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OVNIS, ça bouge un peu Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 11-11-2008 23:19

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Extraterrestre, Ovnis


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Article du journal NEXUS n°59 de novembre-décembre 2008, dans le dossier ovnis.
 
 
Contre-amiral Gilles Pinon : Le risque ethnocidaire doit être pris en considération au plus haut niveau de l’État.

(Voir la Lettre ouverte au président de la République française).
 
 
 
Quelques mois avant la conférence de la 3AF, d'autres figures de la recherche scientifique se regroupaient autour du contre-amiral Gilles Pinon afin de signer une lettre ouverte au président de la République. Objet : demander, que soit menée, en vertu du principe de précaution et en application d'une méthode hypothético-déductive empruntée aux états-majors, une étude exhaustive du phénomène ovnien.
 
NEXUS : Quelle est la position du ministère de la Défense vis-à-vis du phénomène ovni ? L'état-major des armées a-t-il effectué une étude portant sur la menace éventuelle que les ovnis feraient peser sur la sécurité nationale ?
Gilles Pinon : Pour ce que j'en sais, le ministère de la Défense n'a pas conduit à ce jour une étude exhaustive portant sur une éventuelle intrusion extraterrestre. La France s'est dotée d'un organe officiel de collecte et d'analyse des données des ovnis, le Geipan. Cet organe, émanant du Cnes, a entrepris de mettre en ligne les diverses observations portées à sa connaissance. Cela tend à montrer que le gouvernement français ne pratique pas une politique du secret en matière d'ovnis. Je pense que le sujet ne dépasse ni les attributions ni la compétence de l'état-major des armées mais que, faute de directive gouvernementale, il ne l'a pas étudié sérieusement. Ce qui ne veut pas dire que n'existent pas quelques dossiers classifiés, émanant des armées et de l'aviation civile, qui dorment dans des armoires de ministères.
Dans ses grandes caractéristiques, le phénomène n'est pas hostile. Il ne semble pas menacer la sécurité nationale, il n'a pas été à ce jour identifié, ni par les grandes institutions ni par une majorité d'ufologues, comme étant une intrusion extraterrestre. C'est pourquoi nous proposons qu'une étude soit ordonnée afin de valider ou d'infirmer l'interprétation extraterrestre en utilisant une méthode, appropriée et bien éprouvée, procédant par déduction d'hypothèses. Si nous la motivons en faisant appel au principe de précaution, c'est parce que ce dernier a valeur constitutionnelle et qu'il oblige les autorités publiques à entreprendre une évaluation des risques dès lors qu'il existe l'éventualité d'un dommage, même incertain, il n'est pas aujourd'hui d'autre texte constitutionnel, ou législatif, ou réglementaire, qui pourrait contraindre l'État à s'impliquer au-delà de la création du Geipan. Sauf bien sûr si la patrie était en danger, c'est-à-dire en cas d'hostilité déclarée, ce qui n'est pas le cas.
Remarquons d'ailleurs que le principe de précaution n'a pas été conçu pour faire face à un quelconque danger en matière de défense mais à un risque potentiel portant sur l'environnement, à savoir nos conditions de vie naturelles, sociales et culturelles. Qui pourrait nier qu'une intrusion extraterrestre n'aurait aucune incidence sur notre environnement ainsi compris ?

N : Les USA mènent-ils une politique de désinformation en la matière ? Et si oui, pourquoi ?
G. P. : Ce qui est vrai pour la France ne l'est pas pour le États-Unis. L'ufologie est née aux États-Unis où l'opinion publique exigea du gouvernement que les ovnis fassent l'objet d'études officielles confiées aux autorités militaires et universitaires. Le rapport Condon (décembre 1968), sans nier le phénomène, mais en le minimisant, a conclu qu'il ne se prêtait pas au progrès de la science et qu'il ne présentait pas une réelle menace pour la sécurité nationale, il a reçu la caution de l'Académie nationale des sciences. Une vive polémique s'engagea autour de ses conclusions qui, selon l'avis de scientifiques de renom, étaient contraires à de nombreux cas inexpliqués contenus en son corps.
À la suite du rapport Condon, les pouvoirs publics se sont officiellement désengagés de l'étude des ovnis. Les forces armées ont pris cependant une directive, la directive JANAP 146 (Joint Army, Navy, Air Force Publication), qui soumet les militaires et certains civils (commandants de bord de l'aviation civile, commandants de bâtiments de la marine marchande) à l'obligation de rendre compte aux autorités militaires, en urgence et confidentiellement, de l'observation des objets suspects, parmi lesquels les ovnis nommément désignés, susceptibles d'entraîner une action défensive. C'est dire que le retrait de l'État n'est qu'apparent et que des enquêtes se poursuivent à l'abri de toute médiatisation.
Il apparaît aujourd'hui évident que les USA appliquent une politique de désinformation car ils ont vraisemblablement effectué en toute confidentialité une étude du type de celle que nous demandons et conclu à la réalité brûlante du phénomène. Ils entendent ainsi protéger leur position dominante et écarter le risque ethnocidaire en l'absence même de toute intention hostile des éventuels intrus.

N : Quel enseignement peut-on tirer, selon vous, de la somme d'informations déjà disponible ? Le phénomène présente-t-il un danger pour la société humaine ?
G. P. : S'il n'est pas hostile, pourquoi le phénomène adopte-t-il d'une façon constante un comportement discret, furtif et brouillé ? Sans doute parce qu'il entend nous préserver du danger ethnocidaire, plausible mais non certain, qui résulterait d'un contact brutal, accidentel ou délibéré, auquel nous ne serions pas préparés. Rappelons que l'ethnocide n'est aucunement une extermination physique. L'ethnocide est la destruction d'une identité culturelle, soit à la suite d'un choc culturel violent faisant douter une civilisation de sa capacité de maîtriser son avenir, soit par la substitution de sa culture par une autre non immédiatement assimilable. La meilleure façon de se prémunir d'un tel danger, qui ne peut être négligé, c'est d'en prendre progressivement conscience en toute sérénité. D'où la nécessité de l'implication de l'État.

N : Il semble que le phénomène ait toujours été présent dans l'histoire des hommes, mais que depuis plusieurs décennies, il se montre d'une façon plus soutenue. Qu'en pensez-vous ?
G. P. : Depuis ses origines et jusqu'à l'ère industrielle, l'homme a observé dans le ciel des phénomènes insolites présentant des caractères ovniens. Il les a interprétés comme des signes des êtres surnaturels, dieux, anges, démons ou esprits, bienveillants ou hostiles, qui, conformément aux croyances universellement répandues, peuplaient le ciel et intervenaient sur terre pour faire la pluie et le beau temps et démontrer leur supériorité et leur puissance.
Il est probable que parmi ces manifestations bon nombre étaient des événements atmosphériques ou cosmiques naturels que nous identifierions comme tels de nos jours.
Il reste que quelques-unes semblent bien participer du phénomène ovni, qui serait donc apparu dès les premiers âges de l'humanité. Nous sommes aujourd'hui sur le point d'accéder au statut de civilisation interplanétaire. Partant, les civilisations avancées de la galaxie ne peuvent pas plus longtemps nous maintenir dans l'ignorance de leur existence. Des signes, ostensibles et ostentatoires comme Fatima, ou discrets et brouillés comme les ovnis, donnent à penser qu'une opération subtile et graduelle de prise de contact est en cours. Voilà probablement la raison première de la multiplication des observations.

N : Que pensez-vous de la prise de position de José Gabriel Funes, directeur de l'observatoire du Vatican, à propos de l'existence d'intelligences extraterrestres ?
G. P. : Il faut se réjouir que le directeur de l'observatoire du Vatican veuille bien reconnaître que d'autres planètes habitées pourraient exister dans l'univers et que cela n'est pas en contradiction avec la pratique de la foi, il me semble toutefois hasardeux de penser que ce prêtre jésuite s'exprime ainsi au nom du Saint-Siège. Jusqu'à plus ample information, ses propos n'engagent que lui-même. Avant que l'Église catholique romaine ne reconnaisse dans les ovnis des visiteurs de l'espace, il lui faudra soumettre à une nouvelle critique la mariophanie douteuse de Fatima et apporter la démonstration que la danse du soleil du 13 octobre 1917 n'était pas une manifestation ovnienne mais un miracle divin. Sinon elle se trouvera devant la douloureuse obligation de devoir renoncer à un culte imprudemment encouragé par Jean-Paul II et Benoît XVI.

N : Pensez-vous que la science-fiction puisse avoir joué un rôle dans la naissance et dans l'entretien du phénomène ovni ?
G. P. : Qu'il y ait un rapport, entre les mœurs d'un pays et l'aspect pris par le phénomène ovni est un fait assez bien établi qui reçoit deux explications non exclusives l'une de l'autre. Chez les témoins, une propension à interpréter leurs observations d'après leur culture et leurs aspirations. De la part du phénomène, une tactique de brouillage reposant sur le mimétisme.
Il me semble cependant que l'examen des influences réciproques entre la science-fiction et les ovnis conduit au constat que ce sont plutôt les observations des soucoupes volantes qui ont alimenté la science-fiction, et non l'inverse. C'est le point de vue de l'ufologue Gildas Bourdais qui a longuement étudié cette question.

N : Pensez-vous que les pouvoirs publics puissent rendre publiques leurs préoccupations sur les ovnis ?
G. P. : La création du Geipan fut une façon habile de se dérober et de laisser croire que l'État se donnait les moyens de mieux connaître le phénomène. Les banques de données sont maintenant suffisamment fournies pour que l'on puisse espérer, par une étude appropriée, mettre en évidence la stratégie suivie par les intrus. Mais je conviens volontiers que c'est un sujet très délicat et je ne serais ni surpris ni choqué que l'étude que nous demandons soit ordonnée en toute confidentialité et conduite dans le plus grand secret. Il appartiendra au chef de l'État, au vu des conclusions, de décider de l'information qu'il serait éventuellement nécessaire de porter à la connaissance de l'opinion publique. À mon avis, cette information devrait être rassurante, contrôlée et graduée.

N : Que pensez-vous de l'affaire de Roswell survenue en 1947 ?
G. P. : L'affaire de Roswell s'appuie sur des témoignages dignes de foi. L'hypothèse du crash d'un ovni ne peut être écartée. Si elle était avérée, l'existence des extraterrestres deviendrait une certitude, il serait alors plausible que le gouvernement des États-Unis, comme d'aucuns le soutiennent, soit parvenu à une entente avec la civilisation à laquelle appartenait l'engin et se trouve ainsi contraint à une politique de secret absolu et de rétention systématique d'information, il ne serait pas exclu, le cas échéant, que le film sur l'autopsie fût une tentative, somme toute réussie, de désinformation amplifiante dans le but de ridiculiser les ufologues, de les couper ainsi de l'opinion publique et de mieux préserver le secret.
Quoi qu'il en soit, la réalité de Roswell n'est pas une condition nécessaire à l'interprétation extraterrestre des ovnis. Les conclusions des études conduites confidentiellement aux USA après la publication du rapport Condon suffisent à expliquer leur politique de désinformation.

N : Si vous vouliez sensibiliser l'opinion sur la nécessité que les pouvoirs publics s'impliquent davantage dans l'étude du phénomène ovni, que lui diriez-vous ?
G. R : Que les ovnis sont une affaire trop sérieuse pour être abandonnée aux seuls Geipan, ufologues et associations ufologiques. Qu'ils doivent donc faire l'objet, selon une méthode appropriée, d'une étude d'évaluation des risques, notamment le risque ethnocidaire, en application du principe de précaution. Que le risque d'ethnocide doit être pris en considération au plus haut niveau de l'État. Qu'il faut donc soutenir d'une façon ou d'une autre la lettre ouverte que nous avons adressée au président de la République.


À propos de Gilles Pinon
Entré à l’école Navale en 1962, Gilles Pinon est resté au service de la Marine nationale pendant trente-six ans. Il a consacré l’essentiel de sa carrière à la lutte anti sous-marine et à l’expérimentation du matériel naval. C’est son expérience militaire qui l’a conduit à penser que les méthodes de travail des grands états-majors étaient directement applicables à l’étude des ovnis. Il est l’auteur d’un livre sur Fatima, un ovni pas comme les autres (Osmondes, 2002), où il soutient que les événements survenus à Fatima en 1917, reconnus comme miraculeux par l’Église, sont de nature ovnienne et d’origine extraterrestre.
 

Dernière mise à jour : 12-11-2008 00:26

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