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République totalitaire des Opinions 1 Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 15-11-2010 20:19

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Anarchie, Argent, Banques, Communisme, Démocratie, Dictature, Inquisition, Justice, Libéralisme, Liberté, Opinion, Pouvoir, Prisons, République, Supplices, Synarchie, Terreur, Tortures, Travail

 
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République totalitaire des Opinions 1
La Synarchie (nous sommes en plein dedans, et avec l’ONU)
Naissance du totalitarisme 
 
 
 
 
L’illustration symbolique du Siècle des Lumières peut être donné en partie par l’image de l’ampoule électrique qui s’allume au-dessus de la tête d’une personne, symbolisant le MENTAL. Le sens symbolique de la lumière est naturellement né de l’observation de la Nature, de laquelle nous faisons partie. Donc la lumière illustre bien le rousseauisme de Jean-Jacques Rousseau (ses théories) : amour, bonheur, droit, éducation, etc. Et qui dit lumière dit forcément ombre !...
 
 
La République française :
Augustin Cochin : « Désagréger la matière votante, isoler les individus, pour les rendre inorganiques, ce qui s'appelle liberté - indifférents et homogènes, ce qui s'appelle égalité - leur imposer néanmoins cette mutuelle adhérence qu'on nomme fraternité ; en un mot les réduire à un magma docile et périssable [le consommateur], tel est l'effet du Machinisme », républicain.
 
 
Il s’agit moins de vivre que de penser, et pour penser à cette époque de travaux manuels (le 19ème siècle) il faut du fric ! Les constitutions révolutionnaires de 1789 étaient nées de la logique, héritière des ergoteurs de philosophes grecs, d’une nécessité intellectuelle, plus que d’une nécessité réelle. Elles étaient l’œuvre de penseurs, et non l’effet d’un instinct populaire. Nous avons la même chose avec le marxisme, avec Mao Tsé-toung.
Il y a une grande différence entre le grand nombre de personnes, et la volonté générale ! C’est la même chose qu’avant la république on disait les libertés, les peuples ; et dans la république on dit maintenant la liberté, le peuple... donnant ainsi naissance à un totalitarisme qui n’ose dire son nom. Avant 1789, la société était organisée selon une fonction digne de la Nature : diversité infinie : chaque ville et chaque province avaient ses libertés, il y en avait de tout ordre, comme l’heure ancienne était compté à partir de la naissance du souverain ou de son élection. Nous étions loin du mondialisme et de la même soupe pour tous.
« Quand à l’autorité, elle appartenait de droit à ceux - caste ou fonction - qui se trouvant plus près de l’idée centrale, l’incarnaient en quelque façon aux yeux des autres. Point d’arbitraire ni de tyrannie ici : rien que des distinctions légitimes, utiles à la liberté même des inférieurs, car en leur révélant l’idéal commun, en le leur rendant sensible et l’incarnant, on les aide à se réaliser eux-mêmes, on les affranchit. On ne peut dire que l’« homme de qualité », le noble, soit un tyran, pas plus que le maître pour l’élève, qu’il fait travailler pourtant sans discussion : il le développe dans le sens de son être », écrit avec justesse Agustin Cochin dans La Révolution et la Libre Pensée. La liberté réelle résulte ici du progrès même de l’être, exprime A. Cochin, rejoignant ainsi Ramana Maharshi : Connais-toi toi-même, réalise toi.

Le régime parlementaire est tout autre chose et très éloigné de la Nature puisque cogitation intellectuelle, pour donner une constitution. Il n’y a plus de modèle naturel mais des maîtres à penser, des représentants ; plus d’autorité, mais le POUVOIR. C’est la volonté de l’OPINION et donc du plus grand nombre, et donc un libéralisme effréné, c’est-à-dire ne concernant que le plus grand nombre sans s’attacher au réel, comme la technique ignore l’esprit.
Enfin dans une société où il n’y a pas d’autorité, style ANARCHIE, tout se passe par des votes (avec en principe aucune corruption). Dans ce système la liberté n’a pas de restriction, un maître n’a pas sa raison d’être dans un monde libre de discussion et donc encore un monde d’OPINION. Hélas il ne suffit pas de crier « Ni Dieu ni maître » pour être libre !

Dans l’anarchie, ou doit régner une liberté absolue, l’absence d’obéissance, tous les votants sont libérés, c'est-à-dire dissociés, isolés, et finalement anéantis... L’opinion est devenue VOLATIL. Pour la rendre FIXE, il lui faut la FUSION (comme la production naturelle ‘d’énergie’)
Et nous arrivons là à un moment essentiel, naturel : l’absence d’autorité est l’ordre même. La discipline sera INTÉRIEURE.

Le pouvoir régulateur de la machine républicaine naît de l'inégalité de fait des associés, aussi sûrement que la société anarchique naît de leur égalité de droit. Mais une fois la naissance de la liberté, pour éviter qu’un cercle intérieur s’établisse, comme une synarchie, genre « machine qui gouverne » d’un côté par la force des principes, et de l’autre : la liberté, par la force des choses, il faut un troisième élément essentiel : le pouvoir spirituel ; « mais pour la République, il ne faut pas de croyants parmi les votants, la foi rend conscient et donne de l'indépendance ; Il ne faut pas de foi non plus chez les wire-pullers cela porte à la domination, à jouer l'apôtre », écrit A. Cochin.
Ainsi associer le mot liberté avec la révolution de 1789 et la république, ou la démocratie, ne tient pas debout ! Tout comme le slogan : l’union dans la liberté. Car on tombe dans un dualisme avec une société de demi-hommes qui ne tiendraient pas seuls, qui tiennent en s'appuyant les uns sur les autres, ou plutôt en complétant leurs lacunes par des forces « prises à la masse », à l’OPINION. Chacun est lui-même pour une face, la machine même pour l'autre. Il y a là un échange, une opération délicate, la « transaction sociale », qui attache l'individu à la machine impersonnelle.
Mais ce n'est pas un marché ordinaire. La machine exploite l'égoïsme sous ces deux formes : le désir de gagner, la crainte de perdre [mode du sécuritaire et de la peur], l'intérêt, la peur et comme stimulant [mode du sécuritaire], la délation, à la fin la simple passivité. A. Cochin explique de façon trop binaire la masse de gens s’appuyant les uns sur les autres pour former un magma. C’est encore une vision euclidienne.

Toutes les morales humaines dans leur forme sont aussi diverses qu’il y a d’habitants sur la planète, mais identiques quant au fond. La lettre de la loi change, l’esprit non : l’obligation est toujours la même, et le jour où l’esprit contraint la lettre [les mots/maux], la lettre tombe et la loi disparaît. (D’après Augustin Cochin)

« La Révolution française, la seule qui, réellement, mérite le nom de révolution, fonde la liberté sur un principe, en fait un droit absolu. Elle est l’œuvre des philosophes, et non de marchands et de paysans ». Augustin Cochin.
C’est donc bien une œuvre du mental. 1789 parle « au nom de la raison », et non à des états de fait, ce sont donc uniquement des idées et pas des réalités.
Comme la raison est incompréhensible, on aboutit à un chaos : la révolution, les violences (massacres de septembre, 14 juillet, etc.)
 
 

Libéralisme et progrès du Siècle des Lumières

- Pouvoir économique.
Le libre échange par exemple : liberté du commerce et du travail ; laisser faire la concurrence et l’équilibre s’accomplira ; laissez faire la cupidité et le profit ; laisser faire de la camelote avec courte durée de vie.

- Pouvoir politique.
C’est la liberté, les citoyens se gouvernent eux-même, plus d’autorité, laisser faire et tout ira bien. On fait dans l’idée générale en oubliant la réalité des faits, et on supprime l’intérêt dans la politique, alors que le sens du mot politique s’entend par la qualité de vie d’une cité.

En république et chez les révolutionnaires de 1789 la liberté et donc le « laisser faire » économique se mélange naturellement avec le « laisser faire » politique, ce qui est gravissime puisque le pouvoir économique est de l’ordre du quantitatif et le pouvoir politique est de l’ordre du qualitatif. On aboutit au règne de l’OPINION et de la quantité, la croissance, mot/maux que tous nos politiciens actuels ont dans la bouche. On donne la liberté au plus grand nombre, au grand « chacun pour soi » et donc à l’égoïsme ; voilà le résultat de 1789.
« si un mouvement est fondé sur des faits, si l’union est fondée sur des besoins et des intérêts matériels, profonds et durables, le régime fondé sera le plus solide, la liberté sera la mieux établie qui soit, car elle sera fondée sur l’intérêt et la volonté stable du plus grand nombre », écrit A. Cochin, nous avons bien le QUALITATIF du VRAI pouvoir politique.
Au contraire, si le mouvement est fondé sur un principe général, sur le droit, l’union : plus cette opinion sera généreuse, c’est-à-dire générale, plus elle s’attachera à un principe, et plus le régime sera caduc, et ce principe se retournera contre ce mouvement.

Il est plus facile de se fonder sur des principes philosophiques qui ne viennent que du mental, que de se fonder sur la réalité, et surtout sur la réalité de « se connaître soi-même » !
Ainsi toute révolution donne l’avantage aux théoriciens, aux violents ; alors que les réalistes restent modérés car désorganisés et divisés.

Quand on pense que les philosophes du Siècles de Lumières ont cru l’être humain BON !!! et quand on voit ce qui se passait dans ce même siècle : institution des horreurs judiciaires comme les bagnes français ! Jean-Jacques Rousseau écrit pour un « peuple de dieux », comme l’écrit A. Cochin.

Jean-Jacques Rousseau, ce grand moraliste, cet intellectuel qui « pensait l’être humain »... et qui, O horreur ! fut influencé par John Locke... chose étonnante pour un homme s’intéressant à la Nature.
Dans une démocratie c’est la foule, le peuple, donc le général, ce qui est censé être l’égalité pure, qui est souverain ; c’est le « Le roi serait souverain, et le peuple serait roi... » d’Ossip Senkovski. Et le vote est l’outil essentiel (voting cattel : bétail à voter). Ainsi le peuple sera toujours prêt à intervenir pour corriger ou révoquer ses délégués. Dans cette démocratie pure l’opinion commune est le nombre, le quantitatif y règne, mais dans ce genre de société égalitaire règne en général le chaos et l’anarchie : le nombre peut-il régner ? s’interroge A. Cochin.

Dans la dérive de la démocratie pure, ou OPINION ORGANISÉE, on arrive à la SYNARCHIE : le peuple a délégué son pouvoir à un petit nombre de personnes, car la volonté générale, croit-on, serait celle du nombre. Il n’en est rien, explique A. Cochin :
« La loi, sous ce régime, exprime bien plutôt ce contre quoi le nombre ne s'est pas insurgé, ce qui a pu se faire sans qu'il veuille le contraire. Le mythe de la volonté active, réelle, de tous, s'imposant à chacun, n'a qu'une valeur de fiction légale, aucune, réelle. Ce qu'on entend par la volonté de tous, c'est celle de quelques-uns, formée, imposée, régnante dans certaines conditions déterminées par la force des choses et la nature du régime. Définition qui conviendrait aussi bien au pouvoir sous le plus dominant des régimes d’autorité ».
Alors la volonté générale est dans notre république actuelle, ce que chacun laisse vouloir à d'autres, à un très petit nombre de gens, d’où une synarchie, une oligarchie ; et depuis 1789 c’est une oligarchie de financiers et de franc-maçons. Donc la volonté générale sera dans le meilleur des cas : celle d’une élite ; et dans le pire des cas : celle des meneurs, qui peuvent-être des pires crapules... ou des financiers.

Une société qui se veut égalitaire sera une société avec à sa tête des penseurs et des intellectuels. « C’est le régime intérieur de toutes les sociétés de pensée, les sociétés d'égaux, depuis celle du Saint-Sacrement en 1650, jusqu'au Grand-Orient en 1780, et depuis la société jacobine... Il a partout le même effet : la formation de ce que nos maçons appellent un ordre intérieur, les politiciens anglais, des cercles intérieurs, c'est-à-dire d'une petite société agissant au sein de la grande et en dirigeant les votes à son insu par les mille moyens « à côté » dont dispose la bande contre la foule : ordres du jour préparés, motions concertées, tromperies médiatiques diverses, épurations insensibles, votes surpris, etc., moyens dont le caractère commun est d'être inconscients et que les professionnels américains désignent fort bien d'un mot : le Machinisme », d’ailleurs superbement bien symbolisé par les Matrix, surtout le premier.

Ainsi dans une synarchie, une démocratie, tout groupe social est « profane » par rapport à un groupe « initié » plus restreint, plus uni, plus entraîné. C'est ce qu'on peut appeler le principe de la décision préalable. Qui dit opinion dit manipulation de cette opinion : science des manipulations électorales, dont le pouvoir actuel à la tête de la France en connait un rayon ! Agustin Cochin explique que les Américains nomment ces traficotages politiques : Machinisme, mot comportant : les astuces et recettes diverses, les meneurs ou tireurs de ficelles (wire-pullers) qui peuvent provenir des services secrets et des sociétés secrètes. Le machinisme, ou machine, se comprend comme les institutions.
Donc toute société qui se prétend égalitaire se retrouve naturellement et automatiquement aux mains de quelques personnes.
Le MACHINISME politique comporte : le wire-pullers (surtout anglo-saxon à cause de l’argent) ; le politicien américain et le système sioniste ; naguère le patriote de 1790, aujourd’hui le politicien incapable et arriviste ; les sociétés secrètes.
« Et si le pouvoir anonyme et secret du cercle intérieur peut et doit s'établir, c'est que les principes en excluent tout autre reconnu personnel et public, depuis le plus haut jusqu'au plus bas, depuis l'autorité démagogue, qui a encore un personnage a soutenir, fût-ce par l'argent, la peur, le plus grossier battage. Ce serait encore « dominer ».

Toute société sera répressive : le citoyen comparable à un associé, à un salarié, ou le participant d’une loge maçonnique, est tenu à l'obéissance et à la discrétion par le fait même de son admission. Et la garantie de sa fidélité est l'intérêt même du groupe plus que ses propres serments - la peur plus que l'honneur - la société jure de punir bien plus que l'adepte de mériter ; d’où la sévérité de la justice française avec ses bagnes.

Même soupe pour tout le monde.
La société soumet les volontés et les raisons à la décision commune non parce que justes et légitimes, mais parce que communes. Ainsi cette fraternité est-elle la plus lourde des charges sociales. Toute société d'égaux est fraternelle, c'est-à-dire solidarisée à outrance : lien purement légal [dogme de la laïcité], est-il besoin de le dire, et qui ne diminue en rien l'isolement moral, mais en revanche supprime l'indépendance.

Ainsi la République donne naissance au communisme et au totalitarisme :
De là, l'espionnage réciproque et universel, la « surveillance », seule fonction et raison d'être du jacobin, explique A. Cochin. La fraternité généralise la police [je fais mon travail moi Monsieur, dit le tortionnaire], comme l'union, le droit public : et comme tous les actes deviennent sociaux, tous les frères deviennent policiers ! Tout cela au nom de « l’intérêt social, ou des ‘camarades’ », ou de la nation.
Que ce soit un groupe de personnes ou une groupement de sociétés ou de nations comme l’ONU, les proportions et variations changent, mais le thème est le même : la SYNARCHIE dans une hiérarchie de wire-pullers.

Dans les sociétés de sociétés, comme par exemple les fameuses et nombreuses agences alphabétiques américaines. Les sociétés d'un ordre maçonnique sont égales en principe comme les frères d'une même société son égaux entre eux, mais en fait l'un et l'autre sont inégaux. Les sociétés s'unissent, « se fédèrent », forment une « correspondance » et dès lors n'est-il pas fatal que la plus riche et la plus active prenne le pas sur les autres ? écrit A. Cochin. Il règne donc une guerre entre ces sociétés et certaines prennent la tête en devenant « mère ». Ainsi la puissance et le pouvoir des sociétés augmentent, mais le pouvoir du peuple reste invariable ! Voir l’exemple l’affaire Woerth-Bettencourt.
Le jacobinisme fut une dictature, un « clergé » qui donna naissance au totalitarisme des Juifs bolcheviks : les ordres du jour du Comité central : Cut and dried, disent les Anglais, c'est-à-dire prêts à être servis comme des quartiers de salaison. Telles sont les adresses jacobines envoyées discrètement du centre aux agents locaux et revenant à grands fracas de la circonférence, au nom du peuple. Comme l’écrivait Coulonval, Staline comme le jacobinisme renversent les rôles : d’objet fabriqué, ils décident de devenir fabriquant des êtres humains à leurs convenances. Et cela pouvait, peut encore réussir, car les êtres humains actuelles n’ont absolument pas atteint une autonomie intellectuelle : « Connais-toi toi-même ».

Alors, de quel droit le Machinisme, les Institutions parlent-elles au nom du bien général ? Tous les partis politiques beuglent la même chose. Qui croire ? Mais on croit le machinisme par ce que c’est le chef et donc le porte-parole du peuple. La machine a soi-disant consulté le peuple par un vote, ainsi elle peut clamer qu’il y a égalité, ou démocratie.

« Le pouvoir dirigeant est d'autant plus secret, plus attentif à décliner toute responsabilité de droit et à tout mettre au nom du peuple, qu'il est plus puissant de fait. Ainsi, naît spontanément, sans fraude ni concert, ce fantôme de peuple qui plane sur toute démocratie », exprime avec superbe lucidité Augustin Cochin.
La démocratie c’est l’absolue égalité des Jacobins : une dictature sans dictature... (Convention du 25 août 1794)

Quant à la mode du sécuritaire, de la peur et donc du terrorisme, elle découle de la société de consommation : le profit, l’ego et l’égoïsme. On menace de vous prendre votre argent : c’est le principe du système dit « des dépouillés » en Amérique, celui de la Terreur de 1793, établi lors du triomphe de la machine jacobine. Cette apparente contradiction : le parti révolutionnaire est d'autant plus violent que son pouvoir est moins contesté ; il n'est pas libre de se maintenir par la corruption et la douceur quand il est au pouvoir, parce que ses adeptes sont alors trop nombreux et que les faveurs et les places n'y suffisent plus : la Terreur est d'autant plus nécessaire que les peuples sont plus soumis. C’est presque ce qui se passe dans la France de Sarkozy, et maintenant dans de nombreux autres pays.


CONCLUSION : J’ai toujours remarqué que la République était artificielle, alors que paradoxalement elle se veut « universelle » mais elle est contraire à l’universalité en généralisant. Jean Coulonval dans son livre : Synthèse et Temps Nouveaux avait bien montré la confusion entre général et universel : le général est quantitatif, il est de la terre, comme d’ailleurs le démontre bien Augustin Cochin, alors que l’universel est de l’ordre de la Nature, il est de l’Esprit : unité de la vision métaphysique et qualitative commune à tous les êtres (l’Anarchie est très proche de l’universel, mais ce mot est trop dérivé du grecque et son sens a été transformé). Le général est aussi la « mise en conformité » ou le même moule pour tous. Ainsi le communisme découlant de la république identifie l’Esprit au psychologique et veut l’uniformisation des façons de vivre et de sentir (le social) ; l’américanisme ou capitalisme réduit la civilisation au seul aspect technologique et économique. Il ne nie pas officiellement l’Esprit mais le noie dans un flot de jouissances matérielles uniformément imposées à tous par le culte du dollar, et aboutit également à l’uniformité psychologique et à l’étouffement de l’Esprit.
L’un et l’autre tentent de résoudre les tensions et antagonisme du corps social, mais en réduisant l’être humain à sa seule dimension psychologique et physique (société de consommation).
L’universel qui se veut général comme la république et l’américanisme ne peuvent conduire qu’à une uniformité destructrice, à un solo de tambour qui casse les oreilles, et non pas à une harmonie de chant polyphonique. Cet universel, ce général républicain et américain prennent pour critères de valeur de leur civilisation des signes purement matériels, et comme moyens de persuasion politique des procédés qui visent uniquement le psychologique et les appétits sensibles, c’est-à-dire la part du mental la plus excentrique, celle qui a le plus tendance à refuser, à refouler tout ce qui, dans le vrai sens, a vraiment valeur universelle. Encore une fois, l’OPINION n’est que de l’ordre du général.
Notre général dans la République aboutit aux sacs de patates : nous tous ; nous sommes des numéros de sécurité sociale, un matricule dans une administration et une usine ou un lieu de travail, un nom sur une fiche électorale ; nous comptons pour « un » en tout (l’individualisme) ; notre voisin est le « 2 », etc.

La République n’est pas naturelle car basée sur les philosophes grecs : elle est de l’ordre de la logique, de l’analyse et de la dualité ; alors elle se coupe de la Nature. C’est pour cela que nous nous coupons de la Nature en inventant des choses artificielles qui n’ont pas lieu d’être, comme la défense de cette Nature par des mouvements politiques écologiques, des défenses d’animaux, de pêches et des océans, du climat, de pollutions, de dangers du nucléaire, etc. Mais NOUS SOMMES LA NATURE, par conséquence commençons à nous occuper de nous-même et le reste suivra. Quoi de plus simple, de plus proche de l’ORIGINE ; Océan : Eau, et céans : ici, à l’intérieur, au CENTRE, DANS LE SOI DIVIN. Céans (1140) : çaenz : ça et enz (dedans)

M. R.
 
 

Dernière mise à jour : 22-11-2010 18:00

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