Accueil arrow News arrow Dernières news arrow République totalitaire des Opinions 4
République totalitaire des Opinions 4 Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 18-11-2010 19:28

Pages vues : 4949    

Favoris : 428

Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Anarchie, Argent, Banques, Communisme, Démocratie, Dictature, Inquisition, Instant, Justice, Libéralisme, Liberté, Opinion, Pouvoir, Prisons, République, Supplices, Synarchie, Terreur, Tortures, Travail

 
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
 
République totalitaire des Opinions 4

Naissance du totalitarisme


Soyez « des bons citoyens » pour le « bien public », dirait un bolchevik comme le disait avant lui un révolutionnaire de 1789. Ainsi naissait la pub du totalitarisme, un magma informe !
 
 
 
Le règne de l’OPINION à sa maturation, prend le masque de l’universel en renversant les rôles : Ce sont les accidents du monde spatio-temporel qui engendrent les essences, ce qui est la marque du satanisme absolu. Le communisme est une catholicité en creux, comme l’envers d’un cuivre repoussé. (D’après Jean Coulonval)
 
 
 
Avec la démocratie nous sommes bien dans une dictature : le même moule pour tous !
Et attention ! ceux qui ne rentre pas dans le moule... les opposants... à l’asile psychiatrique, était-il écrit sur la page 3 de la République totalitaire ou naissance du communisme. C’est bien ce qui s’est passé sous le second empire avec Napoléon III, où les bourgeois enrichi à la traîne de la famille Rothschild et de la révolution de 1789, et terrifiés par la pauvreté, ont demandé à Napoléon de faire chier une loi pour enfermer les plus pauvres et les plus jeunes. Ainsi sont nés sous son « faux règne » les BAGNES D’ENFANTS. Ces enfants qui pour la plupart volaient pour manger, on en fit des enfants esclaves, main-d’œuvre gratuite : « surtout vers neuf, dix ans, lorsqu’ils ont l’estomac à toute épreuve, à peu près infatigable, durs au froid et à la chaleur, sommairement logés, battus autant qu’on voulait », écrit Marie Rouanet dans Les Enfants du Bagne.

Alors il fallait se protéger (notre mode du sécuritaire) de ces petits voleurs, petits vagabonds qui encombraient les villes, et les soustraire à leurs parents jugés indignes de les élever correctement. L’État français se chargera de les « éduquer », façon goulag stalinien, je n’exagère pas, lire par exemple le livre de René Santoni : La Colonie Horticole de Saint-Antoine (Bagne pour enfants d’Ajaccio sous le second Empire). Éduquer ces enfants est une gigantesque fumisterie, on ne peut pas éduquer dans un goulag, une prison, surtout à cette époque... Mais comme dans les goulags de Staline, il y avait des degrés de sadisme, ainsi si les peines d’enfants de moins de 16 ans étaient supérieures à deux ans, ils étaient envoyé à cette Colonie « correctionnelle » de Saint-Antoine.
Cet établissement d’État a été ouvert de 1855 à 1866.

Page complète sur la loi des 3 juillet et 5-12 août 1850 de Napoléon III sur les bagnes d’enfants.
Page sur le bagne pour enfants de l’île du Levant.

C’est toujours le même problème, le drame vient du mental : « Tant que l’opinion sociale était confinée dans les sociétés de pensée, elle régnait et se développait à l’aise.
Lorsque, après 1789, elle entreprit d’agir sur la vie réelle et sur les masses, ce fut d’abord indirectement, par le moyen de gens en place, ses créatures, puis par le gouvernement même dont elle faisait de plus en plus son instrument », écrit Augustin Cochin dans La Révolution et la Libre-Pensée.

Nous retrouvons les mêmes dérives du totalitarisme républicain qui vont et viennent par vagues : toujours dans le cas de la psychiatrie et de la « conformité », de la « raison » dirait un philosophe grec, ou un philosophe du Siècle des Lumières ou un révolutionnaire de 1789, le système, pour les personnes souffrantes, la Machine [le gouvernement, au sens d’une ‘chose’ inconsciente], comme l’appel Augustin Cochin, donne naissance à un aller-retour entre la rue, le foyer, et ce qu’il reste de l’hôpital psychiatrique et la prison. En 30 ans la machine a supprimé 50.000 lits d’hospitalisation sans que des structures alternatives prennent le relais. Un tiers des sans-abris souffrent de troubles mentaux ; les geôles de la république, parfois « le dernier lieux de refuge où sont dispensés les soins », regorgent de malades. La loi et la mode du sécuritaire brise l’ensemble des psychotiques, car il est loin le temps où l’on avait une approche humaine et au long cours. Comme ce qui est montré ici sur plusieurs pages de cette série sur la République totalitaire : seul règne le matérialisme roi et donc le fric, car en psychiatrie ont utilise désormais ce matérialiste : isolement, camisoles chimiques, soins sous contraintes, etc. et donc l’efficacité à moindre coût est devenu la règle. Et qui dit société mécaniste, encore une fois depuis 1789, en passant par Sigmund Freud, Louis Pasteur, etc., les « désordres mentaux » sont désormais dus à des « dysfonctionnements génétiques, biologiques et anatomiques », évacuant totalement le contexte, économique et psychologique, mais surtout spirituel !
Si nous n’y prenons garde et ne renforçons pas notre vigilance, si nous ne sortons pas de nos habitudes, le monde déjà fou en très grande partie le sera totalement et pour longtemps.

Ramana Maharshi explique à propos de mental et de philosophisme :
 - Là où la psychologie prend fin, la philosophie commence. C’est un fait d’expérience ; le mental naît ; nous ne voyons ; mais nous pouvons aussi exister sans le mental. L’expérience de chacun le prouve. (Enseignement 126)
- Les philosophies des différentes écoles - un labyrinthe compliqué - sont censées clarifier les choses et révéler la Vérité, mais en fait elles créent la confusion là où la confusion n’a pas besoin d’exister. Ce n’est que le Soi qui permet de comprendre toutes choses. Le Soi est évident. Pourquoi ne pas toujours demeurer dans le Soi ? Quel besoin y a-t-il d’expliquer le non-Soi ?
...
Que l’homme sous l’eau ne  peut parler sinon sa bouche se remplirait d’eau. N’est-ce pas tout simple ? Mais le philosophe ne se contente pas d’un fait aussi simple. Il explique que le feu est la divinité qui préside au langage, qu’il est antinomique avec l’eau et qu’en conséquence le langage ne peut pas fonctionner. Cela est appelé philosophie, et les gens se démènent pour l’étudier. N’est-ce pas une pure perte de temps ?... (Enseignement 392)

Quant-on pense que la révolution de 1789, du communisme ensuite, repose sur des ergoteries de philosophisme du Siècle des Lumières, et plus anciennement sur les intellectuels grec ! Il y a de quoi partir en courant, car tout système logique, en clôturant sur lui-même, se vit comme vérité en rejetant comme faux tout ce qui ne trouve pas sa place dans son cadre. Alors tous les système philosophiques sont vrais par ce qu’ils postulent (opinion), et faux par ce qu’ils nient, ce qui fait qu’ils sont tous sectaires, non pas d’intention consciente mais par nature. Il sont tous nécessairement atteints d’un scotome de l’intellect dont le champ visuel global ne peut être réalisé qu’à partir des essences, ce qui implique un renversement des rôles : non plus chercher à répondre aux énigmes du Sphinx, deviner au travers des accidents ce que sont les essences mais juger des accidents à la lumière des essences, écrivait Jean Coulonval.

Pour expliquer le drame du philosophisme ayant conduit à la révolution de 1789 et à la république et au communisme, voici une phrase de Jean Coulonval qui résume bien : « Ce n’est pas parce que deux nuages se rencontrent que l’éclair jaillit, mais c’est pour que l’éclair jaillisse que les deux nuages se rencontrent. C’est ainsi que Dieu conduit les hommes et les peuples ». En d’autres mots : on part toujours de l’intérieur pour aller vers l’extérieur ; c'est la même chose que : c'est par la vérité qu'on est uni, non pour la chercher qu'on s'unit ; et il est bien connu que lorsqu'on cherche quelque chose on ne le trouve jamais... il faut laisser 'en suspend', ou accueillir le VIDE.

Les philosophes, avec leur miroitement intellectuel et verbal, sont des miroirs aux alouettes qui ne sont pas dangereux tant que leurs promoteurs se contentent de pondre des bouquins, mais sont des catastrophes quand ils s’incarnent dans des structures politiques concrètes, dans des « Partis » qui n’existent en tant que tels que parce qu’ils prétendent être détenteurs de la Vérité, du centre de toutes choses, ce qui fait qu’ils sont tous des dictateurs, des totalitarismes, en acte et en puissance.
La Vérité, pour l’être humain, pour chaque être humain, c’est l’idée qu’il se fait de sa nature d’être humain. Et il se trouve que, de même que l’équerre à centrer situe le centre d’une façon subjective, par approximation imaginative, aucune idée de l’être humain acquise par le discours logique, et qu’on appelle OPINION, n’a de valeur scientifique, dans le vrai sens du mot, quoi qu’elle en prétende. (D’après Jean Coulonval).
Et pour appuyer Jean Coulonval, voici ce qu’écrit A. Cochin : « Il s'est trouvé de tout temps des sociétés, des corps, des sectes. De tout temps des idéologues, des théoriciens politiques. Mais ce n'est guère que depuis 1750 qu'il existe des Sociétés de philosophes, que la spéculation pure, le seul « amour de la vérité » réunit les hommes et crée un lien social, qu'on voit des philosophes « former corps », comme dit Voltaire ». Toutes ces sociétés ne visaient que l’OPINION, la liberté absolue des opinions, le « progrès des lumières » comme on disait alors, intéresser les gens au bien public, donc à la politique. Mais cette élites de libres penseurs a une âme : quelques philosophes « intellectuels patriotes » (les camarades planificateurs), c’est-à-dire les ennemis de l’esprit de corps ou de l’esprit de secte ou du sens du pays. Ce fut une arme terrible, car maniable et unifié, comme la chrétienté qu’elle renversa, comme d’ailleurs toute révolution renverse le pouvoir spirituel, puisque la Chine communiste prit copie sur 1789... comme les juifs bolcheviks de 1917.

Philosophisme du Siècle des Lumières :
Cette doctrine, radicale et absolue, fondée sur la perfection de la Nature, et que l'on pourrait résumer par le mot de Quesnay réservé au philosophisme économique : laissez faire, laissez passer [définition du libéralisme, hélas en mélangeant économie et politique].
Le philosophisme doit à la machine [politique, le gouvernement] la consistance et la suite que la vanité de l'idéologie ne saurait lui donner, écrit A. Cochin.
Il a déjà été beaucoup écrit ici sur ce Siècle des Lumières, mais en résumé c’est le : Cogito, ergo sum de Descartes, que bien-sûr dénonce Ramana Maharshi ! puisque ces penseurs ne sortent que rarement de leur cervelle. Pour en sortir et faire la liaison avec la réalité, le peuple, ils ont besoin de ce qu’appel A. Cochin : le Machinisme [l’intrigue, la magouille]. Lorsque ces philosophes sont en accord, cela donne l’Étoile de la mort des Star Wars : le FANATISME, débouchant sur la dictature.

Ne jamais oublier qu'au milieu du Siècle des Lumières, en 1757, soit seulement il y a 253 ans, fut atrocement supplicié à 42 ans Robert François Damiens pour avoir simplement donné un coup de canif sans gravité au roi Louis 15. Et nos philosophants de cette période parlent de vérité... « Alors que des femmes du grand monde crurent se faire bien voir du roi en trouvant plaisant le spectacle, la foule gronda car les exécuteurs, horrifiés, n’arrivaient pas à procéder ». Hallucinant ! Et on parle de 'lumières' mais c'est uniquement d'obscurantisme...

Dans ces sociétés de penseurs plus ou moins secrètes, évidemment l’obéissance est absolue, ce qui en faut une « chapelle » ou une Église... avec pour évangile une aussi misérable phraséologie que celle qu'on trouve dans les colonnes du Moniteur (ancêtre du Journal Officiel). Actuellement nous sommes encore dans la tête de ces gens là !!!
Machine politique hyper maniable : « cent membres ; mais votes incessants : quinze assidus, ceux-là maîtres de la société, font entrer qui ils veulent, nomment le bureau. Théocratiquement ils ne sont rien de plus que les autres, pratiquement ils sont tout : se sont vus le matin, etc., font les motions, et toujours libres de recommencer en cas d'échec. Volonté générale libre, « comme la locomotive sur ses rails ».
C'est le cercle intérieur. Principe de la pratique sociale Toute délibération officielle doit être précédée d'officieuses, toute délibération est profane par rapport à un initié.
Cette institution de la machine est nécessaire n'oublions pas que dans une société où il n'y a ni autorité absolue (noblesse par exemple), ni autorité personnelle (représentant avec pouvoirs généraux) le peuple agit tout le temps, dès lors la société tomberait en décomposition, s'il n'y avait une pratique qui corrigeât cette théorie absolue.
Elle est inévitable : c'est un résultat de la fréquence même des réunions, le peuple s'assemble sans cesse, il est impossible que les gens occupés, sérieux, etc., soient toujours là.
Au contraire, cette fréquence même des réunions et des discussions crée une occupation à un nouveau type social : l'agent de la révolution, le tireur de ficelles des sociétés anglaises, le secrétaire de loge qui fait son état de l'art royal [manipulation électorale], de l'art des manifestations électorales. C'est lui qui correspond avec le centre, qui tient toutes les ficelles de la réunion et des votes, qui s'arrange pour avoir des gens à lui, etc., et il a bien soin de dégoûter et de décourager tout ce qui pourrait empêcher sa motion de réussir ».

« Qu’exige en effet le fonctionnement de la machine ? La désagrégation complète de la matière électorale, l'isolement des individus. Et qu'exige l'union ? L'absence de toute idée commune qui pourrait lui faire concurrence.
Destruction de tout organisme politique, corps d'état, corps professionnel, patrie ; destruction de toute foi, de toute idée commune, esprit de corps, patriotisme, et surtout de l'idéal religieux : cela peut s'appeler aussi la liberté, car en même temps que des soutiens et des appuis, il y a là des liens, des barrières, des disciplines.
Ainsi nous retrouvons ici le libéralisme négatif. C'est le seul sens que puisse recevoir le mot liberté, dans une « Société ».
Or, nous l'avons vu, le libéralisme négatif ne saurait se développer que dans une Société de pensée et au point de vue idéal.
Ainsi la doctrine est d'accord avec la forme politique, l'une est l'âme de l'autre : où vous voyez fleurir les principes, soyez sûrs qu'il existe une société, et inversement, toute société mènera fatalement aux principes ».
L’Anarchie est l’absence d’autorité, alors ça donne l’ordre même ; la liberté absolue où le peuple décide de tout tout le temps n’est pas un régime d’indépendance, c’est seulement l’absence d’obéissance : la machine est la pour maintenir la discipline la plus rude, CAR ELLE EST INCONSCIENTE, INNOMMABLE. Cela donnera la SERVITUDE INCONSCIENTE : les fonctionnaires, les moutons qui suivent le système les yeux fermés, la MATRICE ! Ainsi faire partie de la matrice, de la servitude, est un gage de liberté !

« Paresse des uns, sottise, ignorance, timidité des autres, isolement matériel, des gens qui ne se connaissent ni ne se comprennent, moral, surtout des gens qui n'ont ni foi ni conviction, inertie en un mot : voilà les conditions de succès de la machine [politique], les garanties de l'orthodoxie sociale, c'est tout cela que les agents révolutionnaires appellent fort bien le poids mort de l’opinion.
Or, quel merveilleux moyen d'assurer l'isolement matériel que la liberté ! la liberté révolutionnaire, qui détruit les corps professionnels, les corps d'Etat, les corps provinciaux, qui déclare la guerre à tous ces organismes vivants qui étaient la France d’autrefois.
De là cette rage d'« affranchir » que nous voyons sévir aujourd'hui, et d'affranchir les gens contre leur volonté : toutes les lois révolutionnaires sont des lois d'affranchissement, la loi des départements, les lois contre les congrégations religieuses, contre les corps de métier, contre les corps d'Etat, Sorbonne et Parlement, contre les corps provinciaux. C'est l'individualisme révolutionnaire qui est, on le voit, la première condition de bon fonctionnement des rouages de la machine ».

Pour moi si 1789 a marché, c’est à cause de la civilisation du papier, de l’impression de livres, permettant ainsi une large diffusion par chevaux de postes, et grâce au sémaphore des frères Chappe avec leur première ligne en 1792.

Alors le catastrophisme des philosophes du Siècle des Lumières et ensuite des jacobins est le pouvoir au peuple qui règne tout entier, « Le roi serait souverain, et le peuple serait roi... » comme l’écrivait Ossip Senkovski. Et en ce temps de 1793, l’âme du peuple est au Comité du Salut public et au club des Jacobins.
Et comme la révolution de 1789 est engendré par la libre pensée, qui prit naissance à la Renaissance, début de rationalisme, de la mécanique et autres instruments comme l’optique et l’imprimerie, il est logique qu’elle soit « mécanique », impitoyable (voir plus haut à propos de notre psychiatrie), donnant naissance au matérialisme : « Le vote est enlevé par l’argument du fait accompli, faisant peser sur les votants hésitants ou ignorants le poids de l’adhésion des autres, le « poids mort » de l’opinion. C’est le principe de la « conformité » qui n’implique ni que le votant soit convaincu, ni même qu’il sache à quoi il adhère. La mécanique remplace la pensée », écrit A. Cochin.

Autre exemple de la source du communisme dans la révolution de 1789 donné par A. Cochin, lequel ne connaissait pas la révolution russe de 1917, puisqu’il est mort en juillet 1916 :
« Chaque district, affolé par la famine, organise à son compte, chez son voisin, les razzias nécessaires à l’exécution des lois sur les subsistances : le gouvernement n’a qu’à laisser faire. Contre la révolte de chacun il lui suffit de la misère des autres. Et même à partir de mars le Comité de Salut public fait recenser les grains d’un district par les commissaires d’un autre ; il n’envoie en mission dans un département que des représentants d’un autre.
Il y a là tout un système de gouvernement par l’intérêt et la haine d’autrui. Il lui suffit de dénoncer pour déchaîner contre l’égoïsme de chacun l’égoïsme de tous. C’est cela même, la passion bridée par la peur que l’on nomme, sous la démocratie sociale, la vertu.


LE PARTI et la SOCIÉTÉ
« Un homme de Parti met en avant sa personne et ses idées, un programme. Il se produit au grand jour, parle, pérore, ment, corrompt, intimide, mais toujours en nom propre [et de son parti]. Son moyen est de convaincre, son but, d'obtenir des pouvoirs et un vote. La force d'un parti est d'ordre personnel : elle tient au prestige de certains hommes, à l'utilité de certaines idées.
Un parti se montre, s'étale et s'épuise à démontrer qu'il aime le peuple. Les partis s'épuisent en conférences, en publicités : ils prêchent le peuple. Dans un autre sens ils pratiquent la corruption, comme les Jacobins, rendue acceptable par la « Machine » selon ce qu’en explique A. Cochin.
L'homme de Société procède, agit à l'inverse. Pour lui, au contraire, le mouvement d'opinion est l'effet, le vote, la cause », écrit lucidement A. Cochin. La force de la Société : elle est tout entière dans cette opinion qu'elle a consulté le peuple et parle en son nom. la machine [gouvernemental] s’efface, et pose en principe qu'elle est le peuple.
« La Société prend un moyen direct : elle présente au peuple la décision du peuple même sous forme d'un arrêté d'un groupe quelconque, la décision d'un ensemble et non les raisons de quelques hommes remarquables. Même procédé pour les hommes : au lieu de prôner les siens, la machine s'arrange pour qu'ils aient des titres, ils seront les élus de tant et tant de citoyens, voilà la meilleure preuve de leurs mérites, la meilleure recommandation ».

« Où sont les citoyens prêts à travailler toute leur vie pour une multitude qu'ils ne connaissent pas, et à obéir toute leur vie à des magistrats qui sont leurs élus [les politiciens], c'est vrai, mais pour un dix millième ?
La théorie de Rousseau a été réalisée : cet état extrême n'est pas sans exemple dans l'histoire : les grandes communautés monastiques du Moyen Age ne vivaient pas autrement et quelle force, quelle richesse ! Mais aussi quelle vie pour les individus ! Ces moines étaient soutenus non par la règle, mais par l'amour de Dieu. Lequel est le plus difficile ? de composer une règle terrible, une conception comme celle de Rousseau, ou de souffler aux hommes l'esprit d'abnégation, de sacrifice, de leur inspirer la sagesse, l'énergie, la suite nécessaire pour exécuter cette règle ?
Rousseau crut bonnement que la règle suffit, ou plutôt il n'y pensa même pas : il raisonnait en l'air, songeant peu aux hommes, aux difficultés pratiques de son système, qu'il ne croyait jamais destiné à être appliqué ».
La encore, comme l’explique Coulonval, nous avons bien à faire au communisme : « cette catholicité en creux, comme l’envers d’un cuivre repoussé », une métaphysique en creux. La « machine » : C’est la pièce coulée (l’Homme) qui décide de ce que doit avoir la forme du moule où il a été coulé/formé.
Or comme Coulonval, Cochin, je crois qu’une société ne peut fonctionner qu’avec un troisième pouvoir : spirituel. Pour toute société, il faut un REPÈRE, un ACCORD ou une foi commune, comme l’avait les Anciens Égyptiens ; or on ne fait pas de business avec cette harmonie là ! (1) « Ce n’est pas pour l’amour de l’ordre universel qu’on sert son pays, ni pour le bien de l’union qu’on rend témoignage à sa foi, mais parce qu’on aime son pays, qu’on croit en Dieu... On ne peut communier sans communier en quelque chose », écrit A. Cochin. La ressemblance, le parallélisme des sentiments ne suffit pas à créer l'union : il faut encore un principe souverain de convergence : l'ascendant d'une grande idée, d'une réalité connue, la patrie, le roi, Dieu. Là encore les Anciens Égyptiens sont un modèle ; une Théocratie, Taocratie est un modèle. La République n’est pas naturel, même prônée par Platon...

Société matérialiste :
L’Esprit ne se donne pas comme objet de possession (avoir le pouvoir pour s’en servir socialement avec les accidents possibles, mal employer le pouvoir). Le sens ne vient jamais d’un homme, Dieu seul en dispose. Nous ne possédons pas les essences, elles sont NOUS PERSONNELLES et COLLECTIVES parce que LES MÊMES POUR TOUT LE MONDE.
L’Esprit ne se donnant pas pour le profit personnel, il n’a rien à faire dans une république. Il faut sortir de la République pour Le retrouver.

La personne en tant qu’être humain doit se retrouver dans : « La foi, le loyalisme est affaire directe entre Dieu, le roi, la patrie et moi. « Les autres » n'y sont pour rien. Quand tous agiraient comme moi, mon devoir resterait personnel, c'est-à-dire qu'aucun homme au monde n'aurait le droit de m'y contraindre ; et quand je serais seul, mon devoir resterait absolu : la défection des autres ne saurait m'en dispenser.
Un lien de ce genre comporte la peine, non la contrainte, ni de la part du maître : il peut châtier ma volonté mauvaise, comment me contraindre d'en avoir une bonne ? - ni de la part des autres, car ils n'ont aucun droit sur moi. Pas de contrat (2), ici, ni de solidarité. Si nous sommes unis c'est par contre-coup, parce que nous servons le même maître, la même cause, nous ne sommes pas liés, il n'y a pas entre nous de lien direct. Notre union pourra être intime et croître avec notre foi ; elle ne sera pas « mutualisée », ne comportera ni règlement de compte, ni égalité de droit.

Être libre c’est ÊTRE SOI-MÊME : « Je n’ai jamais connu la Foi telle qu’on la conçoit à l’école, famille, catéchisme, je me suis toujours méfié des sentiments » ; « La vie spirituelle se réalise à l’étage supérieur dont la vie sensible n’est que le rez-de-chaussée », écrivait Jean Coulonval.

L’autorité n’a pas à être « légale » ou volonté de tous, mais PERSONNELLE. Elle se présentera sous la forme d'une volonté souveraine, concrète et réelle, et non fictive [dans le mental]. Le sens du mot ÉLITE est a retrouver !
L’élite c’est l’Homme ou la Femme extraordinaire, intermédiaire entre le peuple et le spirituel (Tao, Cœur, Soi, Instant...), et qui sera utile à l’humanité. Voilà le sens du mot élite. Le roi ou l’élu de par sa fonction sera d’origine divine, par théogamie ou accord. Ainsi la récompense de l’élu ou roi sera son initiation par le pouvoir spirituel uniquement. Par son initiation le roi ou élu est récompensé d’être l’intermédiaire entre le Ciel et la Terre. Le roi ou l’élu a droit à la révélation initiatrice parce qu’il ou elle est fille ou fils de Dieu, du Tao, de l’Instant, etc. ceci est fondamental ; mais il ou elle n’est pas directement dieu... sinon on retombe dans le style de la série Stargate SG1 avec les Goa’uld parasites !

Comme dit plus haut : ‘Le sens ne vient jamais d’un homme, Dieu seul en dispose’, ce sont les dieux qui engendrent les rois ou les élus qui conviennent à la race terrestre DU MOMENT, c’est très important. Le roi ou l’élu est le ‘dernier des dieux’ et le premier des Hommes ! Tant qu’il ou elle sur Terre, il ou elle ne jouit pas d’une divinité véritable, mais il a quelque chose qui le ou la distingue des autres et qui ressemble à une harmonie divine. L’âme destinée à régner descend sur la Terre, soit parce qu’elle est sans reproche et qu’elle mérite l’apothéose, la royauté étant une préparation à la libération ; soit cette âme a commis quelques infractions, la royauté atténuera le châtiment et la honte d’une nouvelle incarnation. Dernier exemple cité par S. Mayassis dans Mystères et initiations de l’Égypte ancienne. Le roi ou l’élu sera donc un instructeur, un guide, car naturellement imprégné de haute morale qui se dégage de l’enseignement initiateur et sont dictées par l’entourage vertueux des prêtres formant la « Maison de la Spiritualité ».
Dans le pouvoir politique ou « Maison de la politique », le roi ou l’élu sera couronné par une classe de prêtres « laïques », n’appartenant pas à la « Maison de la Spiritualité ». Ces prêtres « laïques » seront comme des ‘rois prêtres’ sans couronne et sans terres, mais possédant toutes les vertus d’un haut initié royal.
Il est essentiel de séparer les trois pouvoirs : politique, spirituel, économique ; car par exemple, pour le couronnement du roi ou de l’élu, il se trouve le politique, le sacre, et l’intronisation.
Ainsi, au couronnement, l’officiant dit au roi ou à l’élu : « J’établis pour toi la dignité de roi du Sud et du Nord [cas de l’Égypte ancienne], qui se lève sur le trône de l’Horus, guide de tous les vivants, éternellement et à jamais » (tiré du livre de S. Mayassis).
Voilà un modeste exemple de l’élite, mais j’y reviendrais sur de futur pages.


Il n’est pas d’exemple dans l’histoire d’une plus profonde et plus complète dissolution sociale.
La libre-pensée a tué la société parce qu’elle avait tué la personne humaine. Dissociant l’homme et l’isolant de toute attache naturelle ou morale, elle l’a livré comme une épave au flot social. En son âme, elle n’a laissé subsister que cette ruine, l’égoïsme, qu’elle a appelé raison et qui sera la haine ou la peur.
La société normale suppose des liens personnels : l’autorité dans le chef, la compétence dans l’administration, dans les membres le dévouement à l’œuvre commune, la confiance, le respect, un devoir, une conscience. C’est l’amour qui a fondé la société, non la peur ni la haine.
En France, la catastrophe révolutionnaire a fait descendre le sentiment national, de degré en degré, du loyalisme personnel, du loyalisme d’autrefois, qui donnait tout sans jamais compter, qui servait lui-même sans dénoncer les autres, au solidarisme légal, au syndicalisme social qui va par principe au plus offrant, qui n’avance rien que sur gages, qui compte et réclame toujours et ne donne jamais, et fait de la France une société d’actionnaires [bonjour Monsieur Sarkozy], un socialisme d’intérêts économiques, de la nation un syndicat d’égoïsmes [société de consommation].
« Après la catastrophe révolutionnaire, la nation passe avant le roi, le patriotisme collectif avant le patriotisme personnel, première étape de la déchéance qui l’a fait descendre du loyalisme d’autrefois, qui donnait tout et ne comptait pas, au solidarisme d’aujourd’hui qui « revendique » toujours et ne donne jamais, et n’est plus sous sa dernière forme, « syndicat » qu’un contrat d’égoïsmes toujours à la veille de se rompre... La haine de l'étranger tient plus de place que l'amour, et, par l'étranger, il faut entendre tout ce qui n'est pas de la Société [cas de l’expulsion des Roms à l’été 2010].
C'est dans cette patrie négative et non dans l'autre, que le patriotisme n'est plus que la haine de l'étranger », écrit A. Cochin.
Connais-toi toi-même... et tu connaitras l’Univers... Ainsi l’Union de tous n'est qu'un fait, et résulte de la conviction de chacun, sans qu'on la cherche, la réglemente ou la conclue (ce qu’on cherche de force on ne le trouve jamais... L’âme crée le corps, l’intérieur va vers l’extérieur...).

C’est le règne du citoyen, de l’homme social par définition, le règne de l’unité, de l’indivisibilité, comme disaient nos jacobins.
En cette anarchie organisée de 1794, où l’universelle méfiance faisait de chaque Français le délateur et l’ennemi de son voisin, et où le lien naturel était, sans métaphore, le « cercle de fer » de la guerre étrangère, la crainte et la haine de l’étranger, non l’amour du pays, sans cette raison négative, sans ce lien brutal et extérieur des canons de l’Europe braqués sur Paris, la France se fût liquéfiée, répandue sur l’Europe, comme elle avait commencé à le faire en 1789 sous l’action dissolvante du jacobinisme.

Telle est la justice révolutionnaire, ‘étonnant édifice’ : le collectivisme de fait, le partage universel et permanent établi par la loi du maximum et le principe des réquisitions, le commerce et l’industrie forcés, maintenus par la surveillance des comités révolutionnaires et libres-penseurs. Et ce singulier pouvoir, tyrannie sans tyran, dressant village contre village, district contre district, canton contre canton, maintenait par l’universelle division l’unité que l’ordre ancien fondait sur l’union de tous : la haine universelle a son équilibre comme l’amour son harmonie.
Toutes les lois de la nature et de la vie se trouvaient violées dans cette aventure d’un grand peuple civilisé qui parut saisi d’un accès de folie furieuse, tuant par masse, mitraillant, noyant, guillotinant ; bien plus, tuant à froid et « par principe d’humanité » femmes et enfants par centaines.
 

M. R.


Notes.
1. Premier Épître aux Corinthiens, chapitre 12, Diversités et unité des charismes : « Il y a, certes, diversités de dons spirituels, mais c’est le même Esprit ; diversités d’opérations, mais c’est le même Dieu qui opère tout en tous. A chacun la manifestation de l’Esprit est donnée en vue du bien commun ».
C’est-à-dire que :
Étant attaché au monde, le jîva [l'individu] est l'auteur de ses actes et en récolte les fruits. Si ceux-ci sont conformes à ses désirs, il est heureux, autrement il est malheureux. [On reste donc dans un attachement égoïste et sans compassion] Donc le bonheur et le malheur sont le résultat de son attachement. Si les actions étaient accomplies sans attachement, il n'en attendrait pas les fruits. (Ramana Maharshi, extrait de l'enseignement 467, du 7 mars 1938)

ESSENTIEL :
Partir de l’intérieur vers l’extérieur est l’OUTIL, donc se ‘connaître soi-même’ ne consiste par à cultiver son égo ou son égoïsme ! Comme écrit ci-dessus, il s’agit de sortir de l’attachement au monde sensible, au monde du spatio-temporel. Il y a un univers inimaginable entre la « richesse de la diversité des dons spirituel » comme exposé dans l’Épitre aux Corinthiens, et notre moderne individualité :mouvement brownien d’individus n’ayant chacun d’autre fin qu’eux-mêmes’, ce qui définit notre société de consommation...

2. Naturellement les contractants n'étant pas de fait égaux, les contrats ne seraient jamais conclus librement de part et d'autre, toujours de plus fort à plus faible, écrit A. Cochin.
« Le lien d'union, ici, est la solidarité, impersonnelle et forcée. Il n'est plus de principe supérieur. Je ne suis lié qu'à mes égaux et par contrat. A charge de revanche. S'ils manquent à ce contrat, je n'aurai plus de raison de le tenir, le lien n'est donc pas absolu. Mais s'ils le tiennent, ils ont le droit de me forcer à le tenir aussi, le lien n'est donc pas personnel. Il engage mon caractère conventionnel d'associé, de citoyen, ma volonté initiale ou supposée de contractant, non mon être réel d'homme, ma volonté présente. C'est un lien légal, non moral ; il est matériel et forcé. Peu m'importe que la. loi soit juste, il n'y a pas de justice intérieure par la contrainte, mon acte contraint n'en sera pas pour cela plus moral. Les autres ne m’en sauront aucun gré - ni moi à moi-même - ce sera une œuvre morte. Je n'aurai aucune raison intérieure d'agir ; je crois que rien ne ressemblerait à l'enfer comme cette image et cette réalisation extérieure et contrainte du paradis : l'extérieur de l'union parfaite sans le dedans, l'union par la haine, la justice par la force ».
 
 

Dernière mise à jour : 22-11-2010 18:13

Citer cer article dans votre site Favoured Print Envoyer à un ami Articles associés

Commentaires utilisateurs  Fil RSS des commentaires
 

Evaluation utilisateurs

 

Aucun commentaire posté



mXcomment 1.0.8 © 2007-2019 - visualclinic.fr
License Creative Commons - Some rights reserved
< Précédent   Suivant >