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Sushi Oji ! Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 03-11-2008 22:12

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Publié dans : Sommaire JDramas, Sommaire Dramas du JAPON

Tags : Dramas, Japon, Sushi Oji !

 
Sushi Oji !
スシ王子!
Prince du Sushi
 
 
http://www.tv-asahi.co.jp/sushi-oji/
http://wiki.d-addicts.com/Sushi_Oji!

SUSHI sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sushi

Drama en 8 épisodes diffusé au Japon sur TV Asahi en 2007, sur un scénario de Tsukuda Norihiko et réalisé par Tsutsumi Yukihiko.
Sujet du drama : phobie particulière autour du Chi (1) des sushi dans la préfecture d’Okinawa.

On a un générique début bien décontracté voir brouillon, avec ambiance couteaux en acier rappelant le katana des Samouraïs, mais ici il s’agit « d’art martial en cuisine ». Ne perdez pas patience, accrochez à ce drama car c’est pas évident, mais ça en vaut la peine, et cela dès le premier épisode.
 
 
 
Ça commence d’une manière un peu loufoque : Maizu Tsukasa (joué par Domoto Koichi), et appelé Sushi Oji (mais il ne supporte plus ce nom) se présente à un club de karaté la tête couverte d’un bandeau, pour maîtriser une coupe de cheveux faite précédemment chez un coiffeur un peu spécial, lui ayant fait une permanent soit disant permanente. La façon dont il se présente au club le fait se rejeter... dehors, et brutalement. Il s’en remet auprès d'un vieille femme, sorte de sage, de maître en arts martiaux : Burusu Riri (joué par Taira Tomi) qui lui enseigne comment se comporter. Il faut d’ailleurs en profiter avec ce drama, car il est rare de voir des comédiennes âgées. En échange il lui coupe du bois et fait d’autres travaux fatiguant. Enfant d’un père montagnard, il n’a connu sa mère que jusqu’à l’âge de 4 ans. Maizu Tsukasa se trimbale avec la vieille femme sage Riri sur le dos. Elle semble maîtriser l’espace mieux que personne, en faisant une pirouette parfaite pour descendre du dos de son porteur ! Riri renouvelle sa « téléportation » dans un petit restaurant où elle a tenu a introduire Maizu, et où elle sermonne un aide cuistot qui mélange avec trop d’ardeur du riz : la force brute dit Riri n’est pas bonne pour le riz. Riri demande à voir Okudaira Kurage, le chef cuisinier (joué par Yamashita Shinji). On pourrait reprocher les tours de magie de Riri, car non satisfaite de la pratique de l’aide cuistot, elle l’envoie par téléportation dans un réduit dans l’arrière du restaurant, mais c’est plutôt une expression théâtrale, un code illustrant symboliquement sa fonction de maître.
 
 
 
Dans une autre séquence, dans un hôtel et en présence du critique culinaire Asahina Shougetsu (joué par Sasai Eisuke), on prépare dans la préfecture d’Okinawa un festival du sushi, et on lui présente la mascotte du sushi : Maki le Thon. C’est pour un projet de parc d’attraction dans une des îles de l’archipel.
Au restaurant, la petite troupe regarde un K7 VHS, et c’est là qu’on découvre le jeune Maizu Tsukasa à l’âge de 10 ans, et qui est baptisé : Sushi Oji, Prince des Sushi, à cause de sa façon experte de tenir les sushi. Un dramatique accident a fait périr son père en mer, Maizu a pu en réchapper et c’est Riri qui s’est occupé de Maizu. Pour compléter la vidéo, Riri explique ce qui s’est passé au court de l’accident : sur le bateau se tenaient le grand-père, le père et Sushi Oji (Maizu). Ils essayaient d’attraper un gros poisson au harpon. Là encore, nous sommes en plein sur le planches d’un théâtre et plus sur vagues de la mer : un énorme espadon vient embrocher grand-père et père... Maizu les a vu disparaître en mer, mais il a surtout croisé le regard de l’énorme espadon. Depuis lors, il ne peut plus voir d’yeux de poissons ! c’est devenu « la phobie des yeux de poissons ». Aussi Maizu a t-il abandonné la fabrication des sushi. Riri compte sur le chef cuistot Okudaira Kurage pour délivrer Maizu de sa phobie.
 
 
 
Si on adhère au semblant de légèreté du drama, il faut s’accrocher car l’intention est touchante et présenté avec une certaine élégance, un lyrisme digne des fêtes de nos campagnes françaises il y a plus de 100 ans, donc une jolie fraîcheur.
Selon Maizu à 10 ans, pour devenir un chef de sushi accompli, il faut deux ans de service, trois ans de préparation pour le riz, et trois ans de pratique. A cet âge Maizu change d’école tous les 6 mois au grès de son passage d’un port à l’autre.

- On attrape seulement les poissons que Dieu nous donne. Jolie phrase du père de Maizu, et qui respect la Nature. Il ne faut pas traiter la vie du thon pour sa propre satisfaction. Et pour les clients des sushi, il faut deviner ce qu’ils veulent.
Voilà t-il pas qu’une bande de yakuzas, sous la coupe d’un petit fonctionnaire d’État, demande au propriétaire d’un petit bar de quitter rapidement les lieux pour que l’on puisse construire un parking à la place. Aussitôt arrive Maizu, et comme il a apprit un peu la maîtrise de l’espace en massant au cours de longues années le corps de sa maîtresse Riri, tous les coups qu’il porte aux yakuzas font mouche... sauf vers la fin... où il en prend plein le ventre ! Il est sauvé par la fille qui était importuné par des pêcheurs au début : Minamoto Umi (joué par Kato Natsuki). Ainsi on apprend la suite du passé de Maizu : son grand-père était « Roi des sushi », son père était « Baron des sushi », et lui est le « Prince des sushi ».
 
 
 
Au deux tiers du premier épisode, je trouve ça drôle et pas mal du tout ; au début je me demandait si c’était pas n’importe quoi. J’aime bien Domoto Koichi, il est simple et naturel, drôle aussi.
Le petit fonctionnaire a l’air d’être dans un plan immobilier foireux, et lié au festival du sushi. Ces individus veulent faire une île des sushi, avec bien-sûr expulsion des pauvres.
Au restaurant des sushi, maître Okudaira Kurage se heurte à Minamoto Umi venu l’interviewer, car elle travaille pour un magazine féminin. Mais le pire arrive dans le restaurant : la bande de yakuzas de l’immobilier et de son guide : le petit fonctionnaire à lunettes en cheville avec le critique culinaire. Mais ils ne savent pas que l’espace de ce restaurant est contrôlé par le Maître Riri. Ainsi à chaque sushi posé par Okudaira Kurage devant un des yakuza, il est violemment rejeté en arrière... Et cela est expliqué à Maizu par Riri : c’est à cause du Chi (1) de la matière, ici du sushi. Il ne faut pas s’étonner qu’après ça, ils y en a qui veulent détruire le restaurant ! Mais la vieille Riri a toujours des idées, elle organise dans la rue une compétition entre « clients » : les yakuzas et elle et Maizu.
C’est savoureux comme drama : Maizu dans le combat avec les yakuzas commence a perdre, alors Riri dit à l’aide cuistot de lancer sous les yeux de Maizu un gros poisson qu’il avait apporté sur les recommandations de Riri. Résultat, « la phobie des yeux de poissons » active le Chi, la force cosmique de Maizu. Du coup il piétine le poisson au sol et écrabouille les yakuzas un à un.
 
 
 
« Ce soir, il va y avoir une étoile de plus ». Ainsi parle maître Riri. Elle demande à Okudaira de remettre le « Guide des Instructions du Chi Jinenryu » à Maizu, puis elle lui dit au revoir. On ne peut pas être plus élégant pour signifier qu’on va aller dans un autre plan... Bien-sûr après la bagarre, la police coffre Maizu et les yakuzas. Maizu raconte qu’à chaque fois qu’il a « la phobie des yeux de poissons », il devient un Hulk et peut tout casser ; il a déjà détruit une école ! coulé une petite île !
Ainsi le chef cuisinier Okudaira doit-il enseigner l’essence du Jinenryu. Un cuisinier, un jardinier, un maçon, sont des professions manuelles, donc aptes à manipuler des forces que ne connaissent pas les travailleurs ne se servant que de leurs mains. Le chef cuisinier a appris auprès du maître Riri. Il a ouvert son restaurant de sushi... pour maîtriser la technique ultime du sushi ; je dirais : une Pierre philosophale en forme de sushi ! Effectivement c’est cette force cosmique que Okudaira avait mise dans ses sushi et qui a rejeté violemment les yakuzas. Cette force sort de ses mains, et elle est donc l’essence du poing, ou Chi du poing. Il doit donc apprendre tout cela à Maizu, mais si la phobie de Maizu ne disparaît pas, toutes techniques sera vaines. Bref c’est mal parti à la fin du premier épisode. La volonté permet beaucoup de chose, elle est d’ailleurs dans la même famille que le Chi... Et Maizu a la volonté de redevenir le Maître du sushi. Il y a encore plus mystérieux que la volonté, c’est ce qu’il y a AVANT, ce qui est caché, et qui ne dépend pas de la personne pleine de « bonnes volontés ».
 
 
 
Dans le second épisode, Maizu muni de sa volonté retourne donc au restaurant de Okudaira, et tombe en plein dans un groupe de clients venus là pour lutter contre « l’île des sushi » des promoteurs immobiliers. Ce sont tous des commerçants du village qui risquent d’être priés de vendre, et d’aller se faire voir ailleurs, afin de bien-sûr laisser la place pour le projet immobilier, sorte de Disneyland du sushi, un parc d’attraction, ou comment mettre la Nature sous sa coupe (de sécateur) ; et puis après faire payer les gens pour entrer. L’île sur laquelle vivent tous ces gens doit conserver sa propre façon de fonctionner, et ne pas « se mondialiser », elle doit garder ses traditions. C’est un peu comme les indiens, ou autres peuples : quand les blancs sont arrivés, il y a eu : maladies, corruption, crimes et suicides, alcoolisme, prostitution... Selon un des responsables du projet de « Sushiland », cette modernisation de l’île va apporter un relance économique : à la porte les vieux, place au business et rien qu’au profit, car ça se résume à cela ; voyez par vous même dans le drama.
 
 
 
Alors Maizu et Minamoto vont espionner le « Sushiland ». Ils se déguisent en poissons. Malheureusement, ou plutôt heureusement, des gardes arrivent, et l’un d’eux apporte par apporte un gros déguisement de Maki le thon avec son œil tout rond (les carrés ça ne fait rien à Maizu). Alors Maizu devient Hulk et envoie bouler tous les gardes à l’hôpital. Cette bataille arrive aux oreilles de Okudaira, qui engueule dur Maizu. A nouveau c’est mal parti ! et Maizu se fâche même avec la jeune et belle Minamoto.
Les profiteurs immobiliers organisent une concours du meilleur cuisinier de sushi. Celui du camp perdant devra abandonner ses droits fonciers ! Hélas dans le camp de Maizu et Minamoto on redoute un chef cuisinier de sushi qui possède « la poigne électrique pierre feu éclair ». Rien qu’avec ça j’espère que ses sushi ne sont pas radio-actifs !
La situation est instable : le chef Okudaira n’a pas encore donné le « Guide des Instructions du Chi Jinenryu » à Maizu. L’aide cuistot et Minamoto décide d’appliquer la méthode forte pour libérer Maizu de sa phobie... les yeux de poisson petits ou gros lui font le même effet... Le déconditionnement donne quelques résultats, mais je ne vais pas vous raconter toute l’histoire. En particulier le Sable chaud, seul un chef sur un million peut le réussir, à condition qu’il y est autant de chefs cuisinier de sushi de par le monde !

On suit Sushi Oji d’une manière un peu théâtrale, avec changement de tableaux. C’est assez bien construit je trouve. On ne perd pas non plus Maître Riri, elle apparaît de temps à autre en songe afin de soutenir Maizu qui en a bien besoin. Le Baron du sushi lui apparaît aussi parfois en songe (le père de Maizu : Maizu Senzou).
Quatre étoiles pour Sushi Oji. Bravo aux comédiens et à Domoto Koichi.
 
 
Michel Roudakoff



Note.
1. Le Chi ou Ki chinois correspond en Occident à l’Âme universelle, à l’Aether, à la Lumière astrale des Alchimistes. En bref, c’est une sorte « d’électricité occulte », une force cosmique. Cette force est une sorte de Creuset qui cuisine ce qu’on a mis dans ce Creuset.
 
 
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Dernière mise à jour : 03-11-2008 23:32

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