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Croire pour voir ou voir pour croire Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 01-10-2011 01:53

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Amour, Anarchie, Argent, Balalaïka, Banques, Chaos, Communisme, Chronologie, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Église, Esprit, Europe, Goulag, Homéopathie, Inquisition, Justice, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Maffia, Médecine, Monarchie, Mondialisme, Mort, Nature, Opinion, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Religions, République, Révolution, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Supplices, Synarchie, Tao, Télépathie, Temps, Terreur, Yokaï

 
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Croire pour voir ou voir pour croire

L’échelle crée le phénomène
 
 
 
Voir aussi la page Échelle - Référence
 
 
LA CHUTE

La plupart des mythes présentent l’Homme primordial jouissant d’une béatitude, d’une spontanéité et d’une liberté qu’il a dramatiquement perdues à la suite d’une chute, c’est-à-dire à la suite de l’événement mythique qui a provoqué la rupture entre le Ciel et la Terre. En ce temps là les dieux descendaient sur la Terre et faisaient bon ménage avec les humains. De leur côté, les humains pouvaient monter au Ciel en escaladant une montagne, un arbre, une liane, une échelle, ou encore en se laissant porter par les oiseaux (vaisseaux). Les humains de ce temps là ne connaissaient pas la mort ; ils comprenaient le langage des animaux (Télépathie vraie) et vivaient en paix avec eux. Ils ne travaillaient pas et trouvaient à la portée de la main une nourriture abondante (Horticulture fruits et légumes).
Il y eut bien échange avec les dieux, car l’un d’eux très artiste se reposa au bout de son labeur de création, et délégua aux humains le soin de continuer cette création (le septième jour), mais les humains ne respectèrent pas la notice et inversèrent l’ordre des lois cosmiques et montèrent leurs sociétés n’importe comment.
Voilà la réalité. Ce qui se passe maintenant et depuis la Chute est un fonctionnement à l’envers. Nous marchons sur la tête car nous avons jeté la notice de la création du septième jour, tombant ainsi dans le matérialisme.

La réparation de la Chute est en nous tous. Mircea Eliade relève dans : Mythes rêves et mystères, qu’il existe un fait étrange et constant, à savoir que celui qui nous révèle le sens de notre mystérieux voyage intérieur doit être lui-même un étranger, d’une autre croyance et d’une autre race. Voir notamment le rapport entre Nicolas Flamel et Saint Jacques de Compostelle (le compost ou composé). Cependant, comme le dit Ramana Maharshi, aucune aide n’est nécessaire pour connaître son propre Soi, c’est-à-dire pour être conscient.
 
 
« Un rêve est une réalité parce qu’il n’appartient pas à la catégorie des impossibilités. Le rêve est réel pendant le temps qu’il dure. Mais quand le rêveur s’éveille à la réalité de l’état de veille, alors le rêve semble irréel. Un objet qui est vu à distance peut apparaître comme une petite tache et non pas comme il est réellement. L’objet peut être un animal, mais s’il est très loin, l’observateur le voit comme une petite tache, et ce qu’il voit est pour lui la réalité à ce moment là [son point de vue]. Cependant aucune de ces choses n’est pleinement réelle ; elles sont réelles seulement jusqu’à un certain point ; elles sont contredites ensuite, comme la réalité du rêve est contredite par la réalité de la conscience de veille et comme l’image perçue d’un objet éloigné est contredite par sa véritable forme quand il est vu de près.
La plupart de nos valeurs, pas seulement les objets que nous voyons, sont de même réelles jusqu’à un certain point. Nous pouvons examiner ceci pour nous-mêmes. (On pourrait répéter que nous devons commencer par sonder la nature de la réalité de ce qui est dans le champ de notre expérience quotidienne, et non pas nous perdre dans la métaphysique complexe de ce qui se trouve dans les livres). Si nous examinons nos valeurs, nous pouvons voir qu’elles sont de la même nature que les objets éloignés ou les rêves, c’est-à-dire qu’elles sont réelles jusqu’à ce que leur réalité [échelle] soit réfutée. Par exemple, quand nous cherchons à obtenir certains plaisirs, quand nous luttons pour la valeur appelée richesse, ces choses semblent extrêmement réelles, de sorte que rien d’autre ne compte à ce moment là. Mais lorsqu’un malheur arrive, lorsque se produit une catastrophe, ces choses apparaissent irréelles ».
Plotin, mystique grec disait :
Ceux qui méprisent ce qui est directement apparenté au monde spirituel prouvent qu’ils ne connaissent rien du monde spirituel, si ce n’est de nom.
(Extrait d’un texte de Radha Burnier)

Mircea Eliade écrit dans : Mythes, rêves et mystères : C’est que la perspective adoptée dans l’observation d’un phénomène joue un rôle considérable dans la constitution de ce phénomène même. C’est l’échelle qui crée le phénomène, affirme un principe de la science moderne. L’échelle, c’est-à-dire la perspective. Henri Poincaré se demandait : « un naturaliste qui n’aurait jamais étudié l’éléphant qu’au microscope croirait-il connaître suffisamment cet animal ? »

L’échelle, que l’on retrouve dans une gravure alchimique (Mutus Liber), marque le RETOUR AU CENTRUM CENTRI, à l’Éden, à l’origine, au Soi : « Je suis ce JE SUIS », ou Homme primordial ou Homme véritable. La phase essentielle alchimique étant la PUTRÉFACTION ou Œuvre au Noire, le retour à la Matrice, à la Mère, à la dissolution précédant une nouvelle naissance. On rejoint MAÂT, le vol et la plume : rupture effectuée dans l’univers de l’expérience quotidienne, avec à la fois la transcendance de la liberté qu’on obtient par le vol (abolition de la pesanteur).

Mircea Eliade écrit une chose fondamentale : « Toute une littérature a été consacrée dans l’Inde à expliciter ce rapport paradoxal entre « l’inconscient » par excellence - qui est la Matière - et le « conscient » pur, l’Esprit, qui est par son propre mode d’être atemporel, libre, non impliqué dans le devenir. Et l’un des résultats les plus inattendus de cet effort philosophique a été justement de constater que, dynamisé par une sorte « d’instinct téléologique », l’Inconscient imite le comportement de l’Esprit ; que l’Inconscient se comporte de telle manière que son activité semble préfigurer le mode d’être de l’Esprit ».
...
« Les image du vol et de l’ascension, si fréquentes dans les univers oniriques et imaginaires, ne deviennent parfaitement intelligibles que sur le plan de la mystique et de la métaphysique, où elles expriment clairement les idées de liberté et de transcendance. Mais, à tous les autres niveaux, « inférieurs », de la vie psychique, ces images signifient toujours des processus homologables, dans leur finalité, à des actes de « liberté » et de « transcendance ».

Dans l’idée d’échelle et d’échelons se retrouve l’ESCALIER.
Il est le symbole du passage d’un mode d’être à un autre. Qui dit échelle, dit ascension et ESCALADE, avec un sentiment à la fois de fatigue et de joie, d’attirance et de répulsion. Alors l’escalade symbolise à la fois la sacralité, et la rupture de niveau par excellence, donc la mort. Mircea Eliade dit que le verbe mourir s’exprime en assyrien par « s’accrocher à la Montagne », et en égyptien « s’accrocher » est un euphémisme pour mourir. Rappel : les Anciens Égyptiens étaient les champions des euphémismes ! Bien-sûr, quel plaisir que d’employer un « mot-nuage » pour atténuer une expression trop directe.

L’ascension évoque bien-sûr la déesse égyptienne MAÂT : « Tout un ensemble de symboles et de significations ayant trait à la vie spirituelle, et surtout aux pouvoirs de l’intelligence, est solidaire des images du « vol » et des « ailes ».  Le « vol » traduit l’intelligence, la compréhension des choses secrètes ou des vérités métaphysiques », écrit Mircea Eliade.


Ramana Maharshi parle de l’état de rêve.

Les perceptions participent de l’état dans lequel on se trouve [échelle, degré], quel que soit cet état. L’explication en est que dans l’état de veille, le corps grossier perçoit les noms et les formes aux aussi grossiers ; dans l’état de rêve, le corps mental perçoit les créations mentales sous leurs multiples noms et formes ; dans l’état de sommeil profond, il n’y a plus d’identification avec le corps et donc pas de perceptions ; de même, dans l’état transcendantal, l’identité avec le brahman [Être suprême, Absolu] met l’homme en harmonie avec toutes choses, et il n’y a rien qui soit séparé du Soi. (Entretient 2, du 15 mai 1935).

Autre entretient expliquant l’état de rêve.
C’est comme l’homme qui cherche à satisfaire ses désirs dans le rêve par les créations du rêve. Il y a des objets dans le rêve, il y a des désirs et il y a la satisfaction des désirs. La création du rêve a autant d’utilité que le monde de la veille et cependant le rêve n’est pas considéré comme réel.
Nous voyons donc que chacun de ces exemples sert un objectif différent dans l’établissement des étapes de l’irréalité. Finalement le sage déclare que le monde de l’état de veille est tout aussi irréel dans l’état réalisé que le monde du rêve dans l’état de veille.
Chacun de ces exemples doit être compris dans son contexte propre et ne pas être considéré comme une généralité. Ils sont les maillons d’une chaîne [Yin et Yang et loi des Croisements]. Leur but commun est de diriger le mental du chercheur vers l’unique Réalité, sous-jacente à tout.
(D’après l’enseignement 399, du 15 avril 1937).


[En haut de page, aquarelle d’après Serge Poliakoff]



Présentation de quelques peintures de Serge Poliakoff
 
 
 
 
 
Puisque Serge Poliakoff jouait de la Balalaïka, voici une vidéo montrant ce superbe instrument russe, avec un soliste virtuose. Cet instrument est relativement facile à jouer, mais c’est une autre histoire pour en être un virtuose.
 
 
 
 

Dernière mise à jour : 01-10-2011 02:35

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