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Kurosagi le Film Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 10-12-2008 00:30

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Publié dans : Flash sur films, Sommaire films du Japon

Tags : Films, Japon, Kurosagi

 
Kurosagi le Film
映画 クロサギ
 
 
" Le temps est un don de Dieu et ne peut donc être vendu "
(Citation d'après : Un autre Moyen Âge, de J. Le Goff).

Donnez-moi le contrôle de la devise d'une nation
et je me fiche de qui fait les lois.
Mayer Amschel Rothschild (1743-1812)

Un vrai Shirosagi ce monsieur (voir plus bas).
 
http://en.wikipedia.org/wiki/Kurosagi_(film)
http://www.kurosagi-movie.jp/
Sur IMDB : http://www.imdb.com/title/tt1159502/

Kurosagi par le passé a été adapté en drama de 11 épisodes en 2006. Ici il s’agit du film de 2008 réalisé par Ishii Yasuharu sur un scénario de Eriko Shinozaki.

Rappel du synopsis.
Kurosaki (joué par Yamashita Tomohisa) est un jeune homme dont la famille a été détruite, au sens propre, par des escrocs. Malgré cela, Kurosaki grandit pour devenir un artiste de l’escroquerie connu sous le nom de Kurosagi. Il travaille avec le maître escroc Katsuragi Toshio (joué par Yamazaki Tsutomu), même si Toshio a participé à la destruction de la famille de Kurosaki. Sorte de Robin des Bois moderne, il prend à l’escroc l’argent volé et le rend à la victime.

Puisque tout est vibrations, on démarre dans un certain mouvement avec un Katsuragi Toshio (joué par Yamazaki Tsutomu) symbolisé puisqu’il porte une couronne de laurier à la César, qui n’est pas encore « la cible » de Kurosaki, et que celui-ci laisse en plan, comme une ombre ou plutôt une sous-porteuse. En plus la séquence de cette ouverture se passe dans un aéroport. L’inutile et rapide séquence suivante laisse voir, sans originalité, une femme escroc aux voitures volées, s’apercevoir qu’elle a été elle-même escroqué. Pauvre femme, elle a pas de bol d’être, encore, tombée sur Kurosagi. Certainement une liaison pour rappeler le drama.
 
 
Katsuragi est présenté comme le maître du monde de l’escroquerie, attention, de l’escroquerie...

Petit rappel.
Trinité des escrocs :
Shirosagi = les voleurs (Mâle)
Akasagi = les manipulateurs (Femelle)
Kurosagi (Robin des Bois) = celui qui utilise les deux premiers et s’en « nourrit » (Neutre), l’escroc des escrocs ; seulement sa place est paradoxale et hautement dangereuse.
 
 
A la place de Katsuragi, le maître de l’escroquerie pourrait être Mayer Amschel Rothschild (1743-1812), puisque comme écrit plus haut il se fiche des lois. De la part de ce monsieur et de ses poursuivants il y a pire :

Mr Rothschild avait découvert que la monnaie ou les comptes de crédits sur dépôt avaient l'apparence requise du pouvoir qui pouvait être utilisé pour pousser les gens a échanger leur réelle richesse contre une promesse de richesse plus grande (au lieu d'une compensation réelle). Ils déposeraient des richesses réelles en échange d'une simple lettre de change. Mr Rothschild vit qu'il pouvait emmettre plus de promesses qu'il ne pouvait en rembourser, et cela, aussi longtemps qu'il pourrait montrer un stock d'or pour rassurer ses clients.

Mr Rothschild prêta ses lettres de promesses aux particuliers et aux états. Cela devait créer une grande confiance. Après quoi il rendrait l'argent plus rare, ressererait le contrôle du système, et collecterait les avoirs contractuellement garantis. Le cycle fut ensuite répété. Ces pressions pourraient être utilisées pour initier une guerre. Il aurait ensuite le contrôle de la disponibilité de la monnaie pour déterminer le vainqueur de la guerre. Le gouvernement qui accepterait de lui donner le contrôle de son économie obtiendrait son soutien.

Le remboursement des dettes serait assuré par l'aide économique à l'ennemi de l'emprunteur. Le profit généré par cette méthode économique permit à Mr Rothschild de multiplier sa fortune. Il découvrit que l'avidité du public permettrait à la monnaie d'être imprimée par le gouvernement au-delà des limites (inflation) de remboursement en métal précieux ou en production de biens et services.

Dans un tel système, le crédit, présenté sous une forme appelée "monnaie", a l'apparence du capital, mais n'est en fait que du capital négatif, du découvert. Extérieurement, cela a l'apparence de la production de services, alors que ce n'est en réalité que de la dette, de l'endettement. C'est donc une inductance économique (ou incitation économique) au lieu d'une capacitance économique (capacité de production réelle), et faute d'être équilibré d'une autre façon, cela doit être équilibré par la destruction de population (guerre, génocide). La totalité des biens et services représentent le capital réel appelé produit national brut, et la monnaie peut être imprimée à un niveau équivalent en continuant de représenter la capacitance économique ; mais la monnaie imprimée au-delà de ce niveau est soustractive, introduit de l'inductance économique, et constitue des notes de créances et de l'endettement.

La guerre est donc l'équilibre du système obtenu en tuant les vrais créditeurs (le public à qui on a dit d'échanger ses véritables valeurs contre de la monnaie surévaluée) et en ayant recours à tout ce qui reste des ressources de la nature et de la régénération de ces ressources.

Mr Rothschild avait découvert que la monnaie lui donnait le pouvoir de réarranger la structure économique à son propre avantage, de déplacer l'inductance économique vers celles des positions économiques qui encourageraient la plus grande instabilité économique ou oscillation. (Variation de comment voler son prochain extraite du site : http://www.syti.net/SilentWeapons.html)

On a pas mal également, et en quantité :
Les agences alphabétiques américaines, vous savez : CIA, FBI, NASA, NSA, etc. car elles sont nombreuses, et bien elles ont pleins d’activités souterraines, genre monde parallèle. Alors où sont les lois ?
 
 
Il y a deux milliards de yens là-dedans !
 
Si Kurosaki est dans une situation paradoxale, elle est amplifiée par le fait que Katsuragi ayant participé à l’assassinat de sa famille est aussi son pire ennemi ! Ainsi dans une scène au tout début on peut craindre le pire pour Katsuragi, mais le film serait terminé en 5 minutes. Il n’en pas moins un katana au-dessus de la tête de Katsuragi ! Pour le moment il « vend » des escrocs à Kurosaki ; et bouffe toujours des trucs bizarres. Le premier escroc du film (celui du pré-générique ne comptant pas tellement il symbolise l’atmosphère de Kurosagi), est Ishigaki Tetsu (joué par Naoto Takenaka, qui jouait le directeur photo un peu salaud dans First Kiss). Il fait dans les tampons spéciaux pour falsifier des contrats, faisant perdre ainsi des millions de yens à une responsable de société. Pour le moment Kurosagi est le responsable mondial des ventes de téléphones mobiles genre iPhone. (D’ailleurs maintenant il devient difficile de trouver un portable qui ne fasse que téléphone ! Le jour où un portable fera aussi machine à laver prévenez-moi). Comme à son habitude de Robin des Bois, après avoir escroqué l’escroc, Kurosagi va rendre ses millions à la victime.
 
 
Est-ce un effet de déjà vu ? de lassitude ? Je trouve ce début de film peu intéressant, la photo et les éclairages plats. En plus la première escroquerie démarre avec le monde actuel, vous savez celui où la valeur de l’argent seule compte, et où les lingots d’Or sont depuis longtemps inutilisés (en fait depuis l’invention du papier monnaie et du chèque, puis de la carte à puce). Le monde où en tapant quelques touches sur un ordinateur, vous avez plusieurs millions de la monnaie que vous voulez sur votre compte. L’argent n’est plus que virtuel, et si tout le monde réclamait son argent en billets et en pièces aux banques pour le stocker sous son matelas par exemple, l’économie mondiale serait en faillite !...... Il y en a un qui a eu l’audace de dire que l’argent n’avait pas d’odeur... mais ce brave homme était en avance sur son temps, car l’odeur d’une carte bleue ?... à moins de la faire tomber dans de la confiture. Ces endroits à argent virtuel sont en plus d’un luxe illusoire invraisemblable ! genre palaces et leurs bars ou restaurants. Et c’est là qu’il y en a plein qui jouent aux « grandes personnes ». Je vous passe les détails de ce qu’ils s’envoient dans la vessie comme liquide pétillant.
Pour en revenir à Kurosagi, il explique à Ishigaki le fonctionnement de l’argent virtuel à l’aide d’une carte à puce propre au système japonais : une simple manipulation informatique. A la place de Ishigaki j’aurais peur, il n’y a rien de plus volatil que l’informatique... Et c’est justement ce qui se passe vis à vis du fisc ! Plus de trace de transfert d’argent... virtuel. C’est comme ça aussi qu’on efface « l’argent sale », mais tout argent est sale n’est-ce pas ? En attendant des jours meilleurs, n’oubliez pas de faire des sauvegardes de vos disque durs, c’est tellement volatil l’informatique actuelle !
 
 
J’en suis à la 21ème minute du film et c’est bien lourd. Surtout que Yoshikawa Tsurara (joué par Maki Horikita) vient de faire son entrée dans le film, je dirais plutôt dans la série ou le drama spécial. Elle n’a là-dedans qu’un rôle très secondaire de faire valoir.
Ensuite on vient ajouter du piment sur le paradoxe Kurosagi/Katsuragi, avec l’assassinat de César, vous savez Brutus, auquel César dans un avant dernier souffle aurait dit : Toi aussi mon fils ! Alors, quelle confiance y-t-il encore entre Katsuragi, un « père » pour Kurosaki, il lui à apprit beaucoup de chose, et la confiance envers son « fils » ? Là nous ne sommes plus dans la logique binaire informatique ! Pas de réponse par oui ou par non. On pourrait simplifier en : Ne faite confiance à personne.
 
 
Cette trame de Jules César courant dans le film en est sa sauce philosophique, tout comme ce que se cuisine Katsuragi (comme d’ailleurs dans le drama). Katsuragi voyant des Brutus partout.
À Vingt six minutes du film, pardon du drama spécial, apparaît l’inspecteur au rire exotique : Kashima Masaru (joué par Aikawa Sho).
Comme convenu, et c’est bien connu, il y en a un qui appel sa mère au moment où on lui tire dessus... Alors vous pensez ! Au QG de la police de Tokyo, l’inspecteur Kashima Masaru s’en donne à cœur joie a déambuler dans une imposante salle couverte d’écran plats crachants une palanquée d’images aux ravissantes couleurs. Une vraie salle de jeux ! Cela ne l’empêche pas de philosopher aussi, il explique que c’est l’ombre du cœur de Kurosaki qui en a fait un escroc.
Ensuite nous avons droit au désagréable retour en arrière ou flash-back et en noir et blanc pour marquer le coup. Car il faut expliquer que le grand méchant là-dedans c’est Ishigaki Tetsu, l’escroc aux tampons bizarres qui mutilent les contrats. Il a réussit à mettre en faillite une entreprise avec un système de billet à ordre. Le responsable a fait confiance, c’est ce qui a causé sa perte... Et c’est sa fille qui raconte ça à qui vous savez.
Au QG de la police, ou la grande salle de jeux si vous voulez, un inspecteur s’aperçoit d’une chose : C’est effrayant que l’argent soit aussi important ! Par contre, c’est fou le peu de place que peut tenir une petite valise contenant deux milliards de yens !
Et paf ! En espérant ne pas trop dévoiler des aspects de l’intrigue pour pas gâcher le plaisir de regarder tout de même ce drama spécial, par la bouche de la fille de ce responsable d’usine croqué par Ishigaki, nous apprenons que c’est aussi lui qui est à l’origine de l’escroquerie ayant causé la mort de toute la famille de Kurosagi. Bravo le scénariste ! Ça ménage des rebondissements pour le restant de l’histoire.
Résumé : avec Katsuragi, Ishigaki (le spécialiste du billet à ordre et égoïste qui ne pense qu’à ses séjours aux Caraïbes), il est le deuxième ennemi de Kurosaki ; il a donc deux tueurs potentiels au cul plus la police. Qui dit escroc dit manipulateur et manipulé, ou marionnette. Rappelez-vous que Katsuragi est comme un père pour Kurosaki, il l’a formé, ou plutôt déformé, manipulé... On entre dans un plan légèrement diabolique... Pauvre petit Yamapi, j’en ai la chair de poule pour lui.
 
 
Il paraît que le père de Kurosaki avait mis au point un plan d’escroquerie qui avait affecté toute l’économie du Japon, rien que ça ! et à cause de ça un escroc l’a piégé. Ishigaki a aussi affecté l’économie du Japon pendant 10 ans ; que fait la police ? C’est clair ? (C’est l’inspecteur qui raconte ça). Pour revenir à Katsuragi, dans le drama en 11 épisodes on le voit s’amuser du travers des humains. Un escroc doit être aussi joueur avec le comportement des gens, et donc psychologue. Le monde est plein de pièges, les insectes en ont pour attraper leur proie, certains arbres émettent des substances chimiques pour éviter d’être broutés par un cervidé, l’araignée et sa toile, etc.
On assiste donc à une confrontation psychologique sérieuse et intéressante, à la quarante troisième minute, entre Kurosaki et son second père Katsuragi.

Autre souci économique entendu dans ce spécial drama : vous voulez être opéré : filez nous 100 millions de yens et 50 millions comme acompte. Si pas acompte pas opération. Ba voyons ! Ça coûte cher l’ouverture de ventre, nettement plus que l’ouverture de porte. Ah madame ! la vie a un prix. Qui a dit qu’elle n’avait pas de prix ??? Mais vous devinez peut-être qui va payer dans Kurosagi !
 
Vous imaginez le monde sans courant électrique : plus d’informatique, donc plus d’argent virtuel ! Pour l’éclairage il restera bien les bougies, mais ça ne marchera pas avec des beaux écrans plasma ! Et on pourra cuisiner au feu de bois, s’il en reste...

Le scénario est intéressant et riche et fouillé, trop riche, ou plutôt tordu ; et je plein le scénariste, il a du peiner pour son écriture de magouille financière des plus sordide. Et je trouve ça trop bavare. Équipez-vous d’une boussole parce qu’on y perd le Nord dans ce Kurosagi. C’est long, que c’est long, il aurait mieux valu faire une nouvelle saison de Kurosagi en drama plutôt qu’un concentré indigeste. Deux étoiles, tout de même pour le travail du scénariste, et parce que je retrouve le beau visage de porcelaine de Yamapi, avec un de ces regards... à croire qu’il rajeunit. Il n’a pas encore la trempe de Keanu Reeves (acteur, musicien et homme touchant, ça se sent dans son regard). Je n’aime pas du tout le jeu de Naoto Takenaka (Ishigaki). Un grand bravo au vétéran Yamazaki Tsutomu.

Michel Roudakoff
 
 
 
 
 
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Dernière mise à jour : 10-12-2008 11:52

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