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Tout Bouge et se transmute Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 01-12-2016 01:01

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Alchimie, Amour, Anarchie, Argent, Banques, Bourgeois, Chaos, Communisme, Chronologie, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragons, Eau, Église, Esprit, Europe, Feu, France, Gaule, Goulag, Gouvernement, Guerre, Homéopathie, Illusion, Inquisition, Internet, Jardin, Justice, Labyrinthe, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Maffia, Magie, Médecine, Merde, Métaux, Monarchie, Mondialisme, Morale, Mort, Nature, Opinion, Pagan, Paradis, Peur, Pierre, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Religions, République, Révolution, Rire, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Supplices, Synarchie, Tao, Télépathie, Temps, Terreur, Transformation, Vent, Vide, Volonté, Yokaï

 
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Tout Bouge et se transmute
 
 
Les Saints ne légiféraient pas en fonction de lois existantes
Mais en fonction de la raison des lois.
Or, la raison d’être des lois,
C’est d’associer aux transformations et de poursuivre l’évolution.
Qui peut s’associer aux transformations et poursuivre l’évolution
Parvient à ce qui est suprêmement précieux
Et il s’en tient là.
 
Ainsi, le chant de Huliang peut être accompagné,
Mais ce qui fait la raison du chant ne peut être exécuté.
On peut considérer les lois édictées par les Saints,
Mais on ne peut remonter jusqu’à la raison qui a créé ces lois.
On peut bien entendre les discours des dialecticiens
Sans pouvoir se représenter la raison d’être de ces discours.
Sans pour autant aimer l’épée Chunjun [thème du Forgeron].

Venons-en à Wangqiao et Chisongzi [deux Immortels] :
Soufflant et rejetant, expirant puis inspirant,
Ils expulsaient l’ancien pour assimiler le nouveau [pratiques physiologiques taoïstes] ;
Ils négligèrent leur corps, s’éloignèrent de la sagesse commune ;
Ayant embrassé la Simplicité et fait retour à l’Authentique,
Ils s’ébattent dans le mystère de la merveille originelle,
S’élevant jusqu’aux nuées, en communion intime avec le Ciel.
Nos contemporains qui veulent s’initier à leur Tao
N’arrivent pas à nourrir le souffle
Et disposer les Esprits comme eux ;
Ils ont beau imiter leur façon d’expulser puis d’inspirer,
D’alterner flexion et extension,
Il est évident qu’ils ne pourront pas chevaucher les nuées
Et s’élever dans les hauteurs.

La suprême grandeur du Brut tient à son apparence Sans forme
Et la suprême merveille du Tao à sa mesure Sans dimension.
Ainsi le rond du Ciel défie le compas
Et le carré de la Terre, l’équerre ;
De l’Antiquité à nos jours,
Cela s’appelle : les temps.
Quatre directions avec le haut et le bas,
Cela s’appelle : les espaces.
Là se tient le Tao, et nul ne sait où.
On ne peut parler de sa Grandeur ;
À ceux dont la sagesse est sans ampleur,
On ne peut exposer sa Sublimité.

Jadis, Bingyi, entré en possession du Tao,
Se cacha dans les profondeurs des grands fleuves ;
Tandis que Qianqie, en possession du Tao,
S’installa aux Kunlun ;
Bianque, par lui, traitait les malades ;
Et, par lui, Zaofu conduisait les attelages ;
Yi, par lui, tirait à l’arc ;
Et par lui, Shui fut charpentier.
Autant de pratiques différentes, mais d’un Tao unique. [Bingyi est peut-être l’Immortel des Eaux, encore appelé le Comte du Fleuve. Qianqie est un grand conducteur de char ; il est souvent mentionné avec Dabing. Bianque est le plus célèbre médecin des Royaumes Combattants, auteur légendaire du Nanjing. Zaofu est un célèbre conducteur de char ; il fut cocher du roi Mu, lors de son périple vers l’Occident. Yi est l’archer qui tua neuf des Dix soleils. Shui fut intendant des travaux publics sous l’Empereur Shun].

Ainsi ceux qui se fournissent au Tao pour comprendre les êtres
N’ont rien qui les oppose entre eux.
Il en va comme les champs irrigués par un réservoir commun :
Tous reçoivent de l’eau également.

De nos jours,
Quand on veut quelques chose de plan, on prend le niveau
Et pour quelque chose de droit, on prend le cordeau ;
Mais réaliser un plan et un aplomb
Qui ne sont pas donnés par le niveau et le cordeau,
Voilà un art hors du commun.

Sous le ciel, vrai et faux
Ne sont jamais déterminés une fois pour toutes.
De par le monde, chacun décrète vrai ce qu’il tient pour vrai
Et faux ce qu’il tient pour faux.
Ce qui est appelé vrai et faux est différent pour chacun ;
Et tous, sûrs d’être dans le vrai, de réfuter les autres.

On peut donc en inférer que
Ce que j’agrée en mon fort intérieur
L’est avant même d’avoir été trouvé vrai
Et que ce qui rebute mon cœur
Le fait avant même d’avoir été trouvé faux.

La recherche du vrai
N’est donc pas recherche des principes naturels du Tao
Mais recherche de ce qui m’agrée en mon for intérieur,
Et rejeter le faux
N’est pas empêcher le mal de se propager,
Mais rejeter ce qui rebute le cœur.

Ce qui me rebute,
Est-ce pour autant que d’autres ne l’agréent pas ;
Et ce qui m’agrée à moi,
Peut être tenu, communément, pour faux.

Le caractère vrai inhérent à la vérité Suprême
Fait qu’elle n’a rien de faux ;
Et le caractère faux inhérent à la fausseté Suprême
Fait qu’elle n’a rien de vrai :
C’est là le vrai et le faux authentique.

Si donc ce qui est vrai pour les uns est faux pour les autres
Et que ce qui est faux pour les premiers est vrai pour les seconds,
On dira que c’est vrai d’un côté et faux de l’autre.
Cela c’est le vrai et le faux pour un recoin de l’Univers.
à un autre niveau, il y a le vrai et le faux
Pour l’immensité des Espaces et des Temps.

Nous avons tendance à choisir ce que nous jugeons vrai
Pour nous y tenir,
Ou bien à prendre ce que nous jugeons faux
Pour le rejeter.
Mais nous ignorons ce que notre siècle appelle vrai et faux
Comment savoir qui est dans le vrai, qui est dans le faux.

L’obsession de se tenir dans le vide
Empêche d’être vide.
À qui ne fera rien pour être vide,
Le vide ira de soi ;
Alors que ceux qui s’y attachent
Sont incapables d’y arriver [ainsi pas de but à atteindre].

Celui qui communie avec le Tao est comme l’essieu du charQui ne se meut pas lui-même,
Mais qui, tournant avec le moyeu sur mille li,
Parcourt les étendues illimitées [ou Source du Sans limite].
Qui n’est pas dans le communion avec le Tao
Est comme complètement perdu ;
Il s’enquiert de l’Est et de l’Ouest, du Sud et du Nord
Pour s’informer de l’endroit où il est ;
Mais ses préjugés et idées toutes faites
L’empêchent de rien saisir et de sortir de son trouble ;
Il se retrouve égaré et désorienté comme devant.

Voilà comment on passe toute sa vie sous le joug de l’humain,
Semblable aux instruments pour observer le vent,
Perpétuellement instables.

C’est pourquoi le Saint fait corps avec le Tao
Et fait retour à sa nature propre.
Immuable, il assiste toutes les transformations :
Il est à un rien de l’Abandon.

Par Homme authentique, on entend un homme
Dont la nature se confond avec le Tao.
Aussi, pour lui le déterminé est comme le non-déterminé,
Le substantiel comme le vide.
Placé dans son Un, il ignore le Deux,
Absorbé dans le soin de son intérieur,
Il ignore ce qui lui est extérieur.
Candeur illuminée et Simplicité première,
Il pratique le non-agir
Et revient au Brut primordial.
Incorporé à sa racine,
Embrassant étroitement l’Esprit
Pour randonner aux limites du Ciel/Terre,
Comme absent, il vogue à son gré par-delà ce monde de poussière
Et s’ébat librement, occupé de son seul loisir.
Immensité sans rivage, débordement infini !
L’habilité artificieuse et pleine de ressources,
Il ne la porte pas dans son cœur.

(Extraits des grands traités du Huainan zi, époque des Han, 206 av. J.C. - 220 ap. J.C.)


« Comment savoir qui est dans le vrai, qui est dans le faux », interroge le traité. En effet, au nom du « Bien » ou de la « liberté », les pires horreurs sont commises depuis plusieurs millénaires. Cela veut dire que la Loi d’Équilibre ou d’Harmonie ne peut s’exprimer dans le « Mal » pas plus qu’elle ne le peut dans le « Bien ». Bien et Mal ne sont que des dualités comme Vrai et Faux. Bien, Mal, Vrai, Faux ne veulent rien dire ou plutôt ces mots/maux entretiennent les guerres permanentes.
Quel Dieu infernal que celui qui aurait besoin de cadavres pour nourrir sa « Justice » et sa « colère », genre Yahvé ?

Celui qui partage tout en restant Unité, à chaque Instant, celui-là est le Pain Béni que chaque être aspire à recevoir.
Quand Un est devenu le Tout, il y a RADIATION et alors le partage se provoque.
Le Vrai Social ne peut qu’être le ‘Je’ ou Soi, ce que le christianisme nomme Communion des Saints exprimé par Jésus dans Jean 15, La Vigne véritable :
« Je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron. Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, il l’enlève, et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, pour qu’il porte encore plus de fruit.
Déjà vous êtes purs grâce à la parole que je vous ai fait entendre.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment ne peut de lui-même porter ses fruits s’il ne demeure pas sur la vigne, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Je suis la vigne ; vous êtes les sarments. […] Voici quel est mon commandement : Vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés.
Nul n’a plus grand amour que celui-ci :
donner sa vie pour ses amis.
Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître ».
 
 

Dernière mise à jour : 01-12-2016 01:17

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