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Preuve de l’Homo Religiosus Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 10-05-2018 00:38

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Alchimie, Banques, Capitalisme, Catastrophe, Chan, Chimère, Christ, Circoncision, Confort, Corps, Démocratie, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Fétiche, Gratuit, Guerre, Humain, Information, Innocence, Instant, Intérêt, Japon, Jardin, Juif, Klan, Langage, Liberté, Lucifer, Maux, Méditation, Mental, Morale, Mort, Mot, Nature, Occident, Orient, Panique, Paradis, Phallus, Pierre, Porte, Puce, République, Réseaux, Rien, Sagesse, Simple, Social, Soi, Souffrance, Spiritualité, TAO, Temps, Vérité, Vide, Vieux, washingtonisme, Yokaï

 
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Preuve de l’Homo Religiosus
« Allumer le feu »
ou
« Restaurer la lumière »;
au sens mystique ou cosmique
« faire la guerre » est la dualité
entre ombre et lumière ou
entre winners et losers.

La « guerre sainte » : le combat que
mène l’Homo Religiosus pour retrouver son Soi.
C’est le vrai sens de l’association du mot
guerre et saint, et nullement ce sens
appliqué aux matérialistes juteuses Croisades.

La guerre, une espèce d’affreux tic-tac qui fait fonctionner la machine humaine.


GUERRE = RÉCOLTER SES FRUITS, QUE DU BON MIAM-MIAM POUR CERTAINS CÔTÉ TALMUD ET ISAAC LOURIA
 
 
 
Le « Royaume des Cieux » appartiendrait-il aux violents et aux haineux ? Appartiendrait-il aux combattants de la guerre « intestine » (lutter pour retrouver le Soi, alors qu’il n’y a rien à trouver) ?
L’Homo Religiosus ressemble plutôt à un ignorant de son Soi naturel !
Mais non, il lutte pour réduire la dispersion (voyez le jacobinisme française et celui de l’Empire USionistan qui veulent tous tout centraliser en une gouvernance mondialisée, et leur république qu’ils veulent « indivisible »). En ce sens nous sommes bien dans le temps de LA CHUTE de l’Homo Religiosus.
 
Cette preuve de l’Homo Religiosus vient du fait que l’être humain est prisonnier de la dualité pur-impur, alors IL FAIT LA GUERRE : aux microbes, considérés comme « impurs » ; mais le plus souvent il fait la guerre à ses congénères.
En son principe la guerre a pour fin la destruction de l’impure (écoutez le chant haineux et raciste militarisé français « La Marseillaise » et le « sang impure » qui coule dans ses sillons d’agriculteurs de la catastrophe Néolithique).

En fait, et preuve de l’Homo Religiosus, L’ÊTRE HUMAIN COMBAT POUR RETROUVER SON SOI. Retrouver l’UNITÉ DE L’ÊTRE : « Je suis ce JE SUIS ». La seule guerre « valable » : faire société avec soi-même au plus profond de sa conscience, avant de se lancer à faire société avec les autres ; car des relations authentiques ne peuvent exister qu’entre personnes authentiques, ce qui n’est évidement nullement le cas de cette civilisation des ego capitalistes prisonniers de leur culture du narcissisme.

Se libérer de l’ego est donc en premier faire société avec soi-même, se libérer de l’illusion de « nous » afin d’entreprendre LE RETOURNEMENT DE LUMIÈRE, donc se débarrasser de l’autre pour vivre la Seule Réalité. D’ailleurs, un antique précepte dit : « Ne laissez pas entrer dans le Laboratoire une seule mouche pendant les moments délicats ! » (Fermez les ”bouches", sens de débarrassez-vous des importuns, et par là même des opinions)
J’ajouterai que ce n’est pas une plaisanterie, parce que l’on est souvent dérangé aux points extrêmes. Déranger, entendre le killer dualité sujet-objet.

Nouvelle preuve de l’Homo Religiosus : SA THERMODYNAMIQUE : une guerre ça chauffe, ça explose de passions, d’opinions et de bombes. La paix ça doit être d’un ennui mortel et c’est pas bon pour le commerce : une fois les feux éteints c’est la « fin des temps », donc la déprime, ya plus rien affaire de business.

”Le mental est le seul créateur du monde ; et seul le mental est la personne suprême [sens qu’il n’existe pas]. Ce qui est fait par le mental est action, ce qui est fait pas le corps n’est pas action” (YV III, 89) Quand un homme pense : « Je suis un corps de taille limitée », il devient un être mortel », dit le condensé du Yoga Vasistha.

« Le corps ne crée pas le mental, mais le mental crée le corps ».
Dans le condensé du Yoga Vasistha, il est écrit que « Nul ne peut détruire le mental D’AUTRUI ». Hélas si, de nos jours avec ces nouveaux dictateurs-inquisiteurs et surtout NOUVEAUX BARBARES qui se nomment « Psychiatres » (mot récent : 1802, et départ de l’industrialisation de la civilisation occidentale). Mais avec la psychiatrie actuelle il s’agit du mental-corps, comme le précise d’ailleurs le condensé du YV : « La maladie mentale et physique, tout comme les sorts et le « mauvais œil », ne touchent pas plus le mental consacré au Soi qu’une fleur de lotus ne peut fendre un pierre en tombant dessus ». Voilà pourquoi ”on devrait convaincre le mental d’engager le mental sur le pur chemin, ainsi que le Soi engage le Soi à suivre la voie de la pureté” (YV III, 92).

L’ego ou conscience individualisée porte le nom de jiva (âme individuelle). « Quand les potentialités sont dans un état extrêmement subtil. Et quand cessent tous ces tours de passe-passe du jiva [de l’ego], elle brille elle-même en tant qu’Être suprême ».
« seule la conscience pure et infinie [le Soi] se pense en tant que jiva et en tant que mental avant de se prendre elle-même pour le corps. Quand cette fantaisie onirique se prolonge, ce long rêve donne l’impression d’être la réalité ! Il est tout à la fois réel et irréel : parce qu’il est perçu, il paraît être réel, mais, à cause d’une contradiction fondamentale, il est irréel. Le mental est sensible du fait qu’il est nourri de la conscience. Quand il est envisagé comme distinct de la conscience, il est inerte et induit en erreur. Quand il y a perception, le mental prend le rôle d’objet de perception : mais pas dans la Réalité - de même que, lorsqu’il est perçu comme tel, le bracelet est vu ; même si en vérité, il est de l’Or ».

« Parce que seul Brahman [le Réalisé] est tout cela, même ce qui est inerte est pure Conscience ; Mais, de moi jusqu’à la pierre, nous sommes tous indéfinissables [nous sommes tous Singularité], ni inertes ni doués de sensibilité. Il ne peut y avoir appréhension de deux choses complètement différentes. La perception n’est possible que lorsqu’il y a similarité entre sujet et objet. […] Dans le mental, le sujet passe pour être sensible et l’objet inerte. Le jiva erre donc, jouet de l’illusion. En vérité, cette dualité elle-même est la création du mental, une hallucination. Bien-sûr nous ne pouvons pas non plus déterminer avec certitude que cette illusion existe. Seule EST la Conscience infinie.
Quand cette division illusoire n’est pas vue pour ce qu’elle est, prend naissance la fausse égoïté [l’ego]. Mais quand le mental s’enquiert de sa vraie nature, cette division disparaît. Il y a réalisation de l’unique Conscience infinie, et l’on accède à la Félicité ».

Que fait le corps ou ego, qui en réalité ne fait rien ? « Ce dernier subit l’emprise des malédictions, mais aussi des bénédictions et des sortilèges : il est maladroit et lourd, incapable et faible. Aussi éphémère qu’une gouttelette d’eau sur une feuille de lotus, il dépend entièrement de la fatalité, du destin et d’autres facteurs similaires. Par contre le mental est indépendant, même s’il peut donner l’impression d’être dépendant. Quand ce mental s’efforce en toute confiance de connaître le Soi, il se met alors hors d’atteinte de la tristesse. À chaque fois qu’il déploie des efforts dans ce sens, il est sûr de récolter les fruits [il y a ainsi fruits et fruits…] ».

Au long entretien 28 du 4 février 1935, Ramana Maharshi répond à la question :
- Question : Pourquoi le samsara [HOTC, Histoire-Opinions-Temps qui coule] - la création et la manifestation sur le plan du « fini » - est-il plein de souffrance ?
- Maharshi : C’est la volonté de Dieu.
- Question : Pourquoi Dieu veut-il qu’il en soit ainsi ?
- Maharshi : C’est impénétrable. Aucun mobile ne peut être attribué à ce pouvoir - ni désir ni finalité ne peuvent être conférés à ce seul Infini, cet Être omniscient et omnipotent. Dieu n’est pas affecté par les activités qui se déroulent en Sa présence ; tout comme le Soleil face aux activités du monde. Il n’y a aucun sens à vouloir attribuer à l’Unique une responsabilité ou une motivation, avant qu’Il ne devienne le multiple. […] C’est Lui qui se charge de tous les fardeaux et qui nous donne la paix ».

Le Yoga Vasistha dit la même chose quand il écrit que « c’est Brahma le Créateur qui a souhaité créer cette ignorance qui est le principe de différenciation dans l’univers et qui fait que l’on confond le Soi avec le non-Soi ; c’est avec cet élément d’ignorance que le Créateur a fait apparaître cet univers comme un ensemble de créatures diverses. De ce fait, bien que l’univers tout entier ne soit que Conscience infinie, on a l’impression que des créatures naissent de molécules et de particules atomiques ».

Quand ces divers jiva paraissent dans l’espace infini de la Conscience (apparemment composée d’éléments), la Conscience pénètre à l’intérieur de chacun des corps par l’orifice de la force vitale et par là même forme de semence de tous les corps, de ceux qui se meuvent comme de ceux qui ne bougent pas. C’est ainsi qui se produit la naissance en tant qu’individus pluriels, chaque individu étant accidentellement (comme l’arrivée du corbeau dans l’arbre et la chute des noix de coco) amené au contact de différentes potentialités dont l’expression génère la loi de cause et effet, etc., et de là les individus s’élèvent et retombent dans l’évolution. Ensuite le désir est la seule cause de tout cela. ”Rama, telle est cette forêt appelée apparence du monde. Qui la sectionne à la racine à l’aide d’une hache de l’investigation [Retournement de la Lumière] en est libéré”. (YV III, 93)

YV III, 94 : ”Tous ces êtres ont vu le jour dans l’absolu Brahman à l’occasion d’un infime dérangement de son équilibre, ainsi que des vagues apparaissent à la surface de l’océan”. De même que l’espace contenu dans un pot, celui qui occupe une salle ou se trouve dans un trou minuscule font partie intégrante de l’unique espace cosmique, ils ne sont tous en fait que l’Être infini au sein duquel il n’y a pas de parties. Et, de la même façon qu’ils sont apparus en son sein, ils se fondent en lui. Ainsi, par la volonté de l’infini Brahman, tous ces êtres paraissent voir le jour en son sein avant de s’y dissoudre ».

« L’action n’est donc que le mouvement de l’énergie de la conscience, et elle porte inévitablement ses propres fruits. ”Quand cette action prend fin, le mental arrive lui aussi à son terme ; et quand le mental cesse d’être, il n’y a pas d’action. Cela n’est vrai que pour le sage libéré, pas pour les autres” » (YV III, 95).

RAPPEL : Le labeur est pour l’être humain, et non comme maintenant et depuis trop longtemps dans l’ère biblique, l’humain fait pour travailler à la sueur de son front et maintenant de tout robotisé à la sueur de ses méninges. De nos jours l’humain n’est plus la mesure de toutes choses il est mesuré par des choses du système économique mondial de la City de Londres ! Et j’ajoute même qu’il est mesuré par le maître ergoteur Aristote (1)

« ”L’unique Réalité est la Conscience infinie au sein de laquelle ces concepts sont apparus quand, par coïncidence fortuite (le corbeau décrochant la noix de coco), dans un moment d’oubli de sa propre nature, l’infini Conscience s’est vue comme l’objet de la perfection”. (YV III, 96) Quand, ainsi voilée par l’ignorance, la conscience considère la diversité dans un état agité, et identifie les objets en tant que tels, elle est connue sous le nom de mental ou d’intellect. Quand par ignorance et manque de discernement, elle s’identifie en tant qu’individu existant de façon séparé, elle est connue sous le nom d’ego. Quand elle abandonne la pratique constante de l’investigation et s’autorise mille pensées qui vont et viennent, elle est connue en tant que conscience individualisée [jiva] ».

À suivre…   

[Voyage en cette dimension en compagnie de Vasistha (ou Vasishtha), un des grands Sages de l’ère du manvantara. Énorme merci à son traducteur le Swami Venkatesananda (1921-1982). Hymnes composés par Vasishtha dédiés à Agni (Igné-Inné…)]
 
 
Note.
1. Cet ergoteur écrit dans Politique I, 4-5 : « L’esclave est non seulement esclave, mais entièrement la propriété de son maître ». Il peut même se prêter comme quelqu’un qui prête sa tondeuse à gazon à son voisin. De nos jours c’est l’esclavage du numérique, du calcul mental ou raison…
RAPPEL : un des plus grands penseurs de l’espèce humain fut Épictète, lui-même esclave, dont pas de machinisme ou de déjà robotisation de l’humain par Aristote, qui voyait dans certaines catégories d’humains uniquement des machines, parce que selon lui la Nature les avait fabriqué comme ça ! Alors Épictète devait aussi passer à la casserole esclave et travail à la sueur de son front…
Épictète qui ne pouvait que s’interroger sur le Soi.
Épictète résume bien avant moi dans tout ce site presque entièrement consacré au drame de l’OPINION et en conséquence de l’ego : « Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les opinions qu'ils en ont. Par exemple, la mort n'est point un mal, car, si elle en était un, elle aurait paru telle à Socrate ; mais l'opinion qu'on a que la mort est un mal, voilà le mal. Lors donc que nous sommes contrariés, troublés ou tristes, n'en accusons point d'autres que nous-mêmes, c'est-à-dire nos opinions » (Manuel). « Si chacun s’occupait de ses propres affaires, il n’y aurait pas de querelles », dit Ramana Maharshi à l’entretien 479 et quelques siècles après Épictète.
 
 

Dernière mise à jour : 11-05-2018 00:37

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