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Gilles, Machecoul et les Châteaux Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 15-09-2015 21:51

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Alchimie, Amour, Anarchie, Argent, Assassiner, Banques, Bible, Bomb, Bombes, Bourgeois, Cacapitalistes, Cesium, Chaos, Communisme, Complot, Chronologie, CIA, Cinéma, Crottasocialistes, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragons, Drogue, Dualité, Dynamite, Eau, Église, Esprit, État, Europe, FBI, Feu, Forêt, France, Gadlu, Gaule, Goulag, Gouvernement, Guerre, Haine, Hébreux, Hollywood, Homéopathie, Humain, Illusion, Image, Inquisition, Instant, Internet, Itri, Jardin, Jérusalemisation, Jihad, Juifs, Justice, Labyrinthe, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Lucifer, Lumière, Maffia, Magie, Manipulation, Médecine, Merde, Métaux, Monarchie, Mondialisme, Morale, Mort, Musiques, Nature, NSA, Obnos, Occulte, Oligarchie, Opinion, Or, Pagan, Paradis, Pétrole, Peur, Pierre, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Qbit, Reflet, Religions, Renseignement, République, Révolution, Rire, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Spirale, Spirolution, Supplices, Synarchie, Talfumiste, Tao, Télépathie, Temps, Ténèbres, Terreur, Terriens, Tétéphone, Tétévision, Thermodynamite, Touta, Tradition, Transformation, Transhumanisme, URSS, USA, Vide, Volonté, Washington, Walt Disney, Yahvé, Yankee, Yokaï

 
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Gilles, Machecoul et les Châteaux


Page dédiée à Saint Gilles de Rais

LE SACRÉ EST DOUBLE
 
 
Personne avec sa conscience de ce jour ne peut juger des faits qui peuvent paraître odieux et « horribles » alors qu’ils étaient des FAITS OU ACTIONS NÉCESSAIRES À LA VIE. Si on juge des actions d’il y a plusieurs siècles on tombe dans l’évolutionnisme et le jugement des peuples pris pour des « sauvages » qui ne connaissent pas la « civilisation ». La géométrie mentale de nos jours n’est pas la même de celle des gens du 15è siècle comme n’est pas la même leur flore intestinale que celle de la génération de notre bouffe industrielle : l’humain est ce qu’il mange et il est ce qu’il est capable de digérer.
De plus, ce sont les clichés, les images qui tuent plus que les faits ; et les clichés les plus dangereux, les plus meurtriers se rapportent à la sexualité, et par dérivation au mélange sexe-religion (circoncision).
 
 
Voir aussi les pages :
- Maréchal de France Gilles de Rais
- Raspoutine - Le Pain pour l'Âme

Dans ce monde de la dualité, tout objet ou tout symbole qui incarne le Sacré comporte deux pôles très puissants antinomiques et complémentaires : désir et répulsion, fascination et effroi, amour et haine, winner et loser, Yin et Yang, etc. C’est la nature humaine originelle.

Gilles de Rais comme Raspoutine appartient au domaine du SACRÉ, du MYSTICISME. Tout être, tout objet, tout acte sacrés sont le lieu d’une profonde et absolue ambivalence. L’objet sacré quel qu’il soit est investi d’une force prodigieuse (le mana des Polynésiens). Autant celle-ci peut être bénéfique, dans son côté divin, autant et proportionnellement elle peut, d’une seconde à l’autre, se retourner en son contraire et agir alors « diaboliquement » comme une énergie destructrice et mortelle. La nature humaine est ainsi faite sur cette ambivalence fondamentale, à l’origine de la Conscience de l’être humain émergeant de l’inconscient animal. Dans la mentalité originelle féconder une femme est l’équivalent de la fécondation de la Nature (on ne se coupe pas de la Nature comme de nos jours).

Le Saint est l’ombre du Sorcier et le Sorcier celle du Saint. Dans un Saint cherchez le Diable, il n’est jamais loin. Les Saints authentiques le savent bien car ils dialoguent sans cesse avec lui. Le Saint et le Sorcier sont les deux pôles du même système du Sacré. Les Romains déclaraient sacer (sacré) celui qui ne pouvait être touché sans être souillé et sans souiller, celui qui s’était rendu coupable d’inceste ou de meurtre ou qui avait commerce avec une femme en périodes menstruelle.
Le Chaman est proche à la fois du Saint et du Sorcier et aussi du malade mental genre névrose grave.
Gilles de Rais et Raspoutine participent à la fois du Saint et du Sorcier. Pas besoin de longues études ou lectures pour le ressentir par intuition.

La politique de l’époque, le pays où est né Gilles de rais, les châteaux, surtout Machecoul (photo en haut de page), et les parents de Gilles, tout concourait à le rendre Saint-Sorcier.
C’était l’époque où nombre de personnes se penchaient sur le mystère de la Matière en pratiquant en Laboratoire la Science Sacrée ou le Grand Œuvre. C’était l’époque où l’étatisme n’était pas encore né : l’isolement était hautement bénéfique, surtout financièrement, et nombre de pays s’enrichirent, dont la Bretagne. Les familles riches cherchaient comme de nos jours à le devenir de plus en plus, et à faire la guerre pour s’enrichir. Charles VII se sert de Jeanne d’Arc qui intervient dans une querelle dynastique où il profite de Gilles de Rais et de Jacques Cœur.

La vie de Gilles bascule dans une autre vie après le supplice de Jeanne à Rouen le 30 mai 1431. Gilles cesse de combattre, il se retire sur ses terres, aimant le faste, il est un fin lettré, très pieux, aimant les arts sous toutes ses formes, il a une bibliothèque importante avec principalement des auteurs latins (notons que l’imprimerie n’était pas encore inventé en Europe et que seuls les riches pouvaient se payer de rares manuscrits sur parchemin).

Gilles fut soumis à l’aura extraordinaire de Jeanne, avec qui il a chevauché, et aux côtés de laquelle il s’est battu, et a connu l’invraisemblable procès comme accusation de sorcellerie, ce qui rejoint directement, comme écrit plus haut sur l’ambiguité absolue du Sacré : Raspoutine et Gilles.
Donc le 15è siècle est une période très dure puisque marquant la fin du Moyen-Âge et le départ de l’époque moderne commencée à la Renaissance, avec changement dans la politique et les manières de faire la guerre, donc les châteaux seront construits : soit pour le plaisir, soit pour la guerre, soit pour un peu des deux comme l’extraordinaire château de Bonaguil (la Bonne Eau), où l’habitat est intégré à la forteresse ; le château va devenir le plus souvent une résidence seigneuriale et le goût du décor prend d’autant plus d’importance que sa fonction évolue dans le même sens que la société et la politique. Le château ne sera plus construit comme but militaire, il pourra accueillir tout ce qui constitue une petite cour seigneuriale et servir de cadre à une vie sociale formant comme un petit pays complètement autonome, sans étatisme, d’où par la suite la dictature étatique de Richelieu qui fera détruire nombre de châteaux…
Le pouvoir de l’argent commencé sous Louis iX s’imposant de plus en plus dans ce monde chassait peu à peu l’honneur et son sens du mot « noble » et « noblesse » (la protection), ce qui plus tard donnera du grain à moudre pour les républicains de 1789 qui allaient porter au pouvoir la religion de l’argent et du capitalisme (voilà que je deviens marxiste, merde alors !)

Guy de Laval et Marie de Craon donnent naissance à Gilles :
« Giles, je te baptise au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. parrains et Marraines, je vous enjoins, ainsi que le Père et la Mère, que cet enfant, jusqu’à l’âge de sept ans, soit préservé de l’eau, du feu, du pieds des chevaux et de la dent des chiens ».
Gilles et son frère de lait Jean furent élevés ensemble. Côte à côte ils firent leurs premiers pas sous la surveillance des chambrières et des servantes. Les domestiques s’extasiaient sur la bonne mine du jeune Gilles, et qu’il était le plus bel enfant et le mieux proportionné, et le plus vigoureux qu’on eût jamais vu.

Peu de temps après sa naissance Gilles quitte le pays de Champtocé pour les marais de Machecoul, là où la « raison » des perruques poudrées du 18è siècle n’était pas encore faisant ses ravages.

À Machecoul Gilles va découvrir le château et les solitudes arides et sauvages du pays de Rais, la violente beauté des paysages, tout cela concourra à faire naître chez Gilles une grande richesse analogique ou de coïncidences chères à Carl Gustave Jung.
Machecoul n’était pas exclusivement militaire car dans les cours les façades intérieures étaient déjà construites en architecture ogivale.
Au château nombreux étaient les villageois qui s’y rendaient : charpentiers, maçons, cuisiniers, palefreniers, brosseurs ; c’était un va-et-vient continuel sur le pont-levis dont les chaînes rouillées n’avaient pas été remontés depuis longtemps.

Tous les châteaux du Moyen-Âge, et même par la suite, sont MAGIQUES, comme des Vaisseaux, des VASES : les couloirs labyrinthiques, les galeries, les escaliers tournant à n’en plus finir, les faibles éclairages à la chandelle fumante fixée dans les murs, tout concourait à enrichir l’imagination du jeune Gilles. De plus il faut savoir que la famille ancienne avait pour mission la conservation des biens matériels, donc la pratique d’un métier, l’entraide quotidienne dans un monde sans sécurité aucune, où régnait de nombreuses maladies, et où les femmes étaient en danger permanent surtout en cas de moindre crise ; ainsi les familles n’avaient pas vocation affective, l’enfant devait se démerder tout seul.
À la lueur magique des bougies et chandelles, Gilles devant l’âtre étaient hypnotisé par ces éclairages vacillants qui faisant comme vibrer et rendre vivants les personnages sur les tapisseries et les plafonds peints avec d’étranges figures d’animaux, des scènes mythologiques, des cavaliers rangés en batailles. Tout un monde irréel mais plus réel pour Gilles que pour une autre personne.

Les châteaux et vastes demeures tendent à isoler encore plus un enfant : il s’y perd en rêveries et en curiosités de toutes sortes : chaque recoin semble receler un mystère, une surprise. Mais pour Gilles l’accord avec Machecoul était parfait, et il se sentait protégé comme en même temps il faisait naître en lui un sentiment d’impunité : il commençait a être contaminé par le pouvoir.
En 1411 Gilles avait sept ans et le temps de son éducation était là. Il aura pour professeur de latin un certain Bossac et le prêtre du diocèse d’Angers : Michel de Fontenays. Gilles s’intéressant à l’enluminure, bande dessiné de l’époque, un maître nommé Thomas vint lui apprendre à peindre. Gilles fut un très bon élève, aimant les lettres, curieux et attiré par l’astronomie, et par dessus tout par la musique.

Gilles était laissé à lui-même et à ses rêveries. Aucune servante ni aucun domestique, ni un vieux capitaine, ni aucune dame de compagnie pour le prendre en amitié et l’arracher à lui-même. En plus il ne pouvait moins que jamais compter sur son père qui s’enfermait tout le jour dans son cabinet de travail, ou qui rentrait épuisé d’une longue chevauché et se jetait au lit après avoir dévoré un dîner devant son fils silencieux muré dans son imagination.
En 1414 la naissance de son frère René ne réussit pas à le tirer de la solitude. Privé d’affection il était accablé de flatteries par quelques habiles courtisans qui entendaient en retirer un bénéfice financier.
À ce moment là et vu les circonstances de sa naissance, il se cru différent des autres enfants et doué de pouvoir surnaturel qui le porterait en avant. Bref, il se sentait « Superman » avant l’heure capitaliste américaine.

Quand le mauvais temps empêchait Gilles de courir les bois, il se dirigeait tout droit dans la bibliothèque, et plongeait par exemple dans La vie des douze césars de Suétone, enluminé de terribles images. Il lisait nombre de récits de carnages genre du Dark Vador de l’époque pour faire peur aux enfants et qui en redemande !

Un matin Bossac court prévenir Guy de Laval que Gilles venait d’être surpris au fond d’un bosquet, couché contre un garçon de son âge, un garçon au regard fuyant qui depuis quelques temps rodait autour du château. C’était l’âge où les enfants jouent à « touche-pipi » ou s’amuse à comparer innocemment la taille de leur zizi. Mais chez Gilles et son compagnon ça prenait une tournure que les deux enfants ne s’étaient même pas relevés à l’approche d’un tiers, et on les avait vu un peu plus tard, rentrer ensemble comme si tout était normal. Le père de Gilles ne moufte pas.
Mais quelques jours plus tard Bossac prévient Guy de Laval qu’il fait surveiller Gilles qui continue d’aller faire des choses dans les bosquets avec le même garçon, et même avec un nouveau : « Votre fils, messire, a bien des dons remarquables, mais je ne lui connaissait pas celui de se comporter en amour comme un homme qui aurait le double de son âge, et j’avoue que cela m’effraie un peu… ».
Cette fois, Guy promettait qu’il aurait un entretien avec son fils ; évidemment ça n’arrive pas puisque sa femme Marie de Craon va mourir. Gilles n’eut pas une larme pour sa mère. Il suivit les funérailles avec l’air distrait d’un enfants qu’on arrache à ses jeux et qui n’a que l’idée d’y retourner.

Sein et visage, puis plus tard le corps tout entier de la mère sont donc ambivalents pour le nourrisson. Ce sont des objets détenteurs de cette toute-puissance de vie ou de mort qui sont sacrés.
« Au début de la vie, c’est l’objet interne qui l’emporte sur l’objet externe dans la perception de la représentation du monde de l’enfant ou de l’homme originel. Bons et mauvais objets sont donc la traduction de l’ambivalence originelle du sujet humain. La perception du monde est à ce stade, au premier chef, hallucinatoire. L’objet extérieur réel est « poreux ». Il n’a qu’une existence fort relative ; elle est faite surtout de la perception subjective, avant de devenir une perception objective, thématique et géométrique, rationnelle enfin. Cette perception pré-rationnelle, pré-thématique, pré-géométrique du monde fonde ce que les ethnologues nomment « animisme » et les psychanalystes « projection » (avec l’aura numineuse fétichiste qui les accompagne).
L’objet réel extérieur a pour fonction majeure d’infirmer - ou confirmer - la perception hallucinatoire pré-rationnelle. Démontrer peu à peu à l’enfant - ou à l’homme originel - que le sein en soi n’est ni bon ni mauvais ; à la limite que la mère dans sa totalité n’est ni bonne ni mauvaise : ils sont ; un point c’est tout. À lui - enfant ou homme originel - de s’en accommoder. Toutefois, il existe des objets « mauvais » de par le monde : des seins taris, des visage rébarbatifs, des mères dévorantes, des éléments naturels nuisibles et dévastateurs. Il faudra certes, comme on vient de le dire, que le petit de l’homme s’en accommode un jour ou l’autre, mais en attendant il est bien forcé de s’en protéger par des « mécanismes de défense ». Mécanismes qui jouent aussi bien contre les éléments objectifs malfaisants que contre les éléments subjectifs du même ordre », écrit le psychiatre de l’école de Jung : Pierre Solié dans : Médecines initiatiques, aux sources des psychothérapies.

Hélas, Gilles de Rais ne tombait pas dans l’amour céleste des Grecs (homosexualité plus ou moins platonique), mais dans l’amour populaire tourné vers les garçons. Pourtant Eros est médecin et chargé de soigner le malsain et le laid et d’harmoniser les antinomies de notre corps. C’est de cette thérapeutique que naît l’amour, l’harmonie, en chassant la discorde et tous les ennemis de notre corps. Eros est aussi musicien comme Gilles attiré par la musique. La musique est harmonie, accord, donc MARIAGE, PAIX. Cela est vrai pour tous les sons et les rythmes.

Donc Gilles semble précoce en beaucoup de choses, y compris sexuelles. Gilles a onze ans lorsque se livre la Bataille d’Azincourt ; aussi il trépignait d’avoir l’âge de partir à la guerre, une aventure merveilleuse et surtout une occasion de s’enrichir, car depuis des millénaires les guerres ça rapporte à certains et ça en ruine beaucoup d’autres, donc les richesses des uns vont vers les autres !… Bref, ça gicle, il y a du mouvement... c'est la VIE…

Un jour, Guy de Laval part à la chasse. La veille, on avait repéré les traces d’un sanglier d’une taille exceptionnelle. Guy se lance à sa poursuite. À un moment le sanglier semblait vaincu par l’encerclement des chiens. Guy s’approcha, brandit son épieu, mais brutalement assaillit par le sanglier il roula par terre, le ventre labouré par le boutoir du sanglier.
Gilles de Rais verra le sang couler de l’hémorragie que les draps ne pouvait contenir. Il regardait son père avec les yeux de la mort et devait s’imaginer de dangereuses futures tentations…. Il contemplait les linges sanglants collés sur le ventre à moitié ouvert ; il ne pouvait se détacher de ce corps torturé, de ce ventre déchiré par où fuyait la vie. Il fallut l’arracher de force de cette fascinante attraction que l’on mit sur le compte d’un chagrin excessif.
Vint l’instant où Guy devait désigner un tuteur capable d’aider Gilles à maîtriser ses instincts. Guy aurait dû normalement désigner le vieux sire de Craon qui possédait avec ses fils le lien de parenté le plus direct et qui pouvait les élever selon leur rang. Il y renonça à cause de l’âge du vieux Craon. Jean de la Hunaudaye accepta de recueillir les enfants ; ainsi Guy de Laval confia le sort de Gilles et de René.

Gilles était outré de la mort injuste de son papa. Au fond de lui même il l’aimait, comme un fils peut aimer les faiblesses de son père, surtout quand il sait qu’il dépassera ces faiblesses… On commence à deviner la complexité et la richesse à la fois intérieure et extérieure de la personne, et c’est pourquoi j’aime Gilles, surtout qu’il est une des figures les plus mal connues de la fin du Moyen-Âge occidental.


[En référence à : Médecines initiatiques, aux sources des psychothérapies, de Pierre Solié ; Gilles de Rais ou la passion du défi, de Jacques Bressler]
 
 
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Dans le même style et même époque et atmosphère magique de Machecoul, le Château de Mehun-sur-Yèvre reproduit dans La Tentation du Christ, enluminure des Très Riches Heures du duc de Berry.
 
 

Dernière mise à jour : 15-09-2015 22:31

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