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Vie d’artistes d’avant les 1914-1945 Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 23-06-2015 16:29

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Alchimie, Amour, Anarchie, Argent, Assassiner, Banques, Bombes, Bourgeois, Cacapitalistes, Chaos, Communisme, Complot, Chronologie, Cinéma, Crottasocialistes, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragons, Dualité, Dynamite, Eau, Église, Esprit, Europe, Feu, Forêt, France, Gadlu, Gaule, Goulag, Gouvernement, Guerre, Haine, Hébreux, Homéopathie, Humain, Illusion, Image, Inquisition, Instant, Internet, Itri, Jardin, Justice, Labyrinthe, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Lucifer, Lumière, Maffia, Magie, Manipulation, Médecine, Merde, Métaux, Monarchie, Mondialisme, Morale, Mort, Musiques, Nature, Obnos, Occulte, Oligarchie, Opinion, Pagan, Paradis, Pétrole, Peur, Pierre, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Qbit, Religions, Renseignement, République, Révolution, Rire, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Spirale, Spirolution, Supplices, Synarchie, Tao, Télépathie, Temps, Ténèbres, Terreur, Terriens, Tétéphone, Thermodynamite, Touta, Tradition, Transformation, Transhumanisme, Vide, Volonté, Walt Disney, Yahvé, Yankee, Yokaï

 
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Vie d’artistes d’avant les 1914-1945

Hommage à la Belle époque (avant les 1914-1945) quand ça sentait la Terre, mais que ça sentait la Terre, l’Argile, et ça collait un peu (1)
 
 
Autres pages sur Félix Mayol :
- Diction françoise
- Toulon 1872 Félix Mayol

À 13 ans Félix Mayol avait une belle voix qui pouvait en faire un « diseur mondain », mais hélas il perd sa mère, et presque deux ans après il perd son père. Il est recueilli par un oncle du côté paternel, qui avait l’antique conception qu’un « garçon de son âge rapporte à la maison » ; aussi il connu des jours très durs comme porter au lavoir des ballots de linge sale. En plus son oncle refusait de le laisser continuer à monter sur les planches. Pour échapper à cet esclavage Félix se met en apprentissage successivement comme commis-drapier, serrurier-mécanicien, et marmiton, qui fut son métier le plus long et lui permettait d’assurer son indépendance. Il en profitait pour aller au Casino écouter les vedettes de l’époque qui défilaient chaque semaine à Toulon, comme Ouvrard, Kam-Hill, Plessis, Bourgès, et Paulus. Ça permettait à Félix d’étudier le métier de ces artistes.
 
Tout les gestes des artistes vus par Félix et gravés dans sa mémoire lui permettaient de s’exercer devant ses collègues marmitons : « J’imitais dans les cuisines tous les artistes célèbres que j’avais entendus ».

Effectivement, comme Félix Mayol le dit dans la vidéo ci-dessous, c’était une vraie belle époque, comme le disait, ou plutôt comme l’écrivait Hyacinthe Dubreuil dans son livre : J’ai finis ma journée, une belle époque détruite par la guerre de 1914-18 : « La presse fait parfois allusion à la « belle époque », mais c’est là une expression qui comporte une certaine équivoque, car on peut en tirer des conclusions erronées… Comme celle que nous vivons et remplie de difficultés, on peut penser qu’au contraire la vie de ce temps-là était facile. Or ce n’est certainement pas exact. Les grèves dont je parlerai plus loin apportent la preuve qu’il y avait aussi des problèmes, fort analogues à ceux d’aujourd’hui. Ce qui est exacte, mais difficile à faire comprendre à la nouvelle population, c’est que la physionomie de la vie était quand même différente. il n’y avait certainement pas du bien-être pour tout le monde, il y avait néanmoins une certaine gaieté de la vie, sur laquelle la guerre de 1914 s’est abattue pour la détruire, en même temps qu’un quantité de caractéristiques du passé qui avaient subsisté jusque-là.
[…] je voudrais montrer que l’année 1914 a marqué la destruction brusque de vestiges de survivances d’un lointain passé pour entrer, après tant de ruines matérielles et morales [comme en 1789], dans une difficile période de reconstruction, qui ne pourra certainement être achevée qu’après de nombreuses générations. Car si les ruines matérielles peuvent être réparées dans un temps relativement court, celles qui sont d’ordre intellectuel et moral seront beaucoup plus longues à reconstituer.
Il n’est pas meilleur moyen de faire comprendre le caractère de la véritable révolution qui a commencé du fait de ces destructions que de rappeler que la France a perdu, pendant des quatre années de guerre, un million et demi de morts... et de constater que, du fait des conditions de recrutement militaire, qui écartent les déficients, ces morts constituaient la plus grande partie de ce qu’on peut appeler la richesse humaine d’une nation. Avec eux ont été ensevelies des qualités séculaires, des traditions précieuses et ce qu’on peut définir comme une grande partie du génie de notre nation. Sur le simple plan de travail, qui au fond intéresse tout le monde, car tout le monde a besoin d’objet bien faits, et répondant exactement à ce qu’on leur demande, n’entendons pas constamment des plaintes sur la disparition de la « conscience professionnelle » ? Or cette valeur sociale précieuse existait au plus haut degré avant la grande catastrophe [guerre de 1914], sans que d’ailleurs on y prêtes attention, tant cela paraissait naturel. Comme la personne en bonne santé qui ne pense pas qu’elle pourrait être malade...
Ces valeurs humaines étaient comme l’héritage des siècles. Les ruines matérielles, les cinq cent mille maisons détruites, n’étaient rien en comparaison de ce capitale irremplaçable, ou tout au moins irremplaçable pour longtemps, car il faudra des générations pour en retrouver l’équivalence....

Un petit exemple de joie de vivre d’avant 1914 du temps de l’après guerre de 1870 quand la France tombe dans l’opinion du « Sabre et du Goupillon » (illustration en haut de page). La guerre de 1870 ne fut pas aussi destructrice au point de vue social que celle de 1914, qui d’ailleurs se prolonge jusqu’en 1945.

Félix Mayol est bien conscient que la personnalité est innée, mais qu’il reste à la découvrir : « On trouve, certes, des circonstances plus ou moins favorables mais, à la base de toute réussite, c’est l’effort personnel qui, joint à la persévérance, demeure le facteur primordial… ». C’est l’époque où il y a beaucoup d’imitations, de contrefacteurs. Il a fallu beaucoup d’efforts à Félix pour trouver sa propre personnalité d’artiste. Avant cela, Félix imitait les artistes nommés plus haut, et comme il avait son nom sur des affiches, son oncle lui décochait à chaque représentation une raclée, car il trouvait que c’était déshonorer le nom de Mayol ! Alors Félix prend le pseudo de « Petit Ludovic ».
Félix précise que le nom Mayol est d’origine ibérique, alors que sa famille est plutôt de Bretagne et naturellement marins. mais un de ces aïeuls devait être Espagnol, navigateur, ou corsaire… et se fixa à Brest. « C’est à la suite d’une promotion de la Marine que l’auteur de mes jours fut envoyé à Toulon ; il y connut ma mère qui, elle, était de descendance piémontaise !… »
Félix précise que ses trois frères et sa sœur chantaient « comme des casseroles ». Mais Félix avait dans le sang l’envie de chanter, et il voulait devenir « professionnel », soit, selon ses dires : « endosser un vêtement sur mesure », avec le concours de la scène… qui ne pardonne pas.

Félix Mayol écrivit à Paulus, Ouvrard, Bonnaire, etc., pour leur demander des conseils et ce qu’ils pensaient de ses dons. Aucun ne lui répondirent. Parfois, « en prenant son courage à deux mains », Félix se présentait à eux, en leur hôtel ou dans leur loge. Mais on ne le recevait pas davantage.
En souvenir de sa détresse d’alors, Félix Mayol a toujours pris la politesse et la gentillesse de répondre aux jeunes qui lui faisaient l’honneur de solliciter ses conseils. Il les recevait aussi souvent qu’il lui était possible et leur donnait des conseils pour faciliter leurs premiers pas. « Tu peux demander sur ce point des renseignements à Maurice Chevalier (le talent de Maurice Chevalier dans « Valentine » qui rappel un peu Fred Astaire), à Dorville (on l’entend chanter ici sur You Tube dans l’atmosphère de cette Belle époque qui a toujours ce fond mélancolique, je ne sais pourquoi), à Georgel (sur You Tube chantant « la Garçonne »), à Jeanne Pierly, à Mitty. Il a aussi facilité les débuts à Paris de : Andrée Turcy (sur You Tube, un vrai talent), Raimu, Tramel, etc.

Bref, si la chance ne vient pas, il faut la faciliter un peu, « la faire couler ». À l’Hôtel du Louvre, à Toulon où il exerçait ses talents culinaire, le jeune Mayol en imitait les artistes célèbres devant ses compagnons de travail obtenait de vifs succès en se mettait à rêver : « Pourquoi n’aurais-je pas une même réussite devant un vrai public ? ». Pour Mayol, le véritable auditeur est celui qui payait sa place, et pour qui l’artiste demeurait un inconnu, exerçant un métier qu’il était censé avoir appris et qu’il devait connaître, dès qu’il se produisait, dans la limite, au moins, de ses responsabilités professionnelles. Évidemment on ne s’improvise pas chanteur ou comédien. Pour obtenir un premier engagement, il fallait justifier de programmes antérieurs, établissant formellement que l’on avait déjà débuté… « De même, quand on ambitionnait de se faire entendre en public pour la première fois, d’égales exigences étaient-elles formulées ! Éternel cercle vicieux qui a retardé - sinon compromis - l’éclosion de bien des talents !… Je ne voyais donc pas le moyen de concilier de sitôt des ultimatum aussi contradictoires…

Un jour, un artiste célèbre en son temps : Pickmann, hypnotiseur de son état, vient donner à Toulon une série de représentations et il descendit à l’Hôtel du Louvre. Ce Pickmann avait le pouvoir d’endormir les gens, pris au hasard dans la salle et de leur faire accomplir, à son seul ordre, les actes les plus surprenants… et il imposait à certains hypnotisés de… chanter !
Évidemment Félix se met à rêver et se voit déjà chanter à Paris ! Il murit un plan et fait demander à Pickmann un entretient. Pickmann le reçoit paternellement. Après l’exposition des désirs de Félix, Pickmann lui demande ce qu’il sait chanter : « Tout le répertoire de Paulus, en entier… et aussi beaucoup d’autres chansonnettes ».
- Chante-moi donc quelque chose.
« Je passais ainsi ma première audition, devant lui… »
- Eh bien, mais ce n’est pas mal du tout, reconnut-il… Seulement, si je t’endors, tu ne pourras guère te rendre compte de ce que tu fais… D’autre part, n’ayant plus le contrôle de ta voix, tu risques de la forcer, ce qui te jouerait un vilain tour…

Au fond, que souhaites-tu : savoir si tu peux te faire entendre dans une grande salle. Et tu tiens sans doute aussi à ce que tes parents ne puissent attribuer ton audition au hasard ? Il y a moyen de tout arranger : toi, je ferai semblant de t’hypnotiser, et tu pourras ainsi chanter tant que tu le voudras, sans danger de part ni d’autre !… Tiens, voici un coupon numéroté pour la soirée : un fauteuil d’orchestre juste à côté de la scène… Ne crains rien, je te reconnaîtrai, et j’irais moi-même te chercher à ta place… »

Bien-sûr le moment tant attendu par Félix arrive, Pickmann l’invite à monter sur scène ; l’imitation de l’hypnose commence, Félix ferme les yeux et se concentre à l’épreuve qu’il a décidé d’affronter. Alors Pichkmann intime l’ordre à « l’hypnotisé » de chanter du Paulus qu’il lui plairait de désigner… Ainsi Félix interprète « Le Cheval du Municipal » et l’inévitable « En revenant d’la revue » (ici par Georgius).

Au moment du troisième refrain Félix a la gorge sèche : salle pleine à craquer, chaleur, et légitime émotion, à tel point qu’il lui faut demander un verre d’eau. On lui apporte un bock de bière. hélas, il n’a jamais pu souffrir la bière ! Tandis qu’il boit, Pickmann enfonce des aiguilles dans la chair des autres « sujets » pour justifier publiquement sa prétention de leur avoir imposé une insensibilité totale.
Après sa prestation, Félix s’empresse de demander à ses camarades s’ils l’avaient bien entendu et compris. Il interpellant donc ceux qui se trouvaient aux galeries, assez loin de la scène ; tous furent unanimes :
- On n’a pas perdu une bouchée ! Épatant mon vieux ! Ah quel dommage que tu dormais ! Tu n’a pas pu te rendre compte…
- Mais je ne dormais pas, voyons : je faisais semblant !
- Pense-tu ?… Avec ça qu’on ne t’a pas vu, nous autres ! On te surveillait assez, tout de même !
Félix avait beau leur donner plein d’explications, mais rien ne changeait l’opinion de ses camarades ! Mais la conclusion pour Félix Mayol est, que dans une grande salle, on l’entendait et on le comprenait ; il pouvait donc risquer une audition publique.
Évidemment, il était loin d’avoir réalisé son rêve ! Notamment à cause de son oncle qui était toujours son tuteur, et qui lui faisait de terribles remontrances s’il persistait dans son rêve de saltimbanque !!!

Sans prévenir personne, après avoir touché son salaire à l’Hôtel du Louvre, Félix Mayol débarque à Marseille. À cette époque on donnait des auditions chaque jour au Palais de Cristal, ce qu’on appelait une « répétition publique ». « Les candidats artistes en quête d’engagements avaient le loisir, en se présentant au Directeur, de se faire entendre devant le public, spécial, de ces matinées qui ne l’étaient pas moins ».
Avec l’assurance de ses 18 ans, et fort de ses succès d’amateur, Félix demande une audition, ce qui lui est accordé.

Bien-sûr le « capitaine » du Palais de Cristal et ses seconds accueillent Félix avec une certaine morgue. C’est là que Félix tente de chanter « Allez, circulez », de Paulus. Évidemment le titre fut une manière de sortir des plaisanteries : dès son arrivée devant la rampe, il se sentit perdre le contrôle de lui-même et perdit tous ses moyens. Il avait alors la pénible impression de se trouver loin de chez lui,, de ne plus avoir devant ses yeux de visage connu, aucun regard indulgent… et la salle lui paraissait vraiment immense. Bref, il avait un trac terrible ; et on ne s’imagine pas ce que c’est pour un amateur qui débute « officiellement », de ne pouvoir mettre un nom, accrocher un souvenir sur aucune des figures qu’il trouve tout à coup devant lui !
Avec ses seuls 18 ans Félix Mayol comprenait que ses dons à peine travaillés le trahirait tout de suite. Il avait l’impression qu’on allait pas l’entendre et dans ce cas il fut incapable de donner toute sa voix ; il a peut-être même bafouillé dans des paroles qu’il avait si souvent chantées, et avec tant de succès ! Il se rendait compte qu’à chaque seconde il perdait pied, mais s’efforçait tout de même de lutter. En arrivant au refrain du « Allez, circulez », un spectateur lui cria : « Eh bien ! c’est ça « circulez ! ».
Aussitôt, 10, puis 20, puis 100 spectateurs reprirent en chœur la phrase maudite… Et c’est encore plus dire « avé l’accent ! ». C’est-à-dire qu’il manquait à Félix Mayol L’ASSURANCE « de certains artistes très ordinaires qui a souvent plus fait pour leur attirer la faveur des foules qu’un talent parfois discutable ».
Mais la plus cruelle pensée de Félix fut qu’il se voyait désormais dans l’impossibilité de renouveler sa tentative…

Faï ta malle ! Faï ta malle ! entendit le pauvre Félix Mayol de la part d’un public déchaîné. Alors avec un voix sanglotante et sans mesurer le ridicule de sa naïve répartie il leur crie : « Je n’ai pas de malle. Je n’ai qu’une toute petite valise !
Le public de plus belle en s’accompagnant des mains et des pieds : « La valise ! La valise ! »
Le directeur : « Enlevez le ! Mais enlevez-le donc ! On va tout me casser s’il reste là ! »
Félix naïvement aborde le directeur en lui expliquant qu’il a manqué de moyens, qu’il travaillerai tant et tant qu’il y arriverai : « Je vous en supplie, monsieur, je ne veux que de quoi vivre ! »
- Fous-moi le camp !
Félix Mayol insiste, propose un salaire de 60 francs par mois, « pour ne pas mourir de faim » ; le directeur le menace. Mais Félix Mayol sur le pas de la porte lui crie de rage :
- Bientôt, monsieur, vous me donnerez, par jour, ce que vous me refusez aujourd’hui par mois !
Et cinq ans plus tard, ce même capitaine, ou directeur, le payait 100 francs par représentation - et il y avait trois matinées dans la semaine - « Seulement, que veux-tu, à cette époque, j’étais passé par Paris.

« J’avais rêvé Austerlitz… et je trouvais Waterloo !… Et pourtant, je n’ai pas lâché, heureusement pour moi…
- Et pour la chanson !

Prochaine étape, le Struggle for life (gagner sa vie ou lutter pour la gagner… ce qui est anormal… mais ce n’est pas le sujet !).

[En référence à : Les mémoires de Mayol, recueillis par Charles Cluny, 1929]


Félix Mayol - Interview le 1er mai 1941 à Marseille.

 
 
 

Note.
1. Rudolf Steiner et la langue française (conférence du 14 février 1923) : « Elle est parlée tout à fait à la surface de l’homme. Ainsi de la langue française, et donc de l’être français, découle l’attitude psychique telle que l’âme est commandée par la langue française. Alors qu’en allemand, l’âme, dans la puissance de l’élément volontaire, a la configuration interne de la langue, et la forme plastique de l’être de la langue, la langue française rencontre un engourdissement, et c’est elle qui commande. C’est une langue tyrannisant l’âme et par là elle crée ce qui la conduit au vide, de sorte que la culture française tout entière est, sous l’influence de sa langue, une culture qui vide l’âme […] On a créé l’enseignement du français afin qu’il ait une vertu pédagogique semblable à celle du latin. Mais cela n’est pas conforme à la vérité. Le latin a, en soi, dans tous les cas, une logique interne. Avec le latin, une logique instinctive est apportée aux hommes. Tel n’est pas le cas avec le français […] La langue française est cela ; non pas langue de tromperie, mais langue de l’étourdissement, ce qui, à vrai dire, conduit les hommes à sortir d’eux-mêmes. Il arrive à quelqu’un qui parle français avec enthousiasme, de ne pas être tout à fait en lui-même […]
L’effroyable brutalité culturelle de la transplantation des nègres vers l'Europe constitue un épouvantable forfait de la part des français envers les autres peuples européens dont les conséquences seront encore plus terribles pour la France elle-même. Cela se répercutera de manière incroyablement forte sur le sang et la race ». (Publié dans Anthroposophie et Liberté n°15 de janvier 1996).

Il est vrai que la langue française, du moins depuis l’époque de la Renaissance, a beaucoup perdu, et est devenue « terre-à-terre », on roule notamment les R (avant 1914-45). Mais, il n’y a pas que cela ! La Terre c’est aussi l’EAU…
Déjà au Moyen-Âge le français avait pour base le latin, et nullement du celtique. Les noms d’origine celtique sont assez rares (200 environs). On peut citer : charrue, cervoise, arpent, bec, jambe, soc, chemin, chemise, braie, etc. Le latin s’imposa en France suite à la conquête de César et à l’occupation romaine. Ainsi on passa au latin vulgaire : on disait caballus au lieu de equus, tabula au lieu de mensa, mansio ou hospitale au lieu de domus, villa au lieu de urbs (qui deviendra urbain), etc. (En référence à Joseph Anglade : Grammaire élémentaire de l’Ancien Français).
Le français du Moyen-Âge était plus directe et plus chantant, plus imaginatif : Tant chevalchierent et veies et chemins (Roland, 405) [Ils chevauchèrent tant par voies et par chemins].
D’enz de la sale uns veltres avalat
Qui vint a Charles les galos et les salz
(Roland, 731). Presque du langage SMS !
[De dans la salle un chien de chasse descendit, qui vint vers Charles en galopant et en sautant].
 
 

Dernière mise à jour : 23-06-2015 17:19

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