Accueil arrow Yôkai arrow Élémentals, Divinités, Yôkai arrow INTUITION et FINESSE
INTUITION et FINESSE Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 01-02-2018 22:51

Pages vues : 1534    

Favoris : 224

Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Chimère, Christ, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Gratuit, Instant, Japon, Langage, Liberté, Mental, Nature, Pierre, Simple, Soi Spiritualité, TAO, Vérité, Vide, Yokaï

 
bougie3_465.jpg
 
 
INTUITION et FINESSE
 
 
INTUITION et FINESSE vont ensemble : chaque fois que le compassion croit en vous, vous devenez plus intuitif, plus fin. Compassion : être sensible aux autres, être moins plongé dans son ego jouissif de consommateur. Ainsi, chaque fois qu’apparaît un brin d’Amour et de finesse, ou de tendresse, l’intuition va se développer.
 
LA Grande Intuition est celle de la communication avec la Nature : être Maât ou directe à l’endroit où l’on se trouve, c’est-à-dire un endroit non fréquenté par la masse humaine de la « civilisation » (surtout celle des Occidentaux), il surgit immanquablement un subtil quelque chose qui agit sur vous. Marchez seul en Forêt ou seul en bord de mer et laissez-vous porter par ces influences que l’on peut aussi attribuer aux Yokaï (Élémentaux ou Esprits de la Nature, comme les Gnomes, les Ondines, etc.). La même situation peut se produire en montagne, surtout par les parois réfléchissantes ; mais si on est en petits groupe, il est nécessaire mentalement de s’en désolidariser pour se laisser porter par ces Yokaï ou « énergies » particulières.
Dans un désert, où c’est « vraiment désert », ces « énergies » particulières seront présentes. Partout où la Nature n’est pas salopée ou bétonnée par l’humain vous pouvez devenir intuitif.

La Finesse rejoint l’intuition par LA BEAUTÉ :
- La Beauté perçue par les sens ou mental, le corps.
- La Beauté qui dépasse le corps.

Dépasser le corps, l’ego, l’intellect ou raison et le début de l’éveil se manifeste. Donc vivre le Parabuddhi (Para : supérieur, buddhi : intellect ou faculté de penser ou de discriminer, bref : c’est la ”raison”). « Chacun connaît : « Je suis ». Le ‘Je’ est confondu avec le corps, parce que le ‘Je’ s’élève de l’absolu et donne naissance à la buddhi (l’intellect). Dans le buddhi, le ‘Je’ prend la taille et la forme du corps » (entretien 54 de Ramana Maharshi).
Donc le Parabuddhi signifie : se débarasser de la fausse idée que le ‘Je’ [le Soi] est le corps. « Trouvez à qui se présentent les pensées. Si la conscience du ‘je’ [ego] disparaît, la découverte est achevée. Ce qui subsiste, c’est le pur Soi. Comparez le sommeil profond et l’état de veille. Ce n’est que dans ce dernier que se trouve la multiplicité et le corps. Dans le sommeil profond, le Soi demeure sans qu’il y ait perception du corps et du monde. Là règne le bonheur.
Le shruti-vakya « aham brahmâsmi » [Je suis le brahman] se rapporte à l’état du sommeil profond et non au mode de fonctionnement du mental. On ne peut devenir le brahman [Absolu] par le seul fait de répéter ce mantra. Cela signifie que le brahman n’est pas ailleurs. Il est votre Soi. Découvrez ce Soi ; le brahman est alors trouvé. N’essayez pas d’atteindre le brahman comme s’il se trouvait dans quelque contrée lointaine [ce qui rejoint le « La Circonférence est partout et le Centre nulle part »].


LES PENSÉES SONT LE VÉRITABLE TYRAN DE CETTE PLANÈTE, DONC L’OPINION, LE LANGAGE !

« L’obstacle, c’est le mental. Il doit être dépassé [être en Parabuddhi], que l’on reste chez soi ou que l’on se retire dans une forêt. Si vous pouvez le faire dans une forêt, pourquoi ne pas le faire chez vous ? Alors pourquoi changer d’environnement ? Vos efforts peuvent s’accomplir dès maintenant que que soit le milieu où vous êtes », dit le Maharshi toujours à l’entretien 54, ce qui est apparemment en contradiction avec ce qui est écrit plus haut à propos de l’intuition renforcée en plein Désert ou dans une Montagne ou en Forêt, encore une fois endroits propices à Yokaï.

Dans ce même entretien Ramana Maharshi dit la même chose que Rudyar Kipling dans son histoire du « Chat qui s’en va tout seul » :

« L’environnement ne vous abandonne jamais comme vous le désirez [c’est moi qui souligne]. Regardez-moi : j’ai quitté ma maison de famille. Regardez-vous : vous avez quitté votre cadre familial pour venir ici. Qu’est-ce que vous trouvez ici ? Est-ce différent de ce que vous avez laissé derrière vous ? Même celui qui est immergé pendant des années dans le nirvikalpa-samâdhi (1) lorsqu’il émerge de cet état, se retrouve dans le milieu qui lui est départi. C’est la raison pour laquelle l’Acharya (2) dans son ouvrage remarquable, le Viveka-chûdâmani, donne la priorité au sahaja-smâdhi [absorption totale dans la contemplation sans effort, donc naturellement] plutôt qu’au nirvikalpa-samâdhi. On devrait être naturellement en état de samâdhi, en son état originel, au sein de n’importe quel environnement ».
Remarque essentielle du Maharshi qui, encore une fois, rejoint parfaitement le refrain principal du « Chat qui s’en va tout seul et tous les lieux se valent pour lui ».

Ainsi, l’intuition se développant, il y aura de moins en moins besoin d’avoir recours au mental ou buddhi.
C’est là l’importance du questionnement « QUI SUIS-JE ? », car il nous apprend petit à petit non d’après la tradition, ni d’après ce que l’on nous a enseigné, MAIS SPONTANÉMENT.

Retrouver Parabuddhi est s’approcher de plus en plus de l’état de Sachant, et ne plus rester dans l’état de croyant, qui fait tant de ravages par l'opinion depuis des millénaires ! Vivre en Parabuddhi est commencer à se trouver soi-même et ainsi s’approcher de l’éternité, s’approcher du Beau.

Chacun d’entre nous possède la faculté, le sens intérieur appelé « Intuition ». Mais en notre époque si matérialiste, si rationnelle, rares sont ceux qui savent développer l’Intuition. Cependant, c’est la seule façon de voir la « vraie couleur » des hommes et des femmes de cette planète. Ce qu’on appelle « bon sens », logique, ou raison, nous permettent seulement LA COUVERTURE SOCIALE, LE SUPERFICIEL : voir l’apparence des choses, ce qui est du social puisque évident pour tout le monde (du moins en Occident et en certaines contrées d’Orient).

ÊTRE EN PARABUDDHI = ÊTRE EN GUERRE :
- 1. Tiens-toi à l'écart dans la bataille qui se prépare, et bien que tu combattes, ne sois pas toi-même le guerrier.
- 2. Cherche le guerrier et laisse-le combattre en toi.
- 3. Prends ses ordres pour la bataille et suis-les.
- 4. Obéis-lui, non comme s'il était un chef, mais comme s'il était toi-même et comme si ces paroles étaient l'expression de tes secrets désirs ; car il est toi-même, quoique infiniment plus fort et plus sage que toi. Cherche-le ; autrement dans la fièvre et dans l'agitation de la bataille, tu pourrais passer à côté de lui et il ne te connaîtra pas, à moins que tu ne l'aies connu. Si ton cri vient frapper son oreille attentive, alors il combattra en toi et comblera le vide douloureux de ton âme. Et s'il en est ainsi, tu pourras traverser la bataille, infatigable et de sang-froid, restant à l'écart et le laissant combattre pour toi. Il te sera impossible, alors, de frapper un seul coup à faux. Mais si tu ne le cherches pas, si tu passes à côté de lui sans le voir, il n'y aura aucune sauvegarde pour toi. Ton cerveau se troublera, ton coeur palpitera incertain et dans la poussière du champ de bataille ta vue et tes sens faibliront et tu ne reconnaîtras plus tes amis de tes ennemis.

Il est toi-même ; et cependant tu es limité et sujet à l'erreur : lui est éternel et sûr. Il est l'éternelle Vérité. Une fois qu'il aura pénétré en toi, devenant ton guerrier, jamais il ne t'abandonnera entièrement, et, au jour de la grande paix, il deviendra un avec toi.
- 5. Écoute le chant de la Vie.
- 6. Conserve en ta mémoire la mélodie que tu entends.
- 7. Apprends d'elle la leçon d'harmonie.

- 8. Tu peux te tenir debout maintenant, ferme comme un roc au milieu de la tourmente, obéissant au guerrier qui est toi-même et qui est ton roi. Sans autre intérêt que de lui obéir – ne te souciant point du résultat de la bataille, car une seule chose importe : c'est que le guerrier soit vainqueur, et tu sais qu'il ne peut être vaincu – tiens-toi calme, attentif, et mets à profit l'entendement que tu as acquis par la douleur et par la destruction de la douleur. Seuls des fragments de la grande symphonie peuvent parvenir à ton oreille tandis que tu n'es encore qu'un homme. Mais si tu les entends, gardes-en fidèlement la mémoire, afin qu'aucun d'eux ne soit perdu pour toi, et tâche d'apprendre la signification du mystère qui t'environne. Avec le temps, tu n'auras plus besoin d'un instructeur. Car de même que l'individu possède une voix, de même en possède une ce en quoi l'individu existe. La vie elle-même a le don de s'exprimer et n'est jamais silencieuse », écrit Mabel Collins dans : La Lumière sur le Sentier, exprimant aussi le Sachant. L’Alchimiste Jabir ne dit pas autre chose quand il écrit « Réveillez-vous/Toujours en “guerre” ». Ce guerrier ne fait qu’un avec la Vérité, avec l’Harmonie.

Émission maladive du cerveau (décalage) :
Produit de l’Esprit qui boucle sur lui-même (pas de contact avec l’extérieur).
Quand il y a synchronisme de l’un par rapport à l’autre, il y a Fluidité ou accord, ou calage. Si pas de synchronisme, c’est le décalage, la Résistance. (Quelqu’un perdu dans ses pensées par rapport à ce qu’il a en face de lui est en décalage).
Celui qui marche dans une rue de Paris perdu dans ses pensées, est regardé par l’autre d’une façon différente (avec comme un air de reproche).

GRAND DÉCALAGE DES 10.000 ANS DE LA VOIE DE L’AGRICULTURE :
La sacralité est triplement perdue par l’AGRICULTURE et l’Agriculture perdue par l’industrie et les techniques, et à ce qui est lié aux deux précédents par le labeur de la vie de tous les jours comme « salarié » qui est aussi totalement désacralisé. (D’après Mircea Eliade).

GRAND DÉCALAGE DES 10.000 ANS : consiste à dire : « J’agis, je vois ! » (connaissance de toutes choses à l’excès, comme actuellement et en s’amplifiant). (Réf. Atmabodha !2) .


Notes.
1. Nirvikalpa-samâdhi : stade dans lequel l’âme perd toute sensation de séparation d’avec le Soi universel, mais état temporaire, car il y a encore retour à la conscience de l’ego.

2. Acharya : « Maître, savant » ; ici le Maharshi fait référence au saint et philosophe Adi Shankara.

Dans l’Acharya il est écrit que ne s’identifiant pas à un corps, à un ‘je’ ou ego, « Je n’éprouve ni naissance, ni vieillesse, ni décrépitudes, ni extinction, et, dénué d’organes des sens, je n’ai point d’attache à leurs objets, tels que le son ! » - [Ainsi parle l’Esprit, Soi]. (Atmabodha, version commentée du poème védantique de Sankara Acharya, par M. Félix Nève).

« Renonçant à tout attachement à un bonheur extérieur et changeant, satisfait du bonheur de l'Esprit [le Soi], le sage brille continuellement d'une clarté intérieure semblable à la lampe mise à l'abri sous un verre » (Atmabodha).

Ici totale référence au Taoïste :
« Le Mouni, quoique soumis aux attributs [du corps], mais semblable à l'éther, n'étant pas souillé par leurs propriétés naturelles, doit, bien que sachant tout, se comporter comme un idiot et, détaché de toutes choses, passer comme le vent ».
La Lumière que porte en lui le Taoïste reste cachée ; si elle est authentique, elle ne doit pas devenir du eyes candy ou être perçue extérieurement par le vulgaire. Non seulement la sainteté du Taoïste ne doit pas être reconnue, mais sa parfaite simplicité lui donne l’apparence d’un idiot, donc d’une « singularité » authentique…
« Moi seul, je diffère des autres hommes parce que je tiens à téter ma mère [Origine] », est-il écrit au Verset 20 du Tao-tö king, exprimant aussi la non-dualité.


[En haut de page : aquarelle de M. Roudakoff]
 
 

Dernière mise à jour : 01-02-2018 23:11

Citer cer article dans votre site Favoured Print Envoyer à un ami Articles associés

Commentaires utilisateurs  Fil RSS des commentaires
 

Evaluation utilisateurs

 

Aucun commentaire posté



mXcomment 1.0.8 © 2007-2019 - visualclinic.fr
License Creative Commons - Some rights reserved
< Précédent   Suivant >