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Civilisation de mort = Libéralisme Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 20-06-2014 21:18

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Alchimie, Amour, Anarchie, Argent, Banques, Bourgeois, Chaos, Communisme, Chronologie, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragons, Eau, Église, Esprit, Europe, Feu, France, Gaule, Goulag, Gouvernement, Guerre, Homéopathie, Illusion, Inquisition, Internet, Jardin, Justice, Labyrinthe, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Maffia, Magie, Médecine, Merde, Métaux, Monarchie, Mondialisme, Morale, Mort, Nature, Opinion, Pagan, Paradis, Peur, Pierre, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Religions, République, Révolution, Rire, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Supplices, Synarchie, Tao, Télépathie, Temps, Ténèbres, Terreur, Transformation, Vide, Volonté, Yokaï

 
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Civilisation de mort = Libéralisme
Le premier criminel de l’humanité n’est pas Eve et le Serpent,
mais ABEL l’esclave des systèmes.
 
 
« Pourvu qu’on ait de quoi bien manger aujourd’hui, peu importe ce que demain nous réserve », pourrait être une devise du Chasseur-Cueilleur, du PAÏEN, qui vivaient l'Instant. Parce que le lendemain apportera la même chose qu’aujourd’hui, c’est-à-dire un autre festin. Donc on ignore le stockage et le profit, et l’invention de la rareté, et donc de la valeur, de l’énergie façon 19è siècle. Alors notre racine est bien d’être PAÏEN, comme le précise le Dialogue avec l’Ange (10/09/1943 entretien 12 avec Gitta), de Gitta Mallasz.
Ces Païens, que le judéo-christianisme tenta de détruire.
 
 
Ceux que l’étatisme dénonce comme « terroristes » ou « brigands » en 1792 sont ceux qui comme Caïn cherchent la liberté, alors que ceux qui marchandent des prières vers Rome sont des loups déguisés en agneaux. En fait il n’y a pas de dualité bons-méchants comme il n’y a pas de dualité Soufre-Mercure en Alchimie ou dans le Yin et Yang, soit deux contraires QUI NE S’OPPOSENT JAMAIS PARCE QU’ENTRE EUX IL Y A TOUJOURS FLUIDITÉ. Ainsi un pouvoir d’État qui parle de « terroriste » est le premier criminel : il entretient la dualité guerrière.

En fait, c’est la voie de l’Agriculture qui est première criminel de l’humanité, et on a fait de Caïn un Agriculteur, donc le premier criminel ; mais c’est le contraire : Abel est en fait le premier criminel. Pour moi Caïn n’était pas Agriculteur mais HORTICULTEUR. L’Horticulture se situe dans le thème des Chasseurs-Cueilleurs, parce qu’elle exige moins de travail que celui de l’Agriculture, ne serais-ce que par la surface d’un Jardin moins importante qu’un champ. La voie de l’Agriculture ouvrait pour la première fois de l’histoire humaine la porte à l’asservissement, au travail servile, donc à l’esclavage (les serfs, les slaves, etc.).
Marshall Sahlins cite Lee, 1968, page 33, dans son livre : Âge de pierre, âge d’abondance, que les Hadza ont refusé les bienfaits de la révolution néolithique afin de sauvegarder leurs loisirs. « Circonvenus de tous côtés par des agriculteurs, ils ont refusé jusqu’à tout récemment d’adopter des pratiques agricoles, « alléguant pour motif principal que cela entraînerait trop de travail ». En cela, ils rejoignent les Bochimans qui, à la question néolithique, répondent par une autre : « Pourquoi planterions-nous, lorsqu’il y a tellement de noix mongo-mongo dans le monde ? »
Se faire chier au travail rejoins l’Ancien Testament écrit plein pot dans la voie de l’Agriculture, où il est écrit que « Tu travailleras à la sueur de ton front ».

Le Paléolithique à ces tous débuts est bien l’ÂGE D’OR.

Ensuite arrive le soi-disant « grand bon en avant » : le Néolithique. Un « grand bon en avant » ou le triomphe de l’évolutionnisme !
Il n’y a pas la dualité d’un avant : le Paléolithique ou Âge d’Or, et d’un après : Le néolithique ou voie de l’Agriculture ; car entre les deux se situe la VOIE DE L’HORTICULTURE, qu’avait bien matérialisé le Moyen-Âge avec le Jardin quaternaire : potager, fruité, simples, fleurs d’ornement. Bref, un vrai Paradis !

AGRICULTURE = domestication des plantes et des animaux. ON FORCE.
HORTICULTURE = apprivoisement des plantes. ON APPROCHE.
La troisième voie depuis l’après 1789 est celle de l’INDUSTRIE : on fait dans le quantitatif, le mondialisme et l'asservissement.

L’évolutionnisme introduit avec la voie de l’Agriculture fait que nous nous éloignons de l’Instant avec l’arrivée des techniques de stockage, de surplus et de production. Nous sommes dans l’angoisse permanente de la peur des lendemains, d’où l’attrape-couillons avec le « Royaume de Dieu (juif) sur Terre », ou Demain On Rase Gratis (DORG) ; nous thésaurisons en permanence.
Les peuples anciens vivaient proche de l’Instant ; chacun ignorait le lendemain et puisait aux richesses naturelles aussi  instantées que possible. Chacun y puise à volonté et tout le monde participe à la prospérité générale.

Chez les peuples anciens la mobilité ne saurait s’encombrer de la propriété ! Plus on possède et plus c’est lourd à transporter ! Entre propriété et mobilité il y a contradiction. Les biens de dimensions réduites sont préférables aux biens encombrants. Aussi la « valeur suprême » est la liberté de mouvement, jusqu'à l'apesanteur.

La Félicité étant notre nature, par exemple des populations australiennes comme les Yir Yiront ne font pas de distinction linguistique entre le travail et le jeu, indique une note de bas de page du livre de Sahlins. En général chez les peuple dit « primitifs » les gens travaillent très peu. Quatre ou cinq heures représentent le temps moyen par personne et par jour consacré à l’acquisition de la nourriture, en plus ils ne travaillent pas de manière soutenue. « La quête de nourriture est une activité hautement discontinue. On s’arrête momentanément dès que l’on s’est procuré de quoi vivre momentanément, ce qui laisse beaucoup de temps libre », écrit Sahlins.
L’activité complémentaire au travail est de dormir ! Bref, on dort tout le temps : une à deux heures après le déjeuner, après le retour de la chasse et de la pêche, pendant la cuisson du gibier...

« Pour chaque travailleur adulte, cela fait environ deux jours de travail par semaine (« autrement dit, chaque producteur assure sa subsistance et celle des personnes à sa charge, et dispose encore de trois jours et demi à cinq jours et demi pour d’autres activités »). La « journée de travail » était d’environ de 6 heures ; la « semaine de travail » des Dobe comptait approximativement 15 heures, ou une moyenne de 2 heures 9 minutes par jour ». Sahlins résume le rythme paléolithique : un jour ou deux de travail alternant avec un jour ou deux de repos où l’on traîne, oisif, au camp. « Bien que la quête de nourriture constituât la principale activité de production, « les gens, écrit Lee, s’adonnent la plus grande partie du temps (quatre à cinq jours par semaines) à d’autres occupations telles que se reposer chez eux ou rendre visite au camp voisin ».

Autre exemple : « Une femme récolte en une journée assez de nourriture pour nourrir sa famille durant trois jours, et elle passe le reste de son temps à se reposer au camp, à faire de la broderie, à s’en aller visiter d’autres camps ou à recevoir elle-même des visiteurs ».

VOIE DE L’AGRICULTURE = LOI DE MARCHÉ, DONC DE LA RARETÉ et de la peur de manquer.
Sahlins cite Karl Polanyi (1947) qui écrit à propos de l’économie de marché et de la rareté : « On a mis à nu notre bestial dépendance à l’égard de la nourriture et donné libre cours à la peur élémentaire de la famine. On a délibérément aggravé notre humiliant assujettissement aux choses matérielles, que toute culture a précisément pour but d’alléger ».

La Félicité étant notre nature essentiel, il est logique que ce soit la même chose comme par exemple chez les FOURMIS, dont évidemment on colporte l’idée reçue que ce sont des robots ou des insectes fait uniquement pour l’assiduité au travail, Or il n’en est rien comme l’explique une note de bas de page du livre de Sahlins citant le travail de deux chercheurs : George et Jeannette Wheeler. Évidemment quand on se penche sur une fourmilière, on a l’impression que ça grouille d’activité intense ! Mais c’est une impression due à la quantité des fourmis et parce qu’elles se ressemblent, comme l’explique Wheeler. Les fourmis passent le plus clair de leur temps à se prélasser. Plus choquant encore, les ouvrières, toutes les fourmis femelles, consacrent beaucoup de temps à leur toilette.


[En référence à : Âge de pierre, âge d’abondance - L’économie des sociétés primitives, de Marshall Sahlins]
 
 

Dernière mise à jour : 20-06-2014 21:39

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