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Opinion d’opinion d’opinion Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 19-12-2010 00:02

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Anarchie, Argent, Banques, Chaos, Communisme, Démocratie, Dictature, Église, Esprit, Inquisition, Justice, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Mots, Nature, Opinion, Paix, Paroles, Pouvoir, Prisons, République, Sagesse, Science, Supplices, Synarchie, Télépathie, Terreur, Tortures, Travail, Yôkai

 
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Opinion d’opinion d’opinion

Vous avez dit « objectif » ?
Vous avez dit « science » ?
 
 
 
Nous sommes, un peu, dans la cervelle d’Emmanuel Kant et de sa « raison pure », comme si une raison pouvait être pure. Là où Kant fait une grave erreur avec sa « raison pure », c’est le même problème que le ‘sujet-objet’ : dès que le philosophe parle ou écrit, il ne pense plus ‘il est pensé’  ! Nous sommes dans un monde à l’envers. Nous sommes passé d’un monde nouménal (c’est dans la tête) à un monde des cinq sens et du spatio-temporel : monde du phénoménal qui renforcera le libéralisme, l’égoïsme et l’ego et sa liberté de pensée, et la société de consommation et société du spectacle. Ce fut le passage de l’irrationnel vers le rationnel tueur. Dans l’enseignement 126 de Ramana Maharshi un participant se demande pourquoi le mental, la raison, en Occident, est considéré comme le plus haut principe, alors que les Orientaux pensent l’inverse. Ramana Maharshi répond qu’en sommeil profond nous existons au-delà du mental. R. Maharshi explique dans l’enseignement 392 comme Jean Coulonval dans Synthèse et Temps Nouveaux, que les philosophies compliquent les choses [ergoteries] au lieu de les clarifier et de révéler la Vérité. Ces philosophies créent la confusion là où la confusion n’a pas besoin d’exister. Ce n’est que le Soi, l’Instant, qui permet de comprendre toutes choses. Le Soi est évident. Pourquoi ne pas toujours demeurer dans le Soi ? Quel besoin y a-t-il d’expliquer le non-Soi ?... Pourquoi nommer, classifier, énumérer les fonctions, etc. ? N’est-il pas suffisant qu’un seul prana [énergie vitale, Souffle] fait tout le travail ?
 
Pour répondre indirectement à Kant, Ramana Maharshi parle ainsi de la « raison pure » et du sens du mot « élu » dans l’enseignement 594 :
Question : Dieu n’exerce-t-Il pas Sa volonté à travers certaines personnes élues ?
Maharshi : Dieu est en tous et œuvre à travers tous. Mais Sa présence se reconnaît mieux dans un mental purifié. Le mental pur reflète les actions de dieu plus clairement que le mental impure. Voilà pourquoi les gens disent qu’ils sont les élus de Dieu. Mais le véritable « élu » ne parle pas ainsi de lui-même. S’il pense être un intermédiaire, alors il est évident qu’il conserve encore son individualité [ego] et qu’il n’est pas totalement soumis à la volonté divine [les Essences].

En résumé : Dieu n’a pas besoin d’un intermédiaire. Occupez-vous de vos affaires et tout ira bien, explique encore dans ce même enseignement 594. Il exprime la même chose que Jean Coulonval quand celui-ci écrit qu’il ne veut-être soumis qu’aux Essences, ce qui signifie pour lui la LIBERTÉ.

En passant du nouménal au phénoménal nous croyons être passé de l’enfance à l’âge adulte, mais c’est en fait le contraire qui s’est produit : à savoir un retour à l’enfance sans enfance, une enfance vidé de ses rêves ; il n’y a qu’à voir ce qu’on a fait des fêtes de fin d’années...

Après la Renaissance et sa soi-disant libre pensée, après les killers Kant et autre killers ergoteurs du siècle des lumières, la pensée ne fut pas libérée mais CONDITIONNÉE. Par exemple, dans le mythe occidental de la raison, comme évoqué plus haut avec Ramana Maharshi, raison d’ailleurs élaborée avec les ergoteurs gréco-latins dont Aristote tenait une bonne place, donc mythe lui-même élaboré à partir d’éléments irrationnels multiples qui composent la trop célèbre logique avec ses « évidences » prenant valeur d’universalité et se bombardant du qualificatif de « science ». Cette raison, cette logique et ces « évidences » qui se veulent toutes des « principes d’intelligibilité », que finalement personne ne saurait expliquer ni définir de façon rationnel, et qu’à la limite les ergoteurs eux-mêmes s’en foutent ! C’est pourquoi le domaine de l’histoire n’est pas le domaine des faits, ni encore moins, celui des phénomènes, mais seulement celui de L’OPINION et d’une « re-composition ».

« Le ‘fait religieux’ et le ‘fait magique’ n’existent pas en tant que « phénomènes observables » car, dans les sciences humaines, l’observateur est lui-même engagé dans le système qu’il observe [problème du contenu et du contenant] et il y apporte tant d’éléments d’incertitudes que l’on ne saurait accorder quelques crédit à une méthode qui, prétendant décrire « objectivement » les faits historiques, prouve ainsi qu’elle méconnaît et la notion de fait et la notion d’objectivité », écrit superbement René Alleau dans Aspects de l’Alchimie traditionnelle. Comme l’écrit R. Alleau, toutes les sciences humaines sont subjectives, et donc sont des opinions, même les textes des Adeptes de l’Alchimie ; il s’agit donc d’en être profondément conscient.
David R. Olson dans son livre : L’univers de l’écrit, dit un peu la même chose que René Alleau, en résumé : une humiliation et une modestie sont nécessaire devant tous langages et signaux.

René Alleau parle aussi de l’Arbre de Vie qui, selon lui, est toujours lié au mythe archaïque de « monstres » ou de « puissances » qui interdisent l’accès de la réalité absolue aux non-élus ; ce qui n’explique pas la relation du mythe et du symbole ni l’aspect sacré qui en découle. Donc on ne pénètre pas la nature fonctionnelle essentielle de l’expression de l’Arbre de Vie. L’Arbre traduit en langage clair et actuel un langage étranger, obscure, ressenti pourtant comme évident par nombre de personnes et par toute une partie de notre être. La symbolique de l’Arbre de Vie substitue des données entre elles selon des « normes rationnelles » alors que cette substitution ne peut s’opérer réellement que selon des « normes irrationnelles » ou « SUR-RATIONNELLES » qu’elle affecte d’ignorer en tant que « normes » parce qu’elle ne saurait les concevoir. C’est exactement ce qu’écrit Pierre Lieutaghi dans La plante compagne : « Quand on sort de la rêverie du monde, l’analogie s’épuise ». Alors que dire sur la compréhension de la théorie quantique !

Qui dit rêverie du monde dit William Shakespeare (la Tempête) : « Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil ».
Comme déjà écrit précédemment, au Moyen-Age, qui prenait inconsciemment modèle sur l’Égypte ancienne, on considérait les textes, comme d’ailleurs les textes alchimiques, comme des gouffres dont on pouvait extraire un nombre indéfini de significations. Et c’est cela qui était merveilleux. L’être humain était enfant et savait le rester tout au long de sa vie. « L’homme joue autant que l’enfant et la différence des jouets, selon les âges, ne prouve en rien une différence de mentalité. Il est aussi difficile à un enfant de ne pas admirer la puissance d’un adulte qu’il l’est à un adulte de ne pas mépriser la faiblesse d’un enfant » écrit Alleau.

Le merveilleux chez celui qui est resté enfant c’est qu’il existe un nombre indéfini de possibilités dans les choses, il n’y a pas de barrière-prison. Par exemple un soldat de plomb, comme objet, pourra être nommé : canon, avion, sous-marin, char, et parfois soldat, selon les besoins du moment. Aux yeux d’un adulte enfermé dans sa raison, le soldat de plomb ne sera qu’un soldat de plomb, de la même façon que fonctionne le monde binaire de l’informatique : pas d’échappatoire possible, c’est oui ou non.
Les enfants se comprennent très facilement entre eux malgré ce que nous supposons de la « pauvreté » de leur vocabulaire, et leurs relations souffrent moins des équivoques du langage que celles des adultes.
Ainsi, les enfants sont libres et décident du sort du soldat de plomb. Ils peuvent décider de ce qu’une histoire signifie, plutôt qu’ils « ne décident de ce qu’il faut croire ou de ce que signifie l’histoire ». En quelques mots : ils se foutent d’une quelconque analyse d’adulte. Ce qui rejoint : un illettré peut raisonner superbement, alors qu’un bachelier être superbement creux.


Équivoque du langage
Équivoque : à double sens dit le dictionnaire Le Robert.

Exemple : trois canards et deux lapins.
Question : Y a-t-il plus de canards ou plus d’animaux ? Question piège, car qu’est-ce qu’un canard ?
Les enfants ont tendance à répondre qu’il y a plus de canards ; si on leur demande de répéter la question ils se trompent et parle de canards ET de lapins, ce qui n’est pas la formule de la question.

Chez des jeunes adultes l’équivoque se renforcera, en voici un exemple donné par David R. Olson que je résume :
Anniversaire d’un prince charmant, sa Mélusine doit sortir de la maison pour acheter un cadeau, mais elle le voit et ruse en disait qu’il n’y a plus de lait à la maison et qu’il faut qu’elle sorte et se rende chez l’épicier du coin.
1 - Mélusine achète du lait.
2 - Mélusine admet qu’elle va acheter du lait.
3 - Mélusine affirme qu’elle va effectuer son achat.
4 - Mélusine laisse entendre que...
Bien-sûr c’est la réponse 4 qui était la bonne mais la majorité a répondu le 3. En lisant les quatre propositions dans leur ensemble le 4 sautait aux yeux...

Autre équivoque
Cinq voitures sont dans des garages jouet et une est à l’extérieur.
Question : Toutes les voitures sont dans des garages ?
Réponse d’enfants : Non !
Les enfants ont-ils bien répondus et fait attention à la formulation de la question ?

David R. Olson explique que les enfants vers l’âge de 7 ou 8 ans distinguent ce que celui qui a parlé a dit de ce qu’il « aurait dû dire », de « ce qu’il a voulu dire » ou de ce « qu’il voulait ». Ouf ! Mais c’est exactement la subtilité envers le sens du soldat de plomb décrit plus haut.
Ainsi, non seulement les enfants de 7 ou 8 ans comprennent d’éventuelles contradictions entre les intentions de celui qui parle et la façon dont il s’exprime, mais ils comprennent aussi que les interprétations d’autrui peuvent diverger de leur propre interprétation d’un énoncé. Sommes-nous en présence d’un embryon de télépathie qui disparaîtra à l’âge adulte ??? Je suis persuadé que la télépathie se pratiquait naturellement au temps de l’Atlantide...
Donc l’enfant de l’âge mentionné distingue ce que veut dire une phrase ou à quoi elle se rapporte, ce qui veut dire celui qui parle ou de ce que comprend celui qui écoute.

Avec la télépathie il y a une grande différence entre ce qui est pensé et ce qui sort de la bouche ! Peut-être que tous nos langages actuels seront à revoir de A à Z avec la télépathie...

Selon quelques auteurs et chercheurs, les enfants sont plus sensible à ce qui a été dit (le mot à mot) lorsqu’ils sont confrontés au texte écrit. En être hypersensible, des enfants sont contents de dire que le narrateur « a dit » quelque chose lorsque ce quelque chose n’est que ce qu’il a eu l’intention de dire ; ils sont moins portés à le faire devant un texte, explique Olson en donnant citant le travail de G. Bonitatibus : What is said and what meant in referential communication (1988).
Olson nous dit que l’état mental intentionnel se développe chez l’enfant vers 4 à 5 ans. Les enfants commencent à comprendre que l’on peut croire vrai ce qui est faux, ils s’attribuent des pensées et acceptent que les autres aient les leurs. L’opinion prenait naissance ici aussi !

Autre équivoque par manque de précision.
La famille Sarko est allée à la plage. Brice a construit une prison de sable. Il y avait beaucoup de vagues ce jour-là. Sa prison de sable a été détruite. Son père l’a aidé à en construire une nouvelle.
On remarque tout de suite qu’il y a UN TROU entre ‘ce jour-là’ et ‘Sa prison de sable a été...’
On a demandé à des enfants si l’histoire ‘disait’ que les vagues avaient détruites la prison de sable ou s’ils se l’étaient imaginé. Seul les enfants de  9 ou 10 ans ont répondu correctement qu’ils se l’étaient imaginé (à cause du trou).

Autre équivoque... en forme d’ordre
Exemple donné par R. Olson : « J’entends parler » ou « Je vois du chewing-gum ». Ces expressions sont des ordres déguisés intimant l’ordre de cesser les bavardages et l’abandon de la rumination du chewing-gum.
Autre exemple : A qui est cette veste ? dit une mère à sa fille. La fille lui répond : Tu dois perdre la tête maman, tu ne te rappelles pas que tu me l’as achetée il y a un mois ? Bien-sûr la mère répond qu’elle voulait simplement dire à sa fille, de ranger sa veste dans le placard aux habits.


Loi des Croisements et Nouménal


Par rapport au monde nouménal et au merveilleux de tous les possibles d’avant la Renaissance, et au phénoménal matérialiste qui s’en est suivit, étrangement le merveilleux vient se retrouver dans la physique avec la science-fiction, mais surtout avec la notion d’espace-temps du monde spatio-temporel ou monde des accidents : dans le monde nouménal, le géocentrique prend figure de fixité, alors qu’avec le libéralisme du phénoménal, espace et temps ne sont plus des notions absolues, mais apparaissent différents selon la nature du mouvement de chacun !
Mais cela est faux et ne remonte pas au monde phénoménal, car les Alchimistes étaient parfaitement au « courant » de l’espace et du temps car ils parlent très souvent du « Temps philosophique » ou temps propre à chaque individu et à chaque système ou expérimentation : toute horloge « en mouvement » (ou système chronologique) par rapport à un autre (volatil par rapport à fixe) indique un rythme différent de l’écoulement du temps (temps philosophique). Donc les Alchimistes savaient cela DEPUIS LA NUIT DES TEMPS. Rien de nouveau sous le Soleil, il n’y a de nouveau que ce qui a été oublié ! Et ce qui a été oublié on appelle ça LES ESSENCES.
La prison actuelle, c’est la « vitesse de la lumière » ! Pourquoi faut-il qu’elle ait une vitesse ? Toujours est-il que nous nous sommes enfermés dans ce que nous considérons comme la constante et invariabilité de la vitesse de la lumière, ce qui marquera le coup d’arrêt de la physique newtonienne.
Avec la loi des Croisements vient le fait que toute la Matière est vibrations, et donc ondulatoire, ce qui est très bien représenté par l’ondulation de l’eau du N égyptien ancien.

Quand je répète ici et que d’autre répètent aussi comme Ramana maharshi, Jean Coulonval, etc. qu’il ne faut pas diviser mais voir l’ensemble, c’est ce que fait une lumière passant par une fente de droite et en même temps par la fente de gauche dans l’expérience (1801) de la double fente du physicien anglais Thomas Young, lumière qui donnera des interférences. Cette expérience montra que la lumière est « à la fois corpusculaire et ondulatoire ». Paradoxe comme : l’individu et le collectif ? la nation et le mondialisme ? Nous n’avons pas encore exploré toutes les possibilités indéfinies et non pas infinies entre ces deux contraires en restant dans notre monde du binaire.

Tu es le lecteur et non l’auteur de ta vie,
Et la fin de l’histoire te demeure inconnue.
M. Kouzmine (citation dans Rencontre à Venise dans : Diableries Moscovites, d’Alexandre Tchaïanov)

M. R. 
 
 
 
En rapport avec la TÉLÉPATHIE.
 
 
 
 
 
 

Dernière mise à jour : 19-12-2010 22:51

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