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Justice et Morale et Pharisaïsme Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 24-03-2013 02:15

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Alchimie, Amour, Anarchie, Argent, Banques, Bourgeois, Chaos, Communisme, Chronologie, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragons, Eau, Église, Esprit, Europe, Feu, France, Goulag, Gouvernement, Guerre, Homéopathie, Illusion, Inquisition, Internet, Jardin, Justice, Labyrinthe, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Maffia, Magie, Médecine, Métaux, Monarchie, Mondialisme, Morale, Mort, Nature, Opinion, Pagan, Paradis, Peur, Pierre, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Religions, République, Révolution, Rire, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Supplices, Synarchie, Tao, Télépathie, Temps, Terreur, Transformation, Vide, Volonté, Yokaï

 
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Justice et Morale et Pharisaïsme


L’argent est devenu un commerce comme un autre, et c’est pour ça que les humains ont inventés une « justice » et que cette planète est devenu leur enfer.
 
 
 
Si je me défie de la morale, ce n’est pas parce que les hommes qui la pratiquent (elle est nécessaire à son niveau) ; c’est parce qu’ils s’en contentent : parce qu’ils s’en servent comme d’un paravent [confort] derrière lequel ils cultivent ce qu’il y a de plus immoral en eux - leur misérable satisfaction d’eux-mêmes et leur rage de juger les autres.
(Gustave Thibon, Notre regard qui manque à la lumière)
« Tout homme est menteur dans la mesure où il ne donne pas ce qu’on est en droit d’attendre d’un homme; c’est-à-dire d’un être créé à l’image de Dieu ». (G. Thibon)
 
 
Le drame du monde « moderne » c’est le CONFORT : vivre dans le LUXE. On en est arrivé à faire de l’argent un commerce ! C’est le luxe de l’arbitraire et du choix, c’est-à-dire bien en deçà de ce qu’on appelle aujourd’hui le « minimum vital ». Modernité = désormais profit.
PROFIT : dans la ligne droite euclidienne de l’évolutionnisme biblique à la Moïse et son « peuple élu » : progresser ; de l’ancien français (1120) proufit, du latin profectus (progresser).
Dans PROFIT il y a PROGRESSION et PROFESSION ou PRO : avantage ; PROCÉDER : excéder, aller au delà du but (tel est bien le sens de ce mot/maux).
Dans le même sens nous avons : PROEGE (profit, avantage) ; PROESCE : prouesse, bravoure. (Réf. Glossaire de Du Cange).
 
Le contraire de profit c’est la perte, donc la CHOSE GRATUITE qui ne rapporte rien ; ce qui concerne l’esprit ou l’âme dit le Glossaire de Du Cange. Et l’AMOUR (privation de mort : du A privatif et mur ou mour ou mort) est GRATUITÉ, sinon ce n’est pas de l’Amour, simplement très souvent une caricature comme l’est l’amour humain ou prolongement de l’espèce.


Une autre chose qui a du mal avec la gratuité : LA JUSTICE. Ne dit-on pas : « Raide comme la Justice », symbolisant parfaitement la justice humaine ! Cette justice qui a pour symbole la BALANCE qui est également celle des commerçants qui « vendent au poids » ! Car rien n’est plus souple et plus « sensible » (pouvant être trafiquée) qu’une balance « exacte ». Et une balance raide est toujours une balance fausse.
La justice humaine est fausse car impossible, ce que les Anciens avaient compris : « Ne jugez pas selon l’apparence, mais selon la vérité ». Or en ce bas monde la vérité n’est qu’OPINION. Aussi est-il dit : « Ne jugez pas ». Et la seule façon infaillible de juger selon la vérité consiste pour nous humain à ne pas juger... comme l’écrit justement Thibon.



L’Amour étant la privation de mort, « l’Amour méconnu saigne plus que la loi violée ». La loi humaine n’est qu’un sauvetage, un confort afin de rendre possible la vie en société depuis que les humains ont perdu l’usage de la Vraie Télépathie. Ainsi depuis cette Chute, la loi m’enjoint de ne pas commettre l’adultère, et peu importe que, sous mon obéissance extérieure, je garde une âme de voleur, ou d’adultère.

Gustave Thibon a raison d’écrire que la foi et l’amour l’emporte sur la loi humaine, « c’est là une vérité chrétienne élémentaire que seuls les pharisiens méconnaissent ». Voir aussi le judaïsme rabbinique qui nous plombe grandement aujourd’hui où tout est inversé : « La prudence et la mesure dans l’impureté donnent au mal lui-même les apparences du bien. Et ce péché - qui est celui du Pharisien - est toujours plus difficile à guérir que n’importe quel péché de démesure, car le pécheur par débordement voit les digues qu’il emporte, tandis que le Pharisien se croit vertueux parce qu’il respect ces digues : l’eau la plus souillée lui paraît vierge pourvu qu’elle coule au fond du lit des conventions sociales », écrit justement G. Thibon, et il résume ainsi les compas-équerres judéo francs-maçonniques. Gustave Thibon ajoute envers les Pharisiens :
« Vous êtes comme tous les hommes, mêlés de bien et de mal, et vous voulez pourtant qu’on vous identifie tout entiers à votre vertu ; mais prenez garde : dès que vous ne pourrez plus faire illusion, on vous identifiera tout entiers à votre péché ». Thibon explique ainsi l’erreur de l’évolutionnisme.

La but de la vie est la réalisation du Soi ou Instant, ou encore de tirer l’Un du multiple. « Le pharisaïsme est une tentative frauduleuse pour réaliser cette synthèse ; il fait l’unité au-dehors au lieu de la faire au-dedans ; son désir de perfection s’arrête à la blanche couche de chaux qui revêt l’extérieur du sépulcre ». Thibon définie ainsi le mondialisme !


AMOUR - GRATUITÉ, on dit bien « L’Amour n’a pas de prix ! », Ainsi l’Amour ou la Foi se valent plus que tout, seule la GRATUITÉ pourra sauver ce monde. Seule CE QUI NE VAUT RIEN, au-delà du binaire et de ses zéros et uns sauvera le monde.
MYSTÈRE et MYSTIFICATION on la même étymologie : la nuit fait germer les étoiles et les fantômes... et l’ALCHIMIE, nommée FUMISTERIE (une FARCE, une FAUCILLE, le fauchage du laboureur) par Fulcannelli ; c’est bien pour cela que c’est une RÉALITÉ.

FUMISTERIE et FUMÉE, pas de Fumée sans feu alchimique : pas besoin de lumière solaire pour faire son parcours de voyageur dans un sentier sur cette planète : les étoiles même sont les indices de l’APRÈS-VIE. « Le fumier, le pain et la laine vaudront toujours leur prix - un prix représenté par un chiffre et reconnu par tous - mais l’idéal voisinera toujours avec l’illusion, l’héroïsme avec la duperie, et les valeurs apportées au monde par l’amant, l’artiste et le saint oscilleront sans fin, suivant notre accueil intérieur, du néant à l’absolu », écrit de façon fulgurante G. Thibon.

Au « peuple élu » :

Deux choses illustrant l’infini dans l’humain : son orgueil et sa misère ! Ces deux infinis se font la guerre. La misère entièrement reconnu peut tuer l’orgueil, mais l’orgueil ne peut jamais tuer la misère. Alors, il la masque. D’où la sécrétion d’un nouvel infini qui concilie illusoirement les deux autres : L’INFINI DU MENSONGE. Et c’est ce que nous vivons aujourd’hui.
Pétrone déclarait justement dans le Satyricon à propos de la misère :
« Que peuvent les lois, où l’argent est seul maître, et où la pauvreté ne peut avoir raison ? Ceux qui vont chargés de la méchante besace, plus d’une fois, ils vendent la Vérité ».


Peut importe la justice, surtout humaine ; peut importe la morale, surtout judéo-maçonnique. « Car ce qui importe, ce n’est pas d’être à l’endroit ou à l’envers - c’est d’être TRANSPARENT ».


TRANSPARENT [TRESPARENT] [VITRIN] / FLUIDE couler-courant, le jus, la spontanéité.
Contraire d’opaque. De 1370, tresparent : paraître.
Traverser, passer au travers. C’est le passage, l’INSTANT.
La mélodie sur sa route accompagnée par la mélodie seconde ; toutes les deux AVANCENT irrémédiablement, distinctement par l’Art du Contrepoint.
C’est la garantie de la beauté d’une Création.
Transparence de l’Eau. Transparence d’une composition picturale, transparence de l’aquarelle.
Transparence d’une direction d’orchestre : Zarzuela dirigée par le Chef d’orchestre espagnol Ataulfo Argenta. Transparence de l’orchestration d’un œuvre d’André Messager, le Maître du 103 rue Jouffroy à Paris.
Ce qu’il y a entre (Âme).
Dans une œuvre avec le “ voyez l’ensemble ” en Dessin, c’est également le ENVELOPPER et CARESSER (Feu Philosophique).
Que les événements de ce Monde prennent leurs « Places » en harmonie simplement, en parfait mélange et grande netteté.

Ainsi : la vraie nuit, c’est la lumière. LES TÉNÈBRES ou Lumière abstraite ou absolue.
Ce sont eux qui sont la racine de la Lumière. Sans Ténèbres pas de Lumière !
Donc logiquement :
1) Ténèbres : Esprit.
2) Lumière/Vibration : Matière.
C’est bien dans les caves, les grottes sombres que l’on trouve les Trésors !
Le Hiéroglyphe Égyptien figurant une ondulation se dit NWN ou NOUN, c’est l’Eau Primordiale, une Vibration, la nourrice de Tout.
Pour l’Église Chrétienne, les Ténèbres, ce sont le Diable. C’est comme s’il y avait une inversion. Et comme dit une devise Alchimique :
Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore. On rejoins ainsi le VIDE, L’HORREUR DE NOTRE PROPRE VIDE. On dit bien que la Nature a horreur du Vide. « L’arrachement du masque dénude le vide et la grâce le comble. Le masque est un isolant à double fin : il nous empêche de mourir de la connaissance de nous-mêmes et de vivre de la connaissance de Dieu », écrit G. Thibon.

Enfin, la vraie science ce n’est pas la course démentielle au « progrès » ou mécanisation de l’humain, ce qui conduit à une prison de plus en plus solide ! Dont on croit reculer les murs par la « science ». « Notre seule supériorité sur nos aïeux tient aux facilités qui nous sont données d’explorer de plus en plus vite le territoire de notre prison - privilège enivrant en apparence, mais décevant dans ses résultats [voir la pollution et l’énergie], puisqu’il nous conduit à prendre rapidement conscience de notre incurable captivité. L’homme moderne se vante des mille possibilités qui lui sont offertes de réaliser ses désirs. Mais ne sait-on pas depuis toujours que c’est la réalisation de nos désirs qui nous révèle leur vanité ? Plus la distance est grande entre la soif et la coupe, plus nous jouissons longtemps du viatique de l’illusion », écrit Thibon.

Rien de nouveau sous le Soleil, il n’y a de nouveau que ce qui a été oublié en ce bas monde.
Tout est nouveau seulement à partir de l’Instant, et il n’appartient à personne, mais à tous.


[En haut de page : frontispice du livre « Le mystère des cathédrales », de Fulcanelli (1926), par Julien Champagne]
 
 

Dernière mise à jour : 24-03-2013 02:44

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