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Ecrit par Sechy, le 21-01-2009 18:21

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Casse-toi pov’con, Démocratie, liberté, Monocratie, Sécurité


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Sécurité et Liberté
 
« Quand on ne sait pas quoi faire, on fait une loi, ça ne coûte pas cher et ça fait plaisir. Que ce soit efficace, c’est une autre question ! »
(Robert Badinter, à propos d’un homme politique italien)

La monocratie du président Sarkozy ou le roi c’est moa : encore trois ans à tenir ! ou avant de pouvoir lui lancer à la gueule : « Casse-toi pov’con », car lui lancer ça maintenant c’est se faire traîner en justice pour outrage ! un comble !

Sécurité : sens de sûr, de calme, de tranquillité.
Ce mot est à la mode comme le mot terrorisme, et son sens de terreur, de peur. Mais le monde des animaux, que nous sommes, est gouverné par la peur.
 
Dans notre société matérialiste et égoïste, on veut de la sécurité : de l’emploi, de pouvoir manger, se loger, du pouvoir d’achat et donc de consommer, échapper aux accidents et autres petits et gros bobos (bonjour les assurances de tout et n’importe quoi qui s’en mettent plein les poches). Alors vous pensez que le petit Sarkozy fonce dans la mode de la sécurité, il ne doit pas avoir a se plaindre de la petitesse de ses avoirs bancaires !
Il fonce dans cette démocratie devenu de plus en plus un miroir aux alouettes, d’autant qu’il fait ami ami avec l’Amérique où règne non pas maintenant un Obama marionnettes, mais le Dieu, non les dieux Dollar.
Démocratie miroir aux alouettes : le nazisme se disait démocratique, le communisme se dit démocratique !
Rappel : en Chine il y a « entre huit et dix mille peines capitales par an ! » Si avec ça ils n’ont pas la tranquillité, même avec un milliard et demi d’habitants !

Je mets ici un extrait d’un article du Télérama n° 3080 du 24 au 30 janvier 2009, puisque qu’il confirme ce que je pense depuis un long moment...

Extraits de l’entretien avec R. Badinter.
« La grande responsabilité de George Bush, c’est d’avoir légalisé des violations des droits de l’homme aussi effrayantes et brutales que Guantanamo, la zone de non droit absolu (1). D’avoir légalisé la torture, d’avoir privé des accusés et des suspects de leur droits élémentaires. Et comme cela a été notre cas pendant la guerre d’Algérie, d’avoir jusque dans les textes, méconnu les droits de l’homme, dont par ailleurs les États-Unis se voulaient les champions. Du coup, dans les pays non occidentaux - en Afrique, dans l’ensemble des États musulmans, en Extrême-Orient - l’accusation est celle du « double standard » : (je condense) pour les Occidentaux : garantie juridictionnelle, droit de la défense ; pour les autres c’est Guantanamo et la torture. Les droits de l’homme ne sont valables que pour les Occidentaux ! » (Oui si on part du principe que les USA sont les maîtres du monde. NDMR)

Inquiétude en France sur la multiplication des gardes à vue, fichiers de police, lois nouvelles.
« S’agissant du terrorisme, tout attentat aveugle, dirigé contre des civils anonymes, par définition innocents, pour semer la terreur et la dévastation est un crime contre l’humanité. La fermeté s’impose. Cela dit, la lutte contre le terrorisme doit être conduite dans le respect des principes de l’État de droit. Justement parce que nous refusons l’idéologie de mort et de violence des terroristes.
...
L’accélération de l’inflation législative est aberrante. On en est à la sixième loi sur la détention provisoire pour les quinze dernières années. Ça n’améliore en rien la sécurité ! »

On passe d’un justice de liberté à une justice de sûreté : la loi de rétention de sûreté : on décide de garder quelqu’un en détention en supposant qu’il pourrait commettre une infraction ! Alors, comment se défendre, puisqu’il n’y pas de crime ? il y a de quoi être inquiété par cette loi !

Casse-toi pov’con
Suite de l’enquête de Télérama n°3080 (extraits de l’article de Olivier Pascal-Moussellard)
« La France ne vit pas sous un système totalitaire. Il n’en reste pas moins que la distinction entre ce qui relève de la sécurité (c’est-à-dire le fait de pouvoir sortir dans la rue sans crainte) et ce qui appartient au domaine de la sûreté (la protection de l’État) N’EST PLUS NETTE (c’est moi qui souligne). « On a beaucoup mélanger les deux ces derniers temps, affirme l’avocate Dominique Noguères. C’est gravissime ». d’autant plus grave que, depuis « l’affaire Tarnac » un petit air de Minority Report (film de Steven Spielberg dans lequel la police neutralisait les criminels avant qu’ils ne passent à l’acte) flotte sur la place Vendôme : on peut aujourd’hui en France, être interpellé et emprisonné sur les intentions qu’on nous prête et non sur les actes qu’on a commis (2). Pas de preuves solides pour le sabotage des lignes de TGV, pas de témoins des faits à Tarnac ? Qu’à cela ne tienne, on recourt à l’article 421 du Code pénal qui qualifie les actes de « terroristes » : plus besoin d’éléments matériels, à Tarnac un zeste de soupçon fera l’affaire.
« Lorsque vous vous donnez comme impératif de gérer les événements avant qu’ils se produisent et que vous vous fixez comme objectif l’insécurité zéro, c’est toute la population qui devient potentiellement dangereuse, déclare Frédéric, du comité de soutien des inculpés de Tarnac. Il ne s’agit plus alors de déterminer si un acte est terroriste ou pas, mais d’évaluer une probabilité du risque. Inutile de préciser que la présomption d’innocence devient alors une vieillerie d’un autre temps ». Bien de l’époque en revanche est le délire verbal dans lequel sombrent certains dirigeants (et quelques médias) lorsqu’ils se targuent « d’interpréter » : « Ils ont adoptés la méthode de la clandestinité, soulignait ainsi sans rire Michèle Alliot-Marie après l’arrestation de Julien Coupat, de Yldune Lévy et de leurs amis. Ils n’utilisent jamais de téléphone portable. Ils se sont arrangés pour avoir dans le village de Tarnac, des relations amicales avec les gens qui pouvaient les prévenir de la présence d’étrangers ». Qui se sentirait encore en sécurité après avoir entendu une chose pareille ? »

En résumé : la politique sécuritaire ne marche pas, et le gouvernement est parfaitement informé de l’inefficacité de certaines mesures.

Pour terminer avec un mot dont on veut faire porter le fardeau de bouc-émissaire : schizophrène : tout le monde est plus ou moins schizophrène, et de toutes façons, comme le dit dans ce même Télérama le psychiatre Michaël Guyader : « Un schizophrène ? Je ne sais pas ce que c’est. Un individu en souffrance, oui ». Et ça je peux en témoigner, les psychiatres ont continuellement le mot de souffrance à la bouche. Et ce qui leur porte souffrance, aux " fous ", c’est « la société ».
Un schizophrène n’a rien de dangereux, c’est une caricature imposée par les médias. J’ai eu pendant longtemps un ami déclaré schizophrène par un psychiatre, sans que cet ami m’ait menacé une seule seconde.

Michel Roudakoff



Notes.
1. Je compare ça aux camps des soviétiques, et même aux camps de concentrations nazis, Guantanamo est tout aussi brutal et même beaucoup plus, un pas à été franchit dans la destruction de l’homme.
Bush aura des comptes à rendre lorsqu’il sera dans « un monde meilleur », là où il n’y a pas de gardes du corps !...
Et Obama va avoir du boulot ! lui qui veut réconcilier Occidentaux et Orientaux ! Bon courage Monsieur Obama !... Si  vous terminez votre mandat présidentiel !...

2. Là encore, ça va dans la logique de la tranquillité, du matérialisme et donc du business.
 

Dernière mise à jour : 21-01-2009 18:59

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