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Ecrit par Sechy, le 26-08-2015 21:36

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Alchimie, Amour, Anarchie, Argent, Assassiner, Banques, Bombes, Bourgeois, Cacapitalistes, Chaos, Communisme, Complot, Chronologie, Cinéma, Crottasocialistes, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragons, Dualité, Dynamite, Eau, Église, Esprit, Europe, Feu, Forêt, France, Gadlu, Gaule, Goulag, Gouvernement, Guerre, Haine, Hébreux, Homéopathie, Humain, Illusion, Image, Inquisition, Instant, Internet, Itri, Jardin, Jérusalemisation, Justice, Labyrinthe, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Lucifer, Lumière, Maffia, Magie, Manipulation, Médecine, Merde, Métaux, Monarchie, Mondialisme, Morale, Mort, Musiques, Nature, Obnos, Occulte, Oligarchie, Opinion, Pagan, Paradis, Pétrole, Peur, Pierre, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Qbit, Religions, Renseignement, République, Révolution, Rire, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Spirale, Spirolution, Supplices, Synarchie, Tao, Télépathie, Temps, Ténèbres, Terreur, Terriens, Tétéphone, Tétévision, Thermodynamite, Touta, Tradition, Transformation, Transhumanisme, Vide, Volonté, Walt Disney, Yahvé, Yankee, Yokaï

 
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Page dédiée au Serpent Évolution-Involution (Rebis)

 
Le « bien » du système des « lumières » symbole de l’ignorance précédé du « bien » des Chrétiens avec « saints terrassant le mal »… Parfaite imbécilité ! Division. Idem pour la république terrassant
les terroristes ou « ennemi de la liberté » comme en 1789 !
 
 
Rien de plus simple qu’un Serpent : un tuyau vivant, ondulant ! Donc renvoyant à ce qui CIRCULE : LE SANG (d’où le mythe moderne des « reptiliens », vampires et autres « groupes sanguins »… ).
Le Serpent est du même thème que le DRAGON (ego). Dragon qu’il faut évidemment apprivoiser et non tuer : comme le firent saint Georges ou saint Michel, parce que cela va aboutir à la religion de l’homme et au poncif Superman des existentialistes à la Jean-Paul Sartre et autre Nietzsche, avec l’épouvantable dualisme winner-loser ou bien-mal destructeur de la personne humaine. Le bien et le mal c’est la mort, ce n’est pas la vie. Même condamnation à mort avec l’invention ou opinion « des lumières » que pondent les perruques poudrées au 18è siècle qui nous conduisent à un nouvel obscurantisme, et nettement plus obscure que ce qu’ils pouvaient juger des Anciens, une obscurité pire parce qu’elle est masquée par la technologie reine à venir.
 
Au nom de la « raison » ou « lumière », au nom du « bien », les pires atrocités ont été commises. Ce « bien » est le SYMBOLE DE L’IGNORANCE : la dualité de l’ego faisant peser le « pour et le contre », et avec l’Internet vous avez surement vue la mode de l’Empire romain avec le poing levé ou baissé pour approuver ou jeter l’opinion d’un article !
Comme si « Ma conscience me disait de faire cela ». Mais, qu’est-ce que la conscience ? Et surtout, PAR RAPPORT À QUOI JOUE-T-ELLE ? Évidemment qu’elle joue par rapport à la dualité Bien-Mal, ce qui donne les atrocités depuis des millénaires, et avec le suprême confort catholique du « Tuez les tous, Dieu retrouvera les siens… ». Mais, c’est prêter une opinion à « Dieu » : d’où Dieu retrouvera-t-il les siens ? Pourquoi Dieu doit-il juger, et s’il le fait il tombe dans le spatio-temporel : LA DURÉE !
Yahvé qui juge « son peuple » est un Dieu d’abomination qui a besoin de cadavres comme un drogué a besoin de s’acheter sa drogue pour se sentir « bien ».


Vive-vivre le VIDE.

UPANISHAD DE LA GRENOUILLE (Mandukya Upanishad), KARIKA IV (les stances en gras sont d’importance, selon le rédacteur de cette page)

1 - Celui qui voit la pluralité des phénomènes au sein de l’Un,
Défilant comme les nuages dans l’espace,
Et sait que le sujet connaissant ne se distingue pas de l’objet de connaissance,
Celui-là est le meilleur des hommes*, et je lui rends hommage.
* Pour certains commentateurs, le meilleur des hommes est consacré à Gautama Bouddha. Les nuages défilant comme métaphore sont typiquement bouddhiste.
2 - Ce que l’on nomme Yoga du non-contact,
Adopté à tous les êtres et bénéfique pour tous,
Qui est sans contributions et ne s’entoure d’aucune controverse,
Et dont on a déjà parlé* - je m’incline devant lui.
* Karika III 39 : Cela se nomme le Yoga du non-contact, difficile à concevoir, même pour les yogis, car mêmes eux craignent de l’entreprendre, apeurés par l’Un sans-peur.
3 - « Seul ce qui existe peut venir à l’existence »,
Proclament de nombreux penseurs ;
« Non ! C’est ce qui n’existait pas », clament les autres ;
Et chacun conteste le point de vue adverse.

4 - « Ce qui existe déjà ne peut encore venir à l’existence ! »
« Mais encore moins ce qui n’existait pas ! »
Disputant ainsi, ils sont la preuve vivante
Du non-devenir, attestant ainsi de la non-dualité.
5 - Nous sommes ravis qu’ils démontrent ainsi
L’impossibilité de parvenir à l’existence ;
Il n’y a pas contradiction entre eux et nous,
Pas plus qu’entre eux. Écoutez pourquoi.
6 - Le devenir de ce qui n’est pas venu à l’existence,
Voilà ce qu’acceptent ces discoureurs.
Pourtant, ce qui est non-né, l’immortel,
Comment pourrait-il devenir mortel ?

7 - L’immortel ne peut devenir mortel,
Pas plus que l’inverse ;
Rien ne peut jamais être autrement
Que selon sa nature essentielle (cf. Karika III, 21)
8 - Si un être immortel
Devait se métamorphoser en un mortel,
Alors son immortalité serait purement fictive ;
Qu’adviendrait-il  alors de sa nature éternelle ? (cf. Karika III, 22)
9 - Parfaitement accomplie, dotée d’innéité,
Non-née et incréée (akrita),
Fermement ancrée en sa propre essence,
Telle est celle qu’ils nomment la Nature, Prakriti.

10 - Affranchies du vieillissement et de la mort,
Sont par nature les individualités ;
Mais lui, dont elles tirent origine et vers qui elles retournent à leur mort,
Est ignorant du principe d’individualité.

[Du Temps qui coule et son ingénierie]

11 - Lui, pour qui la cause devient effet,
Il fait que la cause vient à l’existence ;
Mais comment ce qui est éternel pourrait-il naître ?
Comment ce qui est inhérent pourrait-il se séparer ?
12 - Si c’est la cause elle-même qui devient l’effet,
Alors l’effet était déjà là depuis toujours,
Et pourtant il vient à l’existence ! Et sa naissance
Fait que la cause s’évanouit en fumée.
13 - Non ! Il ne peut se targuer d’aucune preuve matérielle,
Celui qui soutient que l’Éternel vient à l’existence ;
Quant à celui qui attribut une naissance à ce qui existe déjà,
Il s’enfonce dans une régression sans fond.

14 - Si l’effet était la source de la cause
Et simultanément, la cause la source de l’effet,
Alors les deux seraient sans commencement,
Cause tout autant qu’effet - comment serait-ce possible ?
15 - Oui, si l’effet était la source de la cause
Et simultanément, la cause la source de l’effet,
Alors vraiment l’origine des deux
Serait comme l’histoire du fils engendrant le père !
16 - Cause et effet, s’ils ont une origine,
Nécessitent un ordre de succession ;
Car ils viennent simultanément à l’existence,
C’est comme deux cornes (d’une vache), sans relation mutuelle de cause à effet*
* aucune corne n’est cause et effet de l’autre, elles coexistent tout simplement.

17 - Que de l’effet puisse surgir la cause elle-même,
Cela est impossible à prouver,
Et si la cause est impossible à prouver,
Comment peut-elle produire un effet ?
18 - Si à partir de l’effet il s’ensuit une cause,
Et si à partir d’une cause s’ensuit un effet,
Lequel des deux vient en premier,
Lequel vient ensuite et n’est que relatif ?
19 - Ainsi donc, l’impossibilité (IV, 14), l’absurdité (IV, 15),
Et la confusion de la séquence temporelle (IV, 16-18),
Sur lesquelles les opposants trébuchent invariablement,
Porte témoignage en faveur du non-devenir.

20 - Le cas de la graine et de la plante
N’est décisif qu’en apparence*
* la relation n’a pas de commencement, car si toute plante présuppose la graine, toute graine présuppose à son tour la plante (dont elle serait issue)… Tout plante et toute graine possèdent une origine dans le temps, et donc possèdent un commencement…
Et ce qui est décisif seulement en apparence
Ne compte pas comme preuve valide.
21 - L’absurdité de la séquence temporelle (IV, 15)
Ne fait que confirmer le non-devenir ;
Car ce qui vient à l’existence doit forcément
Faire référence à un objet antérieur, présent avant lui. (1)
1. Un sujet-objet ‘temporel’
22 - Ni par soi-même, ni en émanant d’autre chose,
Rien ne peut jamais venir à l’existence ;
Ni en tant qu’existant, ni en tant qu’inexistant,
Ni à la fois l’un et l’autre, rien ne peut prendre naissance.

23 - Cause et effet, s’ils sont sans commencement,
Gouvernent leur devenir à partir d’eux-mêmes ;
Car ce qui est sans commencement
Est nécessairement dépourvu de naissance.
24 - Le perception d’avoir un objet pour source,
Autrement ses variations seraient impossibles,
Et la douleur et sa perception seraient aussi
Indépendantes de nous - prétendent nos adversaires. [Cf. IV, 37]

25 - La perception doit avoir un objet pour source,
C’est là l’argument ingénieux qu’ils nous opposent.
Mais que cette source n’a pas de source,
C’est ce que nous enseigne la méditation sur le réel.


26 - L’esprit ne touche pas les objets,
Et ne touche ps non plus l’apparence des objets ;
Et comme les objets sont irréels,
Leurs apparences le sont aussi, qui se sont séparées de l’esprit.
27 - Donc, jamais, dans les trois flux du temps,
Il n’arrive qu’un objet touche l’esprit ;
Quant à une apparence sans cause, c’est encore plus rare.
Et comment pourrait-elle devenir une cause ?
28 - Ainsi donc, il n’existe rien de tel que le devenir,
Il ne se trouve ni dans le sujet, ni dans l’objet ;
Celui qui voit le devenir dans le sujet et dans l’objet ;
Celui-là en fait que marcher sur des nuages !


29 - Puisqu’autrement l’Éternel viendrait à l’existence,
Alors la substance est immuable.
Rien ne peut jamais être autrement
Que selon sa nature essentielle. (Karika III, 21 et IV, 7)
30 - Si la transmigration (samsara) était sans commencement,
Elle ne pourrait avoir une fin ;
Si la libération avait un commencement,
Elle ne pourrait être sans fin [ceci pour les fans de 1789 et jusqu’à nos jours et pour la juiverie de « fin des temps »]

31 - Ce qui n’existait pas avant et n’existera plus après,
Ne peut non plus exister dans l’intervalle.
Bien qu’une telle chose soit irréelle,
Elle n’est pas encore perçue comme telle.

32 - Les activités durant la veille sont utiles,
Mais elles ne le sont plus lorsque nous rêvons ;
Comme, de plus, elles ont un commencement et une fin,
Elles reposent uniquement sur l’illusion.

33 - Ce que nous percevons dans le rêve
Est irréel, localisé uniquement dans le corps ;
Comment des objets pourraient-ils se manifester
Dans cet espace confiné ?
34 - Et le temps, lui non plus, n’est pas suffisant
Pour parvenir jusqu’à ces objets et les voir directement ;
Et nous ne nous trouvons plus à cet endroit même
Où nous les avons vus, à notre réveil.

35 - Et ce dont, en rêve, nous avons discuté avec autrui
Disparaît de notre esprit à notre réveil ;
Et ce qu’en rêve nous avons saisi
Disparaît de nos mains à notre réveil.
36 - Également le corps que nous possédons en rêve
Est irréel et différent de notre corps de veille ;
Aussi irréels que ce corps de rêve, soit les objets
Que l’esprit considère comme réels, à l’état de veille.
37 - Ce que nous voyons en rêve comme si nous étions éveillés
Possède sa cause dans notre monde intérieur ;
Mais ce que nous considérons comme réel, à l’état de veille,
Possède également sa cause dans notre monde intérieur.


38 - Prendre naissance, avoir une cause, cela est inconcevable ;
Toute chose est éternelle, nous enseignent les Écritures.
À aucun moment ne peut émerger
L’irréel (et le devenir) à partir du réel.
39 - Éveillés, nous voyons l’irréel ;
Rêvant, nous voyons une image de la même substance illusoire ;
Rêvant, nous voyons l’irréel ;
À NOTRE RÉVEIL, IL N’Y A PLUS RIEN.

40 - Le non-être ne peut donner naissance à l’être ;
L’existence, également, ne peut donner naissance à l’être,
Et ne peut non plus donner naissance à l’être,
Et ne peut non plus donner naissance au non-être.

41 - Tout comme, éveillés, nous pouvons saisir par erreur
Une chose impossible, comme si elle existait réellement,
En rêve aussi, et aussi par erreur,
Nous voyons des objets apparaître spontanément.

[Évolutionnisme]
42 - S’appuyant sur la perception et la tradition,
Les dualistes s’en tiennent au réalisme ;
Le devenir est tout ce qu’ils connaissent,
Car ils reculent avec terreur devant ce qui Est (le Réel). [Cf. IV, 54]
43 - Nombre d’entre eux, reculant devant l’Existence (le Réel),
Même s’ils ne sont pas de purs partisans de la perception,
N’échappent pas aux lacunes de la pensée du devenir ;
Car il reste des lacunes, même insignifiantes.
44 - S’appuyant sur la perception et la tradition,
Même une illusion est appelée un éléphant ;
S’appuyant sur la perception et la tradition,
Un objet aussi est appelé une réalité.


45 - Le devenir est apparence, le mouvement est apparence,
L’objet est une pure apparence ;
Non-devenir, immobilité, non-objet,
Paix, non-dualité, telle est la Connaissance (Vijnana).
46 - Ainsi donc, il n’est pas de devenir dans le sujet,
Pas plus que dans l’objet.
Qui a compris ce point une fois pour toutes,
Ne retombe plus dans l’erreur contraire.

47 - Tout comme le tournoiement d’un tison produit l’apparence
De lignes droites et incurvées,
Le tournoiement de la conscience produit l’apparence
De la perception et du sujet qui perçoit.


48 - Tout comme le non-tournoiement d’un tison
Ne produit pas d’apparence et ne donne pas naissance à un cercle,
Le non-tournoiement de la conscience
Ne produit pas d’apparence et ne donne naissance à rien.
49 - Si le tison tournoie, survient l’apparence de cercle,
Non pas de l’extérieur, en aucune façon,
Ni de quoi que ce soit d’autre que du tournoiement ;
Et cela ne constitue pas un attribut supplémentaire au tison.
50 - Et cette apparence de cercle n’est pas indépendante du tison,
Car elle ne possède pas d’existence réelle ;
C’est le même cas pour la perception,
Elle aussi n’est que pure apparence.

51 - Si la perception tournoie, surviennent les apparences,
Non pas de l’extérieur, en aucune façon,
Ni de quoi que ce soit d’autre que du tournoiement ;
Et elles ne constituent pas un attribut supplémentaire à la conscience.
52 - Et ces apparences ne sont pas indépendantes de la conscience,
Car elles ne possèdent pas d’existence réelle ;
En raison de leur nature causale irréelle,
Elles sont impensables comme réalité.
53 - Une objet, disent les dualistes, peut être la cause
De l’existence d’un autre objet.
Or, pour l’esprit dans sa rectitude (dharma),
Il n’existe ni statut d’objet, ni statut d’altérité.

54 - Ce n’est pas de l’esprit dans sa rectitude que provient l’existence,
Ni de l’existence que provient cet esprit ;
C’est pourquoi l’homme sage n’accepte pas le devenir,
Ni relativement à la cause, ni relativement à l’effet.

55 - Celui qui accepte et la cause et l’effet
Se figure qu’ils s’engendrent mutuellement ;
Celui qui s’est libéré de cette présomption
Pense que les deux ne possèdent pas d’origine.
56 - Celui qui accepte et la cause et l’effet
Est encerclé de toutes parts par un insondable samsara* ;
* cycles des naissances et des morts ; monde des noms et des formes.
Celui qui s’est libéré de cette présomption
S’est simultanément libéré du samsara.


57 - Celui dont le mental est obscurci voit du devenir partout [carotte en forme de « fin des temps »],
Mais de l’Éternel, il ne connaît rien ;
En réalité, toute chose est éternelle,
Et il n’existe rien de tel que l’extinction.

58 - Les êtres vivants, qui ont pris naissance,
En réalité n’ont pas d’origine ;
Leur naissance est telle un mirage,
Et celui-ci ne constitue pas la réalité !
59 - De même que, là où la graine n’est que pure illusion,
La plante est également pure illusion,
Et n’est ni réelle, ni destructible,
De même en est-il pour tous les objets qui nous entourent.

60 - Puisque tous les objets sont irréels,
Il n’y a ni permanence ni cessation ;
Là où toute couleurs a disparu,
Il n’y a plus de différenciation possible.

61 - De même que dans la multiplicité apparente du rêve,
L’esprit (chitta) est pris dans les filets de Maya (illusion),
De même, dans la multiplicité apparente de la veille,
L’esprit est pris dans les filets de Maya.
62 - De même qu’en rêve, l’esprit, bien que non-duel,
Est témoin de l’apparente multiplicité,
De même, dans la veille, l’esprit, bien que non-duel,
Est témoin de l’apparente multiplicité.

63 - Vagabondant, lorsqu’il rêve,
Dans les diverses régions de l’espace,
L’esprit croit à la réalité de ce qu’il voit :
Animaux, oiseaux, insectes…
64 - Mais tout cela ne se trouve nulle part,
Si ce n’est dans l’esprit du rêveur ;
Ainsi tout ce qu’il voit dans ces régions
Se trouve uniquement dans sa conscience de rêve.

65 - Se déplaçant, lorsqu’il est éveillé,
Dans les diverses régions de l’espace,
L’esprit croit à la réalité de ce qu’il voit :
Animaux, oiseaux, insectes…

66 - Mais tout cela ne se trouve nulle part,
Si ce n’est dans l’esprit de l’homme éveillé ;
Ainsi tout ce qu’il voit dans ces régions
Se trouve uniquement dans sa conscience de veille.

67 - L’objet et sa représentation
Sont l’un pour l’autre des présupposés ;
Comme tout est en soi impermanent,
C’est donc uniquement dans la conscience qu’ils sont présents.
68 - De même que nous rêvons simplement que quelqu’un existe,
Et qu’il est né, et qu’il meurt,
De même pour tous ces êtres qui peuplent le monde :
Ils existent, et pourtant n’existent pas.

69 - De même que nous hallucinons que quelqu’un existe,
Et qu’il est né, et qu’il meurt,
De même pour tous ces êtres qui peuplent le monde :
Ils existent, et pourtant n’existent pas.
70 - De même que la magie noire nous fait croire qu’un être existe,
Et qu’il est né, et qu’il meurt,
De même pour tous ces êtres qui peuplent le monde :
Ils existent, et pourtant n’existent pas.
71 - Aucune âme individuelle n’est jamais née,
Il n’y a jamais eu d’origine au vaste univers.
C’est la vérité suprême et sacré :
Il n’existe rien de tel que la naissance. (Karika III, 48)


72 - Ce qui apparaît sous la double forme du sujet et de l’objet,
N’est que le tournoiement de la conscience (Karika IV, 47) ;
L’esprit éternellement, est sans objet,
« Rien ne s’attache à lui », disent les Écritures (Brihad. 4,3,15)
73 - Les images conçues pour l’enseignement sont artifices (Karika III, 15),
De faux-semblants qui ne sont pas réellement là ;
Et ce qu’acceptent les autres écoles de pensée
N’existe que pour eux, mais n’est pas la réalité.
74 - Ce qu’ils acceptent comme étant éternel,
Sur une base fausse, ne l’est pas du tout en réalité ;
C’est un devenir, et ceci démontre l’erreur
Des conclusions de ces écoles de pensée.


75 - L’adaptation à ce qui n’existe pas
Ne prouve pas que la dualité existe ;
Dès lors que l’absence de dualité est perçue,
Disparaît l’adaptation, qui n’a plus de finalité.
76 - Quand on n’accepte pas de causes agissantes
Dans les plans inférieurs, médians et supérieurs,
Alors il n’y a plus de représentations dans l’esprit ;
Une fois la cause disparue, l’effet disparaît également.
77 - L’esprit est sans cause ; le non-devenir,
Libre de dualité, est à jamais sa caractéristique propre ;
La dualité n’est rien d’autre que l’apparence de l’esprit
Au sein de l’Éternel, qui est la Totalité universelle
[inconnaissable à jamais].


78 - Connaissant le sans-cause comme étant el réel,
Rejetant les causes de la séparativité,
On gagne ce lieu qui est libre de toute peur,
Libre de tout désir, et libre de toute souffrance.
79 - S’adaptant à ce qui n’existe pas,
L’esprit reste pris dans les filets de l’irréel ;
Dès lors qu’il perçoit le non-existence des objets,
Il retourne à l’Un, qui est sans attaches.
80 - Celui qui saisit bien cette vérité et ne la laisse pas s’échapper
Demeure dès lors dans une position inébranlable ;
Pour le sage, le but est cet Unique, cet Éternel,
Libre de toute dualité, et c’est l’identité même de l’Être.


81 - Libéré de la somnolence, libéré du rêve,
L’Unique, l’Éternel, resplendit de sa propre lumière (Brihad. 4,3,14) ;
« À jamais lumineuse » (Brihad. 4,3,15) est cette entité,
Oui, telle est sa nature essentielle.
82 - C’est avec facilité qu’il demeure toujours dissimulé pour nous,
C’est avec difficulté qu’il dévoile son essence,
Tant que nous continuons à appréhender tel ou tel objet,
Et celui-là encore. Il est le Maître de la splendeur (Bhagavan : Adepte, Bienheureux)
83 - « Il existe ! » « Il n’existe pas ! » « Il existe et n’existe pas ! »
« Il est ce qui n’existe pas ! » C’est ainsi que l’appréhende l’insensé,
Soit instable, soit stable, double, négatif,
Et qu’il se cache à lui-même sa nature essentielle.


84 - Derrière ces quatre points de vue adoptés
Par l’insensé, il demeure toujours dissimulé,
Lui, le Maître de la splendeur, hors d’atteinte de l’insensé ;
Qui peut le contempler, contemple la Totalité universelle.
85 - Celui qui est en pleine possession de la vision omnisciente,
Pénètre dans le royaume de Brahman, libre de toute dualité,
Sans commencement, ni entretemps, ni fin ;
Pour lui, il n’est plus rien qu’il puisse désirer.
86 - Ce que l’on appelle la paix authentique de l’esprit,
C’est la discipline véritable des prêtres,
C’est le domptage de sa propre nature ;
Qui possède cette connaissance parvient à la paix.

87 - Liée à la perception et à l’objet,
Telle est la vie dans le monde de la dualité (la veille) ;
Liée à la perception et à l’objet,
Telle est la vie dans le monde subtil (le rêve).
88 - Non-liée à la perception et à l’objet,
Telle est la vie dans le monde supérieur ;
Là, le sujet est simultanément l’objet,
Comme l’ont toujours enseigné les sages.

89 - Le sujet et les trois types d’objets (Karika IV; 87-88),
Il faut les connaître l’un après l’autre ;
Il s’ensuit la vision omnisciente de la conscience supérieure,
Qui regarde dans toutes les directions.

90 - Il faut d’abord se demander : Qu’est-ce que je dois
Éviter, savoir, atteindre et faire murir ?
La perception passe pour la connaissance,
Ainsi que ses liens avec les trois types d’objets.
91 - Tous les êtres sont par nature
Sans limites, et ils ressemblent à l’espace ;
Et il n’y a pas la moindre trace de multiplicité
En eux, dans quelque sens que ces soit.
92 - Tous les êtres sont par nature
Éveillés depuis le commencement (AdiBuddha), c’est certain ;
Celui pour qui ceci est un argument suffisant,
Est mûr pour l’immortalité.

93 - Tous les êtres sont par nature
Paisibles depuis le commencement (AdiShanta), emplis de félicité :
Tous semblables et indivisibles,
Unis dans une pure identité, éternelle.

94 - Et pourtant cette pureté disparaît
Lorsqu’ils s’éparpillent en multiples morceaux ;
Ils sont plongés dans l multiplicité et divisés,
Aussi les considère-t-on comme soumis à la souffrance.
95 - Mais celui en qui se développe et s’affirme la conviction
De l’identité pure et éternelle,
Connaît ici-bas le Grand Être ;
Mais le monde, lui, ne comprend pas cela.


96 - La connaissance de l’Éternel est elle aussi éternelle,
Et elle n’inclut rien d’autre que l’éternité ;
N’étant concernée par rien, on la nomme donc
La Connaissance sans attaches (Karika IV, 72 et 79)
97 - Au contraire, quand le mental non discipliné
Regarde les différences les plus minimes comme réelles,
Il n’y a alors ni détachement,
Ni dissipation des ténèbres de l’ignorance.
98 - Tous les êtres sont par nature
Vierges de toute obscurité, vierges de toute souillure,
Éveillés depuis le commencement ; lorsqu’ils se libèrent du devenir,
Ils s’éveillent, selon l’enseignement du maître.


99 - Tout comme le soleil brille de sa propre lumière,
Brille semblablement la Connaissance, libérée des objets ;
Tous les objets ne sont que la pure connaissance -
Inexprimable, même pour l’éveillé (buddha).
100 - Parvenus à la connaissance au mieux de os capacités,
Nous saluons l’obscure, la profondeur et intégrale,
L’éternelle et pure Identité,
Qui est la demeure de l’Unité.

(Fin des stances dans la Mandukya Upanishad, de l’Atharva Véda, Karika IV ; traduction Martine Buttex).

Connaître toi-même par toi-même, ainsi étant vraiment soi-même, en échange, vous avez les individualités qui vous entourent en fonction de votre mental. Et presque toujours l’habit ne fait pas le moine !

Chefferie = capital-citoyen-capitalisme
soit l’étatisme dans toute son horreur.

Oui, notre ennemi c’est la marchandise ou mercantilisme : LA PRODUCTION-CROISSANCE-POUBELLE.
OU ON DÉTRUIT L’ARGENT, OU L’ARGENT NOUS DÉTRUIT. 10.000 ans de voie de l’Agriculture ça suffit !
 
 
 
 

Dernière mise à jour : 26-08-2015 22:35

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