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Boys Love (Movie) Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 12-10-2008 13:39

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Publié dans : Flash sur films, Sommaire films du Japon

Tags : Boys Love, Films, Japon

 
Boys Love (Movie)
ボーイズ ラブ

Amour absolu
 
 

ATTENTION : Pour adultes seulement ! Contient des scènes sexuelles et de la violence.
WARNING : Adults only ! Contains explicit sexual content and violence.

Deux Films du Japon dont le premier est sorti en novembre 2006 directement en DVD. Suite au succès du premier, un second film est sorti sur les écrans en septembre 2007. Ici il s’agit du premier film.
Ces deux films sont dirigé par Kotaro Terauchi, sur un scénario de : Kotaro Terauchi, Karoruko, et Saki Senoo.
 
 
 
Dans un train de banlieue de Tokyo, tous deux seuls dans un wagon se trouvent Taishin Mamiya (joué par Yoshikazu Kotani), tenant par la main Noeru Kisaragi (joué par Takumi Saito). Cela constitue le prologue.
Ensuite on pénètre dans une autre chronologie : Mamya chez Noeru observe les dessins de celui-ci. Mamya travaille pour un magazine et il est venu interviewer Noeru. Mais Noeru gagne sa jeune vie comme modèle, comme mannequin. Mamiya est séduit par un tableau de Noeru représentant l’océan. Ses remarques sur le tableau plaisent bien à Noeru dont c’est le préféré. Par ce tableau les scénaristes en font un symbole important qui servira au « tableau final ».
 
 
 
Mamiya par la suite invite Noeru au restaurant. Là, Noeru explique que son tableau de l’océan n’est pas à vendre. Dans le courant de la soirée, et de la conversation, Noeru qui semble ne pas avoir sa langue dans sa poche lance à Mamiya qu’il est séduisant. Ça le trouble beaucoup puisqu’il se rend dans les toilettes... pour souffler et se regarder dans un miroir. Hasard ? mystère des coïncidences ? Noeru est derrière lui et l’observe... Ce n’est pas des plus romantique, et ça fait tapin du temps des tasses (1), puisque Noeru enlace mamiya au moment ou celui-ci pisse, et comme il entre deux types dans les toilettes, Noeru entraîne Mamiya dans un des WC. Et effectivement, dans l’étroitesse d’un WC Noeru et Mamiya se découvrent, ou « font l’amour », ou tout au moins Noeru essaye de violer Mamiya, ce qui est filmé d’un façon suggestive mais... au raz du sol, et ça fait bizarre. La encore le réalisateur utilise des retours arrières chiants pour montrer les impressions de Mamiya dans les WC, car en faite il s’est fait violer, un peu, par Noeru... surtout qu’il se défend d’être un gay.

Ensuite on vire dans le bizarre sadique ou écriture tordue des scénaristes : Noeru se plein à son agence de modèles du journaliste qui l’a interviewé : il a été très désagréable... hors il s’agissait de Mamiya... Mamiya doit donc faire des excuses à Noeru. Il se rend cher lui, et trouve un Noeru en slip et à demi enveloppé d’un drap façon tunique romaine. Dans un coin de la pièce un homme remet en place son slip.
Donc pour le moment Noeru fait très « pute de luxe », ce qu’appuie la réalisation par la suite. Pourquoi as-tu menti pour me faire venir ici ? demande Mamiya à Noeru. Bref, Mamiya ne comprend rien. Ce qui n’empêche pas Noeru de l’enlacer... et de continuer ce qu’il avait commencé dans les WC ! Mamiya hésite mais ne se laisse pas faire et quitte furieux l’appartement de Noeru.
Au bureau du magazine Mamiya se fait engueuler par le rédacteur en chef.
 
 
 
Là encore, en essayant de forcer sur le « côté testostérone » Mamiya fait du sport en se défoulant sur un appareillage de boxe, mais il ne peut s’ôter de la tête la chronologie des toilettes et de son mini viol... Si bien qu’il rencontre plusieurs fois à nouveau Noeru... lequel continue plus ou moins a tapiner secrètement car il est encore mineur ! Il vient se coller là-dessus un copain d’université de Noeru : Chidori Furumura (joué par Hiroya Matsumoto) et qui aime secrétement Noeru, même si à aucun moment il ne le laisse voir. Seulement il accuse Mamiya de lui voler son copain. Et comme dit un sous-titre : la jalousie est la sœur de l’amour tout comme Lucifer est le frère des Anges.
 
 
 
Bon... Dans ce premier Boys Love qui a eu du succès, avec une histoire tordue, et que la réalisation bien banale et avec des retours en arrière, donne un film avec quelques moments émouvants, en bon ou en mal-mâle...
L’histoire malsaine me met très mal à l’aise et la réalisation est passe partout. Donc une seule étoile, en plus on a droit à la conventionnelle scène de viol, non pas celle de Mamiya par Noeru mais une autre sur Noeru... et bien bâclé par le réalisateur. En plus la bande son vient là-dessus en pléonasme. Takumi Saito est beau, mais son jeu est souvent fade ici, pourtant il y avait de quoi faire. Heureusement qu’il écrit « No border » sur son site. Yoshikazu Kotani est plus dans son rôle, et il est plus féminin que le personnage de Noeru. Enfin je ne vous cacherai pas que ça finit à la Aristote, donc c’est chiant et négatif... Il aurait fallu réécrire le scénario, quand je pense qu’ils étaient trois ici ! Et ne pas faire de Noeru un mineur pour entrer dans le code des schools drama, car ça alourdi encore plus l’histoire. Et plus pousser, ou rendre plus fluide cet amour absolu, car en faite je pense que Mamiya, à part le mini viol du début dans les toilettes du restaurant, il n’a jamais eu un seul autre rapport sexuel avec Noeru ; leur union total ne pouvait se terminer que dans une autre dimension. A ce stade, je peux comprendre le succès du film. Mais ce n’est certainement pas un amour interdit ici ; la société n’empêche pas Noeru de se vendre à des riches clients... Cela doit exister dans tous les pays : les palaces ou soirées luxueuses peuvent fournirent des « prestations spéciales » avec des prostitués masculin de luxe. L’Ange déchu, cher à John Rechy, et ici sacrifié, c’est bien Noeru.

M. R.
 
 
 
Note.
1. Tasses : mot d’argot qui indique les pissotières nauséabondes publiques qui se trouvaient un peu partout dans le Paris des années 1930-1950, et qui pouvaient être des endroits pour des relations homosexuelles rapides, mais aussi pour le défoulement sexuel d’un soir d’hommes mariés... Voir la page avec des références au livre de John Rechy : City of Night, sur la prostitution dans l’Amérique des années 1950, où il parle notamment des pissotières : http://www.fangpo1.com/ja/content/view/243/41/

Il faut savoir que les latrines, ou lavabos pour se vider le ventre, bref les toilettes à Pompéi étaient de vastes pièces avec des sièges, où plutôt des socles en pierre percée où on faisaient ses besoins pratiquement côte à côte... La notion d’intimité n’était pas la même que maintenant, c’est le moins qu’on puisse dire.
 
 
 
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Dernière mise à jour : 12-10-2008 17:22

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