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Walter Elias Disney 2 Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 04-08-2014 20:41

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Alchimie, Amour, Anarchie, Argent, Banques, Bourgeois, Chaos, Communisme, Chronologie, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragons, Eau, Église, Esprit, Europe, Feu, France, Gaule, Goulag, Gouvernement, Guerre, Homéopathie, Illusion, Inquisition, Internet, Jardin, Justice, Labyrinthe, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Maffia, Magie, Médecine, Merde, Métaux, Monarchie, Mondialisme, Morale, Mort, Nature, Occulte, Opinion, Pagan, Paradis, Peur, Pierre, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Religions, République, Révolution, Rire, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Supplices, Synarchie, Tao, Télépathie, Temps, Ténèbres, Terreur, Transformation, Vide, Volonté, Walt Disney, Yankee, Yokaï

 
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Walter Elias Disney 2
La machinerie de Burbank
Ou le Self-made man venu de la campagne
Charlie Chaplin fut star à 17 ans
et signa à 25 ans un contrat
d’un million de dollars
 
 
 
« Il y a assez de laideur et de cynisme dans le monde pour que je n’en ajoute pas » (Walt Disney)

« Quand on aborde la fantaisie, il ne faut pas perdre de vue la réalité. Si une autruche se mêle d’être danseuse de ballet, il faut qu’en chaussons, elle évolue comme une danseuse étoile » (Walt Disney)

« Mais qui diable est ce Chostakovitch ? » (Walt Disney)
 
En pleine gloire, Walt Disney va tomber en dépression nerveuse. Sa femme l’accompagne pour le distraire en un long voyage d’agrément en Europe. Depuis cette période, il a des crises d’angoisses, de peur même, avec une hantise permanente de la mort. Comme déjà écrit sur la première page consacrée à Disney, il est terriblement ambiguë : une guerre constante entre sa volonté d’altruisme (allocentrisme) et son sa fixation à lui-même : ego démesuré. Un ego qui l’empêchera d’établir avec autrui des rapports fondés sur un authentique libre échange, ce qui pourra expliquer l’inégalité artistique des longs métrages du temps de son vivant. Walt Disney semble avoir été un homme terriblement seul, et il le savait, ce qui devait nourrir son obsession de la mort, qui transparaît dans beaucoup de ses longs métrages. Disney était persuadé qu’il ne verrait pas le lendemain ; effectivement il meurt jeune (victime du tabac), comme victime des « enfantillages de l’extravagance américaine », comme de parti pris pour les « jouets » hors de prix, comme Elvis Presley s’achetant deux avions (et victime de drogues de Big Pharma) et comme Michael Jackson mort de drogues plus ou moins légales de Big Pharma. Tous des êtres en forme de Héros.
 
Disney fut fasciné par les trains, il en fit construire un dans son premier Disneyland ; mais sa copie conforme existât également dans son propre jardin, une installation très onéreuse, qu’il garantit face à sa famille réprobatrice le droit d’utiliser par un acte notarié. Il s’habillait en mécanicien, sifflet à la bouche, et promenait ses amis et visiteurs. La limite entre enfance et adulte semble très étrange chez Disney ! Surtout qu'il se prétend adulte très tôt... Il y a aussi les conséquences des privations de son adolescence, faisant qu’il n’aimait que la nourriture frugale, préparée simplement : il persécutait alors sa cuisinière et l’obligeait à aller au restaurant voisin pour apprendre à cuisiner les pommes de terre à la française.

Walt Disney ne parvint jamais à sublimer complètement ses tendances tyranniques et masochistes de caprices et de lubies. Par exemple sur un coup de tête, il pouvait renvoyer un de ses animateurs, pourtant doué pour animer tel ou tel personnage... et aller le faire rechercher quatre mois plus tard...

Ici en Europe l’argent est un drame. Aux USA le fric possède « les vertus les plus nobles » ; bref, il est une religion. Bien-sûr le mot Self-made man signifie réussite à coups de sueur biblique : « Tu travailleras à la sueur de ton front », et au sens de « savoir se démerder » : le libéralisme. Nous voyons, nous vivons où cela conduit le monde. Même si « l’entreprise » du peuple américain semble sympathique, ceux-ci faisant tout dans le gigantisme et la démesure conduisent la planète à sa perte ; et ils le savent mais semble impuissant à corriger le tir ! Walt Disney participe directement à cette entreprise de l’American way of life : la fabrication de Mickey Mouse « L’une des plus désastreuses influences culturelles qui ait jamais atteint l’Amérique fut le Mickey Mouse de Walt Disney, cet idiot optimiste » (James Michener, New York Time Magazine : La révolution dans les valeurs de la classe moyenne).

« Il convient de ne pas décevoir, de ne pas fatiguer le public de cinéma qui se lasse plus vite que tout autre. Moi, je tâche avant tout de distraire les spectateurs » (Walt Disney).

En 1951 Disney arrivait au studio à l’aube, passait dans tous les services, vérifiait la présence de chacun, contrôlait tous les travaux en cours. « On ne savait jamais s’il était ou non de mauvaise humeur, mais il était très aimé ». Tous ses employés sans exception l’appelaient Walt. On le savait intransigeant sur sa « marque de fabrique ». En toute entreprise, seul devait compter le nom de Disney.

À l’entrée en guerre des États-Unis lors de la première guerre mondiale, Walt Disney trouve un emploi de vendeur de rafraîchissements dans le train de Santa Fé : trajet Kansas City à Jefferson, deux villes du Missouri en un trajet de huit heures. Cela renforça son émerveillement des trains et sa concrétisation dans le Disneyland.
À l’âge de 18 ans Disney s’inscrit à l’école des Beaux-Arts de Chicago et à divers cours de dessin par correspondance. Dans l’école il put dessiner d’après des modèles vivants. Il apprit aussi les techniques de la caricature à côté d’un dessinateur au journal Record, et de Cary Orr caricaturiste de la Tribune.
À la guerre de 1914-18 Disney triche sur son âge, alors qu’il n’avait que 16 ans, et se fait engager comme conducteurs dans un service d’ambulances de la Croix-Rouge, service considéré comme civil, et non comme l’armée. Il fallait l’autorisation des parents, comme le père refusa, la mère de Disney signa deux fois ! Disney attrapa le grippe qui sévissait aux USA à cette époque. À la fin de la guerre, en novembre 1918, une occasion se présenta pour que 50 personnes partent en France pour soigner des soldats américains. Disney se retrouve à Saint-Cyr avec la Croix-Rouge américaine. Il fêta son dix-septième anniversaire à Saint-Cyr le 5 décembre 1918, à coups de sirop de Grenadine ! Disney fut affecté à la conduite d’ambulance à Paris.

Disney fut envoyé à Neufchâteau sur la ligne Nancy et l’Allemagne pour y assurer les transports d’une cantine préparant les repas des soldats faisant la relève en Allemagne. Les supérieurs de Disney découvrirent qu’il savait dessiner, et lui confièrent le dessin d’affichettes destinées aux soldats. Avec d’autres menus travaux de dessins, Disney amasse un petit pécule qui lui permettra de suivre sa vraie vocation sans aucune aide matérielle.
« C’est pendant les onze mois que j’ai passés en France, me déclara mon père, que j’ai acquis la véritable expérience de la vie. je crois que pour apprendre à un homme à se débrouiller, rien ne vaut le service militaire à un âge très jeune. En ce qui me concerne du moins, c’est au cours de cette période que j’ai fait l’apprentissage de l’indépendance. J’ai su désormais ne plus compter que sur moi-même », écrit sa fille Diane Disney Miller dans : L’histoire de Walt Disney.
Cette remarque n’est valable que pour Disney, car si je me base sur la vie de mon père né en 1907 en Russie et obligé de fuir la Russie avec son école des Cadets suite à la révolution des Juifs bolcheviques, il avait 11 ans quand il se retrouva dans un camp de transit en Égypte ; ses péripéties ne l’ont pas fait pour autant un Tycoon comme Walt Disney... il est vrai qu'une révolution n'est pas identique à un service militaire...
 
Walt Disney rentra de France à l’âge de 17 ans. Il s’oppose à son père en lui précisant qu’il veut faire du dessin. Évidemment aux yeux du père de Disney « vivre de l’art » semblait immoral et « indigne d’un homme respectable ».
« Cinquante dollars par mois. Cela vous va-t-il ? » dit le directeur de l’agence de publicité Gray Advertising Company à Walt Disney. En peu de temps Disney s’initia aux divers techniques permettant d’obtenir avec simplicité des effets supérieurs à ceux des méthodes classiques d’élaboration des dessins dans leurs moindres détails. Il apprit notamment à se servir d’un pantographe (sorte d’ancêtre de la photocopie). C’est dans cette agence de publicité que Disney fit la connaissance d’un dessinateur en lettres et spécialiste de l’aérographe : Ub Iwerks (qui phonétiquement donne « œuvres visuelles »)

En février 1920 Walt Disney entra comme dessinateur à l’agence de publicité cinématographique : la Kansas City Film Ad Company. C’est là qu’il commença à s’intéresser au dessin animé. Les premiers essais étaient en papiers découpés articulés et animés image par image devant la caméra (principe du tour de manivelle, du temps où n’existait pas de moteur électrique d’entrainement de la caméra). Au bout de deux mois de travail Disney reçut la visite d’Ub Iwerks, qui était au chômage. Grâce aux dessins d’Iwerks, il fut engagé aux côtés de Disney ; et tous deux ne pensèrent plus qu’au dessin animé. ils se mirent à étudier cette nouvelle technique dans des livres de la bibliothèque du Kansas.
Disney se fait prêter une caméra, et en confection d’un trépied de sa fabrication, il se met à l’ouvrage dans un garage inoccupé. Il éclaire ses dessins avec des lampes électriques fixées sur des caisses en bois et aborde la réalisation d’une série d’images qu’il nomme Laugh-O-Grams Newton, du nom du directeur de trois salles de cinéma du Kansas.

Les Laugh-O-Grams étaient de petits films muets publicitaires... En 1929 allait arriver le krack boursier... et l’âge du fer/faire... Disney arriva à être célèbre dans les salles de cinéma de la ville de Kansas. Si bien qu’il arriva à s’acheter une caméra, et à louer un local plus grand ; puis il publia dans un journal une annonce offrant à un jeune homme l’apprentissage gratuit du dessins animé. Aux deux ou trois candidats il dit : « Je n’ai pas les moyens de vous payer, mais en échange des services que vous me rendrez je vous enseignerai à produire des films avec des images » Disney futur esclavagiste ? En France Jean Image fit de même : créer une école de dessin animé en utilisant les élèves pour produire à bon compte un film.
Toujours est-il que la Laugh-O-Grams Corporation au capital de 15.000 dollars était né ; les actions étaient à 250 et 500 dollars. La compagnie produisit des contes de fées d’une durée de sept minutes. Avant d’avoir atteint 21 ans Disney était président de la Laugh-O-Grams Corporation. Quand les difficultés financières commencèrent Disney chercha une recette pour se renflouer, ce fut Alice au pays du dessin animé, avec une vraie petite fille âgée de 6 ans, avec des cheveux blonds roulés à l’anglaise. Cela sauva Disney de la faillite. Faillite qui arriva pourtant, mais Disney sauva les négatifs de ses Alice, et se demande s’il quitte le Kansas s’il ira à New York ou à Hollywood. Pour payer son voyage Disney s’engage aux services des actualités de Selznick, Pathé et Universal. À cette époque Disney par manque d’argent commence à souffrir de la faim, car il ne voulait pas entrer dans un restaurant et tomber dans le délit de grivèlerie.

À suivre...

(En références à : Diane Disney Miller : L’histoire de Walt Disney, 1960 ; Walt Disney, par Maurice Bessy, textes et propos de Walt Disney..., 1970)

[En haut de page : caricature de Walt Disney]
 
 
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Dernière mise à jour : 07-08-2014 21:50

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