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Bakumatsu kikansetsu irohanihoheto Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 15-01-2009 19:56

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Publié dans : Présentation Dessins Animés, Japanimation

Tags : Acier, Bakumatsu kikansetsu irohanihoheto, Dessins animés, Edo, Japon, Yokohama

 
Bakumatsu kikansetsu irohanihoheto
幕末機関説 いろはにほへと


Le Bleu et Rouge, ou le Passé et l’Avenir
« Tout n’est que songe éphémère »
 
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bakumatsu_kikansetsu_irohanihoheto
http://www.animeka.com/animes/detail/bakumatsu-kikansetsu-irohanihoheto.html

Japanimation de 26 épisodes de 24 minutes diffusée en 2006 sur le canal internet GyaO, réalisée par Ryōsuke Takahashi et les studios Sunrise.

L'histoire se déroule à Yokohama, à la fin de l'ère Edo (1603-1854). Le shogunat vit ses dernières heures et l'ombre de la révolution plane sur le pays. C'est alors qu'apparaît celui qu'on surnomme "l'assassin éternel", Yôjirô Akizuki, une fine lame à qui l'on prête des pouvoirs surnaturels... (Résumé d’après Animeka)

Comme le précise le générique, c’est le temps ou la vie humaine du Japonais repose sur l’acier dont est fabriqué la lame de son katana. Le fer est maudit depuis longtemps, quand on voit ce qu’on en fait ! On peut d’ailleurs le voir tout au long de cette japanimation. Ce qui n’est pas banal, ce sont les paroles de la chanson du générique de fin : Cette main est l’épée de l’amour, la preuve de tout ce qui a commencé. Vrai que la passion de l’amour peut mener au « crime passionnel ».
 
Bakumatsu indique la fin de la période du Shogunat Tokugawa, ou le début de la modernisation du Japon. Le Pays du Soleil levant devient le Pays du Transistor levant, et avec tout le fric qui va avec...

Dès le début le graphisme est superbe, très classique un peu vieillot même, soigné, et avec des accords de couleurs très peinture européenne du 19è siècle. Si le dessin des adultes est très classique, celui des jeunes enfants ou jeunes filles est dans la caricature traditionnelle, ou dans l’aspect poupée. L’animation sur le générique début jongle avec une simplification, des effets visuels et surtout le rythme qui permet de donner une animation agréable à l’œil. Bravo aux animateurs et aux intervallistes pour les rotations de tête, c’est très délicat et souvent limite dans les japanimations, aussi on les évite ; ici ils s’en sortent honnêtement sans plus. J’aime beaucoup la fluidité de la réalisation, ce n’est pas si courant. Les décors sont soignés et presque en 3D.
La musique est agréable, un peu folklorique par moments mais dans l’ensemble elle reste bien occidentale.
 
 
Ça démarre au château du Shogunat Tokugawa, avec inquiétudes auprès d’un samouraï influent, concernant sa Majesté résident dans ce château. Deux soldats se rendent au château, sur le chemin, un homme s’interpose et leur demande la missive secrète qu’ils transportent. Comme ceux-ci ne sont pas d’accord, c’est l’acier qui va « trancher ». Un tremblement de terre se produit...
La séquence suivante nous fait découvrir un jeune homme au beau visage sévère, la main bien-sûr posé sur son katana à la ceinture. Ce samouraï sera le fil rouge de l’histoire, avec une troupe de théâtre qu’il rencontrera. Il n’hésite pas a « faire parler sa lame » en tranchant dans l’air environnent. Puis nous nous rendons à Yokohama, en 1853, ville portuaire ouverte aux étrangers.
 
 
Tous les habitants attendent dans l’anxiété la venue d’une ère nouvelle. C’est là qu’arrive le jeune homme... en plein « western » : deux hommes de type européen se battent au revolver contre deux japonais en les traitant de « maudits barbares ! ». Et qui met fin à ces conneries ? le jeune homme, et avec une folle habilité puisque en même temps il protège une femme et son enfant. Continuant son périple dans Yokohama il entre dans un théâtre ou une troupe se présente à lui. Les couleurs de cette séquence sont splendides, l’animation utilisant certainement la rotoscopie, vue le réalisme par moments.
 
 
Le comédien de la troupe qui a introduit le jeune homme dans le théâtre se présente comme « un homme d’une telle beauté que la Lune la plus ronde va se cacher honteusement derrière les nuages ». Il s’appelle Shiranui Kozou. Puis les autres membres de la troupe se présentent, y compris la femme et l’enfant : Kobako et Benimaru, qu’a sauver le jeune homme. Et enfin nous apprenons son nom : Akizuki Youjirou. il se dit simple rônin (un exclu). La troupe de comédiens s’appelle Yuyama Kakunojou.

Le fil rouge conducteur s’arrête un instant sur cette troupe de comédiens : ils font de la publicité dans les rues pour leur prochaine représentation, et tous les billets sont vendus. En attendant un des membres, à l’allure de petit Ninja, observe au-dessus du mur d’une riche propriété (le Shanghai Club) l’arrivée d’un garde du corps à l’allure de Dracula.
 
 
Toujours dans une continuité agréable, nous assistons à une vente aux enchères ou les participants sont masqués. Mis en vente : deux gatlings, redoutable machine a tuer de 1861. Dans l’assistance doit se trouver le garde du corps « Dracula », mais avec un masque. Ensuite, pour accélérer le courant de l’histoire, c’est le cas de le dire, il est mis en vente un étrange objet luminescent et rayonnant une onde agissant sur la décoration pendante au manche du katana de Akizuki Youjirou ; exactement selon le principe du sourcier, la baguette de sourcier étant bien-sûr la décoration du katana.

En fait, cette radiation agit même sur l’ensemble d’Akizuki (1). Il fonce et au passage coupe quelques gorges. Beaucoup d’effets visuels dans cette séquence. Un incendie se déclenche. Inévitablement Akizuki rencontre le Dracula et les katanas parlent.
 
 
Dans le deuxième épisode Akizuki est toujours en compagnie de la troupe de théâtre « fil rouge », mais ses membres voudraient savoir qui il est réellement. Dans une autre chronologie, le garde du corps « Dracula » est chargé de garder les deux gatlings, il s’appelle : Hario Genba. Deux des membres de la troupe on perdu toute leur famille tué par Hario. C’est donc le « méchant », mais il y en aura d'autres, et cette caricature de méchant, avec une large cicatrice sur le crâne, n’est pas des mieux réussit. Une lutte s’engage, avec contre lui des jeunes membres de la troupe. Akizuki vient à leur secours et se trouve nez à nez avec la jeune comédienne.

A la fin de la série, il y a des allusions au « Nouvel Ordre mondial » ou à ceux qui veulent foutre la merde partout, en un mot : POUVOIR : « J’incinérerai ce monde pourri et le reconstruirai au nom du ciel... le monde entier renaîtra ». C’est ce qui nous pendant au nez ! (Voir plus bas à propos de nourriture). En attendant, dans ce dernier épisode nous avons droit à de jolies combats de katana.
 
 
Un petit mot sur le symbole de l’épée, d’après le Dictionnaire des symboles de J. Chevalier et A. Gheerbrant.
Symbole militaire, symbole de la « guerre sainte » au sens de guerre intérieure, car dans la « réalité » comment une guerre peut-elle être sainte ? c’est idiot !
Symbole de lumière et d’éclair, de par son habilité à fendre l’espace, mais l’acier brille aussi. En termes d’alchimie, l’épée des Philosophes est le feu du creuset (creux set ou croisel ! ou encore la focal !). L’épée tranche la bêtise et l’ignorance. Mais l’éclat de l’épée ne peut être supporté que par les individus qualifiés. Qui dit acier dit trempe de l’épée ou MARIAGE DE L’EAU ET DU FEU (symbolisé dans Bakumatsu par la lumière bleue et rouge. On a d’ailleurs la même symbolique avec les sabres laser de Star Wars). Le Bleu symbolise aussi le Futur, et le Rouge le Passé, le Blanc est l’Instant (ou toutes les couleurs réunies).
 
 
Le pire c’est que dans les traditions chrétiennes, l’épée est « une arme noble » (comment une arme peut-elle être noble ?) appartenant aux chevaliers et aux héros chrétiens.
Enfin, la parole, l’éloquence sont parfois désignées par l’épée, car c’est bien connu, la langue possède DEUX TRANCHANTS.

A cause de l’acier et de son emploi meurtrier, ça a assez duré ! Deux gatlings, les munitions, les katanas et autres flèches, clous ou crochets ça fait beaucoup, tout ça ne sert qu’à tuer ou a enrichir la confrontation des opposés ; je ne met que trois étoiles à Bakumatsu. Mais c’est un spectacle très divertissant, poétique et émouvant, un peu long par moments ; l’ensemble est enrichit par une jolie et fraîche musique.

M. Roudakoff
 
 
 
 
 
Note.
1. Je peux me tromper, mais il me semble qu’il est ici question de Prester ou Fohat. Le Prester est une « électricité » qui brûle, c’est le nom que lui donne Thomas VAUGHAN dans son Lumen de Lumine : “ Il saura comment l’Esprit de Feu a sa Racine dans la Terre de feu spirituelle, et comment il reçoit d’elle un influx secret dont il se nourrit ”. Le Prester à plus ou moins à faire avec la VOLONTÉ. Il est d’ailleurs question de cette volonté dans Bakumatsu car par exemple dans le dernier épisode on entend : « Celui qui affronta une nation - le monde - avec sa seule volonté ».
Le mot Fohat correspond à une certaine « électricité cérébrale » en rapport aussi avec la chaleur cosmique, ou FLAMME FROIDE. Fohat est le lien entre Esprit et Matière qui électrifie l’atome et lui donne vie. Fohat créer des charges électriques.
C’est une énergie qui actionne la Matière, issue de la Matière Première Primordiale Éternelle, coexistante à l’Espace (ni chaude, ni froide, ni commençant, ni finissant, mais possède une nature propre spéciale !)
Fohat est la Lumière du Logos « le Verbe ». (D’après la Doctrine Secrète. Tome 1, page 60, H. P. BLAVATSKY)
Pour résumer très grossièrement : il y a un rapport essentiel avec L’ESPACE, le VOLUME.

Comme cette « électricité » est bien-sûr active maintenant, elle risque fort de faire des siennes dans le déséquilibre commencé vers la fin du 19è siècle qui se produit sur notre unique planète Bleue, unique pour le moment... C’est-à-dire que tout va trop vite et en quantité. Ça ne peut durer longtemps si nous n’inversons pas la « machine », à brève échéance, sauf si nous trouvons une autre planète rendue habitable, ou habitable naturellement, c’est la fin de l’être humain, et la joie pour les « autres petites bêtes » qui vont pouvoir enfin proliférer libérées du monde bétonné. Le conflit à Gaza semble du pipi de chat à côté de ce qui nous attend.
Pour se rendre compte des inquiétudes a se faire, voir ci-dessous le graphique de l’évolution de la population mondiale. C’est hallucinant, et de toute évidence, il n’y aura pas assez de place pour tous, et surtout pas assez de nourriture !... 365 000 naissances et 144 000 décès par jour sur Terre...
 
 
 
 
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Dernière mise à jour : 15-01-2009 21:24

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