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Colorful - Après-Vie Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 22-03-2012 03:57

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Publié dans : Flash sur films, Sommaire films du Japon

Tags : Dieu, Dessins animés, Élémentals, Esprit, Films, Japon, Liberté, Sagesse, Tao, Yokaï

 
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Colorful - Après-Vie
 
 
 
 
 
COLORFUL est un dessin animé japonais réalisé par Keiichi Hara, qui avait réalisé Un été avec COO.

Résumé du film :
un petit garçon, Makoto Kobayashi, un élève de troisième, submergé par les difficultés de l’existence se suicide. Un esprit, ou Yokaï, ou Élémental chez nous en Europe gagne une deuxième chance de vivre, à condition d’apprendre de ses erreurs passées. Ainsi il renaît dans le corps ou véhicule de Makoto. Dures épreuves pour cet Élémental devant endurer le quotidien d’un adolescent mal dans sa peau.
Avançant à tâtons en s’efforçant d’éviter les erreurs de Makoto, il va découvrir une vérité qui va bouleverser sa vie. (Résumé en référence au petit livret du coffret DVD, édition limitée). 

Page sur les Élémentaires, à distinguer des Élémentals.
 
Personnellement je crois que l’Après-Vie, ou réincarnation, peut se produire dans une multitude de formes de vie, et être aussi à la fois dans cette dimension et dans une autre : donc un Élémental peut être à la fois humain et Esprit de la Nature, puis dans l’Après-Vie il peut passer dans une dimension autre et être l’âme d’un marronnier par exemple, ou d’un caillou.
L’Après-Vie s’appelait chez les Anciens Égyptiens : Sortir au Jour, ou Sortir pendant le Jour, ou Transformation. Sortir au Jour parce que pour les Égyptiens le mort veut bénéficier du Soleil aussi le jour.
Donc l’Après-Vie peut se produire dans une foule de formes de vie, donc dans le monde animal, végétal, humain, ou dans la dimension des demis Dieux et des Dieux. C’est le cas de la renaissance de Makoto, lui procurant une existence heureuse.
 
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En Inde l’Après-Vie ou réincarnation est différente selon la personnalité et le soi vulgaire. Ainsi un être mauvais se réincarnera dans un autre être mauvais, selon la loi de l’hindouisme du Karma.

KARMA (mot sanscrit) : Loi de rétribution, ou de cause à effet de la religion hindouiste selon lequel la destinée d’un être vivant et conscient est déterminée par la totalité de ses actions passées, de ses vies antérieures. Pouvoir, dynamisme des actes passés, en tant que détermination de l’individu transitoire.
H.P. Blavatsky précise à l’article Karma dans son Glossaire Théosophique, que « Karma ne punit ni ne récompense, il est seulement la loi universelle unique qui guide infailliblement, et, pour ainsi dire, aveuglément toutes les autres lois produisant certains effets tout au long des ornières de leurs causations respectives ».
Pour le Bouddhisme traditionnel Karma est le noyau moral de tout être qui survit après la mort et qui continue dans l’Après-Vie en réincarnation. Ainsi il ne reste rien de la personnalité précédente, sauf les causes qu’elle a produites, cause qui ne meurent jamais, « c’est-à-dire, qui ne peuvent être éliminées de l’univers jusqu’à ce qu’elles soient remplacées par leurs justes effets, et effacées par eux, pour ainsi dire, et de telles causes, à moins qu’elles n’aient été compensées durant la vie de celui qui les a produites par des effets proportionnés, suivront l’égo réincarné et l’atteindront dans les incarnations suivantes jusqu’à ce qu’une harmonie entre les effets et les causes soit pleinement rétablie. Aucune « personnalité » – simple amas d’atomes matériels et de caractéristiques instinctives et mentales – ne peut naturellement continuer, comme telle, dans le monde du pur esprit. Il n’y a que ce qui est immortel dans sa nature correspondant au buddhi-même, et divin en essence, à savoir, l’Ego, qui peut exister pour toujours. Et comme c’est cet égo qui choisit la personnalité qu’il animera, après chaque Devachan, et qui recevra, par l’entremise de ces personnalités, les effets de causes karmiques produites, c’est donc lui, cet égo, le soi, qui est le « noyau moral » dont il est question et qui incarne le karma « qui seul survit à la mort », écrit H.P. Blavatsky.
 
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RÉINCARNATION : La doctrine de la renaissance à laquelle croyaient Jésus et les Apôtres, au même titre que tous les gens de cette époque, mais maintenant niée par les Chrétiens. Tous les Egyptiens convertis au Christianisme, les Pères de l’Église et bien d’autres, croyaient à cette doctrine comme beaucoup l’indiquent dans leurs écrits. Parmi les symboles encore existants, l’oiseau à tête humaine volant vers une momie, un corps, ou « l’âme s’unissant à son sahou (corps glorifié de l’Ego, et également la coque kâma-lokique), démontre cette croyance. « Le chant de la Résurrection » que chante Isis pour rappeler à la vie son mari mort, pourrait être traduit « Chant de Renaissance », car Osiris est l’Humanité collective. « Oh Osiris ! (ici vient le nom de la momie osirifiée, ou du défunt), lève-toi à nouveau sur cette terre sacrée (la matière), toi auguste momie du cercueil, sous tes substances corporelles », telle était la prière funéraire récitée par le prêtre au-dessus du décédé. « La résurrection » chez les Égyptiens n’a jamais signifié la résurrection de la momie mutilée, mais celle de l’Ame qui la pénétrait, l’Ego dans un nouveau corps. Le périodique revêtement de chair par l’âme ou l’Ego était une croyance universelle ; et rien ne peut être plus conforme à la justice et à la loi karmique. (Voir « Préexistence »).

PRÉEXISTENCE:
Nous avons vécu auparavant. Personnellement j’en ai eu la conviction dès l’âge de 7 ans à ma première classe d’école primaire, avant toute influence religieuse ou spirituelle traditionnelles. La préexistence est aussi une réincarnation, mais dans le passé. Bien-sûr certaines personnes se moquent de la réincarnation. Il est probable qu’une action mauvaise suive un être humain traversant 10.000 réincarnations.
PRÉ-MATIÈRE : Invisible ou ce qui est « très petit », et que l’on ne peut pas voir avec notre sens de la vue. Ce qui n’est pas encore du monde de la manifestation.
La graine d’un arbre est comme une sorte de Pré-Matière ou futur arbre.
La Pré-Matière est l’image renversée sur le dépoli du Photographe, et le Mouvement (A-B - B-A) occupe le POINT FOCAL ou Foyer/Feu, véritable « Trou Noir » ou Stargate... OSIRIS porte si merveilleusement son nom...
ATTENTION : focalisation est à distinguer de localisation ! Un regard n’est pas localisé mais FOCALISÉ quand il s’agit de perceptions.

En résumé : la réincarnation est une nouvelle naissance et une nouvelle jeunesse. Donc la réincarnation permet de corriger ses erreurs afin d’obtenir une vraie libération (au bout d’une multitude de réincarnations). Certaines personnes se révoltent contre cette tyrannie, ce véritable supplice de la réincarnation !
En Égypte ancienne la même conception du soi et Soi et de la réincarnation existe : le BA chez l’être humain est à la fois universel et personnel, les Dieux ont des Ba ou Baïs. Cela se complique parce qu’il y entre aussi le KA : sorte d’inconscient ou point d’appui de toutes manifestations du mode spatio-temporel. Aussi il existe un Ka supérieur et un Ka inférieur. Il peut être triple : actif, neutre, passif. Il et principe réalisateur de la Création, par exemple les qualités vitaminiques de certaines nourritures sont leur Ka.
 
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Selon quelques récits et contes, le jour où quelqu’un découvrira exactement à quoi sert l’Univers et pourquoi il est là : « Pourquoi quelque chose plutôt que rien ? », cet Univers disparaîtra immédiatement pour se voir remplacer par quelque chose de plus étrange et plus inexplicable. Tel est la loi du symbole : il voile en révélant ! Tel est la loi.


CAS DU BOUDDHISME TIBÉTAIN.

Les Tibétains sont de fervents pratiquants de la Magie (noire ou blanche), aussi ils font tout pour se réincarner SANS perdre leur précédente personnalité tout en acquérant une nouvelle, comme s’ils ne voulaient pas mourir ! Ainsi, de réincarnation en réincarnation ils accumulent une foule de connaissances, espérant peut-être dépasser l’Alpha et Oméga à la Teilhard de Chardin...

Des moines tibétains (lamas) parviendraient à rester plus de trois jours dans une semi-vie à la jonction de la mort, sans respirer, afin de générer ou continuer une lignée de lamas réincarnés. Pendant leur méditation de trois jours leur cœur reste chaud et leur corps n’entre pas en décomposition, bien qu’ils aient cessé de respirer. Ils reste ainsi dans cet état plus de trois jours, et après leur tête s’affaisse et du sang leur coule des narines, indiquant que leur conscience a quitté leur corps. Bien-sûr cela a une réaction sur l’environnement : scintillements dans le ciel, Arcs-en-Ciel, etc. Et neuf mois après le lama peut se réincarner. Les lamas et autres disciples font appel à différents moyens pour localiser la réincarnation d’un grand lama à la jonction de la mort ; ainsi on pratique les oracles et la consultation des rêves des maîtres les plus renseignés. (Référence à la revue Vitriol n°17)

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Dans Colorful, cet esprit est impersonnel puisque sans nom et « tombé » sur Terre dans le corps de Makoto.
Colorful est adapté du roman du même nom de Eto Mori, sorti en 1998. Elle est née en 1968 à Tokyo, et reçu plusieurs prix en œuvre littéraire pour enfants. Cette histoire raconte l’expérience d’une âme devant se racheter en se retrouvant réincarnée dans le corps d’un adolescent suicidaire. Ce roman fut déjà adapté en prises de vues réelles par Shun Nakahara en 2000.

Le nombre de school-dramas avec élèves en uniforme est très important au Japon où l’école et l’université prennent une place essentielle de nos jours. Ainsi la compétition semble hélas de mise puisqu’il faut sortir de la meilleure université pour pouvoir entrer dans les plus grandes entreprises. La civilisation de l’esclavage marche à fond au Japon, d’où probablement l’envie de se suicider du jeune Makoto. Le suicide est très important au Japon, symptôme de cette civilisation mondiale mourante... tuée par la course aux winners ! Course d’autant plus périlleuse que les parents des petits Japonais doivent redoubler d’esclavage pour payer les études de leurs deux enfants (famille typique japonaise). Ainsi au collège, les parents doivent débourser environ 1.260 euros par an si leur enfant est dans le système public, et 9.077 euros s’il fréquente un établissement privé !
Il paraît que depuis une vingtaine d’années les Japonais commencent à comprendre que leur système de winners ne peut que conduire à la catastrophe, alors ils réduisent cette course folle à la compétition afin de permettre, enfin, un épanouissement des enfants !
 
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Comme dans le monde entier saturé de technologie et de l’Internet et autres « réseaux sociaux », les téléphones portables des enfants et adolescents ne servent pas à communiquer, puisque paradoxalement on communique de moins en moins ! La course aux winners et cette compétition permanente du berceau à la tombe font que les petits Japonais se replient sur eux-mêmes et comme dans Colorful, ils sont incapables de communiquer entre eux. Au sein des familles les enfants et leurs parents échangent très peu ; à l’école certains élèves sont exclus par les autres et subissent des brimades (sujet de quelques dramas). Seul le PARTAGE permettra de sortir de cet enfer de la civilisation moderne. Donc se diriger vers le spirituel : art et travaux manuels, échange dans les transports en communs, les districts (bannir les grandes cités), reformer les petits commerces à taille humaine, etc.

Colorful commence bien par l’Après-Vie, qui nous est montré dans un smog noirâtre pas possible située dans une sorte de hall de gare où errent de pauvres hères devant s’embarquer pour une destination ! Lorsqu’apparaît le jeune Pura-pura, le guide qui conseille l’esprit incarnée dans le corps de Makoto.
Donc cet esprit a été tiré au sort et va pouvoir recommencer sa vie. Tirage au sort qui fait la partie du « Patron » ou Dieu ou l’Instant, ou le Soi... Et Pura-pura est aux ordres du « Patron ». Après cette séquence en forme de prologue, l’esprit arrive dans la lumière terrestre au dessus d’une grande agglomération typique de notre « civilisation ».
Ainsi arrive le moment où la synchronicité doit œuvrer : dès que Makoto « rend l’âme », l’esprit prend sa place et la vie de Makoto repart. Donc Makoto se retrouve avec deux personnalités, un très petit bout de son ancienne et celle de l’esprit !
 
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Je suis moins sensible au graphisme de Colorful qu’à celui d’Un été avec COO, qui était beaucoup plus libre, plus esquisse ; même avec ses maladresses et ses inégalités dans le caractère des modèles de personnages, j’aimais beaucoup mieux cette liberté graphique qui n’est hélas plus là dans Colorful. Cela dit, le graphisme de Colorful renvoie la pureté. Le graphisme de Makoto est réussit, comme celui de l’écolier Kôichi dans COO.
Mise à part ma surprise graphique, l’émotion est bien là, et dès les premières secondes du film, comme sait le faire Keiichi Hara et nombre de réalisateurs et scénaristes japonais.
Comme souvent dans les animations de longs métrages japonais les décors sont hyper classiques ou photographiques, mais soignés, ce qui n’est pas toujours le cas des séries. Dans Colorful les décors avec de la végétation, des arbres, sont particulièrement bien rendus et dégagent une fraîcheur naturelle et une profondeur délicate. Les coloris généraux sont dans les tons pastels.
Déjà comme dans COO, les décors urbains sont très réussit.
 
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Je retrouve l’ambiance extraordinaire que sait camper en fin artiste Keiichi Hara. Je ne connais que lui pour mettre ainsi en scène dans un dessin animé.
Évidemment au cours de son premier repas Makoto, ou plutôt l’esprit se demande pourquoi Makoto s’est suicidé ! Et ensuite au moment de se diriger vers sa chambre, il ne sait pas où elle se trouve !!! Heureusement que son « ange gardien » Pura-pura est là...
Le bout de l’ancienne personnalité de Makoto révèle qu’il était artiste et doué en dessin.
La loi de Karma s’applique ici puisque l’esprit se retrouve dans Makoto qui est de petite taille, appliquant la loi de cause à effet selon les erreurs et fautes commises par le passé. Le nouveau Makoto hérite des drames de l’ancien ! Ainsi l’esprit dans Makoto devra découvrir par lui même ses fautes passées afin évidemment de les corriger. Pura-pura donne tout de même des indications sur la vie passée de Makoto.

La musique au début, tantôt symphonique tantôt en un solo d'instrument utilise comme base le piano, qui colle bien avec le caractère de cette histoire d’Après-Vie. Puis vient une musique plus contemporaine, populaire et douce. En tous cas la musique est en parfait contrepoint par rapport à l’image et l’enrichissement devient réciproque.
Bien-sûr Makoto découvre le téléphone portable de Makoto ! Mémoire presque vide, sauf la photo d’une élève, dont l’ancien Makoto était secrètement amoureux.
Le premier jour au collège est très froid, aussi il faut attendre la délivrance lorsque le nouveau Makoto découvre la salle consacrée aux arts plastiques, où présentement des élèves planchent sur le dessin d’une sculpture en plâtre. Nous pouvons voir que l’ancien Makoto était déjà un artiste.
 
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Effectivement, comme écrit plus haut, la communication passe très mal dans la famille de Makoto : pas de contact avec son grand frère, ni avec son père, il n’y a qu’avec sa mère que passe un courant... plutôt négatif, car plus sa mère essaye d’être affectueuse et attentive et aux petits soins avec Makoto, et plus il l’a rabroue jusqu’à la faire pleurer. Il faut que Pura-pura lui rappel que son « séjour sur Terre » est une mise à l’épreuve et non une récréation !!! Sinon il ne sera pas réincarné et finira comme Élémentaire. Alors Makoto se reprend et soigne son look, un peu en style « canaille », bien-sûr avec les possibilités que lui laisse son uniforme de collégien, mais aussi avec ses habits ordinaires. Un style canaille pour échapper à l’emprise de sa mère un peu trop possessive.
Précision : selon Pura-pura, le nouveau Makoto n’a que si mois de vie pour prouver sa rédemption...
 
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Makoto et son nouveau look émancipé nous amène vers une viré avec une jolie élève de 4ème : Hiroka Kuwabara, qui aime l’argent et donc ce qui brille... Hiroka est une adepte de la société de consommation du « Tout tout de suite », ce qui implique des relations physiques plus que douteuses avec des hommes.... en passant par l’Internet ! Bref, elle fait la pute, ce qui lui est facile vu son canon ! Évidemment vu son âge et son antécédent, Makoto doit tout ignorer des relations sexuelles avec une femme...
Dure la vie pour le nouveau Makoto après son entrevue avec Hiroka. Émouvante et bien vue aussi, car reflétant l’égoïsme si présent dans notre « civilisation ».
Tout est bien vu dans Colorful, de cette vie quotidienne dans une grande cité, avec un père falot et insignifiant dans son couple, une mère poule qui eut une liaison extra conjugale venant perturber le nouveau Makoto, etc.
Le côté canaille, tout un symbole, car il révélera un passage de dur apprentissage de la vie de ce nouveau Makoto, même si c’est un peu stéréotypé, l’enchainement de l’émotion passe toujours.
Il faut attendre une bonne moitié du film pour découvrir une belle balade dans un historique ferroviaire urbain en compagnie du seul ami de Makoto : Saotome.
Les dialogues sont savoureux, bien vus et dans le ton, à la fois émouvants et poétiques. Vous pourriez verser une larme.
 
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Comme il s’agit tout de même d’une histoire de rédemption, je ne peux pas m’empêcher de penser à PINOCCHIO où souffle aussi plus qu’un brin de morale.

Quatre étoiles sur quatre pour ce chef d’œuvre de film d’animation qui campe si bien les petits riens de la vie... et de l’Après-Vie. C’est un film qui demande à le voir plusieurs fois sans se lasser, exactement comme Un été avec COO.

Mais qui est cet esprit, cette âme qui a prise possession de Makoto ?
La vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie disait je ne sais plus qui, en tous cas c’est ce qui transparait dans le film. Et même si on ne trouve pas l’amour dans cette vie, un caillou peut vous apporter son aide, voir son amour... Ou si ce n’est pas un caillou, se sera quelque chose d’encore plus léger, comme un nuage...

Michel Roudakoff
 
 
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Dernière mise à jour : 22-03-2012 17:04

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