiste ; c'est fondamental.
Donc le symbole FOU donné à l'adepte incorpore le souffle-énergie issu du corps du Maître, en même temps qu'une instance transcendante de l'ordre céleste. Par transmission, l'adepte est identifié à cette essence, qui prend pour lui la valeur d'une force protectrice, ainsi que de contrôle.
L'adepte investi d'un FOU reçoit en même temps que ce symbole, un Registre qui énumère les puissances divines émanant de l'Agent, émanations du souffle correspondant à ce dernier.

Maintenant il faut se rappeler que TOUT EST CYCLES, alors ne pas s'inquiéter, la spiritualité reviendra et se mêlera à la vie courante comme autrefois, quoi que nous fassions ! C'est déjà le cas des Juifs et des Musulmans.

Le plus extraordinaire avec la Chine et l'Égypte c'est leur écriture idéographique : l'IMAGE. Ce sont des sociétés d'IMAGES, comme la notre ! Mais à la seule différence que pour eux cela concerne l'IMAGE INVISIBLE, et pour nous l'image visible et maintenant l'image qui bouge (imprimerie, cinéma, télévision). Tout est symbole, et nous avons bien à faire à un aspect invisible dans l'ancien temps, et visible, ou matérialiste à notre époque.
Que l'on se rende compte de l'imagerie immense en Égypte ancienne, sans parler de celle du Moyen-Age qui est aussi extraordinaire.
C'est ainsi que le cœur et la langue ont pouvoir sur tous les membres : pour cette raison qu'il est dans tout le corps et qu'elle est dans la bouche de tout dieu, tout homme, tout animal, tout reptile vivants ; et que le cœur pense tout ce qu'il veut et que la langue commande tout ce qu'elle veut... Le voie des yeux, l'entendre des oreilles, le respirer du nez, font rapport au cœur. Et c'est lui qui ne cesse de produire toute connaissance ; quant à la langue, c'est elle qui répète ce que le cœur pense... C'est ainsi qu'est accompli tout travail et tout métier, le faire des mains, le marcher des jambes, le mouvoir de tous les autres membres, sur cet ordre qui a été pensé par le cœur et qui a été exprimé par la langue, qui ne cesse de créer l'être de toute chose. (Texte extraordinaire de probablement la troisième Dynastie)


Médecine et chirurgie dans la Maison de Vie
Les Anciens Égyptiens surtout à l'Ancien Empire ne perdaient absolument pas le côté rationnel, leur médecine et chirurgie le prouvent : le papyrus Edwin Smith est strictement rationnel et ne fait appel qu'à des critères vérifiables pour diagnostiquer ou traiter les plaies et fractures. On constate donc une philosophie et une science de l'observation, comme pour les Hiéroglyphes, qui reflètent nos modernes observations "scientifiques".
La médecine de la Taocratie, experte en science naturelle, utilise les plantes et la science des ondes en une grande variété, que nous ne connaissons plus.

La maison Sacerdotale

C'est dans la Maison Sacerdotale que les Théologiens examinent les meilleures symboles pour apporter une société en accord avec l'ordre cosmique.
La Maison Sacerdotale ne comprend pas une religion, mais une VARIÉTÉS de croyances en forme d'unification, mais attention : sans dogme ; la chrétienté par exemple incorpora un nombre de variantes et courants religieux. Il existe bien en France des sanctuaires dédiés à des saints patrons ou à une Vierge. Ce sont les Théologiens qui unifient en respectant tout de même les variations, on comprendra la difficulté de la tâche. Cette tâche d'unification est donc plus dédié à la Maison de Vie (pouvoir politique), et à la formation de ce qui était autrefois les SCRIBES Théologiens.

C'est dans la Maison sacerdotale que se développe les ARTS sous toutes leurs formes, en accord avec la Maison de Vie et le roi ou élu. Il faut savoir que dans l'Égypte ancienne, l'art pour l'art n'a pas sa place. Les œuvres relèvent d'un art conçu autrement que pour une fin artistique, ce qui évite le problème de profit et d'ego. Bien qu'il soit possible de laisser libre cours à une imagination ne reflétant pas l'ordre cosmique, la plupart des arts sera naturellement en accord avec l'ordre cosmique et les Théologiens qui ont étudié à fond la symbolique de l'espace. Par exemple, un architecte est tenu naturellement de construire en accord avec le monde d'en haut, ou à l'image du souffle du dieu bienveillant. Le problème est délicat car il s'agit de ne pas trahir la SIGNATURE ! L'objet, le bâtiment quel qu'il soit, n'est que la manifestation concrète de l'être ou de la chose qu'il représente. Une même chose peut être investie de plusieurs significations différentes : la pyramide est comparée au rayon de Soleil, à la butte primordiale ou encore à l'escalier qui mène au ciel ; on sera bien loin de la symbolique actuelle qu'on accorde à la pyramide : une société pyramidale avec en haut les chefs et en bas les esclaves.
Si les symboles prennent leur formes à la Maison Sacerdotale en retrouvant leurs vraies sources (origines), c'est la Maison de vie qui met en œuvre leur réalisation, en accord avec la Maison de l'économie.

La Maison sacerdotale conformément au Taoïsme ne pourra pas être dogmatique, sous peine de faire retomber toute la civilisation dans l'actuelle sauce du monothéisme.
Donc comme déjà énoncé dans la page Maison de l'économie, la transmission de pensée servant presque uniquement de moyen d'échanges de langage, aucun texte aucun traité, aucune loi ne viendront enfermer dans un dogme la spiritualité. C'est essentiel.


Le composé humain
Comme pour l'IMAGE, chez les Anciens le composé humain était caché et en était d'autant plus complexe ; alors que maintenant nous explorant même la cervelle des humains pour tenter de déceler jusqu'à l'âme, ou même le pourquoi de l'extase ! "Bonjour Sigmund Freud !"

Donc l'être humain, comme dit plus haut, avait plusieurs corps, et plusieurs personnalités, mais encore une fois, pas à la façon des psychiatres et autres Docteurs Freud ! Cela n'a rien à voir avec ce qu'on entend par "maladie mentale".
Pour nous un corps a un caractère unique, comme un véhicule unique, irremplaçable (quoique avec les greffes d'organes ça va devenir étrange). Mais pour les Taoïstes, les Égyptiens, une image, une statue pouvait remplace le corps, exactement comme s'il avait le don d'ubiquité ou de bilocation. Le mot corps peut même désigner une statue. La même chose existe au Japon avec les Yôkai. La bilocation est d'ailleurs en "cheville" avec le quantique...
La croyance que la statuette pouvait remplacer le corps vivant passa de la vie posthume à la vie terrestre. Les statues des dieux n'étaient plus des images sans intelligence, mais des corps réels des dieux, où siégeait l'Esprit divin qui manifestait sa volonté et protégeait celui qui avait sa statuette dans la maison, ou la portait sur lui.
Mais à notre époque vous avez le même phénomène avec le fameux AVATAR (dans la religion hindoue, Chacune des incarnations du dieu Vishnou) : la représentation virtuelle créée par un internaute pour évoluer dans le cyberespace, explique le dictionnaire Le Robert.

Par exemple dans un conte égyptien, le héros qui est un homme devient Perséa et Taureau sans perdre sa propre identité. Les livres funéraires contiennent des transformations du défunt en divers animaux sans que la personnalité se dissolve. Donc pour l'Égyptien ancien, la notion de corps sera beaucoup plus flou que pour nous et infiniment plus étendue.
Cela est lié à la MAGIE, qui d'après François Lexa : est le produit de l'effet dont la connexion avec cette action n'est pas explicable par la loi de causalité. M.A. Moret voit l'origine de la magie dans la conception animiste du monde. (Animisme : attribuer une âme aux choses). Ainsi, le signifiant était lié au signifié, le mot à l'être ou à la chose qu'il signifie. Écrire le nom d'une personne ou d'une chose, c'était susciter cette personne ou cette chose, et à l'inverse, détruire le nom abhorré ou sa représentation équivalait à détruire l'être ou la chose elle-même.
Exemple : Un sorcier propose une énigme au crocodile dont il veut se débarrasser ; il suppose que le crocodile va se mettre a réfléchir et qu'il oubliera celui qu'il allait attaquer (F. Lexa : Papyrus magique Harris).

Composition du corps selon le concept égyptien :
- Le Ka
Il appartient aussi bien au dieux qu'aux hommes. le Soleil, dans le sens de Soufre. Il représente le Point d'appui pour toutes manifestations. Il y a un Ka supérieur et un ka inférieur. Ka le Taureau est l'incarnation animale du Feu de Ptah : ardeur, stabilité, etc...
Le Ka est le Principe réalisateur de la Création continu. Par exemple, les qualités vitaminiques, vitalisantes de toutes nourritures sont leur Ka. Sans cesse les prêtres jouent sur l'identité de consonantisme existant entre le mot "provisions" et Ka. Le Ka est triple : actif, neutre, passif. Il est représenté par deux bras relié entre eux, et possède un aspect individuel très marqué qui résume l'ensemble des qualité de l'être et en forme le "conditionnement". Le Ka est aussi un Avatar du mot mort, on disait par euphémisme : "Passer à son Ka".

- Le Ba ou Baï
La Lune, dans le sens de Mercure. Le Souffle-animation (sorte "d'Énergie") comportant trois degrés : âme cosmique, âme naturelle (cycles), âme humaine. Dans l'être humain, Ba est à la fois universel et particulier. Les dieux aussi ont des Ba ou Baïs. Le Ba est représenté par une sorte de cigogne. Certains traduisent le concept du Ba par psyché. Les Anciens Égyptiens entendent par le Ba la Conscience, le Soi de Ramana Maharshi.

- Le AKH
(Ibis), ou i répété, l'oiseau du dieu Thot dans la Manifestation à l'image identique d'elle-même. AKH est la Vie principielle ou Pré-matière ; et elle se situe juste avant la croix ANKH (résurrection de l'Esprit). Le nom Ibis comata indique la clarté, ce qui signifie l'origine ou l'identité essentielle. Le AKH réside souvent au ciel où il paraît se plaire particulièrement après la mort. Après la mort l'être humain semble posséder enfin son AKH.

- L'Ombre
Liée avec le Ka ; elle ne quitte jamais son maître. Elle est le milieu où est inscrit ce qui est la mémoire émotionnelle et instinctive (sorte de deuxième mémoire, la première étant mémoire cérébrale ou apprendre par cœur).
C'est une sorte de corps illusoire et d'absence de couleurs, donc noir, et qui ne quitte jamais le corps principal.
Cette forme noire est comme Kemit (l'Égypte), la Terre Noire qui fait germer les semences, et celle de la nuit qui annoncera la naissance d'un nouveau Soleil.
Dans ce pays de Soleil, l'Ombre est importante notamment pour se reposer. Elle peut aussi annoncer la quiétude de l'au-delà.

Comme pour les Taoïstes, les Égyptiens concevaient la vie comme l'union harmonieuse de tous ces principes de souffles vitaux et du corps.

En résumé partiel : l'élaboration théologique provient à la fois de la Maison Sacerdotale et de la Maison de Vie, toutes deux propices à la qualité de vie. Mais ni l'une ni l'autre ne "fera" de la philosophie à la façon de ces emmerdeurs de Grecques. Car conformément aux SIGNATURES des planètes, selon ce qui en est décrit plus haut par Jean Haab, les Anciens Égyptiens étaient les véritables maîtres des correspondances avec ces planètes et galaxie, ce qui en a inspiré les auteurs de la série Stargate SG1 avec ses portes des étoiles, qui était finalement bien vue pour avoir tenue 10 ans.
En Chine la Grande Ourse, que j'appelle la Grande Casserole, est le siège du Destin et de la bureaucratie céleste, avec ses ministères et sa chancellerie.
Ce sont les Tao-che, les officiants du Tao qui au sein de la Maison Sacerdotale, et en un lieu spécial, écoutent les patients venus confier leurs mots/maux. Patient appelé "Ami vulgaire". Selon ce qu'expose Hugo Morichini, le Tao-che confectionne une SIGNATURE sous forme de jeton possédant donc une énergie particulière, et qu'il donne au patient. Celui-ci portera le jeton tant que dure le mal, ou bien le brûlera et les cendres seront dissoutes dans le l'eau qu'il boira. Même chose en Égypte.

Les "Magiciens" de l'Égypte ancienne ou prêtres étaient les protecteurs du Double Pays. C'était des intellectuels de haut niveau possédant de vastes connaissances dans de nombreux domaines : littéraire, magique, médical, religieux. Il faut aussi savoir que les temples étaient inaccessibles au profane puisqu'on n'y peut entrer qu'en état de pureté, après maintes abstinences : c'est là une loi commune dans tous les temples de l'Égypte. Les prêtres ont donc renoncé à toute activité profane, à tout travail lucratif, et ils se livrent entièrement à la contemplation et à la vue des choses divines. Cette vue les rend vénérables et leur fait mener une existence tranquille et pieuse ; la contemplation les conduit à la science.

Conclusion : Ne pas oublier que comme pour l'avidité envers l'Or métal, c'est la même chose pour l'immortalité ! Mais selon Ramana Maharshi, quoi que nous fassions, le Soi divin est en chacun de nous ; on ne peut pas supprimer Dieu, ou l'Instant, ou le Cœur. Ainsi vers la fin de la civilisation égyptienne, vers l'an -2000 environ, le "socialisme" se développe : tout le monde veut prétendre à la possession personnelle d'une vie sans fin, comme si cela pouvait s'acheter sur Internet ! L'individu égyptien prenait conscience de sa réalité ; les besoins, les droits, l'opinion et une certaine forme de libre pensée venaient de naître. C'est dans la même logique que "Gagner au Loto" et rêver à une grosse fortune. L'Égypte était tombé bien bas et 300 ans après, elle fut rendu invisible par le sable pendant presque 1800 ans. Elle fut achevée aussi, tout comme l'Atlantide, par la sorcellerie et autres pratiques de Magie noire. Car là encore les individus voulurent, comme pour gagner au Loto, s'approprier les secrets de la Nature pour mieux s'envoyer en l'air les uns sur les autres. Le Pouvoir est un terrible piège. Et c'est là qu'en a profité le christianisme pour prendre la place de l'Égypte ancienne et offrir aussi une vie éternelle.
Pour échapper à la mort, la seule possibilité est de fusionner avec l'Instant.

Dans une Taocratie, il n'y a pas de différence de nature entre les simples mortels, le roi ou élu et les dieux. Voir par exemple comment les Japonais s'expriment avec leurs aventures et échanges avec les Yôkai. Il faut rappeler que le dieu Ptah est venu à l'existence par lui-même, or le Taoïsme prône le salut de l'âme par soi-même, comme d'ailleurs Ramana Maharshi. Ainsi l'individu est maître par essence de l'éternité. Le Paradis n'a pas à se mériter, comme le prône les Musulmans avec l'ordre maçonnique des Hassassins ou Assassins ! Même chose pour l'enfer, il est déjà sur Terre : en l'être humain.

Les Égyptiens anciens comme les Taoïstes étaient proche de l'âge d'Or, celui où l'être humain, la Nature et les dieux ne faisaient qu'un. Temps où l'être humain ne s'oppose pas à la Nature, puisqu'il est la Nature, il ne va donc pas s'opposer à lui-même !... se suicider !


M. R.
 
 
[Références à : Kristofer Schipper : Le Corps Taoïste ; François Daumas : La Civilisation de l’Égypte pharaonique ; Ramana Maharshi ; Jean Coulonval ; Yves Monin ; François Lexa ; Jean Haab]
 
 

Derničre mise ŕ jour : 20-10-2010 23:13

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