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DILEMME de l’Un et du multiple Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 20-04-2018 22:42

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Alchimie, Banques, Capitalisme, Catastrophe, Chan, Chimère, Christ, Circoncision, Confort, Corps, Démocratie, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Gratuit, Humain, Information, Innocence, Instant, Intérêt, Japon, Jardin, Juif, Klan, Langage, Liberté, Lucifer, Maux, Méditation, Mental, Morale, Mort, Mot, Nature, Occident, Orient, Panique, Paradis, Phallus, Pierre, Porte, Puce, République, Réseaux, Rien, Sagesse, Simple, Social, Soi, Souffrance, Spiritualité, TAO, Temps, Vérité, Vide, Vieux, washingtonisme, Yokaï

 
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DILEMME de l’Un et du multiple
ou
disjonction de l’individuel et du collectif
source de guerres sans fin à
commencer par les Hébreux
voulant éliminer les Païens qui étaient,
à leurs opinions, des idolâtres croyant en
une multitude de Dieux et que c’est pas bien.


Individuel (1 Dieu, la Tête ou mental ?) et, ou, du collectif (Des Dieux ou les organes ?)
Toujours pas résolu ! Une religion en remplace une autre !
 
 
Comme dit le Maharshi à l’entretien 491 du 7 mai 1938 : « Cherchez et voyez s’il y a véritablement une individualité. Posez cette question [l’individualité est-elle sans commencement ?] après avoir résolu ce problème. Nammâlvâr dit : « Dans mon ignorance j’ai pris l’ego pour moi-même ; cependant, grâce à une juste connaissance des choses, je me suis rendu compte que l’ego n’existe nulle part et qu’il n’y a que toi qui demeures tel le Soi ». Les écoles moniste et dualiste sont toutes deux d’accord sur la nécessité de la Réalisation du Soi. Réalisons d’abord et ensuite nous pourrons discuter des détails [pas de théorie] […] Ce qui est naturel à l’état de Réalisation devient l’objet d’un effort volontaire [un artifice] en état de non-Réalisation. L’idée « Je suis le corps » ne disparaîtra qu’avec la Réalisation du Soi. C’est alors que les vasana [tendances du mental] prendront fin et toutes les vertus subsisteront ».
 
Y a-t-il autant de mondes ou d’Univers qu’il y a de Terriens ici (ce qui invente du même coup les exoplanètes) ?
Ou bien n’y a-t-il qu’un seul monde ne sachant plus si icelui est le fruit de l’imagination du mental individuel ? Ou du Soi Universel ?
Qui est alors Le responsable de la Création ? Ou plutôt NON-CRÉATION ?

Problème du régime républicain et de son « Unité dans la diversité » comme l’indique sa devise en haut de page accompagnée de son petit compas judéo-maçonnique spéculum, devise dont il manque le mot « diversité », soit la culture du narcissisme et de sa laïcité et du pouvoir d’achat en liberté d'expression...

Dilemme de l’Individuel-Collectif vieux comme les 10.000 ans de la voie de l’Agriculture car comment prendre conscience de la relation de l’âme individuelle, le ‘je’ à l’Âme universelle ou Soi en termes non laïques ou non matériels, c’est-à-dire non diviseurs, s’il est vrai que le problème de l’Un et du multiple (quantitatif) est de savoir comment il peut y avoir « unité » d’une multiplicité sans que l’Un soit affecté par cette multiplicité ? Un certain Plotin plancha sur ce Dilemme dans la quatrième Ennéade…

Le Tiqoun ou Tikkoun (réparer) des Juifs talmudistes (1) et son obsession de l’Un ne s’embarrasse pas de l’individuel et nous fout tous dedans : Tiqoun pour une personne ? ou pour les milliards de Terriens ? Soit vérité mondaine ? ou Vérité individuelle qui peut tomber dans l’opinion et la culture du narcissisme comme actuellement ?

Dilemme et aussi DUALITÉ de l’individuel (le jiva en sanskrit) contre le collectif du même Thème que le vent qui à la fois amasse les nuages et les disperse. Aussi le mental IMAGINE À LA FOIS LA SERVITUDE, DONC LE TIQOUN ET LA DÉLIVRANCE.
Si les individuels ne sont pas différents du Brahman [Absolu, Être suprême], c’est exacte du point de vue du Seul Réel, mais ils peuvent différer par bidouillage du mental si icelui n’est pas complètement purifié. Comme le disait souvent le Maharshi, l’essentiel est de savoir À QUI APPARTIENT CETTE IMAGINATION, ce bidouillage ?
Ce bidouillage ne peut être le fait du Brahman ou Soi puisqu’il est fait de LA CONNAISSANCE il est donc exempt de toute imagination et jeux du mental QUI VONT DIFFÉRENCIER.
L’imagination ne peut être non plus le fait des individus (jiva), puisqu’ils n’existent point comme tels antérieurement [donc dans le temps] à leur acte d’imagination qui les poserait comme différents du Soi.

En effet, on aurait d’un côté les jiva en tant que distinct du Soi et dépendant de l’imagination et opinion, et, de l’autre côté, l’imagination aurait des jiva pour supports, comme si cette imagination était UN SUPER GRÉGARISME OU UN INCONSCIENT COLLECTIF à la C.G. Jung. Cela ne tient pas debout car LE JIVA OU INDIVIDU ET L’IGNORANCE (nescience) existe et n’existe pas car TOUS DEUX SONT SANS COMMENCEMENT NI FIN (atemporel). Ainsi il n’y a pas lieu de déterminer LEQUEL EST CAUSE DE L’AUTRE, sinon, on retombe dans la dualité et le temporel. En d’autres mots : il faut un individu pour fabriquer le temps en l’observant.
Comme le dit à plusieurs entretiens Ramana Maharshi, l’ignorance n’existe pas puisque nous sommes naturellement le Soi donc la pure Connaissance, autre Nom du Soi. L’ignorance est irréelle, sinon, elle ne pourrait pas être détruite par la connaissance libératrice. Ce qui faisait écrire à Emil Cioran dans : De l’inconvénient d’être né : « Quand on sait de façon absolue que tout est irréel, on ne voit vraiment pas pourquoi on se fatiguerait à le prouver ». Ou si on cherche à le prouver c’est que l’ego continue à faire ses ravages…

À l’entretien 427 le Maharshi explique à la question de qu'est-ce qu'il arrive dans le sommeil ? : « Cependant vous existez. Ce qui prouve une existence au-delà de la connaissance et de l’ignorance [au-delà de la simple opinion]. Bien que vous pensiez maintenant que l’ignorance prédomine dans le sommeil, vous ne le disiez pas pendant le sommeil. Vous n’en continuez pas moins d’exister. L’ignorance, à elle seule, ne saurait exclure le fait de votre existence ».
Pour Adi Shankara (sorte de Lao-tseu à l’indienne) l’ignorance (si elle est une sorte de Tiqoun à la Talmudistes), elle est ce par quoi est « projeté » la diversité apparente dépendante de ce monde des noms-les-formes ou monde des accidents, lequel est construit sur elle, et de là, donc dans le temporel, elle, l’ignorance, est ce qui imagine l’état transmigratoire (métempsychose, réincarnation) ; elle se présente comme une souillure psychique.

Ramana Maharshi, entretien 136 : « Le Soi est continu et inaltérable. L’ego qui se réincarne appartient à un plan inférieur, celui de la pensée. Il est transcendé par la réalisation du Soi. Les réincarnations sont dues à un « rejet sauvage ». C’est pourquoi les bouddhistes en nient l’existence. L’état présent est dû au mélange de chit [conscience] avec jada [non-conscience] ».
À l’entretien 164 : « La réincarnation n’existe que si vous êtes incarné. Mais là vous n’êtes même pas né ».

À l’entretien 311 : « L’ego est ce qui se réincarne. Mais qu’est-ce que la réincarnation ? L’ego reste toujours le même [support du ‘Je’ ou Soi]. De nouveaux corps apparaissent et se l’approprient. L’ego ne change pas. Il ne quitte pas un corps pour en trouver un autre ».

Celui qui se dédouble devient le monde des accidents ou des phénomènes, comme celui qui naît.


Sommes-nous dans la tête D’UNE PERSONNE, ou dans les têtes de TOUS, même Dilemme de l’Individualisme-Collectivisme ??

Le rêve peut-il s’interpréter comme la matrice de toutes productions humaines, et comme la production universelle elle-même ? Si le Premier Principe ou Soi rêve le monde, comment la Pensée Absolue se pense en rêvant sans courir le risque de sa pure identité avec soi-Soi ?
Peut-on regarder l’Univers comme un jeu du mental additionné des cinq sens ? L’Univers est-il un rêve que nous partageons avec Dieu-les-Dieux ? Ne sommes-nous que le rêve d’un Démiurge qui endormi en rêve ?
La conscience produit ce monde. Alors rien n’existe en réalité qui soit produit ou détruit, attendu que c’est seulement notre imagination architecte qui façonne les noms-les-formes telles que nous les percevons en dualité sujet-objet.
Le mental « vibrant » fabrique les objets et les apparences : rêve et éveil sont irréels tous deux comme l’énonce le Maharshi dans quelques entretiens. En rêve les objets sont perçus à « l’intérieur », tandis qu’à l’état de veille les objets sont perçus à « l’extérieur » ; de même que les différents états de veille sont aussi LOCALISÉES À L’INTÉRIEUR DU MENTAL. Rêve et veille = même chose : les objets du rêve sont irréels, les objets de la veille sont irréels aussi… (sauf pour les banquiers…).

Les choses qui existent à l’intérieur aussi longtemps que le mental les appréhende, et celles qui sont à l’extérieur apparaissent comme relatives à deux moments de temps lui aussi dans le mental. Leur différence n’est causée par rien d’autre, ce qui rejoins la « loi des croisements » : « Tout ce qui est observable [la Maya] est symbolique. Tout ce qui est symbolique est observable.
CONSÉQUENCE : Le Réalisé peut vivre l’Unité dans la Matière (dans le ‘je’) ; rejoint le Yoga-vasishtha au point de vue ”faire” : « Détachement à l’intérieur et attachement en apparence ».
Comme pour le temps fabriqué tant que l’observateur l’observe, les objets entre rêve et veille n’existent, dans le cas du rêve, qu’aussi longtemps que le mental de l’observateur-rêveur continue de les imaginer, et les objets du « monde extérieur » existent relativement, puisqu’ils sont supposés exister à deux moments (rêve et veille). En rêve, sous l’effet de la Maya, le mental projette des apparences, alors dans l’état de veille le mental projette aussi ces apparences extérieures à travers la Maya (illusion, la manifestation ou les phénomènes).

QUI EST RESPONSABLE DE LA FABRICATION DE CES APPARENCES ?
- Est-ce le Soi éternel et universel ?
- Est-ce l’individu (jiva) ?
Le Soi n’existant pas sans le soi (ego) suscite l’apparence du soi au moyen de Lui-même de pas le pouvoir de sa propre Maya (ne pas oublier que tout est FRACTAL, ou « Tout est dans Tout » comme dit une devise alchimique). Le Vedanta résume que le « Soi connaît seul les différents objets ».
Dans L’Évangile selon Thomas, NH II, 2, il est bien écrit que intérieur-extérieur sont une seule et même chose : Logion 89 : « Jésus a dit : Pourquoi lavez-vous l’extérieur de la coupe ? Ne comprenez-vous pas que celui qui a fait l’intérieur est aussi celui qui a fait l’extérieur ? ». Aussi problème alchimique du CONTENANT-CONTENU ou Intérieur-Extérieur cher à Jabir

Donc aucune différence entre l’état de rêve et l’état de veille puisque tout est une question de bidouillage du mental. Alors tout ce monde des accidents ou phénomènes n’est qu’une projection « en progrès » du mental. Comme le disait souvent le Maharshi dans ses entretiens, dans le Sommeil profond il ne subsiste plus rien de ce que nous appelons « réalité » quand l’ego est momentanément inexistant. Alors les expériences mondialisées (grégarisées) ou l’empirisme à la John Locke NE SONT QUE DES OPINIONS ET N’ONT AUCUNE EXISTENCE RÉELLE (encore une fois, sauf pour les banquiers qui ne doivent jurer que par le corps, donc aussi nécessairement par la laïcité…).
La Maya est comparable à l’ignorance, comme toute illusion. Aussi la réincarnation est une création du mental et n’existe pas indépendamment de lui. Comme pour le temps, pour qu’il y ait réincarnation, il faut au moins qu’une personne y croit ! N’étant ni né ni mort (n’étant que naturellement pur Soi), comment peut-on encore inventer une réincarnation ? Seul celui qui ne croit qu’à son corps peut se croire né et aussi mourir et se réincarner !
« Mais vous n’êtes pas le corps et, par conséquent, vous n’êtes pas soumis à la naissance et à la mort », dit le Maharshi à l’entretien 644.
Et à l’entretien 573 : « Mais en fait, il n’y a ni naissance ni mort. On ne reste que ce que l’on est réellement. C’est la seule Vérité ».
Et à l’entretien 363 : « Le réincarnation ne peut exister qu’aussi longtemps que l’ignorance existe. Il n’y a pas d’incarnation, il n’y en a jamais eu et il n’y en aura jamais. Cela est la Vérité ». Renvoie au fait paradoxale que l’ignorance n’existe pas dans le Soi… de même que la difficulté n’existe pas : « Difficulté et plaisir n’existent que pour l’ego ». Cet ego qui invente l’ignorance…

OR IL N’Y A PAS D’EGO. Sinon, vous devriez admettre l’existence de deux soi. Comment peut-il y avoir l’avidya [ignorance] en l’absence de l’ego ? Si vous commencez l’investigation, vous découvrirez que l’avidya, qui a toujours été inexistante, n’existe pas, ou vous direz qu’elle s’est enfuie.
L’ignorance fait partie de l’ego. Pourquoi pensez-vous à l’ego et souffrez-vous ? [voir le Tiqoun talmudique qui veut TOUT réparer en gros] Qu’est-ce encore que l’ignorance ? C’est ce qui est non existant. Cependant, la vie du monde nécessite l’hypothèse de l’avidya. L’avidya n’est que notre ignorance et rien de plus. On peut l’appeler ignorance ou oublie du Soi. Peut-il y avoir obscurité devant le soleil ? De même, il ne peut y avoir ignorance devant le Soi, qui est évident et lumineux par lui-même. Si vous connaissez le Soi, il n’y aura pas d’obscurité, pas d’ignorance et pas de souffrance » (même entretien).
 
 
Note.
1. Le Tiqoun des Talmudistes : « La nature d’Israël symbolise la nature de la création dans sa totalité. C’est le Juif qui a entre ses mains la clé du Tiqoun du monde, à savoir la séparation progressive du bien et du mal par le moyen de l’accomplissement des commandements de la Torah [grégarisme]. Le Tiqoun est donc un acte essentiellement spirituel qui s’inscrit dans la partie interne du cosmos [quelle certitude imaginative ?]. Mais quand il se sera achevé, cette perfection spirituelle cachée se manifestera également à l’extérieur [dilemme intérieur-extérieur], puisque la réalité extérieure est toujours le symbole de la réalité intérieure. […] Quand la trace de sainteté sera extraite de la qelipa de façon à ce qu’aucune étincelle divine n’y subsiste, le monde du Tiqoun deviendra manifeste. C’est là ce que signifie la rédemption », écrit Gershom Scholem dans Sabbataï Tsevi, page 57.
Il y a bien un contexte temporel puisque la « création » semble ratée, il faut donc la re-commencer pour l’améliorer… Peut-être se trouve ici avec l’argent une des sources du transhumanisme… et avant eux de l’existentialisme à la Jean-Paul Sartre… (Je passe sur la notion de qelipa).
Bref, le Tiqoun est proche du Thème du Soi, mais de façon temporel, projeté, quand un Moïse Zacuto contemporain de Tsevi cité par Scholem écrit : « Il incombe à chaque homme de chercher avec application et de connaître la racine de son âme afin de pouvoir la parfaire et la rétablir dans son état originel qui est l’essence de son être. Plus un homme se perfectionne, plus il se rapproche de son être propre ». Le poète et cabaliste italien Moïse Zacuto dit la même chose que le Maharshi… La Réalisation du Soi EST cette universalité. Alors si Sabbataï Tsevi a suivi ce courant, pourquoi ça a mal tourné et qu’il aura un suiveur redoutable comme Jacob Frank ? La réponse doit tenir en trois lettres : ego (qui voulu devenir messie à la place du messie… toujours cette temporalité…).
 
 

Dernière mise à jour : 20-04-2018 23:23

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