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Transhumanisme et sotte ciété de consumation Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 16-05-2018 21:39

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Alchimie, Allégeance, Banques, Capitalisme, Catastrophe, Chan, Chimère, Christ, Circoncision, Confort, Corps, Démocratie, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Fétiche, Gratuit, Grégaire, Guerre, Humain, Information, Innocence, Instant, Intérêt, Japon, Jardin, Juif, Klan, Langage, Liberté, Lucifer, Maux, Méditation, Mental, Morale, Mort, Mot, Nature, Occident, Opinion, Orient, Panique, Paradis, Phallus, Pierre, Porte, Puce, République, Réseaux, Rien, Sagesse, Simple, Social, Soi, Souffrance, Spiritualité, TAO, Temps, Vérité, Vide, Vieux, washingtonisme, Yokaï

 
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Transhumanisme et sotte ciété de consumation
Consumer-consommer : abattre, épuiser,
fatiguer, cuisiner (par l’opinion) etc.
 
 
Dans l’Enfer vivait un puissant démon : Sambara, un maître en Grande Magie. Il créa une cité magique, des habitants tous en Or doués de la parole et pouvant marcher, des cygnes ciselés dans des pierres précieuses, du feu froid autant que de l’air liquide (1) ; enfin, il terrorisait les Dieux du Ciel. Mais au moment ou Sambara dormait, les Dieux en profitèrent pour attaquer sa ville. Afin de protéger icelle il créa trois Démons : Dama, Vyala et Kata. Ne s’étant jamais incarnés, les trois Démons échappaient à toutes tentatives de conditionnement mental. Ils ignoraient la peur, le doute et autres. Ils ne fuyaient pas devant l’ennemi et ignoraient ce que signifiait le mot guerre, ou le mot victoire, ou défaite. Bref, les trois Démons étaient de pures projections de Sambara, soit des zombies, ou des sortes d’égrégores ayant corps.
 
Il va s’en suivre des batailles acharnées entre le monde de Sambara et des Dieux du Ciel. Les Dieux du Ciel de plus en plus inquiet vinrent trouver Brahma le Créateur, qui leur répondit qu’on ne pouvait pas supprimer Sambara maintenant, il faut attendre cent ans, Sambara tué par Vishnu. En temps voulu, le sentiment d’ego va naître dans les trois Démons, et ainsi ils subiront le conditionnement psychologique et leurs tendances latentes se développeront. Mais maintenant les trois Démons sont dénués de tout sens de l’ego et de ses corollaires : le conditionnement et les tendances (opinions).
Quand il n’y a pas d’ego, les entités sont invincibles, car elles ne connaissent ni désir ni colère ou haine.
”Celui qui est lié par le sentiment de l’ego (moi) et par le conditionnement du mental, quand bien même il passe pour un grand homme ou un érudit, peut être vaincu, même par un enfant”, dit cet important extrait du Yoga Vasistha IV, 26-27.

Les opinion de ‘je’ et de ‘mien’ sont sources de peines et de souffrances. « Celui qui s’identifie au corps sombre dans la détresse ; celui qui voit l’omniprésent dans le Soi, ne serait-ce qu’en imagination, triomphe de la souffrance. […] Celui dont le mental est conditionné peut être vaincu. En l’absence d’un tel conditionnement, même un moustique devient immortel. Le mental conditionné connaît la souffrance. Une fois débarrassé du conditionnement, il se délecte de joie », dit Brahma le Créateur.
Brahma explique aux Dieux du Ciel qu’il ne leur faut pas combattre des trois Démons, mais qu’il faut leur inculquer le sentiment du ‘je’ et du ‘mien’. Comme ils sont des zombies de Sambara, ils devraient facilement mordre à l’hameçon.

Dans de prochains combats les trois Démons gobèrent le sentiment fondamental du ‘je’ et du ‘je suis’ (l’ego). ”De même qu’une glace reflète un objet qu’on approche d’elle, le comportement de l’homme se reflète dans sa conscience en tant que sentiment de l’ego” (YV IV, 28-30). Toutefois, si ce comportement est « maintenu à distance » de la conscience et s’il n’y a pas identification au comportement en question, le sentiment de l’ego ne voit pas le jour », explique Vasistha.
« Une fois que ce sentiment de l’ego vit le jour, il fut très vite suivi du désir de prolonger la vie dans le corps, d’acquérir des richesses, de posséder la santé, de connaître des plaisirs, etc.  [rêve du transhumanisme et du capitalisme indissolublement liés]. Ces désirs affaiblirent considérablement leur personnalité. Puis le mental fut gagné par la confusion, laquelle engendra le sentiment de « c’est à moi » et « c’est mon corps ». Inévitablement, tous ces sentiments eurent pour effet d’instaurer l’inefficacité et d’accomplir leurs propres tâches [surtout celles des trois Démons] ».
Bref, les Démons mangeaient et buvaient beaucoup trop, les objets leurs procuraient de grands plaisirs, ils devenaient prisonniers. Leur courage diminuait, ils connurent la peur. En particulier, la pensée : « Nous allons mourir dans cette guerre », ce qui les angoissait beaucoup.

Les Dieux du Ciel bien-sûr profitèrent de cette situation et attaquèrent les Démos et leurs armées. Les trois Démons s’enfuirent, et leurs armées découragées tombèrent par milliers. Quand Sambara appris que ses armées étaient en déroute, il écuma de colère. Redoutant son courroux, les trois zombies se réfugièrent en un gouffre le plus profond de l’Enfer. Là, ils souffrirent un nombre d’incarnations dans différentes formes de vie inférieures à l’espèce humaine, puis vivent à présent dans un lac du Cachemire sous forme de poissons.

Donc leur défaite est imputable à l’ego, lequel fit naître en eux la peur. « L’attachement au monde est une plante grimpante mortelle issue de la graine qu’est le sentiment de l’ego. ”Par conséquent, ô Râma, abandonne ce sentiment de l’ego de toute la force qui t’habite et, bien établi dans la conviction « moi n’est rien » sois heureux !” (YV IV, 31).

Les trois Démons ou zombies n’étaient pas concerné par le cycle de la naissance et de la mort, mais avec le sentiment de l’ego, ils y furent assujettis.

Il est évident qu’on ne peux pas dire la Vérité à des ignorants, ils vous riront au nez, ou ils parleront de « théorie du complot ». Vasistha le précise : « Un homme qui déclare à des gens aussi incultes : « Ce monde est irréel, Brahman [le Soi ou Instant] seul est réel » devient un objet de risée. Tu auras beau leur expliquer à la perfection que « Tout Cela est Brahman », les ignorants ne peuvent comprendre une chose pareille. Seuls les sages peuvent accéder à cette vérité ». Équivalent de « Seuls ceux qui ont des Oreilles entendent… ».
Vasistha explique à Râma que nous ne sommes pas plus réels que les trois Démons de Sambara. Seul le Soi ou Instant ne subit pas de changement. Dans cette Conscience infinie [le Soi] apparaissent les notions de toi-même, de moi-même, de Démons, etc. Ces notions revêtent une réalité parce que la Conscience qui perçoit est réelle.
Donc : Conscience éveillée = les notions de monde : Conscience « endormie » = aucun monde. Mais au sein du Soi, éveillé ou endormie ça n’existe pas.


Les trois Démons ou zombies accèdent à la Libération.

Un jour va s’édifier au cœur du Cachemire une ville du nom d’Adhisthna. Au centre s’élève une colline où se dressera un gratte-ciel, lequel dans un coin accueillera le Démon Vyala sous forme d’un moineau.
Dans la tour résidera un roi du nom de Yasaskar ; le Démon Dama naîtra sous forme d’un moustique et logera à l’intérieur d’un trou dans une des colonnes de la tour. À un autre côté de Adhistha se trouvera un palais habité par un ministre d’État. Le Démon Kata naître dans un corps de mainate et vivra dans ce palais.

Un jour, le ministre racontera l’histoire des trois Démons, le mainate en écoutant en sera illuminé ; il se souviendra de son origine magique à cause de Sambara. C’est ainsi que le Démon Kata se libère de la magie et connaîtra la Félicité.
D’autres personnes raconteront cette histoire et, après l’avoir écouté, le moineau Vyala connaîtra lui aussi la Libération. De la même façon le Démon-moustique Dama entendra lui aussi cette histoire et sera libéré.

”C’est la pure Conscience qui aliment la notion impure de « je suis » afin de s’amuser, pour ainsi dire, et, sans jamais renoncer à sa nature essentielle de Conscience, elle fait l’expérience de l’image déformée d’elle-même au sein d’elle-même” (YV IV, 32). Bien que cette image déformée soit vraiment irréelle, le sentiment de l’ego (”je suis”) la juge réelle et se fourvoie », explique Vasistha.
Vasistha dit que ceux qui sont pris dans le filet de l’opinion, lequel ne produit que souffrance et confusion, perdent leur propre bien le plus précieux.
« Enquiers-toi constamment de la nature de la Vérité [le Soi], en sachant que « cela n’est qu’un reflet ». Ne te laisse pas mener par les autres. Sors du sommeil de l’ignorance. Réveille-toi et fais ton possible pour mettre un terme à la vieillesse et à la mort ».

Vasistha rejoint Cyprian Piccolpassi Durantoys dans Les trois Livres de l’Art du Potier : « Grandes vertus gisant es chouses petiotes créées par Dieu » ; CELUI QUI JUGE LE MONDE MOINS PRÉCIEUX QU’UN BRIN D’HERBE N’EST JAMAIS LA PROIE DU MALHEUR. CELUI QUI A PLEINEMENT RÉALISÉ L’INFINI EST PROTÉGÉ PAR LES DIVINITÉS COSMIQUES. Ce qui rejoint aussi la page précédente avec « Le Chat qui s’en va tout seul et tous les lieux se valent pour lui ». « Il ne faudrait donc jamais poser le pied sur le mauvais chemin, même au comble de l’affliction », dit Vasistha.
Le transhumanisme nécessairement lié au capitalisme et surtout à l’ego n’inventera jamais rien : « RIEN DE NOUVEAU SOUS LE SOLEIL. « Qu’y a-t-il de neuf en ce monde qu’un sage doive rechercher ? »

DE LA GRATUITÉ : L’infortune est la fortune la plus propice. « Se voir rejeté par tous est une victoire. ”La vie, les honneurs et les nobles qualités fleurissent et donnent des fruits à celui dont la conduite et le comportement sont exemplaires et agréables, à l’homme qui s’attache à la solitude et n’aspire pas aux plaisirs du monde, sources de souffrance” », explique Vasistha à YV IV, 32.
Vasistha dit encore que seule la connaissance de soi (« Qui suis-je ? ») est capable de vraiment détruire toute souffrance et tout plaisir à la racine même : « En conséquence, on ne doit se vouer qu’à la connaissance de soi. Débarrasse-toi de toutes les notions d’objectivité créées par le désir avide de plaisir qui habite en toi. Existe-t-il bonheur qui ne ternit pas le malheur ? »

« Le monde en tant qu’objet n’a jamais été créé ; il n’existe pas non plus en tant que tel maintenant, et il en sera toujours ainsi. Ce n’est que l’unique Être Suprême qui existe toujours en tant que Seule Réalité ».
« Quand, en conformité avec sa propre nature, elle ferme et ouvre les yeux, ce qui est une façon de parler, advient ce qui porte le nom de dissolution et création de l’univers ».
”Mal compris, le ‘je’ paraît être une notion impure au sein de l’infinie Conscience ; mais, compris comme il faut, le ‘Je’ apparaît en tant que Conscience infinie” (YV IV, 33). Il n’apparaît plus en tant que sentiment de l’ego, mais en tant que l’unique Réalité infinie. En fait, le ‘Je’ [J majuscule] ne recouvre aucune entité indépendante », dit Vasistha.

INNÉ-IGNÉ
« La pratique continue de la forme supérieure de « la réalité du Je » éradique automatiquement l’autre (le ‘je’ de l’ego). Une fois maîtrisée « la réalité du je » inférieure, il faut recourir à sa forme supérieure en alimentant continûment le sentiment que « Je suis le Tout » (Je suis ce JE SUIS), « Je suis éminemment subtil et indépendant ». Le moment venu, il faut même abandonner cette forme supérieure de « réalité du Je ». Alors, que l’homme s’engage ou non dans une activité, il n’y a plus de chute à redouter pour lui », dit Vasistha terminant ainsi l’histoire de Dama, Vyala et Kala.

À suivre…    

[Voyage en cette dimension en compagnie de Vasistha (ou Vasishtha), un des grands Sages de l’ère du manvantara. Énorme merci à son traducteur le Swami Venkatesananda (1921-1982). Hymnes composés par Vasishtha dédiés à Agni (Igné-Inné…]
 
 
Note.
1. Feu froid, flamme froide ou HYLÉ : bois, forêt, mais aussi mondes manifestés :
1) Latent (vierge froide)
2) Réveillé (Mère) d’où sortit la Matière.
Flamme froide ou Chaleur cosmique ou FOHAT : électricité intelligente ou “électricité cérébrale”.
Fohat est la Lumière du Logos “le Verbe” (Volonté) (D’après La Doctrine Secrète. Tome 1, page 60, H.P. Blavatsky).
Autre sens du mot Feu : sens NOYAU “NUCLÉAIRE” : « La Lumière est la Flamme Froide, et la Flamme est le Feu, et le Feu produit la Chaleur qui donne l’Eau. L’Eau de la vie de la Grande Mère [Chaos] » (La Doctrine Secrète. Tome 1, Stance III (9), page 59).
 
 

Dernière mise à jour : 18-05-2018 00:10

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