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Ecrit par Sechy, le 16-06-2017 01:35

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Amour, Anarchie, Âne, Argent, Artifice, Banques, Behaviorisme, Bourgeois, Cacapitalistes, Chefferie, Chimère, Christ, Communisme, Conte, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Égrégore, Égypte, Esprit, État, Étatisme, Europe, Famille, Fusible, Génocide, Histoire, Humain, Illusion, Image, Information, Inquisition, Instant, Islam, Israël, Jardin, Jeu, Judaïsme, Kronstadt, Labyrinthe, Laïcité, Légende, Libéralisme, Liberté, Lucifer, Lumière, Manipulation, Matrice, Médecine, Merde, Métal, Monarchie, Mondialisme, Morale, Mort, Moteur, Nature, Oligarchie, Opinion, Or, Ovni, Païen, Paix, Ptah, Pays, Paysan, Père, Peur, Philosophie, Pierre, Politique, Porte, Pouvoir, Prisons, Raison, Religions, République, Révolution, Royauté, Russie, Sagesse, Saint, Satan, Scarabée, Science, Sécurité, Serpent, Sexe, Silence, Social, Spirale, Stargate, Tao, Télépathie, Temps, Ténèbres, Terreur, Terriens, Tradition, Transformation, Transhumanisme, Tyrannie, Univers, Vase, Vide, Volonté, Yokaï, Zombie

 
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Recherche de son identité
ou Akatalêptos insaisissable (1) :
l’ego de personne ne peut saisir la Vérité.
Comme le dit la devise des maharadjas :
« Satyan nasti paro dharma »
(Il n’y a pas de Religion supérieure à la Vérité)
 
 
Pour rechercher sa propre identité, il faut pénétrer dans la dualité sujet-objet, principe de la Pierre Philosophale : identifier ce qui est le seul Réel, entreprise impossible puisque le Réel demeure réfractaire à toute identification par un sujet qui étudie un objet étudié : lui-même. Comme l’Univers est contenu dans le mental, pour « l’étudier » en se posant comme sujet étudiant un « objet » Univers, il faudrait pouvoir en sortir, chose spatio-temporellement impossible ; cela voudrait dire sortir de la Fractale de la fractale tout en étant la Fractale !
 
Même paradoxe avec le ICI, qui rejoint la Super Tautologie « Je suis ce JE SUIS ». Si on interroge quelqu’un sur le lieu où il se trouve, il répondra :
- ICI.
- Mais où ici ?
- ICI.
On est donc dans la NON-LOCALITÉ : impossible de localiser un AILLEURS à partir d’un ICI. Savinien de Cyrano de Bergerac l’avait bien compris quand il parlait « d’échange d’espaces » comme la définition du déplacement d’une personne d’un lieu à un autre. Même paradoxe que la Réalisation du Soi.
Comment voulez-vous désigner l’Un, le Singulier, qui n’a pas de double, autrement que par lui-même, pour localiser un Ici avec des noms-les-formes extérieurs à la chose qu’ils doivent signaler ? C’est ce qu’illustre l’universel et a-temporel Ouroboros qui se mange la queue. À ne pas confondre avec l’Ouroboros Serpent qui SE FERME LA BOUCHE avec sa queue formant aussi un cercle parfais et qui figure le Saint Chaos dans les doctrines eschatologiques de Valentin. « Cette figure était connue en Égypte depuis des siècles et des siècles : on représentait les sources du Nil de cette façon. De plus, dans les papyrus égyptiens on rencontre assez souvent des serpents dans la position décrite plus haut, ou simplement la queue repliée au-dessus de la tête, touchant presque le dard qui sort de la bouche du serpent et formant ainsi une ellipse presque parfaite (réf. Pistis-Sophia, trad. E. Amélineau, page XXIII).

Comment voulez-vous « décrire » la Singularité, l’Idiotès ? Willard Van Orman Quine s’est attaqué à ce problème dans ses Méthodes de logique, qui frôle évidemment la Tautologie collée au Maréchal de La Palice. La Tautologie n’est JAMAIS un « Vice logique », ou une « affirmation dont l’évidence toute formelle prête à rire », contrairement à ce qu’écrivent les dictionnaires Le Robert et le Larousse. Le Tautologie est la définition même de l’ici et maintenant, soit la définition du Soi-Instant. Alors, si les propos du Maréchal prêtent à rire, la Réalité aussi ! À en croire la civilisation si matérielle et mercantile dans laquelle nous vivons, mais un RIRE INVERSÉ : LA PEUR (l’enfant pleure parce qu’il a peur )!!!

Le contraire de rire c’est pleurer, ce qui peut facilement rejoindre la PANique : douleur absolue quand la Connaissance, la Réalité, arrive dans l’Instant dans le mental ! La Tautologie peut à la fois faire rire et faire peur, parce qu’elle exprime le SPONTANÉ, le toujours surprenant, donc PANiquant car reflétant le toujours présent ÂGE D’OR où tout est possible.
Donc, comment voulez-vous prendre conscience de l’Ici sans son Ailleurs, le sujet sans son objet, donc sans son extérieur ?

FIN DES TEMPS = EXPLICATION PARFAITE DE TOUT, SYNCHRONE AVEC LE TOUT À EXPLIQUER, ALORS IL N’Y A PLUS RIEN À EXPLIQUER : RISQUE DE MORTELLE FIXATION !

PANique, « PAN ! » fait le revolver dans la bande dessinée. « PAN ! », fait un enfant qui braque un bout de bois vers son petit camarade POUR LUI FAIRE PEUR (arme blanche ou arme à feu c’est kif-kif). La peur est essentiellement lié à l’insolite : ce qui sur-prend. Et le Seul réel ne peut qu’être insolite, sur-prenant, spontané.
SPONTANÉ : SINGULARITÉ, c’est cela même : ce que l'on fait de soi-même, sans être incité ni contraint par autrui (liberté) (réf. dict. Le Robert).
Ainsi toute peur EST LA PEUR DU SEUL RÉEL. Et notre civilisation du tout artificiel fait bien tout contre le seul Réel avec sa mode du sécuritaire et ses lois liberticides. Cette civilisation pour ne pas mourir de peur fait dans le familier, le conformisme puant, le « vivre ensemble » et la pensée unique.

L’ÊTRE HUMAIN A PEUR DE LUI-MÊME, LORSQUE L’ÂGE D’OR EST SI PROCHE. Si ce monde se réfugie tant dans son tout sécuritaire, sa consommation maladive et son « tout connecté », c’est qu’il est terrifié par ce Soi, cet Âge d’Or si près.
La peur c’est comme l’énergie libre : elle se nourrit d’elle-même, elle est autonome et n’a point besoin de l’extérieur pour fonctionner. Le cheval d’Alexandre, Bucéphale, a peur seulement de son ombre, tout comme Maupassant dans Lui ? écrit en une Tautologie si énergisante : « J’ai peur de moi ! J’ai peur de la peur ». C’est comme ça que les bistrots et les lieux publiques et autres « vivre ensemble » servent à contrer cette peur du Réel !
Bref, les gens ONT PEUR DU SOI ; ils ont peur de leur propre peur, peur de leur Chimère au gouffre sans fond, peur du « Rien dans le tout et tout dans le Rien » qui n’est évidemment pas prévisible puisque : « La vérité tout entière ne peut consister en un puzzle de vérités partielles cueillies un peu partout. Le Tout est autre chose et plus que le total des parties ». Aussi je dis qu’il n’y a pas de plus peureux que les judéo-maçons spéculatifs genre GODF des Bédarride et Cie qui, pour se rassurer, veulent pratiquer la religion de Lucifer, celle des Pour-Voir ou voyeurs de toutes les faces du polyèdre. Mais Jésus a dit (Évangile selon Saint-Jean 16, 13) : « Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière », donc PAN, dans l’Instant, pas de bagage intellectuel ou de raison.

Le terrorisme est en fait la peur du Seul Réel ! L’insolite du « terroriste » qui va entrer dans un lieu bondé de gens et se faire exploser : PAN ! Le FEU et ses potentielles flammes aussi met en contact avec le Seul Réel : voyez le drame parisien de l’incendie du Bazar de la Charité, qui marqua une charnière entre deux époques au même titre que la guerre de 1914-18.

En définitif c’est bien le Dieu PANique, le Seul réel qui fait TOUJOURS peur, mais QUAND IL EST RAYONNANT (vibrant), comme pour regarder dans un endroit sombre, il est nécessaire de ne pas pointer son regard sur la chose à observer MAIS À CÔTÉ. LA PEUR VIENT DE L’EGO, quand l’imagination anticipe sur l’ici et maintenant. LA PEUR VIENT DE L’ARTIFICIEL, L’ILLUSION, l’ego ou mental possède l’individu et l’emporte sur la puissance de PANique. C’est exactement la même chose avec le « bonheur », quand l’imagination d’un bonheur à venir l’emporte sur le ici et maintenant de l’arrivée effective du « bonheur », comme pour le mot « Fin » sur l’écran de cinéma qui enlève une grand partie de la joie d’avoir apprécié le film.

Ce monde a tellement peur que depuis la Renaissance il ne chie que des certitudes pour se rassurer !
Il y ajoute sa « fin des temps » : quand on est arrivé, rien n’est plus à craindre, l’événement redouté ayant déjà eu lieu, comme l’abcès qui a crevé et s’est vidé de sa putréfaction.
On dit d’ailleurs : « Avoir une peur bleue », parce que par rapport à l’effet Doppler : le futur ou couleur bleue n’est pas encore « passé » devant l’ici et maintenant, le Blanc. En d’autres mots : l’aigu n’est pas encore passé devant le Silence. L’effet Doppler rythmé et vibrant annule littéralement la « flèche du temps » (le progrès, l'évolutionnisme). Conformément au respect du divin, le « voyageur dans le temps », tel un Réalisé vivant, se garde d’intervenir dans les affaires du spatio-temporel. Ce qui rejoint l’entretien 17 où Ramana Maharshi cite la Bhagavad-gîtâ, chapitre 18, vers 17 : « Celui qui est délivré de la notion de l’ego, dont l’intellect n’est pas conditionné [par le spatio-temporel ou Histoire…], celui-là, même s’il détruit tous les mondes, ne tue pas, pas plus qu’il n’est enchaîné par les conséquences de ses actions [donc libéré de cause-effet] ».
La peur ne peut exister que dans le futur, un peu avant le ici et maintenant. On parle aussi de « la peur du lendemain ». Ainsi toute réalité, comme le feu latent capable de tout bouffer, est d’être potentiellement la PANique, parce qu’elle sera proche, dans le « bleu du futur » mais pas encore dans le Soi.

KATA : frapper, étymologie de plaindre ; on a aussi le sabre japonais katana. Catalepsie : action de saisir, être saisit, paralysé : la peur paralyse comme le serpent paralyse sa proie. Cela rejoint PANique donc le SOUFRE : extraire le « soufre » de la lumière du Mercure (alchi), comme la douleur ou la couleur (coolor) qui sont autres matières que celle du spatio-temporel, donc du mental aussi, et sont résultat du traitement de la lumière, notamment de sa polarisation. Soufre-Douleur = PANique quand survient dans l’Instant la Conscience absolue, provoquant ainsi la PANique, comme illustré naïvement dans deux épisodes de la série télé Stargate SGI, quand Jack O’Neill fourre sa tête dans une sorte de « bibliothèque lumineuse du Tout », symbolisant l’Arc-en-Ciel ou la Connaissance. Avec sa Conscience absolue, pendant quelques jours Jack O’Neill en devient très bizarre, et est même en danger de mort tant sa biologie d’ensemble en est chamboulée.
Être saisi : partie Mercure en alchi : tout ce qui est observable est symbolique, et inversement tout ce qui est symbolique est observable (pas encore d’invention de la flèche du temps car seulement RYTHME). Ainsi le Réalisé vivant peut-il être proche (la maquette) du Principe Originel Universel.
Fantaisie renvoie aussi à l’ÂGE D’OR, dont c’était un grand principe, celui du Merveilleux, état de tous les possibles, un peu illustré en un passage paradisiaque, en rire jaune, par Herbert George Wells dans son « La machine à explorer le temps ».

L’Ouroboros représente donc l’ici et l’ailleurs, comme ce qu’appel Mircea Eliade : L’éternel retour. Il précise que les communautés archaïques avaient pour nécessité de SE RÉGÉNÉRER PÉRIODIQUEMENT, donc EN CYCLE, EN RYTHME, AFIN D’ANNULER LE TEMPS QUI COULE. « Collectifs ou individuels, périodiques ou sporadiques, les rites de régénération renferment toujours dans leur structure et leur signification un élément de régénération par répétition d’un acte archétypal, la plupart du temps l’acte cosmogonique [Principe Originel Universel] ». Mais M. Eliade précise cette importance fondamentale, pour ces communautés originelles c’est l’abolition du temps qui coule, donc l’abolition de ce que j’appel : Histoire-Opinions-Temps qui coule, donc la suppression de toute chronologie pour le vivre que l’ICI ET MAINTENANT. L’humain primordial refuse la mémoire, le « big data », et refuse ce qui est artifice : sans modèle cosmogonique ou sans référence au Principe Originel Universel, qui seul constitue une durée concrète. Tout ce mode de vie correspond absolument à : Le Temps n’existe que s’il y a quelqu’un pour l’observer, donc s’il existe un ego pour le fabriquer. Ainsi, si personne ne lui accorde aucune attention, le temps effectivement n’existe pas ! De là, le « péché » provient de « tomber dans la durée », tomber dans la CHRONOLOGIE TUEUSE.
« Comme le mystique, comme l’homme religieux en général, le primitif vit dans un continuel présent. (Et c’est dans ce sens que l’on peut dire que l’homme religieux est un « primitif » ; il répète les gestes de quelqu’un d’autre, et par cette répétition [ce rythme] vit sans cesse dans un présent atemporel) ».

RAPPEL : la Lune sert de mesure sur la planète Terre (sur d’autres planètes il en sera bien-sûr autrement…). Dans les langues indo-européennes la majorité des termes désignant le mois et la Lune dérivent de la racine me-, et en vieil irlandais nous avons proche de me- : mess (jugement, opinion), mid (juger, estimer), med (balance) ; en gallois : meddu (pouvoir) (réf. Dict. français-gaulois, de J.P. Savignac).
Mais me- annonce la prise de conscience du MÉTAL : métallon en grec ; la racine me- ou mé, semble le plus ancien nom indo-européen connu de la Lune. Le « ta » de mé-tal en indo-européen signifie « fondre ». Ce qui rejoint le mot « kimia » d’où dérive le mot « chimie », qui devait désigner le travail métallurgique originel.
Le rythme lunaire est l’horloge de la Terre, le tic et la tac. Et quand le tic disparaît (Lune cachée) le tac n’est pas loin. Ainsi il n’y aura JAMAIS disparition de l’être humain, même suite à une météorite tombant sur Terre et engloutissant un continent entier, un déluge, un virus, car une nouvelle humanité renaîtra d’un couple de survivants. Mais le rêve oligarchique de réduire l’humanité à 500 millions d’individus relève aussi de provoquer artificiellement cette réduction drastique de l’humanité.

Pour abolir le temps qui coule : mort CYCLIQUE de l’être humain, comme l’indispensable PUTRÉFACTION définissant par ce seul mot toute l’œuvre alchimique. Là encore on retrouve l’Ouroboros : le début est identique à la fin, et entre les deux : ÇA S’USE, alors il lui faut reprendre de l’énergie et être réabsorbée dans l’ÂGE D’OR, ne serais qu’un seul PANique : être réintégré dans le Principe Universel Originel, le Soi, dont il est issu. Bref : RETROUVER L’ÂGE D’OR, dont l’Atlantide fait la partie.
Rien de nouveau sous le Soleil. Il n’y a de nouveau que ce qui a été oublié. Comme écrit Jean Coulonval en page 330 de Synthèse et Temps Nouveaux : « Les accidents sont en quantité indéfinie dans le spatio-temporel ; mais les Essences sont immuables, non soumises à l’histoire, éternelles ».
Ce « Rien de nouveau sous le Soleil » est le RYTHME même, le tic-tac de la Stargate qui seul confère une réalité aux événements : les événements se répètent parce qu’ils imitent la Matrice : le Principe Originel Universel.
Stargate pour moi est identique à l’Arc-en-Ciel « machine temporelle ». Arc-en-Ciel qui symboliquement est censé être le PASSAGE qu’empruntent Dieux et héros entre une dimension et la notre ; fonction quasi universelle. L’Ancien Testament fait de l’Arc-en-Ciel l’Alliance (Genèse 9, 12-17). Dans le Caucase, on prévient les enfants de faire attention à ce que l’Arc-en-Ciel ne les emporte pas dans les nuages.

Par la vibration rythmique le temps qui coule est aboli (un peu comme l’effet Doppler combiner aux interférences de Young…). Ne pas oublier que tout est FRACTALE : reproduction à l’infini. Ne pas oublier non plus que pendant des millions d’années l’humanité s’est opposée par tous les moyens à l’Histoire-Opinion-Temps qui coule.
Par vibrations rythmiques, abolir le temps qui coule et la dualité cause-effet est LA définition de la « machine à voyager dans le temps »… Combinée à l’effet Doppler, on a l’équivalent du pilotage temporel de la machine dans : Le piège diabolique, de Edgar P. Jacob. L’effet Doppler est surtout utile pour VAINCRE la fameuse dualité cause-effet, et puis pour « arranger » le problème de la MÉMOIRE (Histoire-Opinions-Temps qui coule) : interférence entre sujet et objet si on s’installe dans l’objet pris pour le sujet en oubliant le Principe Originel Universel, Centrum Centri. Car cela peut faire produire des interférences entre le ici et maintenant… Se rappeler la citation de Shakespeare : « Les choses sont faites du même tissu que les rêves », ce qui rejoint le déjà cité : « tout ce qui est observable est symbolique, et inversement tout ce qui est symbolique est observable »…

OPPOSITION AU TEMPS = INNOCENCE.
Les Anciens Égyptiens étaient bien conscient de cette opposition au temps, même si leur architecture de pierres se veut « éternelle » : « Je n’ai pas éteint un Feu dans son ardeur », dit une des déclarations d’innocence, du chapitre 125, du Livre des Morts des Anciens Égyptiens.
Le petit garçon du conte d’Andersen : Les habits neufs de l’empereur, est l’illustration même de cette innocence qui permet l’abolition du temps qui coule, qui permet donc la spontanéité : tel un « primitif » l'enfant seul remarque que le « roi est tout nu ».
On retrouve cette innocence dans la Tautologie dans la chanson sur le Maréchal de La Palice :
« Regretté de ses soldats,
Il vécut digne d’envie,
Et le jour de son trépas
Fut le dernier de sa vie ».
Recherche de l’innocence :
O et O-céan : eau sans forme O-RIGINE/PRINCE/PRINCIPE (tirer de soi-même un principe estimé certain « le PREMIER », la partie (fractale) contient l’ensemble, ainsi on peut le cultiver) /PREMIER/RACINE/DÉPART/ÎLE/Le BLANC.
BLANC : passage, innocence, la Blanche Colombe, aube, Blanc du Roi et des Druides, renvoyant à la Vraie Démocratie. Pureté, Silence, Aube/Commencement, Innocence, Céruse…

Rien dans le Tout, tout dans le Rien. Les premiers cartographes espagnols qui débarquèrent sur les terres qui, à ce hui se nomment « Canada », les désignèrent par « Ici rien » : aqui no hay nada, aca nada, ce qui donne Canada. Ici et ailleurs telles les interférences de Thomas Young s’annulent…

Dans le Paradoxe de la Réalisation du Soi ou vrai qui cesse d’être vrai quand il est vu, on a le ici et ailleurs dans le poème de Garcia Lorca, la Chanson du Cavalier :
Cordoue.
Lointaine et solitaire.
Cheval noir, lune grande,
Et des olives dans ma sacoche.
Bien que je connaisse le chemin,
Jamais je n’atteindrai Cordoue.
Par la plaine, par le vent,
Cheval noir, lune rouge,
La mort est là qui me regarde
Du haut des tours de Cordoue.

L’ici et maintenant c’est Cordoue, et le cavalier s’en trouve définitivement éloigné, privé de toute relation avec autre chose que lui, il en devient SINGULARITÉ ; alors il n’y parviendra pas ; il pourra s’en approcher autant qu’il le voudra, il ne sera jamais ici et maintenant, puisqu’il est LÀ-BAS. AUCUNE ROUTE NE MÊME À ICI. Tout ce qui arrive est de l’ordre de l’Histoire-Opinion-Temps qui coule et non de la fin : rien de réel ni de définitif ne se produit ici-bas, une naissance entrainant naturellement une mort.
Dans le même Thème de l’ici et l’ailleurs, l’exemple donné à plusieurs reprises par Ramana Maharshi sur le « voyage » :
« Vous avez quitté votre maison dans une charrette, pris le train, êtes descendu à la gare, remonté dans une charrette et vous vous êtes retrouvé dans cet ashram. Quand on vous à demandé ce que vous avez fait, vous avez dit que vous avez voyagé depuis votre ville jusqu’ici, n’est-ce pas ? Le fait n’est-il pas plutôt que vous n’avez jamais bougé et que ce sont les divers moyens de locomotion qui vous ont transporté tout le long de votre route ? De même que vous confondez ces mouvements avec les vôtres, vous faites ainsi pour les autres activités. Mais ce ne sont pas les vôtres. Ce sont les activités de Dieu ». (Ramana Maharshi, entretien 78).

« Où allez-vous ? Vous n’allez nulle part. À supposer même que vous soyez le corps, votre corps est-il venu de Lucknow à Tiruvannâmalai ? Vous étiez simplement assise dans la voiture ou autre moyen de locomotion qui a bougé ; pour finir, vous dites que c’est vous qui êtes venue ici. Le fait est que vous n’êtes pas le corps. Le Soi ne bouge pas. Le monde bouge en lui. Vous êtes seulement ce que vous êtes. Il n’y a pas de changement en vous. Par conséquence, même après un soi-disant départ d’ici, vous êtes ici, là-bas et partout. Ce ne sont que les scènes qui changent.
Quant à la Grâce, elle est en vous. Si elle était extérieurs, elle n’aurait aucune valeur. La Grâce est le Soi. Vous n’êtes jamais hors de son activité. La Grâce est toujours présente ». (Ramana Maharshi, entretien 251)

Ainsi, dans le Soi, pas de temps…

L’être humain moderne est totalement prisonnier de l’Histoire-Opinion-Temps qui coule : c’est la Chute dans la géométrie euclidienne de la ligne droite.


Note.
1. Akataleptique, est-il traduit sur cet Abraxas par Louis Boutard, et envoyé par un ami (dessin ci-dessous).
 
 
 

Dernière mise à jour : 16-06-2017 19:20

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