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OPINION Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 21-06-2008 17:56

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Argent, Dictature, Dieu, Dogme, Étiquette, étiquette, Inquisition, Jugement, Liberté, Liberté de pensée, Mensonges, Mondialisation, Opinion, Politique, Psychiatre, Religion, Vérité


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OPINION
 
 
La Culture ! Quelle glu pour les âmes !! (Jean Coulonval)
 
 
FAIRE LA PLUIE ET LE BEAU TEMPS
 
L'OPINION EST AVEUGLE
 
Qu’est-ce qu’une bonne pensée, une mauvaise pensée ?
Une bonne opinion, une mauvaise opinion ?
Un bon jugement, un mauvais jugement ?
 
Opiner du bonnet, branler du chef ! (faire valoir le mental)
 
C'est la différence d'opinion qui fait les courses de chevaux. (Mark Twain)
La propagande est à la démocratie ce que la violence est à la dictature. (Noam Chomsky)
Alors la démocratie est la dictature des imbéciles.
 
La franc-maçonnerie : le Grand Administrateur ou Architecte t'envoie à la gueule sa lumière ou OPINION.
 
« Les signes ne sont conçus comme arbitraires qu’au début de l’ère moderne, lorsque l’on considère que les mots ont une signification en référence aux idées et non directement aux choses. Le mot perd alors son lien direct avec la chose, il ne s’agit plus du « juste mot pour désigner chaque chose » : il la représente, il est mis pour la chose ». (David R. Olson, L’univers de l’écrit).
 
 
 
OPINION : dogme de la société occidentale issue de 1789 et du monde gréco-romain qui pousse à porter des jugements sur tout et n’importe quoi. La « théorie du genre » est une mode qui entre dans la tyrannie de l’opinion. « L’opinion prétend toujours se baser sur une logique. L’ennui, c’est que tout système logique, si correcte qu’il soit, part toujours de prémisses qui sont nécessairement, par définition, des postulats incontrôlables, adoptés pour le seul motif de la satisfaction de penchants sentimentaux fort obscurs. Ces prémisses prennent nécessairement valeur de dogmes, qu’on en soit conscient ou pas. Et ce dogmatisme est d’autant plus intraitable qu’il est plus inconscient, parce que tout danger de n’y plus croire crée la panique devant le vide, devant la possibilité de ne plus avoir de raison de vivre », écrit justement Jean Coulonval dans : Synthèse et Temps Nouveaux. CROIRE C’EST ACHETER UN DOGME.
 
ÉTIQUETTE. FINI / LIMITE / SYSTÈME.
Étiquette sociale : croyant, athée, républicain, royaliste, etc...
Système qui impose. Jugement collectif. “ Si tout le monde le dit, alors c’est vrai ”.
L’opinion est une croyance ou une conviction aveugle, qui peut être juste ou fausse, mais ne porte pas en elle-même ses critères de vérité ou d’erreur. Comment pourrait-on savoir qu’une opinion est « vraie », conforme à la vérité, sans posséder la vérité, c’est-à-dire la science (ce que PLATON APPELLE LA CONNAISSANCE INTUITIVE) ?
L’opinion se nourrit d’impressions toujours détruites et renouvelées au vent des événements, et ne trouve une certaine stabilité que dans la magie verbale, dans le formalisme verbal d’autant plus efficace qu’il utilise des mots inconsistants, dépourvus de signification précise comme : démocratie, liberté, égalité, fascisme, république, état, classe, etc.
Stabilité dans seulement la magie verbale. Et à force de répéter quelque chose, la persuasion ou la lassitude s'installe et on y adhère.
Il faut sortir du sentier battu. L’opinion n’est pas certitude.
Ce qui en décide c’est seulement le sentiment, l’affectivité, et c’est pourquoi elle est chose possédée.
 
 
En ce dogme de l'opinion érigé depuis la Révolution de 1789, il ressort actuellement trois mots/maux laveurs de cervelles, mais bénéfiques surtout pour les banquiers, les politiques passent ensuite :
- Valeurs, synonyme de profit et cupidité. Le sens premier de VALEUR est Va vers Leurre, aller vers le leurre, la tromperie, l’appât.
- Responsabilité, synonyme de profit et cupidité (règne des avocats et des banques aux États-Unis). Dans un hôpital, vous n'êtes plus un patient mais un usager ! Un usager de la République et qui paye ses impôts. C'est le moderne : « Majeur et vacciné ».
- Pédagogie : opinion ou art des personnalités politiques de faire prendre des vessies pour des lanternes. On sait aussi que le formatage se fabrique dans les écoles afin de modeler les esclaves pour les lobbys et la viande pour la guerre.
 
 
OPINION (selon le Littré) : Terme de logique. Croyance probable. La démonstration engendre la science, et l’argument probable engendre l’opinion. « Parmi les choses qu’on ne sait pas, il y en a qu’on croit sur le témoignage d’autrui, c’est ce qu’on appelle la FOI ; il y en a sur lesquelles on suspend son jugement, avant et après l’examen, c’est ce qui s’appelle le doute. Et quand dans le doute on penche d’un côté plutôt que d’un autre sans pourtant rien déterminer absolument, cela s’appelle OPINION ». (Bossuet).
L’opinion est une connaissance douteuse qui n’est pas sans apparence et sans fondement mais qui n’a point de certitude.
Opinion : Doctrine de politique ou de religion, parti. Les opinions des stoïciens, des académiciens. Les opinions des luthériens. Opinions philosophiques. Opinions religieuses. L'opinion légitimiste dominait en cette ville. L'opinion libérale. Les hommes de même opinion. « Avouez que les opinions ont plus causé de maux sur ce petit globe que la peste ou les tremblements de terre ». (Voltaire).
 
INTELLECT - MENTAL
Opinion - JUGEMENT : action de juger, opinion favorable (approbation), ou défavorable (critique ou réprobation) qu'on porte sur une chose ou une personne. Présomption : conjoncture ou opinion fondée sur des apparences ou des commencements de ‘preuves’.
- Sens du 14è siècle : Faculté de l'esprit permettant de bien juger de choses qui ne font pas l'objet d'une connaissance immédiate certaine, ni d'une démonstration rigoureuse ; l'exercice de cette faculté.
- Sens du 17è siècle : Décision mentale par laquelle le contenu d'une assertion est posé à titre de vérité (affirmation en forme de proposition).
- Relation entre deux choses : analyse, synthèse...
 
La Pensée (ou intuition spontanée) est de l’ordre de l’indifférencié continu, l’Opinion de l’ordre du discontinu sensible à partir duquel on tend, par un besoin naturel mais par une voie aberrante, non plus à atteindre le lieu spirituel d’une pensée continue, mais à la forger soi-même par syncrèse (coagulation), agglutination de conclusions tirées des expériences spatio-temporelles.

L’opinion prétend toujours se baser sur une logique. L’ennui, c’est que tout système logique, si correct qu’il soit, part toujours de prémisses qui sont nécessairement, par définition, des postulats incontrôlables, adoptés pour le seul motif de la satisfaction de penchants sentimentaux fort obscures. Ces prémisses prennent nécessairement valeur de dogme, qu’on en soit conscient ou pas. Et ce dogmatisme est d’autant plus intraitable qu’il est plus inconscient, parce que tout danger de n’y plus croire crée la panique devant le vide, devant la possibilité de ne plus avoir de raison de vivre.

Opinion lié à l’ego : certains veulent posséder le tout nouveau concept philosophique de l’opinion d’un individu, afin pour eux de s’assurer s’il concorde avec leurs idées personnelles. Ils se moquent de la nouvelle opinion, car son premier mérite est d’apporter une justification à leurs propres idées. Comme en publicité où on cible l’acheteur, si la nouvelle opinion du philosophiste leur convient et correspond à leur attente, ils « achètent ». Dans le cas contraire, cela va rejoindre cette citation : « Les Dieux étaient vénérés lorsqu’ils se montraient efficaces et méprisés lorsqu’ils ne l’étaient pas » (Hermès l’Égyptien, de Garth Fowden). Ce qui correspond au rejet du lancement de l’opinion du philosophiste si elle ne correspond pas à leur attente, ils rejetteront l’ouvrage comme si l’auteur leur avait fait une offense personnelle. Notre univers actuel depuis 1789 est basé sur le culte de l’opinion : la séduction, le prêt à l’emploi et prédigéré, donc le confort qui fait « moderne ».

Absence de liberté :
Chaque homme est dans sa façon de penser, de sentir, un résultat de la vie, de sa vie à lui (plus l’hérédité). Il est fabriqué, moulé dans un cadre sensible, social et temporel. Il est conditionné. Il n’est pas libre. Ce qu’il appelle liberté, ce n’est que le droit de rechercher les conditionnements qui l’arrangent le mieux, dont il jouit le plus, ce qui n’est pas possible sans contredire ce qui convient à l’autre. Résultat : de perpétuels conflits entre individus, classe ou nations.
L’opinion n’est jamais en sécurité, elle porte en elle l’angoisse de pouvoir être remise en question. Aussi est-elle toujours en position de défense, ou d’attaque. Aussi, l’opinion est sectaire, intolérante. Tout ce qui n’adhère pas à l’opinion, absolutisée collectivement sous le nom de « parti », est ennemi.
Politique : Tout opinion est de gauche à sa naissance, de droite et réactionnaire par rapport à celle qui la suit.

L’intellect qui rayonne à partir du Verbe ne connaît virtuellement aucune contrainte. Par contre, personne n’est plus sectaire qu’un libre penseur rationaliste qui ne connaît que l’opinion, parce que toute idée tenue pour « vérité », à tort ou à raison, constitue un dogme et en joue le rôle. Or, les opinions, si proches qu’elles soient, sont toujours contradictoires par quelque côté ; elles ne peuvent être tenues légitimement que pour des hypothèses de travail analytique de la pensée en vue de la synthèse, sans oublier pourtant que la synthèse n’est en aucune façon un jeu de puzzle qui consisterait à emboîter l’un dans l’autre tous les résultats analytiques. Et cette erreur conduit à la confusion du général et de l’universel. Le général est une opinion d’opinions, un centre de gravité des opinions particulières, et c’est ce centre qui prétend définir la majorité du corps électoral. Il tend à jouer le rôle de l’universel, à s’ériger en dogme oppresseur de la minorité. C’est pourquoi personne n’est plus dogmatique, plus sectaire qu’un libre penseur et que le principe républicain prend nécessairement à sa maturité la forme de la dictature et réclame la suppression morale ou métaphysique des minorités qui sont rejetés en enfer.

REJETER LES ISMES ou dictatures qui imposent à l’ensemble.
(Par exemple ce qu’on appelle actuellement “ la mondialisation ”)
À la tête des foules un âne suffit.

Nous ne possédons pas les essences (au sens matériel du mot), elles sont « nous », suprêmement personnelles et aussi suprêmement collectives, parce qu’elles sont les mêmes pour tous le monde (ce que Jung appel « inconscient collectif »). En elle est supprimé, transcendé le dilemme « individualisme-collectivisme ». En elles se résolvent tous les problèmes politiques, scientifiques, religieux. Par elles, nous pouvons espérer un temps où plus personne ne pourra dire : « C’est ma théorie scientifique, c’est mon parti en politique, c’est ma religion ». Alors, ce sera la « Paix », parce qu’on ne se battra plus pour des fantômes.

(Opinion, d’après Jean Coulonval (1). Extraits d’un projet de Glossaire, par M. Roudakoff).
 
Du mot Opinion découle Opinant, Opiner, Opiniâtre.
Selon le dictionnaire Furetière et le Robert :
- Opinant : celui qui donne son avis en une assemblée ou un groupe.
- Opiner : donner son suffrage, dire son avis en une élection, en une consultation de juges, d’avocats, de médecins. « Pour bien opiner, ce n’est pas assez de donner son avis, il faut l’appuyer de raisons ».
- Opiniâtre : celui qui est attaché à une opinion.
 
Du mot Opinion découle Subjectivité, Introspection.
- Subjectivité : mot datant de 1801, "caractère" de ce qui appartient au sujet (à l'individu).
- Introspection : mot d'origine anglais, du latin introspicere, daté de 1838 : observation d'une "consciences" individuelle par elle-même. Autrement dit : le mental bouclant sur lui-même (la prison).
 
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La démocratie dans son sens originel (gouvernement directe par le peuple) évoluant vers une variation se transforme en THÉME : le gouvernement représentatif (issu des révolutions anglaise, américaine et française avec 1789, et donc d’influence franc-maçonnique).

De cette forme de gouvernement représentatif actuel, adoptée par nombre de pays sur cette planète, il se dégage quatre principes dont le dogme de l'OPINION.
1 - Les gouvernements sont désignés par élection à intervalles réguliers.
2 - Les gouvernements conservent, dans leurs décisions, une certaine indépendance vis-à-vis des volontés des électeurs.
3 - OPINION : les gouvernés peuvent exprimer leurs opinions et leurs volontés politiques sans que celles-ci soient soumises au contrôle des gouvernants.
4 - OPINION : les décisions publiques sont soumises à l'épreuve de la DISCUSSION.
L'ÉLECTION constitue l'institution centrale du gouvernement représentatif.
La cause de la mutation de la démocratie en un gouvernement représentatif provient selon moi, de l'époque de la Renaissance et de l'invention de l'imprimerie. Depuis cette époque, nous sommes passés d’une observation directe puis d’une pensée sur les choses, qui perdura de longs siècles en se transmettant de générations en générations, à une pensée sur les REPRÉSENTATIONS DES CHOSES, c’est-à-dire à une pensée sur la pensée. Notre conception moderne du monde et de nous-même est un sous-produit de « l’invention du monde sur le papier » (et maintenant dans le virtuel de l’informatique et des médias).

« Les signes sont devenu arbitraire au début de l’ère moderne (la Renaissance), lorsque l’on considéra que les mots ont une signification en référence aux idées et non directement aux choses. Le mots perd alors son lien directe avec la chose, il ne s’agir plus du « juste mot pour désigner chaque chose » : il la représente, il et mis pour la chose. La tentation de croire en la magie du mot s’en trouve d’autant plus affaiblie ; il s’agit d’une simple CONVENTION. Mais en distinguant le signe de l’idée, la voie est ouverte au problème de la justesse, de la vérité et du caractère de la représentation ». (L’univers de l’écrit, de David R. Olson)
Ma conclusion est que le gouvernement représentatif est un FAUX symbolisant bien notre époque, où dans notre civilisation tout est en train de devenir FAUX, notamment virtuel et artificiel, et donc nous avons une société conventionnelle et robotisée.
 
L'OPINION dans un gouvernement représentatif, c'est le droit des gouvernés de former et d'exprimer à tout moment leurs opinions politiques en dehors du contrôle des gouvernants. Ce système est établi d'emblée aux États-Unis, plus progressivement en Angleterre, et plus lentement en France. Mais si les gouvernants décident en secret, les gouvernés n'ont plus le moyen de se forger leur opinion en matière politique ; et c'est ce qui s'est passé avec le dogme communiste : les communistes faisaient faire des soudages d'opinion en prenant conseil auprès d'experts occidentaux ; et les résultats n'étaient pas publiés ! C'est le système des tyrans.
Après la révolution de 1789, il ne fait pas de doute que le dogme de l'opinion s'est établi dans le sillage de la liberté religieuse.

Article XI (Déclaration des Droits de l'Homme modèle 1789).
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi. (C'était surtout l'établissement de la liberté des bourgeois demandant la liberté ÉCONOMIQUE).

La liberté d'opinion symbolise la pseudo-démocratie du gouvernement représentatif, et le plus grave est que les représentants du gouvernement ne sont pas tenus de mettre en œuvre la « volonté du peuple », mais ils ne peuvent l'ignorer, on appelle ça : « Porter connaissance »...
L'opinion est né de la démocratie directe avec la naissance des sondages d'opinion, qui permettaient déjà de connaître ce que voulait le peuple. Les adversaires des sondages criaient déjà à la manipulation d'opinions.
Le régime du gouvernement représentatif, comme son nom l'indique : ses représentants qui ne pourront jamais dire avec une confiance totale : « Nous le peuple ! ». Il y a donc CONVENTION, compromis, entente, pacte, etc., bien dans la lignée de « la pensée sur la pensée »...
 
« La ruine de l’humanité actuelle sera provoquée par le manque de moralité. La race lémurienne a péri par le feu, la race atlantéenne par l’eau ; la notre périra par la guerre de tous contre tous, par le MAL, par la lutte des hommes entre eux. Les hommes s’anéantiront eux-mêmes dans la lutte des uns contre les autres. Cette guerre se déchaînera de la façon la plus terrible et cela constituera la raison de l’anéantissement de notre humanité ». (D'après Rudolf Steiner).
 
 
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Opinion chez Djalâl-od-Dîn Rûmî :

« Le philosophe, avec ses pensées et opinions (vaines), devient incroyant : ordonne-lui d’aller se fracasser la tête contre ce mur !
La parole de l’eau, la parole de la terre et la parole de la boue sont perçues par les sens des mystiques.
Le philosophe qui ne croit pas au pilier qui gémissait est étranger aux perceptions des saints ».
(Versets 3279-3280 du Mathnawî, Livre premier)
 
 
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Opinion, chez Jean Renoir :

Octave : « Dis donc vieux, j’ai envie de foutte le camp.
J'ai envie de, de disparaître dans un trou. Tu comprends,
sur cette terre : y a une chose effroyable :
c’est que tout le monde a ses raisons... »
(Film de Jean Renoir : La Règle du Jeu)
 
 
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Opinion dans l'Enseignement d'Aménemopé, troisième chapitre (V, 9-19)

N'engage pas une discussion avec celui dont les propos sont enflammés [propos chauds]
Ni ne l'agresse verbalement.
Temporise face à un adversaire, fait le gros dos [courbe-toi] devant un opposant.
Demeure sans réaction devant une parole.
Une tempête quand elle se lève comme le feu dans la paille,
Tel est le bouillant à son heure.
Bats en retraite devant lui, laisse-le à lui-même.
Dieu saura lui répondre.
Si tu passes ton temps avec ceci à l'esprit,
Tes enfants le prendront en considération.
 

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 - Midi à sa fenêtre
Dans notre société ou tout s’accélère en quantité et en vitesse phénoménales, il devient difficile de « se faire son opinion » ; mais il y a plus de 2000 ans, se faire son opinion n’était pas chose facile non plus, en voici une modeste preuve dans le texte ci-dessous.

Sous le ciel, vrai et faux
Ne sont jamais déterminés une fois pour toutes.
De par le monde, chacun décrète vrai ce qu’il tient pour vrai
Et faux ce qu’il tient pour faux.
Ce qui est appelé vrai et faux est différent pour chacun ;
Et tous, sûrs d’être dans le vrai, de réfuter les autres.

On peut donc en inférer que
Ce que j’agrée en mon fort intérieur
L’est avant même d’avoir été trouvé vrai
Et que ce qui rebute mon cœur
Le fait avant même d’avoir été trouvé faux.

La recherche du vrai
N’est donc pas recherche des principes naturels du Tao
Mais recherche de ce qui m’agrée en mon for intérieur,
Et rejeter le faux
N’est pas empêcher le mal de se propager,
Mais rejeter ce qui rebute le cœur.

Ce qui me rebute,
Est-ce pour autant que d’autres ne l’agréent pas ;
Et ce qui m’agrée à moi,
Peut être tenu, communément, pour faux.

Le caractère vrai inhérent à la vérité Suprême
Fait qu’elle n’a rien de faux ;
Et le caractère faux inhérent à la fausseté Suprême
Fait qu’elle n’a rien de vrai :
C’est là le vrai et le faux authentique.

Si donc ce qui est vrai pour les uns est faux pour les autres
Et que ce qui est faux pour les premiers est vrai pour les seconds,
On dira que c’est vrai d’un côté et faux de l’autre.
Cela c’est le vrai et le faux pour un recoin de l’Univers.
à un autre niveau, il y a le vrai et le faux
Pour l’immensité des Espaces et des Temps.

Nous avons tendance à choisir ce que nous jugeons vrai
Pour nous y tenir,
Ou bien à prendre ce que nous jugeons faux
Pour le rejeter.
Mais nous ignorons ce que notre siècle appelle vrai et faux
Comment savoir qui est dans le vrai, qui est dans le faux.
 
(Les grands traités du Huainan zi, époque des Han, 206 av. J.C. - 220 ap. J.C.)

Dans le même pays que le Taoïsme des Han, voici quelques mots sur l'éloge de l'inutilité, j'écris bien inutilité.
Et c'est naturel, puisque le vide est essentiel, donc comme Tchouang-tseu, on peut écrire en proclamant la valeur de l'inutilité. Par exemple, un arbre n'a de chance de grandir et de devenir vénérable que si son bois ne vaut rien aux yeux du charpentier, du fabricant de meubles ou de pâte à papier. Ainsi, tous les hommes savent l'avantage d'être utile, surtout à nos époque de mercantilisme, mais la plupart des hommes ignorent l'avantage d'être inutile. (D'après le chapitre 4 : Le Monde des Hommes, de l'œuvre complète de Tchouang-tseu). Mais l'inutilité ici correspond à l'absolu, à une obscurité source de lumière. Dans le même paysage, l'heure n'existera que s'il y a quelqu'un pour observer l'ombre d'une aiguille sur un cadran solaire, ou le flux de grains dans un sablier.

 
Opinion chez Tchouang-tseu.

Ye k'iue demanda à Wang Yi : « Connaissez-vous une vérité unanimement admise par tous les êtres ?
- Comment pourrais-je la connaître ? répondit Wang Yi.
- Connaissez-vous que vous ne la connaissez pas ? demanda Ye k’iue.
- Comment le pourrais-je ? répondit-il.
- Alors les êtres ne connaissent rien ? demanda Ye k’iue.
Comment le saurais-je ? reprit Wang Yi. Pourtant je tâche de vous exposer mon opinion. Comment peut-on savoir si ce que j’appelle « connaître » n’est pas « ne pas connaître » ?
« Ainsi par exemple, un homme couché dans la boue y attrapera un mal de rein mortel, mais en sera-t-il de même pour une anguille ? Un homme juché sur un arbre tremblera de frayeur mais un singe en fera-t-il autant ? Lequel de ces trois connaît la demeure idéale ?...
(Chapitre 2 : La réduction ontologique, de l'œuvre complète de Tchouang-tseu)
 
Qui peut avoir une vision durable de l'univers changeant sans cesse, sinon celui dont les paroles varient quotidiennement, conformément à la loi naturelle ? (Tchouang-tseu, chapitre 27, Les paroles révélatrices). Tchouang-tseu veut dire que, comme tout bouge tout le temps, on doit s'adapter aux circonstances. Une vérité est possible à un moment donné, et impossible à un autre.
 
Influence
Celui qui ne voit pas lui-même mais voit l'autre, qui ne comprend pas lui-même mais comprend l'autre, celui-là possède les qualités d'un autre et perd les siennes propres. Ainsi il réalise l'idéal d'un autre et abandonne donc le sien propre. (Tchouang-tseu, chapitre 8, Pieds Palmés).

Le monde apprécie les mots et les transmet par les livres. Bien que tout le monde estime les livres, je les trouve indignes d’estime, car ce qu’on y estime ne me paraît pas estimable. De même que ce qui peut être vu ce sont les formes et les couleurs, ce qui peut être entendu ce sont les noms et les phonèmes. Hélas ! tout le monde considère que les formes et les couleurs, les noms et les phonèmes représentent la réalité des choses et cela n’est pas vrai. C’est en ce sens que « qui sait ne parle pas, qui parle ne sait pas ». Mais comment le monde s’en rendrait-il compte ?
......
Ce que les Anciens n’ont pu transmettre est bien mort et les livres que vous lisez ne sont que leur lie. (Tchouang-tseu, chapitre La Voie du Ciel)

Cette dernière phrase de Tchouang-tseu est terrible, car elle va dans le sens de ce qu’on appelle OPINION, qui est source de guerres perpétuelles. Et cette phrase a certainement été écrite à une époque où une forme d’imprimerie existait...

Tchouang-tseu déclara à Houei-tseu qu'en soixante années de vie, Confucius changea soixante fois d'opinion et que ce qu'il avait affirmé au début, il avait fini par le nier. Qui sait si la vérité pour un homme de soixante ans ne se présente pas très exactement comme ce qui fut pour lui une erreur pendant cinquante-neuf ans ? (Tchouang-tseu, chapitre 27, Les paroles révélatrices).
 
 
Opinion chez Lao-tseu.

Tout le monde dit que ma vérité est grande
et ne ressemble à aucune autre.
C'est parce qu'elle est grande,
qu'elle ne ressemble à aucune autre,
car si elle s'était mise à ressembler à quelque autre,
il y  a longtemps qu'elle serait petite.
(Tao-Tö King, début du Verset 67)

Moi seul, je diffère des autres hommes
parce que je tiens à téter ma Mère.
(Tao-Tö King, fin du Verset 20).
Ici Lao-tseu se libère de l'opinion.
 
 
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Ne confier ses idées qu’a un second soi-même (Jabir Ibn Hayyan). Ou à quelqu’un avec qui l’on a des affinités. Sinon l’autre vous prendra pour un Fou ! ou il ne comprendra pas.
 
 
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Opinion chez Ramana Maharshi

L'existence d'Ishvara [Dieu] découle de notre conception d'Ishvara.  Cherchons d'abord à savoir qui le conçoit. Tout concept dépend de celui qui le conçoit. Découvrez qui vous êtes et tous les autres problèmes se résoudront d'eux-mêmes. (Ramana Maharshi, fin de enseignement 308, du 31 décembre 1936).

Il n'y a pas de limite aux polémiques. Écoutez, ils disent que le mahâvâkya "tat tvam asi" est commun ; que le mahâvâkya de cinq mots tat tvam asi ati nijam [Tu es Cela est la plus grande vérité] est le mahâvâkya le plus secret de tous, enseigné par Dakshinâmûrti dans le Silence ; pour chacun des cinq mots ils nomment un état différent... (Ramana Maharshi, extrait de l'enseignement 332, du 18 janvier 1937)

Question : S'il est question de faire quelque chose que l'on considère être mal, mais qu'en le faisant on sauve autrui d'un grand malheur, doit-on agir ou s'abstenir ?
Maharshi : Qu'est-ce qui est bien et qu'est-ce qui est mal ? Il n'y a pas de critère qui permette de juger si une chose est bonne et une autre mauvaise. Les opinions diffèrent selon la nature de l'individu et selon son environnement. Ce sont encore des idées et rien de plus. Ne vous tracassez pas à leur sujet. Débarrassez-vous plutôt des pensées. Si vous demeurez toujours dans le bien, alors le bien régnera dans le monde.
(Ramana Maharshi, extrait de l'enseignement 453, du 8 février 1938)
 
Encore une fois : le monde vient-il vous demander : « Pourquoi est-ce que j’existe ? Comment ai-je été créé ? » C’est vous qui posez cette question. Celui qui pose la question doit établir la relation entre le monde et lui-même. Il doit admettre que le monde est le fruit de sa propre imagination. Qui imagine tout cela ? Qu’il trouve le ‘je’ et ensuite le Soi. (Ramana Maharshi, extrait de l’enseignement 455, du 10 février 1938)
 
 
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L’opinion selon Villiers de L’Isle-Adam

Pascal nous dit qu’au point de vue des faits, le Bien et le Mal sont une question de « latitude ». En effet, tel acte humain s’appelle crime, ici, bonne action, là-bas, et réciproquement. Ainsi, en Europe, l’on chérit, généralement, ses vieux parents ; en certaines tribus de l’Amérique on leur persuade de monter sur un arbre, puis on secoue cet arbre. S’ils tombent, le devoir sacré de tout bon fils est, comme autrefois chez les Messéniens, de les assommer sur-le-champs à grands coups de tomahawk, pour leur épargner les soucis de la décrépitude. S’ils trouvent la force de se cramponner à quelque branches, c’est qu’alors ils sont encore bons à la chasse ou à la pêche, et alors on sursoit à leur immolation. Autre exemple : chez les peuples du Nord, on aime à boire le vin, flot rayonnant où dort le cher Soleil. Notre religion nationale nous avertit même que « le bon vin réjouit le cœur ». Chez le mahométan voisin, au Sud, le fait est regardé comme un grave délit. A Sparte, le vol était pratiqué et honoré : c’était une institution hiératique, un complément indispensable à l’éducation de tout Lacédémonien sérieux. De là, sans doute, les grecs.
Le fond mystérieux qui gît au fond de cet immense malentendu est cette nécessité native où se trouve l’Homme de se créer des distinctions et des scrupules, de s’interdire telle action plutôt que telle autre, selon que le vent de son pays lui aura soufflé celle-ci ou celle-là : l’on dirait, enfin, que l’Humanité tout entière a oublié et cherche à se rappeler, à tâtons, on ne sait quelle Loi perdue. (Début des Demoiselles de Bienfilatre, du livre de Villiers de L’Isle-Adam : les Contes Cruels, Librairie José Corti, Paris 1969)
 
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L’opinion est langage, et donc prison, car les mots/maux enferment : Pris au Nier. Prisonnier des syllabes et des mots et des formes-prisons. Pris au nier, dans le sens de 1450 : nier Dieu, ou la Lumière. Ainsi il n’y a de véritable, de Lumière que du Tout, et le Tout on ne le possède pas, on est dedans. C’est comme parler de la Nature comme si elle était séparé des humains, du genre : tu aimes la nature. Non, nous sommes la Nature et par la force des choses on ne peut que l’aimer ! sinon, on ne s’aime pas, et alors tous les dangers peuvent survenir. Dans le Tout il y a fusion du sujet et de l’objet dans la pure contemplation par-delà les mots/maux en échappant ainsi aux coagulations ou manque de fluidité ou manque de transparence du sensible mental et du sensible physique que sont les opinions.
Toute opinion est close sur elle-même, imperméable à ce qui n’est pas elle : pris au nier, donc la prison pour l’esprit. Hélas chacun aime sa prison, sa petite vérité personnelle, bien à soi. C’est une prison-sécurité quand on a peur des grands espaces, peur du vide surtout. Il ne peut y avoir qu’une Vérité, qui n’a rien à voir avec l’addition de multiples et infinies vérités partielles.
 
Vérité = vers I.T : en route vers le I du point c’est Tout, et vers le T, de l’Arrivée... à bon port, ou incarnation ou coagulation. Vérité est unité, alors que Analyse est duelle, car découlant du mental et ne permettant pas ainsi d’atteindre cette Vérité.
 
Avec tous les moyens technologiques situés dans les années 2000, il devient difficile de se faire sa propre opinion, et comme tout est lié, qu’est ce que la liberté ? :
- Le moule de l’héritage familial, éducatif, social fait un parfait conditionnement de l’individu. Il n’est pas libre. Si certains se disent libre, de quelle liberté il s’agit ? Car cela ne peut être la recherche de conditionnements qui arrangent le mieux l’individu, dont il jouit le plus, ce qui n’est pas possible sans contredire ce qui convient à l’autre...
Par exemple, l’État marxiste idéal est la dictature d’un seul qui « dit » la « vérité » du jour et ce que sera celle du lendemain, qui décide du dogme à tout instant remis en question. C’est Sisyphe qui pousse son rocher. C’est un Pape et une église à l’envers, en creux. (Réflexions toujours tirées du livre Synthèse et Temps Nouveaux, de Jean Coulonval).

Il y en a encore qui considèrent l’être humain comme une mécanique, à l’instar du chirurgien qui « ne voit pas d’âme » dans le paquet de chaire/chair qu’il ouvre, à l’instar de :
- Nous allons vous presser jusqu’à ce que vous soyez vide, puis nous vous emplirons de nous-mêmes. (George Orwell, 1984, traduction d’Amélie Audiberti)

- À l’instar de Gurdjieff qui ne voyait qu’une mécanique ou une machine en l’être humain.

Il faut revoir tout ça qui semble bien archaïque et dérisoire, même si trop de personnes ont souffert des agissements du « psychiatre » imbécile et criminel D. Ewen Cameron, qui alla jusqu’à faire injecter du curare dans le corps de ses cobayes comme une camisole physique, en plus de la camisole neurologique du cocktail des tranquillisants insufflé chez ces malheureux. Des imbécillités criminels et inutiles, car le cerveau n’ai pas simplement situé sous une boîte crânienne, mais partout... et en dehors du corps de la personne. L’homme habite simplement un corps, ça semble évident quand on lit des ouvrages anciens écrits par des Philosophes ou Adeptes ou Alchimistes, et je ne parle pas de religion.
Le cas de Ewen Cameron, et de celui de la CIA qui s’est inspirée de ces travaux pour peaufiner des interrogatoires d’opposants dignes, et même pires, que ceux de l’Inquisition, reflètent bien une société matérialiste à fond la caisse et extraordinairement illustré par la pyramide et l’œil en son sommet sur le fameux billet de un dollar. C’est le serpent qui se mord la queue ce billet, ou le ver dans la pomme...
Le cas de Ewen Cameron me rappel ce psychiatre qui me disait : Monsieur je ne soigne pas l’âme ! Si c’est pas matérialiste ça...

TOUT EST LIÉ, donc logiquement la conscience n’est pas le produit du cerveau. Nous sommes né sur une planète appelée TERRE, et donc elle aussi est une partie de notre conscience, une partie de notre cerveau. La conscience est partout. Des cardiologues, biologistes, neurologues le démontrent.

Voir une page sur le sujet de l'habitation d'un corps.
 
M. Roudakoff
 
 
anipucsac1.gifVoir aussi la page sur l’Opinion et le Réel.
et la page JUGEMENT.
 
 
 
Note.
1. Jean Coulonval a échappé en grande partie au conditionnement dont nous sommes tous issue. J’ai moi aussi échappé en partie à ce conditionnement à ma façon.
Jean Coulonval : « A l’école, à cause de ma petite taille et de mon air minable, j’ai subit toutes sortes de brimades. Le résultat, c’est que je ne me suis jamais intégré à aucun groupe social. Dès mon enfance j’ai vécu le social, le religieux comme un spectacle, exclu de la scène. J’étais vacciné contre l’hypnose, l’emprise psychologique des groupes et des foules ».
 
 

Dernière mise à jour : 06-07-2014 13:55

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