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Scarabée est l’Instant ou la Pierre - Part 1 Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 24-10-2012 23:02

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Alchimie, Amour, Anarchie, Argent, Banques, Bourgeois, Chaos, Communisme, Chronologie, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragons, Eau, Église, Esprit, Europe, Feu, Goulag, Gouvernement, Guerre, Homéopathie, Illusion, Inquisition, Internet, Jardin, Justice, Labyrinthe, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Maffia, Magie, Médecine, Métaux, Monarchie, Mondialisme, Mort, Nature, Opinion, Pagan, Paradis, Peur, Pierre, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Religions, République, Révolution, Rire, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Supplices, Synarchie, Tao, Télépathie, Temps, Terreur, Transformation, Vide, Volonté, Yokaï

 
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Scarabée est l’Instant ou la Pierre - Part 1
 
 
 
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Comme le titre de cet article l’indique, trois éléments n’en forment qu’un seul : l’Instant. Le Scarabée roule sa boule, ou sa perle d’eau de rosée comme je l’ai observé, symbolisant la Pierre ou Œuf du monde d’où sort toute vie ou manifestation organisée dans le monde spatio-temporel. On considère ainsi et de façon universelle que le Scarabée, comme le Dieu Ptah, s’engendre de lui-même. On retrouve cela dans le Traité du Secret de la Fleur d’Or (quintessence du bouddhisme et de la taoïcité et livre d’Alchimie) : « Un Scarabée se fabrique un cocon de bouse d’où émergera la vie, grâce à un effort de concentration de l’esprit. Si la vie peut émerger d’une boule, pourquoi ne serait-il pas possible de produire un corps en concentrant la pensée sur l’endroit où demeure l’esprit céleste quand l’embryon à quitté la matrice ? » (Le Secret de la Fleur d’Or, par Thomas Cleary, chapitre : L’esprit originel et l’esprit conscient, 17)
Le Scarabée est naturellement habile par son inhabilité (il est libéré du mental et représente le non-agir taoiste). Le Scarabée SAIT, il est DIRECTE comme la déesse Maât.
 
Pour les Anciens Égyptiens, le Scarabée comme le Soleil est censé renaître de sa propre décomposition (le Soleil revenant des ombres de la nuit). Ainsi le Scarabée symbolise le cycle temporel du jour et de la nuit. Il est Khepra, celui qui se transforme par lui-même et produit ainsi sa genèse ; Khepra du Dieu Khépri (HPR) : le Soleil Levant (Atoum étant le Soleil Couchant).

Le Scarabée symbolise l’Instant, la Pierre, le Point Focal, le Soi, l’Infini au delà du Yin et du Yang. De là découle la production de cet univers là, et du suivant ensuite, et de celui qu’il y avait avant le notre...
Pour modifier cette civilisation mortifère il faut d’abord commencer par le commencement, les fondations où se trouve l’Instant dans toutes les activités quotidiennes de la société. Alors seulement on peut comprendre la Vraie Science ou Essence.
 
 
ATTENTION :
Comme déjà écrit, la Conscience dans le sens du Soi ou Instant ne peut pas être le point Oméga (dans le thème de l’évolution ou de l’humain né de la Matière dans le modèle des religions du Salut) entre un Alpha et un Oméga à la Teilhard de Chardin qu’il assimilait à Dieu. Alpha et Oméga doivent être Un et pour l’éternité : Je suis CE JE SUIS. L’Alpha et Oméga de Chardin enferme dans la chronologie tueuse : évolution ou géométrie euclidienne. Teilhard de Chardin et ses disciples s’enferment dans une conception linéaire du temps, soit une dialectique des événements « réels » mais une dialectique qui ne contient pas en elle-même son sens. « Ils se sentent en voyage entre l’Alpha et l’Oméga [ou entre le berceau et la tombe] en un point de la « perpétuité » que chaque Instant accomplit et rejette en arrière [chronologie tueuse et vision typiquement euclidienne ou linéaire]. Mais ils ne bouclent pas sur le Verbe, ils n’accomplissent pas le Triangle, première figure fermée, premier cycle. Ils ne connaissent pas par co-naturalité le « Je suis CE JE SUIS », écrit Jean Coulonval. Il écrivait aussi cette transparence : La vérité toute entière ne peut consister en un puzzle de vérités partielles cueillies un peu partout. Le Tout est autre chose et plus que le total des parties. Le Tout est au-delà du Yin et du Yang, donc dans le détachement (voir la fin de l’article).

Comme Coulonval, il est dit dans Le Secret de la Fleur d’Or que l’Essence, l’Instant, le Soi, l’Esprit Originel ou Tao, représente l’essence de l’intelligence première. Une essence qui transcende l’organisation primordiale genre Alpha et Oméga, qui est au-delà de ces limites euclidiennes que Carl Gustav Jung appelle « Inconscient collectif » (le réservoir genre chaos contenant les archétypes), sa plus mauvaise trouvaille si je puis écrire, car tellement new age et sentant le renfermé ! L’inconscient collectif de Jung n’est que le mental, le corps, le machin de Teilhard de Chardin.



Dans la taoïcité le soi avec un s minuscule est associé au monde des formes ou mental ou intellect en forme d’âme inférieure (Yin) reposant sur l’Âme supérieure ou Soi (Yang) avec un S majuscule. Pour la taoïcité l’Âme supérieure est le jour dans les yeux, et la nuit elle va se loger dans le foie, et elle rêve. Cela rejoint en une variante taoïste le Soi expliqué par Ramana Maharshi. Celui-ci expliquant, comme dans Le Secret de la Fleur d’Or, que le mental doit s’examiner : « Qui le dit ? » (observation intérieur), ce qui revient à s’accoupler avec l’Instant. La Fleur d’Or (que j’abrège par SFO : Secret de la Fleur d’Or) résume cet examen par : « Retournement de la Lumière ». Retournement qui permet d’examiner et maîtriser l’âme inférieure ou soi et restaurer le Soi divin. Le recueil SFO est un petit livre alchimique taoïste.
Selon le SFO, et comme le dit Ramana Maharshi, il n’y a pas d’exercice à faire qui restaure le principe créatif ou Instant ou Source, mais un unique moyen par le Retournement de la Lumière (RL). La Lumière étant elle-même le principe créatif, c’est en le retournant qu’on le restaure, est-il précisé. Cela correspond un peu à la Loi des Croisements illustré par le croquis d’après Jean Coulonval, dans Synthèse et Temps Nouveaux. Le RETOURNEMENT étant le MOUVEMENT : tout bouge tout le temps, et c’est cela le plus important. Parce que le propre du mental EST DE VAGABONDER (en association avec la TORPEUR et la DISTRACTION), aussi est-il plus important de comprendre le Mouvement que de comprendre son mental ou la chose arrêté ; maîtriser totalement son mental étant déclaré maintes fois acte insaisissable, ce qu’illustre l’Ouroboros le serpent se mordant la queue.
Le SFO préconise encore la Loi des Croisements : pacifier l’insaisissable, soit pratiquer continuellement l’arrêt en le prolongeant par la vision, et à pratiquer la vision en la prolongeant par l’arrêt. Le SFO appelle cela : Retourner la Lumière. Pratiquer l’arrêt sans vision porte le nom de « Retournement SANS Lumière », et la vision sans l’arrêt s’appelle « Lumière SANS Retournement ». « Les termes ‘arrêt’ et ‘voir’ ne font qu’un et signifient concentration et pénétration. Si une pensée surgit, il faut faire comme l’explique Ramana Maharshi : « Qui le dit ? », ce qui revient à se demander : « D’où vient cette pensée ? », « Où est cette pensée ? », « Où disparaît-elle ? ». En se répétant inlassablement ces questions on se rendra compte qu’on ne peut pas « saisir la pensée ». Ainsi point n’est besoin de connaître son point de départ, selon le SFO.


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Pour le SFO, Retourner la Lumière revient à vivre le Point Focal, le ICI et MAINTENANT, schéma ci-dessus. Dans le Point Focal ou Soi se trouve l’énergie pure, ou la pensée pure. Vivre le Point Focal signifie évidemment n’avoir aucune habitude : manière d’être répétitive, qui signifie bien-sûr : CONFORT et RÈGLE et COMPAS. Il faut donc évacuer ces pulsions d’habitudes et du confort.
Comme l’explique Ramana Maharshi, le Soi ou Instant est non seulement en chaque individu, mais aussi et naturellement PARTOUT, puisque c’est l’Instant, ou « Dieu » selon certaines religions. « Le Centre est partout et la Circonférence est nul part » disaient certains (dont Nicolas de Cues et avant lui les Hermétistes). Ainsi le cerveau n’est qu’un simple émetteur et récepteur mais N’EST PAS LE SEUL « lieu » de la Conscience. Ainsi si l’on Retourne la Lumière, le monde entier se retourne également ; Ramana Maharshi dit exactement la même chose : absolument tout, le monde est dans le mental. Et le Cailloux possède aussi nécessairement une « représentation du monde », pourquoi en serait-il autrement ?

Le drame du mental est la trinité : vagabonder, torpeur (engourdissement) et distraction. Trinité hautement entretenue par cette civilisation actuelle du confort, surtout que tout est fait sournoisement, la torpeur en sera d’autant plus inconsciente et d’autant plus redoutable. En se concentrant sur une seule pensée, toutes les autres disparaissent (Ramana Maharshi, entr. 345), et à la fin la seule pensée disparaîtra. Alors il est toujours nécessaire de garder la conscience éveillée (âme supérieure) pendant qu’on contrôle ses pensées, sinon on s’endort.
La distraction indique que l’esprit manque de clarté, il est parasité, encombré et manque de transparence. Vagabondage évoque la rapidité, le SOUFFLE de l’esprit. Comme tout est mouvements et vibrations, l’esprit émet, de l’énergie (dont se nourrissent les égrégores). L’être humain est momentanément invalide : on ne peut pas ne pas avoir de pensées, surtout à notre époque. Le SFO dit qu’il doit y avoir un ACCORD ou mouvement entre le Yin et le Yang (illustré par le Taiji), Esprit et Souffle comme Souffre et Mercure se reposent l’un sur l’autre comme un mouvement de balancier : le Cœur qui bat.

Le Retournement de Lumière est du même thème que la CONTEMPLATION, qui est aussi du domaine du mental ! Cela forme encore le balancement entre le Yin et le Yang comme l’explique Ramana Maharshi dans l’entretien 220 : « C’est par la pratique et le détachement (arrêt, voir plus haut) que l’on aboutit progressivement au résultat. Le détachement est pratiqué afin d’empêcher le mental de se projeter vers l’extérieur ; la pratique, elle, a pour but de le maintenir à l’intérieur. Il y a constamment lutte entre contrôle [arrêt] et contemplation [vision ou pénétration] à l’intérieur de nous. C’est la contemplation [vision] qui, en temps voulu, triomphera ».

« Détachement à l’intérieur et attachement en apparence », dit le Yoga-vâsishtha, cité par Ramana Maharshi dans l’entretien 495 et qui concerne la vie de tous les jours, illustrant encore la Loi des Croisements. Ainsi le mystique, ou le taoïste n’est absolument pas coupé du monde, comme le croient nombre d’Occidentaux.
« Chez l’Immortel Taoïste qui vit sur Terre, la pensée, l’imagination, le rêve et l’émotion ne sont pas supprimés, mais ces facultés sont placées sous le contrôle de la source [Instant] qui les nourrit et elles deviennent des moyens d’expression de cette énergie », écrit Thomas Cleary dans SFO.


Ne jamais confondre bonheur et libération. Bonheur est synonyme de CONFORT, donc de PLAISIR, inséparable de DOULEUR. PLAISIR = MORT ou COURTE DURÉE.  Plaisir et douleur sont le monde duel du relatif sujet-objet. Ici-bas et actuellement, plaisirs et douleurs alternent à grande vitesse et sont l’objet de business intense.
« Si ce développement relatif est stoppé et que l’âme s’immerge dans le brahman [absolu] - dont la nature est la Paix parfaite - cette âme cesse d’éprouver un plaisir relatif temporaire et jouit d’une paix parfaite : la Félicité. Ainsi on peut dire que la réalisation du Soi est Félicité ». (Entretien 28). Dans ce long entretien, Ramana Maharshi explique pourquoi « Dieu » laisse faire la souffrance et le mal ici-bas.
« C’est impénétrable. Aucun mobile ne peut être attribué à ce Pouvoir - ni désir ni finalité ne peuvent être conférés à ce seul Infini [ce mot ne peut d’ailleurs être employé que pour Lui], cet Être omniscient et omnipotent. Dieu n’est pas affecté par les activités qui se déroulent en Sa présence ; tout comme le Soleil face aux activités du monde. Il n’y a aucun sens à vouloir attribuer à l’Unique [Instant] une responsabilité ou une motivation, avant qu’Il ne devienne le multiple. Mais la volonté de Dieu, régissant le cours prescrit des choses, fournit une bonne solution au problème du libre arbitre (vexata quaestio). Si notre mental est agité par le sentiment d’imperfection et d’insatisfaction de ce qui nous arrive ou de ce que nous avons commis ou omis, alors il est sage d’abandonner le sens de la responsabilité et du libre arbitre et de nous considérer comme l’instrument prédestiné de l’Omniscient et Omnipotent afin d’agir et de souffrir selon Son bon plaisir. c’est Lui qui se charge de tous les fardeaux et qui nous donne la Paix ».
Mieux vaut avoir pour coach l’Instant, qu’avoir pour coach un humain guru pratiquant la PNL et rémunéré par une multi-nationale !
 
 
 
 

Dernière mise à jour : 28-10-2012 22:48

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