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Ego et vivre-ensemble Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 07-03-2015 23:35

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Alchimie, Amour, Anarchie, Argent, Banques, Bourgeois, Chaos, Communisme, Complot, Chronologie, Cinéma, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragons, Eau, Église, Esprit, Europe, Feu, France, Gaule, Goulag, Gouvernement, Guerre, Homéopathie, Humain, Illusion, Image, Inquisition, Internet, Jardin, Justice, Labyrinthe, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Lumière, Maffia, Magie, Médecine, Merde, Métaux, Monarchie, Mondialisme, Morale, Mort, Nature, Occulte, Opinion, Pagan, Paradis, Pétrole, Peur, Pierre, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Religions, République, Révolution, Rire, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Supplices, Synarchie, Tao, Télépathie, Temps, Ténèbres, Terreur, Tradition, Transformation, Vide, Volonté, Walt Disney, Yankee, Yokaï

 
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Ego et vivre-ensemble
 
 
 
SOCIAL : tout être humain, quel qu’il soit, ne peut donner à son semblable que ce qu’il est lui-même. D’où la citation « Aimer son prochain comme soi-même » : le don de soi c’est la gratuité, donc LA TRANSPARENCE ou AMOUR (absence de dualité).

Étonnant, cette société de l’égo-égoïsme depuis 1789 et son libéralisme et qui depuis peu cherche le « vivre ensemble ». Le « social » est devenu une mode ; alors que sous l’Ancien Régime il était naturel, vu la dureté de la vie.
Bien-sûr ici-bas ce qu’on nomme amour c’est l’égoïsme principal, et élargi ; aussi les êtres sans ego ou désintéressés sont-ils très rares. L’ego-égoïsme est la prison terriblement étroite : elle englobe l’individu, et dans le meilleur des cas elle englobe la famille ou de très petits groupes.
Il serait idiot et très naïf de demander à « l’homme de la rue » de « se sacrifier pour la république » ou même de tempérer la poursuite de son intérêt personnel et immédiat du « tout tout de suite », au profit du bien commun.
 
L’étatisme ne change rien à cet égoïsme : qui était certes moins prononcé sous l’Ancien Régime mais qui existait tout de même. En étatisme tous les régimes se valent tant que l’individu est un IGNORANT (de lui-même) : avant de faire « société » avec ses semblables, l’être humain doit faire société avec lui-même, au plus intime de son être. Des relations sociales authentiques ne peuvent avoir lieu qu’entre personnes authentiques.
Paysan, ouvrier, chef d’entreprise dévoré d’activité sont égoïstes. Un financier apatride par nature, un démagogue politique corrupteur, un fonctionnaire parasite, un chômeur et un assisté social dont l’unique préoccupation est de traire au maximum la vache étatique sont également des égoïstes. Les uns servent l’harmonie de l’ensemble pendant que les autres agissent en sens inverse !
Le républicanisme qui se targue de « réunir » avec sa mode du « social » ne fait que diviser encore plus que du temps de l’étatisme de la monarchie !

Sous la monarchie les gens étaient plus ou moins sensibles au bien commun, mais depuis 1789 c’est le « chacun pour soi » ou le « Exploitez-vous les une les autres ».
Comment l’intérêt privé peut-il s’harmoniser avec l’intérêt public ? La montée en croissance de l’étatisme se mondialisant rapidement, la fonctionnarisation croissante des habitants des cités ou citoyens aggravent considérablement le décalage mortel entre l’intérêt collectif et l’intérêt immédiat de l’individu.
De même cet étatisme galopant détruit « l’élan vital » dans tous les domaines sociaux.


Tout de même, en grande majorité les peuples ont le sens du devoir : limité, physique ou charnel, sans cesse incarné dans la carotte d’une promesse ou d’une menace imminente. Les peuples encore dans l’ignorance n’ont aucunement le sens du devoir abstrait et surtout universel ; en France c’est empêché par le pouvoir et son obsession de la laïcité judéo-maçonnique.
Tel homme du peuple, tel « homme d’État » qui grugent tous deux le républicanisme peuvent se montrer d’une honnêteté parfaite dans ses relations avec son patron ou sa famille et ses voisins, ils seront même près à se prendre de compassion et à rendre service à l’homme qu’ils ont devant eux, peut-être pour avant tout s’assurer une bonne réputation dans leur entourage, etc.
Ainsi il n’existe pas de « loi morale », ni de truc « Un » ou « République une et indivisible » : l’homme du peuple sera moral sans effort sur tel plan qui est à sa mesure, et immoral sur tel autre plan qui le dépasse.

ÉGOÏSME :
- Le paysan qui cultive « sa terre » et cherche à en tirer le maximum.
- Le politique ou fonctionnaire irresponsable qui cultive sa situation.
Les deux hommes on le même niveau de moralité. Voir ce qu’il se passe dans le gouvernement de l’étatisme républicain depuis au moins le début de la troisième république, et il y a peu en France !

Un conflit entre l’ego et le devoir ne sera JAMAIS au niveau des individus resté dans l’ignorance qui ils sont (ceux qu’on appelle « l’homme moyen »). Comme le fait maintenant l’étatisme républicaine et son « vivre ensemble » c’est mettre la charrue avant les bœufs : exiger des individus d’être héroïques. Cela conduit à cultiver le pire égoïsme : un égoïsme anti-humain, anti-social, en voulant placer l’immense majorité des peuples dans des conditions où le simple accomplissement de leur devoir exige une moralité supérieur, ou simplement une sortie de leur ignorance.

Cette disharmonie dans le social est renforcé par l’apparition dans la foulée du développement de l’informatique par les « réseaux sociaux » : avec toutes ces débauches de technologie (avion, télé-trucs et vitesse) jamais les humains n’avaient été aussi semblables et aussi étrangers les uns des autres ; nettement plus que du temps des voyages en chevaux et de l’éclairage à la bougie. Jamais non plus les humains n’avaient été rivés entre eux par des liens aussi artificiels, virtuels, et aussi inhumains.
La croissance de l’étatisme conduisant à une gigantisme qui va devenir monstrueux : les système politiques ressemblent déjà à d’immenses réfrigérateurs où gisent, virtuellement rassemblés, les membres disloqués de l’humanité. Mais cette sorte de congélation à la Big Brother et aux lois liberticides ne rend nullement la vie aux membres mutilés : elle ne fait que suspendre momentanément leur corruption pour mieux la précipiter par la suite !

Le social ou le « vivre ensemble » c’est l’industrialisation, la mécanisation de l’être humain (notamment par la laïcité), et paradoxalement notre époque est celle où il y a une énorme réserve de « spécialistes » et de spécialités, le propre de la division comme sait le fait tout l’Occident étatique (l’Orient ne divise pas, il voit l’ensemble).
Dans un village moderne on cherche en vain un cordonnier, mais on trouve en ville un coiffeur ou une pharmacie, ou une banque à tous les coins de rue…
La Vraie spécialité professionnelle comme avant 1789 est de nature organique, comme le peintre sur émail, ou le fresquiste, elle est par conséquence limitée car de l’ordre du QUALITATIF ; les métiers vitaux ne sont pas multipliables à l’infini, sinon on tombe comme maintenant dans l’anarchie et la catastrophe à venir. Car la fausse spécialisation comme actuellement ne peut résulter que de l’uniformité, la pensée unique ou le conformisme des sociétés sous domination de la démocratie, celle de l’après 1789. Ainsi la fausse spécialisation est multipliable à l’infini, elle n’a pas de limites : on peut diviser sans fin un corps indifférencié ! Cela nous donne le genre « United Colors of Benittan ».
La saine spécialisation professionnelle repose sur l’unité et la diversité de la Nature : la partie a racine sur le Tout et par sagesse va au-delà du Tout. Voir les trésors d’invention que doit dépenser un artisan de village qui fabrique et VEND lui-même sa marchandise : ainsi centrée sur le Tout, elle sert le Tout : c’est la spécialisation du Microcosme.
La fausse spécialisation comme maintenant est celle du FRAGMENT INFORME ; elle s’adresse à des fantômes, du virtuel, du faux. Son objet n’est pas la partie gonflée du Tout, mais un pseudo « tout » qui gît dans le cadavre de la partie mutilée. Ainsi séparée du Tout elle est centré sur son ego elle encrasse et parasite l’organisme collectif.
Aucun salut économique ne sera possible tant que les activités humaines continueront à se différencier en un rythme étranger à l’être humain et à ses besoins ; en d'autres mots, tant que la spécialisation ne correspondra à aucune spécificité naturelle, c’est-à-dire sans correspondance avec L’INSTANT.

LA CENTRALISATION C’EST LA TOMBE DE L’UNITÉ.

Avec le mondialisme de l’étatisme, la société est déjà une immense machine infernale, où comme dans tout ordre mécanique, chaque rouage, maintenant chaque bit informatique du virtuel est condamné à une passivité absolue, binaire, ou à une originalité pouvant conduire à la destruction. Dans cette tyrannie ajouté à celle de l’opinion il devient de moins en mois possible de « service » avec sa liberté, avec son âme : il fait choisir entre l’isolement ou l’esclavage, ou mieux, se résigner, car il n’y a pas de vraie liberté sans communion ni de communion sans liberté ; j’appelle ça LA TRANSPARENCE.

Vouloir échapper au « social » devenu un hydre monstrueux qui bouffe tout et est vaniteux, c’est aussi se réfugier dans l’ego, sauf si on sait le dompter ! L’antidote à la vanité est évidemment la Réalisation du Soi-Instant.
De nos jours le « social » est devenu une idolâtrie, comme la laïcité. L’étatisme actuel pense que c’est une nécessité vu le degré de lourde ignorance des masses. Le « social » c’est la « couverture sociale », donc l’apparence, le virtuel à la mode de l’informatique. Tout ce qui se rapporte au social est superficiel, de surface et d’apparence, d’illusion. En l’état actuel de la Connaissance, le social ne sera JAMAIS PROFOND. LE SOCIAL EST SOIT HUMAIN, SOIT DIVIN ; il n’y a pas d’alternative.

Étrangement en cette civilisation, on naît seul, on vit ensemble, puis on meurt seul, même si c’est dans un lit seul dans une chambre d’hôpital avec des infirmières trop stressés au loin dans les couloirs.
Il faut sortir de cette infection du social qu’est cette dualité winner-loser, car l’homme « arrivé » et le loser sont en général aussi répugnants l’un que l’autre, le premier par son ego monstrueux, le second par son aigreur de vinaigre ! Donc pas de winner ou de loser dans la compétition du social : rester extérieur à cette victoire ou à cette défaite digne de l’infection des jeux olympiques modernes qui encourage le « prestige social », qui encourage la vanité par les médailles. Le winner et le loser se ressemblent par leur hypnose dans le rang qu’il occupent dans la hiérarchie sociale des vanités.

[En référence à : Diagnostics, de Gustave Thibon]
Extrait d’un interview de Gustave Thibon par Jacques Chancel.
 
 

Dernière mise à jour : 08-03-2015 15:28

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