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Esclavage jamais aboli Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 16-04-2012 22:24

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Amour, Anarchie, Argent, Banques, Chaos, Communisme, Chronologie, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Eau, Église, Esprit, Europe, Feu, Goulag, Gouvernement, Homéopathie, Illusion, Inquisition, Justice, Labyrinthe, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Maffia, Magie, Médecine, Métaux, Monarchie, Mondialisme, Mort, Nature, Opinion, Pagan, Peur, Pierre, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Religions, République, Révolution, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Supplices, Synarchie, Tao, Télépathie, Temps, Terreur, Volonté, Yokaï

 
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Esclavage jamais aboli
au temps des marchands d’allumettes et des tricoteuses,
au temps de la cloche et du clairon,
au temps des moulins à fric ou Petit Goulag,
au temps des modernes moulins à fric ou Grand Goulag.


HONTE À L’ÉTAT FRANÇAIS
Tortionnaire ripoublicain
 
 
 
Vers 9 ou 10 ans, quelle précieuse main-d’œuvre, presque infatigable, dure au froid et au chaud, sommairement logée, battue autant qu’on voulait, et à l’estomac à toute épreuve. De bonnes petites machines dont on pouvait profiter au maximum entre l’âge de six ou treize ans. Le petit esclave qui se « donnait » à l’exploitation des Couilles en Or jusqu’à sa mort. On ne lui versait pas de gages, et si on lui versait, on était sûr d’en hériter. Ces petits esclaves étaient des gens humbles et dociles, de bons catholiques.
 
La cloche pour les vêpres et le clairon (à 5 heures du matin) pour l’esclavage, tel était le rythme de travail des petits esclaves.

« Ordre, silence, punitions » est la trinité de l’Abbé Barthier, directeur du pénitencier industriel de Toulouse (vers 1847). Ce qui se résume par : SOUMISSION, soit : amour de l’esclavage, « honnêteté », propreté, ordre.
Déjà à l’époque le pouvoir voulait contrôler jusqu’à la moindre pensée des enfants. Aussi l’Église et les laïcs se comportaient en castrateurs : interdit d’éprouver du plaisir en se masturbant. Ce plaisir accessible et gratuit que riches comme pauvres peuvent se permettre, ainsi va l’égalité ! Les riches peuvent se faire plaisir à table : bouffer comme des porcs.

Bien-sûr cet Abbé Barthier comme directeur de pénitencier comptait... son fric : « dans les congrégations, l’avarice, la dureté, l’appât du gain purent apparaître comme des vertus. On privait les vieux des hospices, on usait les yeux des orphelines sur les toiles fines des chemises des riches ; mais la congrégation prospérait, la chapelle s’ornait d’une œuvre d’art, on s’offrait un calice somptueusement clouté de pierres précieuses, une chasuble brodée d’or, un morceau de terrain supplémentaire », écrit Marie Rouanet dans : Les enfants du bagne.

19è siècle : époque des banques, aussi Napoléon 3 aux ordres des banques pour protéger les « honnêtes citoyens » fait voter la loi de 1850 sur « l’éducation et le patronage des jeunes détenus ». Loi qui restera en vigueur au-delà de 1945.
Avant 1789 la société se débarrassait des « indésirables » en les mettant en prison, adultes et enfants mélangés ; après 1789, le dictateur Napoléon Bonaparte tente de séparer adultes et enfants dans les prisons. Le problème est que les prisons n'avaient pas de quartier isolé, et cela pendant tout le 19è siècle !

L’esclavage se pratique sous cette forme :
« Ayant agi sans discernement, les enfants sont conduits dans une colonie pénitentiaire. Ils y seront élevés en commun, sous une discipline sévère et appliqués aux travaux de l’agriculture, ainsi qu’aux industries qui s’y rattachent... Il sera pourvu à leur instruction élémentaire », dans Les enfants du bagne.
Donc la France inaugurait le Goulag pour enfants, d’État et privé, ce qui soulage les dépenses d’État. Ainsi c’est tout bénéfice pour les « honnêtes gens » : on case les enfants, on allège les prisons. Ainsi pendant plus d’un siècle il n’y a jamais eux autant d’abus et de misères.
Le gouvernement de l’empereur essaya de « moraliser » les colonies agricoles pénitentiaires mais sans résultats ! En 1858, contre 12 établissements publics il en existe 45 de privés. En 1865, 8 colonies publiques et 55 colonies privées. L’esclavage ça rapporte beaucoup.

L’État français inventa le Petit Goulag, qui donnera le grand Goulag des Juifs bolcheviks. Le 19è siècle est vraiment une période horrible et infecte. A ce siècle il faut ajouter le « siècle des lumières »...
Par exemple dans le Goulag de l’Abbé Barthier, l’industrie du chapelet y était regroupé pour toute la France et fut très florissante en 1857, évidemment à cause de l’affaire de Lourdes jouxté avec la naissance du chemin de fer.


Un monde haussmannien de bonniches et de domestiques.


Entre 1910 et 1929 le monde paysan vit ses dernières mutations. Dans les riches terres des « honnêtes gens » où règne l’ordre, il devient de plus en plus difficile et cher de se faire servir. Les chambres de bonnes des immeubles haussmanniens deviennent des greniers ou sont loués à des étudiants. On ne trouve plus de belle lingère de 12 ans qui « raccommodait comme un ange » ; ni de jardinier trop jeune pour garder les bêtes et qu’il suffisait de nourrir de mai à novembre ; ni de gardeuse d’enfants qu’on pouvait payer d’une assiette de soupe et de quelque robe de soie au rebut. Il n’y a plus d’esclaves qui font le travail gratuitement. Maintenant il faut payer les esclaves, enfants comme adultes (les ouvriers).

Un des Petits Goulag français les plus sinistres fut celui d’Aniane, appelé « Colonie Industrielle d’Aniane ». Une création d’État en 1885, période plein pot de la main mise franc-maçonnique et de sa ripoublique unicervelle ; ces donneurs de leçons et « pères la-morale ». On entrait à fond dans l’ère industrielle et le téléphone et l’électricité allaient arriver rapidement... chez les riches. Donc on ne déforme plus les enfants à coups d’agriculture mais d’industrie. Il faut désormais faire fonctionner les CITOYENS puisque le pouvoir rejette la campagne et ses paysans. Ainsi il ne sert plus à rien de former de jeunes agriculteurs, surtout s’ils viennaient déjà des villes.

Notre moderne « Produire plus et dépenser moins » faisait rage dans tous les Petits Goulag de France : économies réalisées par l’État, ajoutées aux profits réalisés par les directeurs de ces Goulag sur les postes de dépenses, la nourriture d’abord, le savoir ensuite.
En 1927, esclavage à Aniane de 7 heures à 11 heures du matin ; puis de 13 heures à 17 heures. L’école, c’est après, entre la fin du travail et le repas du soir.
Il n’y a aucune différence entre prison et « colonie pénitentiaire, agricole ou industrielle », seul l’âge des détenus fait la différence ! Le pire est qu’après la guerre de 1914-1918, le niveau de vie des Français augmente et les colonies pénitentiaires aussi, presque toutes dirigées par l’État. Petits Goulag avec abus de travail, abus de châtiments, soins et nourriture insuffisantes. Les juristes eux-mêmes pensent que le système même employé contre les jeunes détenus est une faillite : public ou privée, c’est le principe même qui est remis en cause. Les juges commencent à préférer déclarer un enfant coupable et prononcer contre lui une peine minime que de l’envoyer au bagne pour enfant. Dès 1927 l’opinion alertée par des écrivains, dont Jacques Prévert avec son poème « La chasse à l’enfant », commence à s’émouvoir...


RÉSUMÉ : ces soi-disant moules de fabrication pour « rééduquer » les enfants et en faire des « modèles de citoyens » furent une pure escroquerie, car comme le résume très bien le dos de couverture du magnifique témoignage et documentation du livre de Marie Rouanet : Les enfants du bagne : « ces détenus de 6 ou 10 ans, mélangés à de vrais criminels, subissaient le froid, la faim et une disciplines impitoyable. De ces châtiments, ils sortaient hébétés, révoltés, à jamais détruits ».


(Référence au livre de Marie Rouanet : Les enfants du bagne. En haut de page : façade aussi aimable qu’une porte de prison de la Grande Roquette). On peut lire que Louis-Philippe s’alarme de l’accroissement du nombre de prisonniers à Paris, ce qui confirme l’amorce du basculement du monde paysan vers le monde de l’industrie et des villes : le monde du CITOYEN avec sa cohorte de choses viles comme les villes et cités. La prison de la Petite Roquette sera, en principe, réservée aux jeunes ; petite ou grande Roquette, on y mourait facilement et rapidement tant les conditions de vie était lamentables.
 
 

Dernière mise à jour : 16-04-2012 23:55

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