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GOKUSEN 1 Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 17-12-2008 22:43

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Publié dans : Sommaire JDramas, Sommaire Dramas du JAPON

Tags : Dramas, École, Gokusen 1, Japon

 
Gokusen 1
ごくせん


Début des richesses de la 3D sous la parturiente Kumiko
 
 
Page Gokusen 2 : http://www.fangpo1.com/ja/content/view/319/43/
Fan-Site : http://www.yankumi.com/news.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gokusen
DramaWiki : http://wiki.d-addicts.com/Gokusen
Une musique de Oshima Michiru : http://www.fangpo1.com/ja/content/view/320/47/

Saison 1 de Gokusen : School drama en 12 épisodes et un spécial diffusé au Japon en 2002, adapté d’un manga de Morimoto Kozueko. Il existe trois saisons, la dernière a été diffusé en 2008, et Gokusen a aussi été adapté en dessin animé. Tout de suite : c’est un grand drama, et en plus avec de l’humour, de la philosophie sur la vie.
Le succès d’un film ou d’un drama, ou d’une pièce de théâtre ou d’un tableau vient beaucoup des émotions qu’il dégage. L’idée est importante mais il lui faut la participation physique.

Dans les Schools dramas, la symbolique classe 3D est comme un rebut scolaire.
 
Histoire d’une enseignante idéaliste qui entre au lycée Shiroken dans le souhait de préparer ses élèves face à la réalité. Yamaguchi Kumiko (joué par Nakama Yukie) se trouve bien dans la réalité « réelle » lorsqu’elle doit prendre en charge la classe 3D, rebut des plus « mauvais élèves » du lycée, du genre ne respectant rien. Le « boss » de la 3D, Sawada Shin (joué par Matsumoto Jun) est doué, mais paresseux ; il montre un certain intérêt pour Kumiko et remarque qu’elle est très différente des autres profs. Les élèves essayent de la faire partir, mais leurs tentatives ne marche pas.
Ce que personne du lycée ne sait, c’est que Kumino est membre du célèbre clan de yakuza Oedo, et elle en est l’héritière. Sa famille accepte qu’elle soit plutôt une enseignante qu’un chef de clan.
Au fil des événements les élèves apprennent à respecter leur originale enseignante car ils se rendent compte de son dévouement à leur égard. Ils lui donnent le surnom de Yankumi. (Résumé d’après le DramaWiki)
 
 
Dans Gokusen le clan Oedo fait plutôt penser à un petit état seigneurial, une corporation, un groupe de personnes vivant selon les règles de la féodalité : un petit groupe de paysans se place sous la protection d’un homme possédant terres, monnaie, et savoir. D’autres groupes forment une élite : forgerons, maçons, orfèvres, ils se regroupent pour former une corporation. Quelquefois ces groupes font de la politique en même temps. Les Cosaques étaient un très intéressant intermédiaire entre le pouvoir militaire du tsar et les paysans. Voir le très intéressant projet de lutte contre les « maîtres du monde », c’est-à-dire ceux qui détiennent les cordons de la bourse, lutte des Triades et autres Yakuza contre Rockefeller Rothschild et compagnie ; car ceux-ci ne souhaitent pas moins que le contrôle de la population mondiale : pour le moment nous n’avons qu’une planète et il va manquer de l’eau et de la nourriture !...
Et l’actuel président français Nicolas Sarkozy est une marionnette (poupée vaudou) au service de la finance.
Voir aussi la page du projet américain Blue Beam, véritable projet fasciste et policier, du genre : ceux qui ne sont pas avec moi sont contre moi !
 
 
Kumiko se présente : elle a toujours rêvée d’être enseignante, pour elle la relation entre professeur et élèves est semblable à la relation qui unit parents et enfants. Ici dans cette introduction on parle de lien, ça me fait toujours peur parce que des liens ça retient aussi prisonnier ! Ne pas oublier que Kumiko est prof de maths. C’est là qu’on lui conseil de changer de vêtement pour faire ses cours, mettre un survêtement par exemple, comme ça elle pourra s’enfuir en courant !
J’aime beaucoup le début : lors de la rentrée les nouveaux profs se présentent. Kumiko avait répété sa présentation dans la salle vide, avec un tel enthousiasme, un tel lyrisme que toute l’assistance devait se croire au Paradis. Hélas, le jour de la présentation dans la salle rempli d’élèves et des autres enseignants, Kumiko semble avoir perdu ses moyens, elle se fait huer par les élèves (certainement des 3D !). Les huées cessent à l’arriver d’un élève que les autres laissent passer comme si c’était une star. Il s’agit de Sawada Shin (joué par Matsumoto Jun), le « boss » de la classe 3D.
 
 
Alors... quand Kumiko rentre pour la première fois dans sa classe, les élèves la regardent tous comme si c’était un extraterrestre. Elle demande le silence et se fait agresser verbalement par Kumai Teruo (joué par Waki Tomohiro). En écrivant son nom au tableau noir elle se fait bombarder de projectiles divers, jusqu’à ce que Kumai lui lance une balle de baseball. Kumiko révélera pour la première fois son talent de superwoman en rattrapant la balle, et sous la stupéfaction des élèves. Malgré cela les élèves croient tous qu’elle « va faire dans son froc ». Seulement ils ne savent pas d’où elle vient ! sauf le jardinier...
De retour chez elle, elle y retrouve ses « frères » yakuza, et son grand-père Kuroda Ryuichiro (joué par Utsui Ken). Avec tout ce beau monde, aucune chance que le moindre lycéen la fasse chier dans son froc...
« Itadakimasu » traduit par : je reçois. Cela me rappel la bénédicité que l’on faisait avant un repas, pour remercier le Dieu des Chrétiens de nous avoir évité la famine. C’est donc ce que disent avec un grand respect les frères de Kumiko autour d’un repas.
 
 
Je retrouve avec grand plaisir l’humour qu’il y avait dans Gokusen 2. Pareil pour la musique de Oshima Michiru que j'aime beaucoup.
Pendant le « cours de maths », on se croirait au « Café du Commerce » où le seul que les maths intéressent, c’est le professeur. Reste plus que la solution yakuza de Kumiko : vous m’écoutez bande d’enfoirés ! Au cours d’un repas entre enseignants, on retrouve le Principal d’opérette : Sawatari Goro (joué par Namase Katsuhisa), avec ses remarques toujours négatives et assassines vis à vis de la classe 3D : des déchets... Il est aussi en rivalité avec Kumiko. En plus ce Principale s’est fait voler de l’argent et on soupçonne immédiatement la 3D. Kumiko interroge Shin et quelques membres de sa bande, et avec son passé de yakuza elle se fait élégamment remettre 500 yens par chacun.
Dans Gokusen 2 Kumiko rencontrait « l’amour de sa vie » sur un escalier, ici c’est dans un bus. Elle le retrouve quelques temps après dans un parc, mais le problème c’est qu’elle n’est pas la seule femme a faire du charme à ce monsieur : Shinohara Tomoya (joué par Sawamura Ikki), officier de police. Évidemment ça la fout mal de tomber amoureux d’un flic pour un yakuza !
 
 
On ne sait pas si le clan Oedo survivra à la mort de son chef actuel : Kuroda Ryuichiro, puisque Kumiko ne souhaite pas prendre la succession.
Ce Gokusen 1 est aussi bien conçu que le Gokusen 2. On monte en puissance pour la compassion de Kumiko envers ses élèves. Elle fait tout pour être à leur niveaux, par exemple elle essaye de prendre un repas avec eux, ils la rejette presque, mais ça tient le coup par l’arrivée du Principal et de son adjoint venu accuser Kumai Teruo du vol décrit plus haut. On veut le renvoyer et prévenir la police, Kumiko prend sa défense car les preuves n’existent pas. Le Principal est totalement négatif et braqué, il vient s’en mêler Sawada Shin qui n’accorde aucune confiance aux adultes, alors qu’il est déjà un adulte !
En fait, plus les gars, comme Kumiko les appel, semblent en perdition et irrécupérables plus il faut leur faire confiance. Ça devrait marcher à 90 %.
Là encore vous pourriez sortir votre mouchoir, car la séquence de recherche de la preuve innocentant Kumai est émouvante, surtout que lui-même, le « boss » Sawada voient ses efforts ; ils la prennent même pour une folle, sauf Kumai qui commence à cogiter dur. Il commence à se rendre compte qu’elle croit en lui, qu’elle lui fait confiance ; et elle insistance lourdement en cherchant cette preuve un jour et une nuit entière ! sous le regard intrigué de Kumai venu voir au petit matin si elle était toujours en train de chercher, dans la rivière... Si j’ai écris plus haut qu’accorder sa confiance aux plus « irrécupérables » marchait, sans doute, à 90 %, le restant est toujours mauvais, seul encore un petit pourcentage peut éprouver du remords... c’est le cas de Kumai. L’autre dernier pourcentage, c’est le gros morceau, en la personne du « boss » : Sawada, qui se méfie toujours de Kumai et la considère comme une prof ordinaire ! Il n’est pas bien futé ce garçon pour un « boss ». En fait c’est assez compliqué puisque cette histoire de vol découle d’une suite de causes et effets dont le départ vient de la faute du Principal, et cela malgré lui ! Personne ne serai vraiment le voleur, sauf la cause en bout de chaîne, mais elle est évaporée dans la Nature... En l’occurrence c’est une bande de petites frappes qui à pris 500 000 yens à Kumai, lesquels appartenaient au lycée et le Principal en avait la responsabilité.
 
 
Comme le Maître Yoda de je ne sais plus quel épisode de Star Wars, elle applique le merveilleux pouvoir de la volonté : fait le ! ou ne le fait pas ! Là on ne peut qu’être BINAIRE. Je dirai mieux : on ne peut qu’être DANS L’INSTANT (le : Je suis celui qui suis. Il n’y a pas beaucoup de personnes sur cette planète qui peuvent le dire). Si Kumai veut être un délinquant, qu’il le fasse, vraiment et pas à moitié... Il en restera toujours une part de respectabilité vis à vis d’un adversaire ou d’une victime. Et comme écrit en haut de ma page, Kumiko est une véritable parturiente pour ses élèves, le mot n’est pas trop fort. Évidemment et pour notre plus grande joie nous avons droit à la prestation de « Superwoman » face aux véritables voleurs ; respectabilité de la symbolique de Guignol. Heureusement qu’elle a apprise toutes les techniques de combat auprès du clan de son grand-père. Pour cette bande, ce n’est qu’une gonzesse. Ainsi méfiez vous grandement lorsqu’elle dénoue ses cheveux, comme Samson peut-être que sa force vient de ses cheveux ?
Quant à Sawada, un peu comme moi, il met du temps à comprendre, mais quand il a compris ça se passe au mieux autour de lui. Comme dit le grand-père de Kumiko : le plus important est de savoir jusqu’où se sacrifier pour son prochain.
 
 
Dans le deuxième épisode Kumiko prend l’autobus, et évidemment souhaite rencontrer « l’amour de sa vie », le flic, qu’elle avait croisé dans le premier épisode. Bon, sûr que ça fait bizarre une yakuza amoureuse d’un flic ! Nous, spectateurs, rencontrons l’humour : le flic se pointe bien, mais pas dans le bus, à vélo ! Pour être policier il faut une bonne condition physique... Justement il vient d’être muté dans la lutte contre la délinquance juvénile... contre la 3D ? Les choses continuent de se mettre en place de façon jubilatoire.
Le Principal chiant et négatif s’est fait caricaturer sur un grand panneau dans la cour du lycée. Évidemment ce « non respect de l’autorité » mérite une sanction, cause et effet obligent. Les premiers visés sont les 3D. Mais Kumiko a aussi droit à sa caricature... et à un surnom : Yankumi. Puisque nous en sommes aux dessins, le Principal va en retrouver plein sur sa voiture. Les difficultés à comprendre de Sawada poursuivent Kumiko. Il continu de s’en méfier. Un vrai rebelle !
Sawada est très sensible au mot ami, il y a de quoi dans son cas, il a été renvoyer de son précédent lycée pour avoir frappé un prof qui harcelait inutilement son ami accusé de fumer. Les autres élèves de la 3D se disent amis mais ils utilisent bien mal son sens, selon Kumiko. Ami doit signifier : pas de moitié, du a privatif et de mi (moitié) ; et âme-i : âme dans l’unité, de toutes les âmes. Et on n’abandonne pas un ami. Tout ça pour dire que traditionnellement calculé pour une belle castagne en fin d’épisode, ici il y a une histoire de petite amie d’un élève de la 3D qu’elle quitte pour aller vers le lycée Ara, lycée antagoniste qu’on retrouve aussi dans le Gokusen 2. Les « amis » de la 3D du lycéen le laisse se faire casser la gueule par la bande du lycée Ara. Bien-sûr Superwoman raisonne ses élèves et elle va arriver sur son cheval doré... et Sawada aussi. Et attention, Kumiko est en colère, alors : va y avoir de la bagarre ! comme disaient mes amis Laurel et Hardy. Enfin, c’est à le fin de cet épisode que les élèves de la 3D commencent seulement et timidement à dire bonjour quand ils voient pour la première fois Kumiko avant de commencer son cours.
La chanson du générique de fin commence par ces mots en anglais : Laisse-toi aller ! Ne t’arrête jamais d’avancer. C’est une grande leçon, la vie est un déploiement.
 
 
 
Troisième épisode, en ouverture, Kumiko corrige les devoirs : un sondage sur l’avenir ! Il y en a un qui veut être premier Ministre et un autre qui a carrément recopié les paroles de Momusu, chanson du groupe J-pop Morning Musume. Effectivement, comme Kumiko, on peut se demander ce qu’ils ont dans la tête ! Ensuite un vol à l’arraché du sac à main d’une jeune femme serait le fait d’un élève de lycée. L’inspecteur Shinohara Tomoya interroge Kumiko et le personnel de son lycée. Elle leur sort le même scénario : ils n’ont pas de preuves, et il faut croire en ses élèves. A la vue de sa situation il vaut mieux être rationnel plus qu’irrationnel.
 
 
Évidemment c’est quand Kumiko rêve aux bons côtés de ses petits anges qu’elle reçoit un sac de farine sur la tête en pénétrant dans sa classe... Par la suite un autre vol de sac à main à l’arraché se produit. Selon un portrait robot affiché, l’agresseur ressemble à Uchiyama (joué par Oguri Shun) de la 3D ! Vers le deuxième tiers de l’épisode le voleur sera enfin arrêté. Des élèves de la classe 3D reçoivent un beau diplôme de la part de l’inspecteur Shinohara. Pour la remercier l’inspecteur invite Kumiko au restaurant. Vous devez imaginer son ravissement auprès de son poulet chéri ! Le dernier tiers, je vous laisse le découvrir, mais l’histoire est intelligente, complexe, adroitement agencée et exprime bien le côté du désarroi des élèves face aux études et à leur avenir pour « gagner leur vie », dans une société japonaise compliquée.
C’est dans cet épisode qu’enfin Sawada Shin se laisse apprivoiser par Kumiko. Il aura mis du temps. A la fin il y a une grande émotion et vous pourriez sortir encore votre mouchoir.
 

Pour respecter mon système d’étoiles qui vaut ce qu’il vaut, je mets quatre étoiles à Gokusen 1, même si j’avais mis cinq étoiles à Gokusen 2, ce premier Gokusen est tout aussi formidable. Les premiers rôles élèves 3D sont très bien, Matsumoto Jun tout jeune ici est mignon comme tout dans son look de gentil rebelle, bravo aussi au formidable tendre et rond Waki Tomohiro. Comme dans le Gokusen 2 je retrouve avec plaisir le côté hiératique de la mise en scène, elle-même bien soutenue par la musique de Oshima Michiru. Bravo et merci à la formidable Nakama Yukie.


Michel Roudakoff
 
 
 
 
 
 
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Dernière mise à jour : 18-12-2008 00:21

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