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Instant contre Peur Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 10-11-2011 01:36

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Amour, Anarchie, Argent, Banques, Chaos, Communisme, Chronologie, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Église, Esprit, Europe, Goulag, Homéopathie, Inquisition, Justice, Labyrinthe, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Maffia, Médecine, Monarchie, Mondialisme, Mort, Nature, Opinion, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Religions, République, Révolution, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Supplices, Synarchie, Tao, Télépathie, Temps, Terreur, Yokaï

 
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Instant contre Peur
ou
Peur contre Instant
 
 
 
Qui n’a jamais sursauté, de peur, parce que surpris par quelque chose qu’il n’attendait pas ? Parce qu’il était plongé dans son imagination ou sa routine du quotidien, et donc n’était pas DANS L’INSTANT ! C’est la même chose pour un chat qui voit rire un humain : il panique.

Le pouvoir, qui lui aussi meurt de trouille, tient le monde par la peur depuis de longs millénaires. Tous les pouvoirs, qu’ils soient monarchiques ou républicains à la sauce « démocratie » tiennent les gens par la peur, ajouter à cela le FRIC, et nous avons le modèle de notre civilisation depuis « la Chute », qu’on l’entende du point de vue d’une religion monothéiste ou non.
 
Toute PEUR provient d’un éloignement de l’INSTANT. Toute PEUR provient d’un DÉCALAGE. Ainsi par exemple, la NÉVROSE, est-elle un ACTE D’ADAPTATION MANQUÉE, comme toujours avec un métro de retard. Il y a donc une RÉSISTANCE, un manque de Fluidité et une maladresse qui peut être dramatique et mortel avant l’heure. Dans peur il y a TROMPEUR (voir plus bas le RIRE)
En réalisant l’Instant, en le vivant donc, on échappe à la peur cultivé par tous pouvoirs. C’est un peu la même arme que le rire, puisque tous les pouvoirs jouent sur l’émotion, et que le rire n’a pas de plus grand ennemi que l’émotion.

Le DÉCALAGE, la RÉSISTANCE est parfaitement décrite dans l’étude de Bergson : le Rire.
Si un homme se presse dans la rue et trébuche et tombe, les passants peuvent se mettre a rire. Selon Bergson, on ne rirait pas de lui s’il s’était assis d’un seul coup par terre. On rit de lui parce qu’il s’est assis, a chuté involontairement. Le rire est provoqué par la maladresse, la SURPRISE ; j’ajoute, provoquée par la résistance à quelque chose qui aurait dû être fluide ou non résistance (la encore la SURPRISE), soit la poursuite sans encombre de l’homme sur son chemin. Cette résistance comprend la raideur, soit naturel, soit à cause de problèmes psychiques ; elle comprend aussi un caractère insociable, un geste involontaire, surtout une distraction. La résistance comporte la non résistance ou élasticité ou fluidité, ces choses sont nécessaires dans la vie en société ; la fluidité étant encore plus nécessaire dans une œuvre qui se veut d’art.

Ainsi, toute résistance ou raideur de caractère, de l’esprit, mais surtout du corps dans notre société ou l’image importe, seront donc suspectes à la société, parce qu’elle est le signe possible d’une activité qui s’endort et aussi d’une activité qui s’isole, qui tend à s’écarter du centre commun autour duquel la société gravite. Car cette société souhaite obtenir de ses membres la plus grande élasticité et la plus haute sociabilité possible.
Aussi le timide peut subir des moqueries, car il peut donner l’impression d’une personne que son corps gêne, et qui cherche autour d’elle un endroit où le déposer. Comme si son corps était un objet.
Mais le rêveur, ou celui qui poursuit par habitude son chemin sans se soucier d’un quelconque contact avec les autres, est soumit au supplice du rire, lequel est là pour corriger sa distraction et pour le tirer de son rêve. Cruelle société !
Ainsi : « Il faut que chacun de ses membres reste attentif à ce qui l’environne, se modèle sur l’entourage, évite enfin de s’enfermer dans son caractère ainsi que dans sa tour d’ivoire. Alors, pour supplice : le rire est véritablement une espèce de brimade sociale. De la un caractère équivoque du comique. Il n’appartient ni tout à fait à l’art, ni tout à fait à la vie. Mais la vie de l’homme est nécessaire en société et conséquent il y a des règles à suivre.
Quelque chose de résistant, de raidi, de figé (automatismes, tics ou grimaces), dans la mobilité ou la fluidité normale de la physionomie d’un visage pourra provoquer un rire. Par exemple, c’est à l’art du caricaturiste de montrer certaines déformations possibles en les accentuants.

Un autre cas de décalage déclenchant le comique : « Est comique tout incident qui appelle notre attention sur le physique d’une personne alors que la morale est en cause », explique Bergson. Henri Bergson donne l’exemple d’un orateur faisant un discours pathétique et qui se met à éternuer ; il y a alors risques de déclenchements de rire dans l’auditoire.
Autre exemple de DÉCALAGE : on pourra rire d’un animal parce que l’on aura surpris chez lui une attitude humaine.
Le DÉCALAGE c’est TROMPER, TROMPEUR : tromper ou jouer de la trompe, se tromper de quelqu’un, se « jouer de lui ». C’est donc une CHARGE, une RÉSISTANCE. Tromper c’est encore DÉCEVOIR, ABUSER, SE PLANTER, S’ILLUSIONNER.

Le Clown, le comique n’appartiennent pas tout-à-fait à ce monde, car ils entretiennent le chemin vers l’INSTANT, la Source, le Centrum Centri : rire aux larmes/armes : des aides et symptômes d’être tout près de la SOURCE : le POINT (sur le I, du rire : iiiiiiii). L’ancien « Fou du Roi » n’était-il pas la seule personne à la Cour pouvant lui dire ses « quatre vérités », sans risquer de se faire pendre !?
Le sens du mot TROUVÈRE est encore plus explicite : voir le TROU, donc hors de tout binaire terrestre, voir le POINT, voir L’INSTANT. Les Trompettes de la renommée en indique bien le sens, et comme dans la chanson du génial et lucide Georges Brassens : elles sont bien mal embouchées !!!

Le RIRE est véritablement l’arme contre la peur, y compris celle de mourir. Je ne le répéterais jamais assez.

Maintenant ce qui évoque le DÉCALAGE c’est le MIROIR : l’éloignement le même que l’effet Doppler : passage du son aiguë (le futur) vers l’Instant (son normal) vers le son grave (le passé). Le plus grave étant bien-sûr l’absence de reflet dans un miroir ! Tel le corps sans âme du vampire, dénué de son principe d’animation qui fait l’essence d’un être vivant, dont les molécules et atomes ne peuvent plus sensibiliser le miroir. À l’inverse : la découverte subite de son reflet dans un miroir peut causer une grande PEUR.

Jiddu Krishnamurti
disait dans l’une de ses nombreuses conférences :
« La peur est ce qui empêche la floraison de l’esprit, la floraison de la bonté... Avoir peur de n’être rien, de ne pas arriver, de ne pas réussir, c’est la racine de la compétition. Mais quand il y a peur, vous cessez d’apprendre. Aussi me semble-t-il que la fonction de l’éducation est d’éliminer la peur ». Les écoles du franc-maçon Jules Ferry font précisément le contraire et fabriquent la peur !

Le plus difficile c’est que l’INSTANT c’est aussi PAN, le TOUT, d’où l’expression : PANIQUE. Il s’y attache donc le mot SUBITEMENT, INSTANT ou brusque actualisation. Vivre l’Instant peut donc être mortel si on y est pas préparé !!! C’est-à-dire le DÉCALAGE entre la Source et ce qu’il en sort immédiatement : la REPRÉSENTATION ou MATÉRIALISATION : celui de la COÏNCIDENCE, le SYNCHRONISME si important en Alchimie. Dès que la chose sort de la Source, elle est pratiquement TUÉE par la Chronologie ! On entre alors dans le monde de la dualité : sujet-objet, si CONFORTABLE et qui gouverne ce monde actuel.
On a donc inventé la CONVENTION, le CONFORT, pour éviter de subir la PANIQUE ou représentation trop immédiate du réel. La pureté brûle !!!
En effet, la PANIQUE est une terreur, proche d’une névrose, qui trouble subitement et violemment l’esprit. La névrose a ses avantages, mais surtout ses inconvénients, comme tous ceux qui ne sont pas « normaux ».
Donc la panique ne laisse pas le temps, le confort, à l’esprit pour s’y retrouver. C’est la terreur de la SPONTANÉITÉ. Et le SPONTANÉ est mal vécu dans notre société « moderne » ou tout est calculé, codifié, raisonné en un monde de « grandes personnes »...
Vivre l’Instant ne devrait pas poser la moindre panique, puisqu’alors le temps, la Chronologie tueuse n’existe pas. Il y a là un problème ! Le DÉCALAGE manquant, ou le CONFORT manquant, ne devrait pas causer de panique.

La CATASTROPHE tant vantée telle une publicité politique et propagandiste sur le 11 septembre 2001, afin d’instituer un autre attrape-couillons que la guerre froide d’après la guerre de 1939-1945 : la guerre aux « terroristes », illustre la représentation de la réalité prise de court pour trop coïncider avec elle : en sorte qu’il ne reste plus à celui qui s’y trouve engagé qu’à agir de manière inconsidérée, précipitée et souvent de façon inefficace « en catastrophe », on a pas le temps ni le confort d’aviser. mais dans le cas du 11 septembre 2001, il y a de grosses suspicions que l’attentat est été préparé un certain temps à l’avance !!! Que ce soit du côté américain ou du côté extérieur à l’Amérique...

Je reprend l’exemple du film de Spielberg : Duel, donné par Clément Rosset, dans : Le réel - Traité de l’idiotie.
Le type en auto est poursuivit par un gros camion qu’il semble réussir à perdre de vue au bout d’un moment ; il en profite pour s’arrêter sur le bord d’une route, comme s’il se croyait désormais en paix. C’est ce qu’il fait au sortir d’un long tunnel où il aidera un chauffeur de car tombé en panne. Bien-sûr soudainement surgit le gros camion, qui ayant retrouvé sa proie, lui lance un appel de phares « qui évoque la tragédie grecque et la force tranquille du destin » écrit Clément Rosset, un appel comme une sorte de « coucou ». Les phares du camion s’allument, s’éteignent, sans signification précise, et c’est là où cela en devient inquiétant, tant pour le type poursuivit que pour le spectateur. Où plutôt on comprend ce qu’il va se passer sans pouvoir y mettre une concrétisation : reconnaissance de la chose, de l’objectif et de ses signaux. On a donc coïncidence du réel et de sa représentation : le réel arrive en même temps que ses signaux, c’est synchrone : une émission comme sans émetteur (scalaire), c’est directe il n’y a pas d’espace ni de conducteur, pas de localisation ; comme sans raison. On retrouve le même signal à la fin du film quand le type va voir dans la cabine du camion qui sera détruit par une chute, et que celle-ci est vide !
Le seul mystère n’est pas la cabine vide, comme si le camion se conduisait tout seul, mais par la coïncidence entre le réel et sa représentation : « Un camionneur essaye de me tuer depuis ce matin, voilà, c’est simple ». Clément Rosset explique que tout le mystère du film réside dans cette coïncidence par laquelle la chose arrive et se représente en même temps, et non dans les intentions du camionneur ni qui il peut être. C’est la coïncidence du réel et de sa représentation, la sortie de l’Instant, qui détermine la panique, ou d’une façon générale la catastrophe.

Ainsi, la SURPRISE peut être négative, ou positive ou « confortable » : cas des cadeaux de Noël ou de tous cadeaux.

Réaliser l’Instant c’est LEVER LE VOILE, ou voir le dieu PAN, comme écrit Arthur Machen dans : Le grand dieu Pan. Et à propos de coïncidences ou synchronismes, Machen précise qu’on appelle Londres « la capitale des rencontres »... En tous cas des rencontres financières...
 
 

Dernière mise à jour : 10-11-2011 01:56

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