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Monde sous domination d’opinion Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 25-12-2012 23:24

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Alchimie, Amour, Anarchie, Argent, Banques, Bourgeois, Chaos, Communisme, Croyance, Chronologie, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragons, Eau, Église, Esprit, Europe, Feu, Goulag, Gouvernement, Guerre, Homéopathie, Illusion, Inquisition, Internet, Jardin, Justice, Labyrinthe, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Maffia, Magie, Médecine, Métaux, Monarchie, Mondialisme, Mort, Nature, Opinion, Pagan, Paradis, Peur, Pierre, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Religions, République, Révolution, Rire, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Supplices, Synarchie, Tao, Télépathie, Temps, Terreur, Transformation, Vide, Volonté, Yokaï

 
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Monde sous domination d’opinion

L’être humain sait à peine compter plus que jusqu’à 3
 
 
 
« La pensée catholique ne peut en aucune façon constituer un corpus doctrinal totalement indépendant d’un autre. Elle ne peut être conçue comme un agencement, une construction bien définie de concepts, un système intellectuel fermé et exclusif de tout autre. Car alors elle ne serait nullement catholique, universelle, infinie (trois termes synonymes quant au sens profond) ».
...
La vision intellectuelle est une synthèse lorsque « l’œil » de l’intellect se situe au centre de tout l’existant, de tout le réel, étant entendu que n’est pas réel seulement ce qui affecte les sens physiques, nous parvient par le truchement des sens, mais aussi tout ce qui possède l’Être, tout ce qui est. À partie de ce centre, l’œil a une vue imprenable sur tout l’existant. Il se situe au lieu même du « moteur immobile » [Fixation cavalente]. Deux individus situés intellectuellement en ce même lieu n’exprimeront pas nécessairement les mêmes choses, ni de la même façon. Car ce que l’intellect perçoit à partir de ce lieu, c’est l’indéfini, ce à quoi il n’y a pas de limites assignables, et chacun n’exprimera de cet indéfini que ce qui l’intéresse, ce qui l’affecte en son être particulier.
 
Nouveau Testament : Premier Épître aux Corinthiens, chapitre 12, Diversités et unité des charismes : « Il y a, certes, diversités de dons spirituels, mais c’est le même Esprit ; diversités de ministères, mais c’est le même Seigneur ; diversités d’opérations, mais c’est le même Dieu qui opère tout en tous. A chacun la manifestation de l’Esprit est donnée en vue du bien commun ».

Au contraire, entre deux systèmes intellectuels, ou deux syncrèses, qui ne sont que des systèmes de systèmes [et des conventions de conventions], la contradiction existe nécessairement. Pourquoi ? Parce que, dans ce cas, l’œil intellectuel ne se situe pas au lieu du moteur immobile, il ne coïncide pas avec ce que la doctrine catholique appelle le « Verbe ». Autrement dit, l’intellect perd son autonomie, il « aliène » sa « personne » au profit de ses perceptions sensibles. Ce sont les sens, les perceptions « dans le temps », conçu d’une façon linéaire entre un passé et un avenir, qui dictent à l’intellect ce qu’il doit exprimer. Or, ces données sensibles dans le temps varient d’un instant à l’autre en chaque individu, et ne peuvent jamais être identiques chez deux individus ; cela par la nature même des choses.
Cependant, l’intellect-personne tend par nature, par sa fonction ontologique, à figer, ossifier, conférer un semblant d’absolu et de valeur éternelle à une connaissance du sensible, qui pourtant, par nature, ne peut en avoir. Cet ersatz d’absolu, je l’appellerai « OPINION ». L’opinion n’est jamais en sécurité, elle porte en elle l’angoisse de pouvoir être remise en question. Aussi est-elle toujours en position de défense, ou d’attaque. Aussi, l’opinion est nécessairement sectaire, intolérante. Tout ce qui n’adhère pas à l’opinion, absolutisée collectivement sous le nom de « parti », est ennemi ».
(Jean Coulonval : Synthèse et Temps Nouveaux).

Jean Coulonval précise qu’il y a à faire la distinction entre Syncrèse et Synthèse (je simplifie) :
SYNCRÈSE : sorte de mélange d’opinions. C’est la cuisine en Chaos.
SYNTHÈSE : on part du simple ou connu pour aller au composé ou solution. C’est la chronologie avec son idéation, avec la solution ou évolutionnisme.
Dans les deux cas il y a le problème du MENTAL ! Comme l’explique Ramana Maharshi : toute pensée est incompatible avec la Réalisation [du Soi]. L’attitude correcte consiste à exclure toute pensée de nous-mêmes et toute autre pensée. La pensée est une chose et la Réalisation [du Soi] en est une toute autre ».

Le croyant dit, selon le concept courant de la foi : « Je ne comprend pas, mais je crois ». Évidemment depuis la Renaissance et le siècle des lumières et sa « raison », la croyance ne passe plus et elle est très décriée... sauf chez les Marchands de Confiance (banquiers)
Désormais, les croyants ne suffisent plus.
Il faut des « sachants », comme écrit Coulonval.
Il ajoute : « Un sachant, c’est celui qui sait que le refus de Dieu [ou de l’Instant, ou Soi], de l’Un qui est l’unité de Trois [Rouge-passé, Blanc-Instant, Bleu-futur (vision euclidienne)], a condamné les trois (parts trinitaires) à des conflits perpétuels de suprématie. Le péché originel, c’est la rupture de l’Ordre Trinitaire en toutes choses créées. Le désordre qui est en tout mon être, du poil jusqu’au cerveau, se nourrit du désordre qui est autour de moi. Et le désordre qui est en moi, nourrit le désordre autour de moi. Le Christ, seul, transcende ce conflit de l’individuel et du collectif », écrit si justement Jean Coulonval. Il dit à peu près comme Ramana Maharshi. Le Christ est le Soi, l’Instant.

Le véritable esclavage, c’est l’identification du Soi avec le corps.

- Question : Les Dieux Ishvara ou Vishnou... sont-ils réels ?
- Maharshi : Aussi réels que vous êtes dans ce corps.
- Question : Possèdent-ils un vyavahâra-satya [réalité relative], c’est-à-dire une existence phénoménale comme mon corps ? Ou bien sont-ils une fiction comme les cornes du lièvre ?
- Maharshi : Ils existent vraiment.
- Question : S’il en est ainsi, ils doivent se trouver quelque part. Où donc ?
- Maharshi : Des gens qui les ont vus disent qu’ils existent quelque part. Nous devons donc les croire.
- Question : Où existent-ils ?
- Maharshi : En vous.
- Question : Mais alors, ce sont simplement des idées que je peux créer et contrôler ?
- Maharshi : Il en va ainsi de toute chose.
- Question : Mais je peux créer de pures fictions, par exemple des cornes de lièvres ou bien des choses qui ne sont que partiellement vraies, comme des mirages, etc. Par contre, il existe des faits indépendants de mon imagination. Les Dieux Ishvara et Vishnou entrent-ils dans cette catégorie ?
- Maharshi : Oui.
...
- Question : Les Deva et les Démons existent-ils de la même manière ?
- Maharshi : Oui.
(Extrait de l’entretien 30, du 4 février 1935).

[En haut de page : un exemple de domination de l’opinion. De nos jours : opinions des costumes-cravates aux non-couleurs]
 
 

Dernière mise à jour : 25-12-2012 23:38

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