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Moïse la Friture et l’écriture Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 25-05-2014 13:32

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Alchimie, Amour, Anarchie, Argent, Banques, Bourgeois, Chaos, Communisme, Chronologie, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragons, Eau, Église, Esprit, Europe, Feu, France, Gaule, Goulag, Gouvernement, Guerre, Homéopathie, Illusion, Inquisition, Internet, Jardin, Justice, Labyrinthe, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Maffia, Magie, Médecine, Merde, Métaux, Monarchie, Mondialisme, Morale, Mort, Nature, Opinion, Pagan, Paradis, Peur, Pierre, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Religions, République, Révolution, Rire, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Supplices, Synarchie, Tao, Télépathie, Temps, Ténèbres, Terreur, Transformation, Vide, Volonté, Yokaï

 
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Moïse la Friture et l’écriture

Nous n'avons pas à subir cette « friture » vibratoire.
 
 
« Ce qui n’est pas naturel, mais acquis, ne peut pas être permanent et ne vaut pas la peine que l’on s’efforce de l’obtenir ».
(Ramana Maharshi, entretien 20)



En effet, avec la Bible, avec ses commandements Moïse la Friture apporte le dévergondage négatif : dans son sens actuel : LA CIVILISATION.
Pour les adeptes de Moïse la Friture, seule leur morale compte, seule leur « valeur » compte en banques. Dévergondé signifie pour eux : qui mène une conduite relâchée, sans honte, sans respect et sans crainte religieuse, donc en dehors des commandements ou lois.
Moïse la Friture et ses adeptes jusqu’aux Chrétiens sont systématiquement opposés au retour au Source, donc aux Païens, donc opposés au retour à la Source des membres qui composent l’humanité.
RAPPEL : le mot civilisation se décrypte comme vil, et villes et villages en sont les symptômes premiers tout en contenant aussi ce qualificatif. Une représentation typique de cette civilisation mortifère et diabolique est : la démocratie, avec ses Couilles en Or criminels les Rockefeller et Rothschild (voir la vidéo en fin d'article).
 
Le dévergondé correspond à l’actuel « terroriste », ou « marginal », parallèle avec ce que des humains nomment « mauvaise herbe » ou « mauvaise graine », toutes expressions bien dans l’enrichissement de la dualité du Bien et du Mal, donc de la guerre permanente.

RAPPEL : Bien et Mal se situe dans le RELATIF, comme les deux côtés de la médaille. La bonté est aussi une opinion du relatif. Et pour connaître le bien et le mal, il doit y avoir un sujet, donc un ego, sinon bien et mal n’existe pas.
Qu’est-ce qui est Bien, qu’est-ce qui est mal ? Aucun critère ne permet de juger si une chose est bonne et une autre mauvaise. Les opinions diffèrent selon la nature de l’individu et selon son environnement. Bien et Mal ne sont que des opinions et rien de plus. S’en débarrasser et la pensée avec est préférable. Ainsi on accède au « passage-bien » vers la non dualité ou Libération.
En remontant à la source de l’ego se trouve l’Instant ou Éternité.

Moïse la Friture et ses commandements procèdent comme les cartes de géographie tracées sur parchemin et sur papier, comme la littérature, la science, le droit, la religion sont tous fondamentalement des artifices humains procédant de l’écrit. Grâce à eux, pour le meilleur, mais surtout pour le pire, puisqu’opinions nous nous représentons le monde et nous-mêmes. En réalité nous n’habitons pas vraiment ce monde, mais celui que ces artifices nous représentent. Tout étant dans le mental le monde n’existe pas  !

« Le terme Dieu signifie samashti [entier, tout], c’est-à-dire tout ce qui existe plus l’Être - de la même manière que ‘je’ désigne l’individu plus l’Être. Dans chacun de ces cas, l’Être est réel. Le tout, la multiplicité et l’individu sont tous irréels. De même, l’union du réel et de l’irréel, leur mélange ou fausse identification, constitue une erreur. Cela revient à dire : sad-asad-vilakshana, transcender le réel et l’irréel, le sat et l’asat [le réel et l’irréel]. La Réalité est ce qui transcende tous les concepts, y compris le concept de Dieu » (Ramana Maharshi, entretien 112).

Si l’on considère le monde comme étant la conscience (chit), alors il est toujours réel (entre. 288).

Toujours concernant l’illusion de ce monde :
- Question : L’état de veille est-il indépendant des objets existants ?
- Maharshi : S’il en était ainsi, les objets devraient exister sans celui qui les voit, c’est-à-dire que l’objet devrait vous dire qu’il existe. Le fait-il ? Par exemple, une vache qui bouge devant vous vous dit-elle qu’elle bouge ? Ou est-ce vous qui dites : « Je vois une vache qui bouge » ?
Le objets existent parce que celui qui les voit en prend connaissance.
(Entre. 399 avec Jagadish Chandra Bose, sans qui l’ordinateur actuel n’existerait probablement pas).
Cet entretien rejoint le fait que le temps n’existe pas. Il n’existe que s’il y a quelqu’un pour l’observer, donc le monde duel du sujet et de l’objet, le monde de la relativité, de la cause et effet.

Par exemple : « le miroir reflète les objets. Les objets sont irréels puisqu’ils ne peuvent pas exister indépendamment du miroir. De même pour le monde : on dit qu’il est un reflet dans le mental et qu’il ne subsiste pas en l’absence du mental. Alors la question se pose : si l’Univers est un reflet, celui-ci ne devrait-il pas être le reflet d’un objet réel, connu en tant qu’Univers, pour qu’il puisse se refléter dans le mental ? Cela reviendrait à reconnaître l’existence d’un Univers objectif. Mais, en vérité, ce raisonnement est faux.
C’est pourquoi on donne l’exemple du rêve. Le monde du rêve n’a pas d’existence objective. Comment, alors, est-il créé ? On doit supposer l’existence d’impressions mentales, appelé vasana [tendances, prédispositions]. Comment ces vasana se trouvent-elles dans le mental ? Parce qu’elles sont subtiles. De même que l’arbre est contenu, à l’état potentiel, dans la graine, ainsi le monde est contenu dans le mental...
Quelle est alors la Réalité ? Seul celui qui voit est réel, et certainement pas le monde ».
(Important entretien 442, du 8 janvier 1938, de Ramana Maharshi). « Le Yoga-vasishtha définit clairement la Libération comme étant l’abandon du faux pour demeurer en tant qu’Être ».


SEUL CELUI QUI VOIT EST RÉEL, ET CERTAINEMENT PAS LE MONDE.

Depuis que l’humain écrit ou massacre des Pierres en gravant dessus, il est devenu très difficile d’être « Celui qui voit le Réel ».
Se souvenir que l’invention de l’imprimerie à l’époque de la Renaissance marqua la même étape qu’aujourd’hui Internet : l’importance qu’ont eu des textes lorsqu’ils sont parvenus entre les mains de lecteurs ordinaires, à qui ils n’étaient pas destinés, ce qui provoquera le règne et la tyrannie de l’opinion. Opinion ou nouvelle manière de pratiquer et de comprendre la lecture et l’interprétation. Les Luther, Galilée et Descartes ont en commun une nouvelle façon de lire, de mettre en rapport ce qui est écrit et ce que cela signifie.

Avec Descartes et les philosophistes anglais le mental ou ego se renforce. « Le fait de reconnaître qu’il y a bien une contribution du lecteur à l’interprétation du texte est à l’origine d’un modèle de l’esprit », écrit D.R. Olson. Olson qui précise que la moindre marchandise porte une étiquette, les rues portent des noms de baptême sur des plaques émaillées et les pierres tombales accueillent des épitaphes ; les contrats, les lois sont scellés par une signature. De nos jours chaque activité plus ou moins complexe donne lieu à une trace écrite, et avec l’informatique c’est encore pire ! Selon la « raison » et les Chrétiens chacun a sa place dans le « Paradis » ou « l’Enfer » en fonction de ce qui serait écrit dans le Grand Livre (de la vie) ou loi de Cause-Effet, bref, dans la pensée unique !
De Tous temps ceux qui maîtrisaient l’écrit possédaient ceux qui ne savaient pas lire ou n’en avaient rien à foutre. Les républicains de l’après 1789 et leur judéo-maçonnerie se plaisent à associer démocratie à haut niveau d’alphabétisation (grâce notamment au maçon Jules Ferry) et donc à la fameuse « raison » du siècle des perruques poudrées. Mais « apprendre à lire et à écrire », c’est au mieux une simple introduction dans le monde de l’écrit ! L’écriture et la lecture ne sont aucunement la Connaissance ! Et en Occident, scolarisation = écriture (bien-sûr basé sur le modèle des ergoteurs grecs qui mettaient leurs lois par écrit de peur de les perdre, peur de perdre leurs informations, ce qui signifie qu’elles devaient ne pas être si vitales que ça).
Tout ce formatage social occidental aboutira à la croissance économique, et tout déclin du niveau d’instruction sera une menace pour le système évolutionniste de la croissance et « démocratique ».

Ici en Occident et depuis un moment pour « exister dans une société » il faut se conformer, se couler dans le moule, religieux ou autres. Galilée, la Réforme et le protestantisme ont donné naissance à ce qu’on nomme de nos jours « modernité », ou « raison » ; résultats de ces mouvements de la Renaissance et changements sociaux associés au déclin de la féodalité et à l’émergence de l’ego, l’individualisme, puis le capitalisme et l’organisation politique autour de la « démocratie » (aujourd’hui LE Piège). À ces misères il faut ajouter le marxisme devenu une religion qui affirme que la raison et la conscience sont des produits et non des causes de l’activité humaine ; les marxistes inversent tout en bon serviteur du Diable ce qui nous donnera le capitalo-socialisme.

Avec la Renaissance ce n’est plus la renaissance mais le contraire : l’inexorable déclin du Merveilleux avec ce qu’on appelle le « monde moderne », car les normes ont été établies, idem pour les définitions, idem pour la logique confortablement installée ; bref, la pensée unique prenait corps, notamment grâce à la tyrannie de l'opinion et à l’abondance des informations après l’invention de l’imprimerie, car déjà au 17è siècle, le chercheur a accès à plus d’auteurs médiévaux qu’aucun érudit du Moyen-Âge n’en a jamais connu. Et au Moyen-Âge la « lecture » est essentiellement orale. « L’imprimerie a permis la lecture silencieuse, installant ‘le divorce entre l’œil et la parole dans l’acte de lire’, détail qui a été étudié et vérifié par P. Saenger (1982-1911) », écrit Olson.

Avec l’écriture le déclin du merveilleux est effectif, non seulement avec la perte du sens du mot SCIENCE, mais parce s’installe l’étatisme et ses lois écrites : le pouvoir royal contrôle les marchés, collecte les impôts, contrôle les fonctionnaires, travaille à son prestige pour le temps présent et pour l’avenir.
LOIS ÉCRITES = ADMINISTRATION
CULTURE ÉCRITE = INSTRUMENT DU POUVOIR, les élections modernes en font la partie.


La pensée unique et le mondialisme s’installe à partir de l’invention de l’imprimerie, et aujourd’hui est renforcé par l’INTERNET. Ainsi avec la Réforme (le protestantisme) arrive la « science moderne », ou plutôt la technologie tout court, car l’usage de l’écrit a pu provoquer un changement réel dans la structure mentale. L’écriture se veut « objective », de même que les cartes de géographie censées représenter le monde.

La pensée unique est enfourné dès l’enfance : les enfants scolarisés « lisent » des logos (des Hiéroglyphes) de Couilles en Or comme celui de Coca Cola, ou les arches dorées sont des « McDonalds » ne représentant pas un mot pour eux : il représente une chose.
RAPPEL : les premières formes graphiques d’il y a 10.000 ans en Mésopotamie servaient POUR COMPTER, quand les humains choisirent la voie de l’Agriculture, et donc de l’élevage d’animaux domestiqués. Les premières formes en argile permettaient de tenir le compte des moutons; des bœufs et d’autres animaux domestiques, et des huiles et des grains. La sédentarité et le business s’installaient. Car lorsque quatre marques de moutons sont remplacées par deux marques, l’une représentant les moutons et l’autre représentant leur nombre, cette dernière peut être lue comme un mot mis pour un entier, « quatre » : ainsi l’invention de l’écriture syntaxique  aurait amené à l’invention des nombres abstraits ! comme l’écrit Olson.

Olson écrit : « L’écriture n’est pas une tentative pour saisir un savoir préexistant sur la syntaxe d’une langue ; en revanche, l’écriture est un modèle pour la parole. Elle permet que le langage soit analysé en constituants syntaxiques, dont les premiers ont été les mots. Ceux-ci deviennent alors des sujets de réflexion philosophique en même temps qu’ils sont l’objet d’un effort de définition. Les mots sont devenus des choses ».

La tyrannie de l’opinion prend forme avec l’écrit : « Nous avons toutes raisons de penser que les cultures orales accordent plus d’importance au consensus qui pousse à se mettre d’accord sur une interprétation : la signification sera celle que le groupe acceptera comme telle. Les cultures écrites conduisent plus facilement aux divergences d’interprétations ; celles-ci naissent de lectures particulières, où l’on prête plus d’attention aux formulations, et moins au contexte, ou aux indices non verbaux de la valeur d’illocution [l’objectif d'un locuteur dans la fabrication d'un énoncé, par opposition à la signification des termes utilisés].
En d’autres mots : « L’écrit représente facilement l’acte locutoire, mais ne parvient pas à spécifier la valeur d’illocution. Retrouver cette valeur est l’un des problèmes fondamentaux de la lecture, et la préciser est l’une des difficultés les plus considérable de l’écriture ».

En résumé :
Nous sommes passés d’une pensée sur les choses à une pensée sur les représentations des choses, donc à une pensée sur la pensée ou renforcement considérable de l’ego. Alors notre conception moderne du monde et de nous-mêmes est devenu comme un sous-produit de l’invention du monde sur le papier !
RAPPEL : les Anciens Égyptiens croyaient que la nature entière d’un objet ou d’un être était cachée dans son nom, sa signature, si bien que la connaissance du nom donnait le « pouvoir » ou pour-voir sur ce qu’il désignait ; ils croyaient aussi qu’une force surnaturelle était contenue dans les lettres mêmes, les Hiéroglyphes, qui composaient le nom. « Dieu connaît tous les noms »..... Nous avons à faire encore à l’ego...


[En haut de page : pictogrammes d’une expédition par des Indiens nord-américains, dans : L’univers de l’écrit, de D.R. Olson]

[Référence à : L’univers de l’écrit. Comment la culture écrite donne forme à la pensée, par David R. Olson]
 
 
 
 
 

Dernière mise à jour : 25-05-2014 14:14

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