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La Corbeille ou Panier ou Vase-Vallée Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 16-06-2018 22:48

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Accident, Alchimie, Allégeance, Banques, Bouche, Capitalisme, Catastrophe, Chan, Chimère, Christ, Circoncision, Confort, Corps, Démiurge, Démocratie, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Fétiche, Gordiasade, Gratuit, Grégaire, Guerre, Humain, Information, Innocence, Instant, Intelligence, Intérêt, Japon, Jardin, Juif, Klan, Lait, Langage, Langue, Liberté, Lucifer, Matrice, Maux, Méditation, Mental, Morale, Mort, Mot, Nature, Occident, Opinion, Orient, Panique, Paradis, Phallus, Pierre, Porte, Puce, République, Réseaux, Rêve, Rien, Sagesse, Simple, Social, Soi, Souffrance, Spiritualité, TAO, Temps, Vérité, Vide, Vieux, Viscères, washingtonisme, Yokaï

 
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La Corbeille ou Panier ou Vase-Vallée
 
 
LA SPIRITUALITÉ ENGENDRE LA SÉDENTARITÉ QUI VA FINIR PAR LA DÉTRUITE EN APPORTANT L’IGNORANCE. SÉDENTARITÉ = IGNORANCE, CRUCI-FICTION (alors que la Crucifixion représente le Croisement ou Point Focal, donc ce Point n’est pas fixe ou cloué sur la croix… le Christ-Soi est vivant, éternel…).

CORBEILLE : riscia en gaulois, du latin riscia, riscus (panier d’osier), considéré comme un emprunt au grec rhiskos (coffre en osier), lui-même emprunté peut-être à un celtique rusc- (écorce, panier).
Coupe, Vase : onobiia en gaulois, en rapport avec « l’eau de vie » (contre la peine et la douleur, la fatigue) : « liquide de vie » ou « coupe-soif » : uidu-bio. (Réf. Dic. Français-Gaulois, de J.-P. Savignac).
 
Dans la grammaire égyptienne de Gardiner, la Corbeille représente le Seigneur, Celui qui s’élève par rapport aux autres, Celui qui sait se maîtriser, qui a la maîtrise de Lui. Selon Mariette, ce hiéroglyphe signifierait le TOUT DEVENU DIEU, L’UNIVERS ET DIEU CONFONDU EN UN SEUL ÊTRE. Ainsi nous avons LA DÉFINITION du Soi. C’est-à-dire que la Corbeille-Coupe-Vase dans l’écriture représente le TOUT, PAN.
La Corbeille fait évidemment partie du Thème des « Bébés sauvés des eaux » : les Osiris, Moïse et Œdipe, etc., ont été trouvés au fil des eaux dans des corbeilles.
Corbeille = Source.
Coupe = Œuf du monde, Graal ou Révélation.
Coupe = encore LA COUR, LA VALLÉE : Point Focal ou Stargate : la Vallée est VIDE et OUVERTE vers le haut ; la Vallée est Vacuité, Réceptacle, la Passe qui rejoint le Centre Spirituel Primordial. La Vallée est centre de transformations fécondantes : mariage Ciel-Terre. Vallée = tic-tac du Yin-Yang ou Réalisation du Soi : équilibre absolu des contraires au centre d’un personne réalisée vivante (délivrée de la possession).

”Pour moi, la seule action juste aboutit à la Réalisation au-delà de laquelle il n’y a rien à gagner ; le reste n’est qu’immonde diarrhée à répétition (comme dans le choléra)” (YV VI, 1-74) explique Vasistha au Prince Râma, dans le Yoga Vasistha.
« Que convient-il de connaître ? C’est le Soi qui est pur et qui est de la Nature de la pure Conscience, laquelle est omniprésente et éternelle »
.



QUI SUIS-JE ?
Comment l’ignorance de Soi et l’illusion ont-elles pu voir le jour ?
Il est certain que le corps physique n’est pas le Soi car il est inerte. « On en fait l’expérience [du corps] que du fait du mouvement de la pensée [idéation] dans le mental. Les organes de l’action ne sont que des parties du corps et donc eux aussi sont inertes, puisqu’ils font partie du corps inerte [zombifié ou robotisé] », explique Vasistha. Organes inertes car dépendants du mental pour leur fonctionnement. Ce mental fabrique à opinions car poussé par l’intellect agent déterminant.
”Cet objet [le corps] est dénué de conscience et est irréel ; et parce que le Soi s’identifie avec cet objet il donne l’impression de se revêtir d’inconscience, ayant apparemment (mais pas vraiment) abandonné sa nature essentielle de Conscience” (YV VI, 1-78).

Conscience ou Vérité, Foi, Dieu, Brahman, Centrum Centri, qui n’a pas de dualité sujet-objet. « La Conscience devient Conscience de sa propre Conscience [Super Tautologie ou Fractal ou Cause des Causes] ; on ne peut l’appréhender autrement (en tant qu’objet de Conscience). C’est seulement cette Conscience qui est manifeste en tant que mental, intellect et sens. Cette apparence du monde n’est elle aussi que Conscience, en dehors de laquelle il n’est rien », dit Vasistha.
« Je suis pure Conscience, exempte du sentiment de l’ego et présente en toute choses. ”Pour cette Conscience il n’y a ni naissance ni mort. Elle n’est pas sujette à la destruction, car elle est comme l’espace” (YV VI, 1-78). On ne peut ni la couper ni la brûler. Elle est pure Lumière de Conscience, sans défauts ».

Libéré du virtuel et de sa « réalité augmentée » par les Google et Cie, donc : « Je suis libéré de toute illusion. Je suis en Paix. Dans leur essence, tous ces Dieux, Démons et êtres innombrables ne sont pas créés, car ils ne diffèrent pas de la Conscience. L’apparence est illusoire, de même que les soldats créés en terre cuite sont de la terre cuite, pas des soldats.
Celui qui voit [le sujet] et ce qui est vu [l’objet] sont en réalité Conscience une et pure. Comment a pu naître cette illusion qui engendre des concepts comme « cela est unité », et « il y a dualité » ? CHEZ QUI CETTE ILLUSION EXISTE-T-ELLE ? C’EST L’ILLUSION DE QUI ? Je repose dans le Nirvana [Libération], sans la moindre agitation mentale, ayant compris que tout ce qui est doué de conscience [ou non] est pure Conscience [comme ”Le Royaume des Cieux est en Vous”]. Il n’y a ni « ceci », ni « je », ni « autre » ; il n’y a ni être ni non-être. Tout Cela est Paix ».


RIEN DANS LE TOUT ET TOUT DANS LE RIEN : ÊTRE MAÂT.
« Je suis l’Être qui dirige l’univers. je ne suis pas l’être fini. Je me réjouis dans le Soi. D’où mon Rayonnement. ”Cela Je le Suis, je ne le suis pas, en vérité Je suis et ne suis pas ; Je suis le Tout, et Je ne suis Rien du tout. D’où mon Rayonnement” (YV VI, 1-79). Je ne recherche ni le plaisir ni la richesse, ni la pauvreté ni aucune autre forme d’existence. JE ME SATISFAIS DE TOUT CE QUI ME VIENT SANS EFFORT [principe de gratuité ou ”énergie libre”]. D’où mon Rayonnement », explique Cudâlâ, dans L’histoire de Sikhidhvaja et Cudâlâ.

À cela, le contraire va être lancé par le roi Sikhidhvaja : « Tu es puérile et ignorante, tu babilles comme un enfant, tu abandonnes les plaisirs et tu penses trouver le bonheur dans le vide, et après avoir renoncé aux vêtements, à la nourriture, à utiliser un lit, etc. Tu dis « Je ne suis pas le corps. Je ne suis d’ailleurs rien d’autre, et même rien du Tout » ; comment voir dans ces propos autre chose qu’un babil enfantin ? « Je ne vois pas ce que je vois, et je vois autre chose », voilà encore des bêtises d’enfant. Vasistha raconte que Cudâla se dit : « Quel dommage que le roi ne puisse pas comprendre ! ».

CONSOMMATION-CONSUMÉ-CRÉDIT-CRÉDO.
- Le positif ou désirable (le pur)
- Le négatif ou détestable (l’impur)
- Le neutre ou ignorance de la dualité.
Dans le cas des Réalisés vivants la dualité n’existe pas, car Ils voient en toute chose un simple jeu et sont donc totalement indifférents à tout.

À partir d’ici, on entre dans la partie qui fait tant de ravage depuis que ce monde existe : LE POUVOIR.

POUVOIR ou SIDDHI (pouvoirs psychiques).
Accomplissement = CARRÉ (temps, lieu, action, outil). Dans les ravages du pouvoir existent des pratiques perverses permettant d’atteindre un but recherché, ce qui va provoquer des dégâts considérables, surtout entre les méninges et les mains d’apprentis sorciers ! Appartiennent à cette catégorie la pilule ou onguent [de nos jours Big Pharma et l’économie mondiale des drogues en tous genres], ou encore la baguette magique, l’usage de pierres précieuses, la pratique de la mortification et de la magie opérative. « La croyance selon laquelle il suffit d’habiter dans des lieux sacrés pour accéder à la perfection spirituelle est également erronée », ce qui renvoie au Thème du ”Chat qui s’en va tout seul et tous les lieux se valent pour lui”.

Pour se préparer, il convient d’abandonner toutes les habitudes, idées reçues ou conditionnement et tendances sans rapport avec le résultat que l’on s’est fixé. Cela correspond à l’antique adage : ”Fermez les bouches !” (Ne laissez JAMAIS entrer dans le Laboratoire une seule mouche pendant les moments délicats), entendre : JETEZ TOUT SAVOIR, JETEZ TOUT CONDITIONNEMENT, ”Fermez tous les orifices du corps”. J’ajouterai que ce n’est pas une plaisanterie, parce que l’on est souvent dérangé aux points extrêmes… Donc, ON EST DISCRET ! Ensuite tous travaux manuels avec un contact sur un Minéral, réclament une pureté sexuelle et une nourriture pure, pour éviter des troubles du côté du Laboureur ou opérateur, et vis-à-vis du Minéral.
En conséquence, on commence par le prânâyâma (1) ou exercice de la force vitale (prâna) et des résultats qu’elle permet.
« Si on pratique le prânâyâma pendant un certain temps sans laisser la colère, la cupidité, etc., lever en soi [donc en ayant « fermé les bouches »], on parvient à parfaitement contrôler la force vitale. De la souveraineté sur la Terre à la totale Libération, tout dépend du mouvement de la force vitale. Voilà pourquoi tous les accomplissements de ce genre sont possible par la pratique du prânâyâma », explique Vasistha à Râma.

« Au tréfonds du corps se trouve un nâdi [nerf yoguique (2)] appelé antravestika. Situé dans les organes vitaux. […] Il existe chez tous les êtres : Dieux, Démons, humains, animaux, oiseaux, vers et poissons. Il est enroulé à sa source. Il est en contact avec toutes les avenues du corps [acupuncture], de la taille jusqu’au sommet de la tête.
À l’intérieur de ce nâdi loge l’énergie suprême. ”Elle porte le nom de kundalini (3) parce qu’en apparence elle est enroulée sur elle-même. Chez tous les êtres elle est l’énergie suprême ainsi que la force primordiale, le fondement de tout pouvoir” (YV VI, 1-80). Quand le prâna, ou force vitale située dans le cœur, atteint la demeure de la kundalini, monte alors au-dedans une conscience des éléments de la Nature. C’est quand la kundalini se déroule et commence à bouger que la conscience s’éveille au-dedans. Tous les autres nâdis (flux d’énergie rayonnante) sont pour ainsi dire rattachés à la kundalini. Par conséquent, la kundalini est la semence même de la conscience et de la compréhension (ou connaissance) ».

À suivre…

[Voyage en cette dimension en compagnie de Vasistha (ou Vasishtha), un des grands Sages de l’ère du manvantara. Énorme merci à son traducteur le Swami Venkatesananda (1921-1982). Hymnes composés par Vasishtha dédiés à Agni (Igné-Inné…)]


Notes.
1. Contrôle de la respiration (prânâyâma) :
- nâ ‘ham : Je ne suis pas cela (Je ne suis pas le corps) = Expiration.
- ko ‘ham : Qui suis-je ? = Inspiration.
- so ‘ham ; Je suis Lui = Rétention.
« En se livrant à cet exercice, la respiration est contrôlée automatiquement », explique Ramana Maharshi à l’entretien 54 et 154.

2. Nâdi : il y aurait 72.000 nâdis dans le corps humain (R. Maharshi, entretien 252). En rapport avec le Canal subtil dans le corps humain (sushumna) puis au centre yoguique situé au sommet de la tête (sahasrâra) d’où s’égoutte le Nectar suprême. « Ce ne sont que des concepts mentaux. L’homme est déjà accablé par les concepts du monde, et maintenant on y ajoute encore d’autres sous la forme de ce yoga. Le but de tout cela est de délivrer l’homme des concepts et de l’aider à être le pur Soi, c’est-à-dire la Conscience absolue, libre de pensées ! Pourquoi ne pas aller droit au but ? Pourquoi ajouter de nouvelles charges à celles qui existent déjà ? », exprime le Maharshi.

3. Kundalini : énergie yoguique symbolisé par un serpent, lové dans le chakra au bas de la colonne vertébrale et que les yogis s’efforcent d’éveiller. Kubdalini qui entre dans le Thème du Soi (R. M. entretien 78).
Dans l’entretien 131 le Maharshi explique que le prâna principal est là où l’ego s’élève en même temps que le prâna, et qui s’appelle parfois kundalini. « La Conscience n’est jamais née ; elle reste éternelle. Mais l’ego prend naissance ; de même que toutes les pensées. Ils ne peuvent exister qu’en étant associés à la Conscience absolue ; pas autrement ».
Il explique que la Libération (moksha, mukti ou Soi) à savoir que vous n’êtes jamais né. ”Reste tranquille et sache que Je suis Dieu” [Je suis ce JE SUIS]. ”Rester tranquille ” veut dire NE PAS PENSER. Ce qu’il faut, c’est SAVOIR et non pas penser [comme le crédit-crédo-croyance pensée par excellence !].

« La kundalini s’élève de n’importe quel lakshya [but] vers lequel vous aspirez. La kundalini est la prâna-shakti (courant vital) » (entretien 282).
Chercher le mental pour le détruire : « Le contrôle de la respiration peut aider, mais il ne peut jamais vous conduire au but. Quand vous le pratiquez d’une manière automatique, restez toujours vigilant [”fermez les bouches”…], souvenez-vous de la pensée ‘je’ et recherchez-en la source. Vous vous apercevrez alors que la pensée ‘je’ s’élève de là où le souffle descend. Les deus s’élèvent et descendent ensemble. Quand ils descendent, simultanément un autre ‘Je’-‘Je’, lumineux et infini, se manifeste de façon continue et interrompue. Voilà le but. On lui donne des noms divers : Dieu, le Soi, kundalini-shakti, Conscience, etc.
Lorsque vous tenterez cet effort, celui-ci vous conduira de lui-même au but », dit R. Maharshi à l’entretien 345.
 
 
 
 

Dernière mise à jour : 17-06-2018 23:39

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