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Juvenile Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 26-10-2008 20:22

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Publié dans : Flash sur films, Sommaire films du Japon

Tags : Films, Japon, Juvenile, Robots

 
Juvenile
Jubunairu
Boys meet the future

Le Club des Cinq s’initient à la robotique et à E.T.
 
 
Sur Sancho does Asia : http://www.sancho-asia.com/spip.php?article481
http://www.imdb.com/title/tt0223593 /

Film japonais de 2000 et réalisé par Takashi Yamazaki, déjà réalisateur de Always san-chôme no yûhi.

Des enfants en promenades d’été, et certainement en camp de vacances avec leur sac à dos, courent dans une grande prairie aux hautes herbes. Le soir de retour dans leur bungalows, une grande lumière les intriguent. Quatre enfants (le Club des Cinq !) partent alors dans la forêt, et trouvent rapidement un point d’impact dans le fond duquel se trouve une boule métallique.
Ils hésitent à toucher cette petite boule, mais elle les devance et ouvre ses yeux : deux demies sphères en forme d’objectifs de caméra, puis elle sort ses deux « bras ». Je trouve le design du robot peu sympathique, et de par la forme on ne peut pas le qualifier d’androïde, puisque la racine grecque : andro, désigne l’homme. L’électronique avançant rapidement, seulement en mode binaire, et sans rapport avec des échanges chimiques, il ne faut pas s’étonner de l’aspect vieillot du robot puisque le film date déjà de 2000 ; et ce robot ressemble plus à un œuf de Pâque sur ressorts qu’à une machine « intelligente ».
 
 
 
Ni le robot ni les enfants ont peur, c’est déjà ça ! Tetra, c’est le nom de la boule, sort aussi sec qu’il « rencontre Yusuke ». Et ça en Japonais, alors il faut supposer que Tetra connaît l’endroit où il a atterrit... Donc il a été à l’école sur sa planète et on lui a apprit la répartition géopolitique de nostre belle planète Bleue... Pourquoi pas ! Et comment connaît-il dans l’instant le nom de Yusuke ? De plus il y a écrit ARTET sur sa carcasse (Tetra à l’envers), là aussi ça suppose un apprentissage, celui de l’alphabet latin. Il se trouve que ce Yusuke est fan de robots ; comme beaucoup de Japonais, non ?! Avec les katanas et les armures de samouraïs ça semble être logique, de puces électronique binaire.
Ainsi comme, non pas un été avec Coo, mais un été avec Tetra... Et comme E.T. il a vécu dans le placard de Yusuke.
 
 
 
Les enfants trouvent Tetra mignon... tous les goûts sont dans la Nature ! En attendant Tetra, (Tetty pour les enfants) fait des cochonneries dans son placard avec tout un tas de bouts de ferraille qu’il soude ou dessoude, sous les regards des enfants complètement impassibles, comme s’ils avaient vu cela depuis leur mise en « exploitation terrestre » (leur naissance).

Dans une autre chronologie.
A 100 000 km de nostre belle planète Bleue, donc en banlieue : une grosse coquille d’animal marin, ou plutôt un semblant de vaisseau spatial avance... en avant. Dans un champ une jeune fille promène sont chien. Celui-ci aboie... vers la grosse coquille ? Un éclair bizarre dans le ciel... Jusqu’à un gros crapaud qui semble perplexe. Du ciel descend certainement un des habitants de la grosse coquille : un moitié d’amphibien moitié de mammifère... et qui prend la forme de la jeune fille au chien. Inutile de dire que cette forme humaine apprend le Japonais en une fraction de seconde. Alors là le crapaud y perd son latin ! A partir de là, les spécialistes en effets spéciaux ont pu laisser libre cours à leur imagination. Ce voyageur d’un autre monde doit avoir été au moins dans une grande université, car il connaît tout de la Matière pour passer d’un état amphibien à celui d’humain !
 
 
 
Jusqu’à ce premier quart d’heure du film, je trouve que c’est mal construit, et qu’il y manque beaucoup de charme... Une banalité est fermement installée... un comble pour un petit E.T. et un alien venu depuis sa grosse coquille. Dans ce début les effets spéciaux n’ajoutent rien du tout, mais alors rien du tout ! Ça fait plutôt série télé des années 1960 avec musique de grandes surfaces, et il y a un manque terrible de fluidité dans la réalisation, mais ça tient bien-sûr au scénario. En plus le réalisateur nous des sort des plans de réutilisation... inadmissible. Les situations et causes et effets sont maladroites et cousus de fil blanc, ou passant d’une scène dans l’autre à la façon des rêves... Enfin les comédiens enfants manquent de naturel.
 
 
 
Ensuite les enfants aident Tetra a trouver de plus en plus de bouts de ferraille. Ce qui exaspère le marchand de ferraille. Car Tetra monte une usine dans son placard.
Qu’est devenu l’alien-femme-au-chien championne du déguisement ? Comme nous sommes en 2000 à la réalisation du film, Tetra veut un accès à Internet, mais les enfants n’ont pas ni de Mac, ni de PC, même à l’école, car il a été volé... Reste plus que la PlayStation 2 pour se connecter ; encore faut-il trouver un adaptateur pour la brancher sur une prise téléphonique. Ça n’empêche pas que déjà l’un des enfants du Club des Cinq possède un téléphone portable. Finalement le Club des Cinq trouve à s’introduire chez le réparateur radio parti en tournée, lequel se révèle être un petit Steve Wozniak en miniature. Mais le réparateur radio fait mieux que Wozniak, puisqu’il explique au Club des Cinq qu’il construit une machine à remonter le temps, ou à le démonter... Une de plus !
 
 
 
Et ce salaud là fait une expérience devant les enfants en plongeant un poisson rouge dans de l’azote liquide, en disant que le temps pour lui s’est arrêté. Je n’ose qualifier son attitude... Car une ou deux minutes après il replace le poisson rouge dans son aquarium, et le poisson frétille de nouveau. C’est impossible puisque par exemple l’azote liquide est à -195° et donc utilisé parfois comme insecticide. Ah oui plus fort que Wozniak, puisque avec sa machine à démonter le temps il réduit en bouillie un Pikachu dessiné sur un petit morceau de papier.
En faite le réparateur radio nommé Kanzaki a inventé la machine de Spock (Star Trek) : la téléportation, puisque le Pikachu en question se retrouve au milieu de la forêt. Le Club des Cinq trouve cela aussi normal que deux et deux font quatre !
 
 
 
Du coup, de froid... on a complètement perdu notre alien-femme-chien parlant le Japonais. Comme des cheveux sur la soupe, il vient un ou deux plans montrant des vaisseaux, pardon des coquilles d’animaux amphibiens se dirigeant vers la Terre. C’est vraiment le type de scénario (celui de Takashi Yamazaki) qui aurait eu besoin d’un script-doctor...
Enfin ! Presque arrivé à la moitié de la série, pardon du film, on retrouve notre alien-femme-chien qui fait des choses à son double... Comme elle a appris dans une grande université sur sa planète, elle peut se transformer en n’importe quel personnage. Pratique pour le scénariste, mais c’est trop facile. Un bon point pour le scénariste : l’azote cause, peut servir d’effet cinq minutes plus tard ; puisque que ça refroidit, on peut « geler » un ennemi... Il y a aussi une copie du roman de Herbert George Wells : La Guerre des Mondes, à propos d’une bactérie, mais je ne veux pas vous dévoiler la conséquence, ou l’effet.
Par une autre pirouette d’écriture du scénariste, on apprend que l’alien champion de la transformation est venu « censurer » toute technologie. Là, c’est plutôt positif, quand on voit ce qu’on fait avec notre technologie... C’est-à-dire que la technique est faite de bric et de broc, en dépit du bon sens, et sans tenir compte de l’ensemble du monde, de la Nature tout simplement. Il devrait naître une écologie naturel, sans étiquette politique, ça devrait être instinctif... Bref toute une technologie a inventer... à vos claviers et à vos arrosoirs !... Les aliens n’aiment pas non plus le yaourt, à cause des bactéries... Vous pensez, le bifidus actif... Là encore on fait de celui qui vient d’ailleurs un méchant.

Zéro étoile, c’est creux, mielleux et plein de niaiseries, vieillot et chiant ! C’est la première fois que je vois un média drama ou film du Japon sans aucune émotion ! Ce n’est pas parce qu’il y a un petit robot qu’on a essayé de rendre kawaï, et des méchants E.T. qui vont foutre le bordel chez nous que ça va donner naissance à un merveilleux ; surtout que souvent on considère l’autre, celui qui n’est pas de la même couleur, l’alien de service comme un bouc émissaire, comme une menace. Vraiment très décevant ; en plus il aurait fallu traiter un seul sujet : le petit robot sauvant les Terriens, mais ne pas y introduire la « machine à remonter le temps », dont le sujet est trop important à lui seul. Mais peut-être que cette série, pardon ce film fera rire un bon coup les enfants, car il vaut mieux prendre ça à la rigolade, la dernière partie tenant plus du jeu vidéo à la mode et de l’indécrottable Goldorak et de ses mechas (ou mécas, pour mécaniques). Ça fait penser aussi à une médiocre roman de hall de gare, qu’on lit dans le train pour passer le temps, et ainsi se gâcher la joie de regarder le paysage. C’est donc le genre de film qu’on regarde, éventuellement, une seule fois.

M. R.
 
 
Cast :
Shingo Katori as Soichiro Kamizaki

Miki Sakai as Setsuko Kinoshita

Anne Suzuki as Misaki Kinoshita

Yuya Endo as Yusuke

Kyôtaro Shimizu as Hidetaka Ono

Yuki as Toshiya Matsuoka

 
 
 
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Dernière mise à jour : 26-10-2008 22:30

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