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Jamais fut le temps où je n’étais point Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 17-11-2018 00:06

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Amour, Artifice, Babel, Banques, Christ, Clairière, Conte, Diable, Dictature, Dieu, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Égrégore, Égypte, Esprit, État, Fléau, Forêt, Fractale, Gratuit, Guerre, Idiodynamique, Information, Instant, Israël, Jardin, Labyrinthe, Légende, Libéralisme, Liberté, Lucifer, Lumière, Messie, Mondialisme, Nirvana, Ouvrier, Païen, Pays, Paysan, Ptah, Raison, Rien, Religions, République, Révolution, Sagesse, Saint, Satan, Scarabée, Science, Sécurité, Self, Serpent, Sexe, Silence, Social, Spirale, Stargate, Tao, Tapis, Télépathie, Temps, Ténèbres, Terreur, Terriens, Thermodynamique, Univers, Vase, Vide, Volonté, washingtonisme, Xatemme, Yokaï

 
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Jamais fut le temps où je n’étais point
aussi les transhumanistes rêvent d’enfoncer
des portes ouvertes.
Bhagavad-Gîtâ, chapitre II, 12 :
« Il n’est pas vrai qu’il y ait eu un temps où
je n’étais pas, ni toi, ni ces rois des hommes ;
il n’est pas vrai non plus qu’aucun de nous
doive jamais, dans l’avenir, cesser d’être ».
C’est-à-dire que le corps n’est pas né,
en conséquence il ne mourra pas. Mais les
gens confondent le Soi avec le soi ou mental
et ne s’accrochent plus qu’à leur Graal  ”Pouvoir
d’achat” et après ils veulent ”sauver la planète”
qu’ils polluent à tout va par leur consommation.

« Le monde n’est qu’une projection du mental.
Le mental provient de l’Atman [‘Je’-‘je’].
Ainsi l’Atman est l’Être unique » (R.M. entr. 104)
L’ignorance engendre la dualité sujet-objet,
caractéristique du mental, qui provient de l’Atman.

Le « société », « le monde », n’est
qu’une opinion (R. Maharshi. entr. 653).
Mais les gens s’imaginent que leur monde est
« éternel » ou permanent (de nos jours on dirait
« sécurisé »), alors que les Écritures leur disent
qu’il ne l’est pas, afin de les délivrer de ces
opinions de « société » et de « monde » erronées.
« Cela ne peut se faire qu’en réalisant que vous,
vous êtes éternel [nitya ou Instant] et non pas
en classant le monde comme transitoire [anitya]
(R.M. entr. 653).

Quand le sens de l’ego cesse d’exister,
les actions deviennent spontanées. L’ego
agit en la présence du Soi. Il ne peut pas
exister sans le Soi (R.M. entr. 467).
 
 
Proche du mot nitya se trouve niyati : nature ou ordre cosmique, la façon dont semble exister le temps et l’existence des objets.
« À l’intérieur de l’espace infini se trouve l’élément racine du son, caché comme un germe dans une graine. De ce fait, des insensés ont élaborés des théories à propos d’une création matérielle afin de divertir d’autres imbéciles. Rien ne voit jamais le jour et rien ne cesse non plus ; ce qui est solidement établi dans la Paix suprême. ”Tout comme dans le cas d’un homme qui possède des membres et des organes, les cellules (atomes) se renouvellent constamment, constituant interminablement ces organes, semblablement il n’y a pas de fin à l’existence des univers au sein du Soi” (VI, 2, 187). L’infinie Conscience devient consciente d’une partie de son propre Être et ainsi le fait d’être conscient apparaît en Elle. Cela est suivi de la notion de lien et de rapport, le mot et l’objet qui lui correspond [le nom-la-forme]. Puisque cette Conscience est dotée de faculté d’observer et d’examiner ce qu’elle observe, elle est reconnue en tant que conscience. De cette masse de conscience émergent le jiva [âme individuelle] et tout le reste. Toutefois, à ce stade, il n’est pas encore individualisé, par manque d’ignorance. Mais quand l’ignorance apparaît en lui, alors il se tourne vers le samrara [cycles des naissances et des morts]. Il est rempli des éléments qui ne sont pas encore nés. À ce stade, le sentiment de l’ego ou individualisation apparaît en même temps que l’opinion du temps. C’est le facteur vital dans l’existence du monde [soit sa fabrication].
C’est la Conscience Elle-même qui s’individualise de la sorte. En Elle arrive l’opinion d’élément racine de l’espace. Avec elle apparaît aussi son lien de parenté, le mot [son nom] et le sens [la forme]. De la naissent par suite tous les autres éléments et les quatorze mondes », dit Vasistha au chapitre L’histoire de Kundadanla, dans le Yoga Vasistha.


UN est le TOUT.

« De même qu’on rêve à la fin du sommeil profond, semblablement les trois mondes [éveil, rêve, sommeil profond] apparaissent au sein de la Conscience infinie. Cela qui porte le nom de monde est pur vide. Ce qui est, et dans quoi il est, et de quoi il procède, cela qui est Tout, existe partout à tout moment », explique le Sage à l’ascète Kundadanta.
Kundandanta : « Seule la conquête du mental [en fait la seule chose à coloniser…] permet de détruire tous les doutes. J’ai acquis une connaissance qui ignore toutes contradiction. Je ne suis plus tiraillé à hue et à dia. Je suis solidement établi dans le Soi. Voici ce que j’ai appris de ta bouche [celle de Vasistha] : seul le Soi infini ou Conscience existe dans l’espace infini sous la forme de ce monde. Tout existe en tout en tant que Tout partout à jamais (1). L’univers tout entier est contenu dans un grain de sénevé ; mais quand on connaît la Réalité, l’univers n’existe pas dans le grain de sénevé [ni même le grain… ni le mot « sénevé »]
L’univers existe dans une maison ; mais la maison elle-même est pur vide. C’est seulement Brahman ou la Conscience infinie qui apparaît en tant que tout Cela et dont on fait l’expérience en tant que tout Cela ».
Rejoint le Verset 11 du Tao-tö king (trad. Liou Kia-hway) :
Trente rayons convergent au moyeu
mais c’est le vide médian
qui fait marcher le char.
On façonne l’argile pour en faire des vases,
mais c’est du vide interne
que dépend leur usage.
Une maison est percée de portes et de fenêtres,
c’est encore le vide
qui permet l’habitat.
L’Être donne des possibilités,
c’est par le non-être qu’on les utilise.

(Verset CLÉ du Tao-tö king).


Bien que la Conscience infinie sont indivisible et extrêmement subtile, elle connaît en Elle-même les deux états de servitude et de libération : l’expérience de la diversité semblable au rêve porte le nom de servitude et l’état semblable au sommeil est la libération. C’est seulement la Conscience infinie qui voit « c’est la création », « c’est la dissolution », « c’est l’état de veille » et « c’est le rêve ».
”Si l’on compare la Conscience infinie à l’état homogène de sommeil profond, la partie d’icelui qui est comparable à un rêve porte le nom de mental. C’est ce mental qui, en tant que jiva, se voit en tant que Dieu, Démon, etc., et libère également tous les êtres de pareille diversité” (VI, 2, 186). Une fois cela réalisé, on parvient à l’état homogène de sommeil sans rêve que ceux qui aspirent à la délivrance considèrent comme la Libération. […] Le mental est la forme dynamique et agressive de la Conscience infinie. Ainsi, quand l’opinion de l’univers point dans la Conscience infinie, nous nous mettons à penser que c’est le mental qui a engendré tout ça. Seul le mental est jiva. Il est sans commencement ni fin. Il est pareil à l’espace qui semble occuper des pots et des jarres sans en être pour autant limité [rejoint le Verset 11 du Tao cité plus haut].
Le mental est semblable à la plus petite particule d’un atome. Le mental est la personnalité du jiva. Voilà pourquoi le monde ou cette création existe dans la personne ou le jiva. Absolument tous les objets perçus en ce monde ne sont que le mental, de même que les objets de rêve ne sont que le mental. Il est donc clair que l’apparence du monde et le Soi ne diffèrent en rien.
Toutes ces substances que l’on voit dans cet univers sont en fait pure conscience : en dehors de la Conscience, ce qu’on voit est comme un rêve - une simple opinion, comme la nature de l’or dans un bracelet ».

Bref, lorsqu’apparaît l’opinion de création, le nom « univers » apparaît lui aussi. « Ce phénomène a été décrit de diverses manières sous le nom de sankalpa [intention d’effectuer, pensées ou noms-les-formes ou le penseur et sa pensée, que j’appelle aussi « travail du chapeau »].
« Il n’y a pas de fruit sans karma [cause] antérieur ; il n’y a pas de karma sans sankalpa antérieur [donc comportant l’opinion de temps]. Même la mukti [Libération] doit être le résultat d’un effort tant que prévaut le sentiment d’être l’auteur de ses actions », dit le Maharshi à l’entretien 116.

« L’océan n’est pas conscient de ses vagues.
De même, le Soi n’est pas conscient de son ego »
R. Maharshi, entr. 47)
Comme l’océan ignore ses vagues, il est évident que nous ne pouvons comprendre que NOS PROPRES NOTIONS, NOUS NE POUVONS PAS COMPRENDRE CELLES DES AUTRES, NOUS SOMMES SINGULARITÉ. Tout le reste ne sera que GRÉGARISME-ÉGRÉGORE.
En sanskrit Dhyana signifie ÊTRE LIBRE DE TOUT ATTACHEMENT EXTÉRIEUR, DONC À TOUT OBJET OU OPINION. Bien-sûr cette formulation recèle l’ambiguïté ! Mais en son essence Dhyana signifie ÊTRE LIBÉRÉ DES CINQ SENS, NE PAS ÊTRE AFFECTÉ PAR LE CHAMP DES PERCEPTIONS SENSORIELLES. Aussi longtemps que nous vivrons dans la dualité fantasmatique de moi-pas moi, il sera impossible à n’importe quel humain de réaliser ou de retrouver sa nature originelle ou réelle, qui est identique à l’univers.
Le Maharshi à l’entretien 52 explique les deux termes de Dhyana : Dhyana dans son sens habituel signifie méditation sur un objet quelconque ; alors que Nididhyasana est utilisé pour désigner la recherche du Soi. Pour le débutant les deux termes sont semblables. Mais Dhyana sert à concentrer le mental (l’idée prédominante écarte toutes les autres). Bien-sûr le Dhyana varie selon les individus.



À PROPOS DES FRUITS DE 1789.
Le régime républicain répandue partout dans ce monde de l’illusion IMPOSE sans en être conscient l’Ainsité (1), ce qu’il appelle « la démocratie » ou « liberté de pensée », soit UNE SINGERIE DE LA CONSCIENCE INFINIE. En effet, la psychose révolutionnaire de 1789 et de la « raison » vendue par les perruques poudrées du 18è siècle consiste à exiger de nous tous l’IMPOSSIBLE : L’INFINI DANS LE FINI, LA LIBERTÉ DANS LES CONTRADICTIONS DE LA VIE MORTELLE, L’ÉGALITÉ DANS LES INÉGALITÉS NATURELLES, LA RAISON OU MENTAL DANS LA MATIÈRE (LE CORPS) ET LE DIVIN DANS L’HUMAIN (le culte de « L’ÊTRE SUPRÊME » est aussi un autre nom pour le Soi). Donc le régime républicain, sa conscience égrégorienne, plutôt son opinion du grégarisme exige ce même impossible que nous donne NATURELLEMENT le Soi, nôtre Liberté naturelle puisqu’originelle.
Depuis 1789 C’EST LE DÉSORDRE OU CHAOS MONDIALISÉ QUI S’EST INSTALLÉ AU POUVOIR, et dans les mœurs ce pouvoir engendre un nouveau conformisme : le politisme en tout connecté qui cancérise l’humanité entière, le moralisme inversé, l’imbécilité ou aristotisme en philosophie, le matérialisme aliéné en technologie, l’Inquisition nommé « antisémitisme », etc. Les Amoureux du Point Focal ou Soi, les TROUVÈRES, se trouvent nécessairement rejetés dans les camps des « antisémites » ou révoltés. Oui, de nos jours le mot antisémite est synonyme de révoltés, synonyme de celui qui veut se libérer des systèmes et en premier de ceux de l’État.
Avec le régime républicain mondialisé de 1789, AVANT, les deux instincts contradictoires de l’anti-conformisme (qui tend vers la révolte), et l’autre qui procède de la Tradition et d’un certain ordre cosmique sont une DUALITÉ DÉCHIRANTE, MAIS AVEC 1789 IL N’Y A PLUS DE DISTINCTION ENTRE LES DEUX INSTINCTS, QUI SONT CONFONDUS. NORMAL, PUISQUE C’EST L’ÉGALITÉ, L’UNITÉ, LA LIBERTÉ. C’est pourquoi tout est récupéré par le capitalisme et son régime républicain, même les révoltes, même la pauvreté, même l’anti-conformisme (voyez le « mariage pour tous », la PMA, GPA, le domaine de l’art, etc.), tout devient « objectivisé », rentabilisé, « raisonné » (comme si nous étions désormais tous des Réalisés par Sainte République…).

Rien ne permet de croire et de comprendre que nos automatismes [algorithmes et autres artefacts du mental] soient culturellement universelles, surtout que toute idéation (actuelle) est prisonnière d’une séquence en idéation donc du temps. La pensée de l’APRÈS Renaissance est NETTEMENT MOINS LIBRE QUE CELLE DE L’ÉPOQUE MÉDIÉVALE où le locuteur dit une chose de telle manière que l’on ait la liberté d’en comprendre une autre ; on n’était pas encore tous « numérisés » ou plombés par la « raison » binaire et sa pensée unique ou idée reçue. Depuis la Renaissance et la Royal Society de Londres, place à la pensée laïcisée (le neutre) ou « objectivité », pensée technologisée en algorithmes et en Novlangue ou langage politique (la technologie découle du langage parlée puis alphabétisé par l’écrit, et de nos jours digitalisé). Bref : PLACE AUX DIPLÔMES ET DIPLÔMÉS, PLACE AUX CONVENTIONNÉS, PLACE AUX SPÉCIALISTES, PLACE AUX COMPAS-ÉQUERRES ET À L’ÉGALITÉ GÉOMÉTRIQUE : RÉDUIRE LE CORPS SOCIAL À UNE FIGURE GÉOMÉTRICO-JUDÉO-MAÇONNIQUE DE GRAND ARCHITECTE, résultat : une pensée unique, un conformisme de productivisme à l’URSS qui pollue la Terre, une vie mécanique déjà digitalisée avant les transhumanistes, numérisée, parasite (pollution). C’est le monde de la « raison » et du rationnel, là où les définitions doivent être explicites, les analyses logiques et les preuves « détaillées » et « scientifiques » (ou « reconnues » [par certains autres ou spécialistes]).
Le rêve transhumaniste risque d’engendrer un phénomène de plus qui sera, peut-être, estampillé « immortel », mais ce ne sera qu’un phénomène (UN FANTÔME, comme l’indique l’étymologie du mot phénomène), bref, un phénomène de plus parmi la diversité à n’en plus finir, donc un détail, un accessoire de plus… un tour de magie… une spécialité qui s’ajoutera à la diversité….

À suivre…


[Voyage en cette dimension en compagnie de Vasistha (ou Vasishtha), un des grands Sages de l’ère du manvantara. Énorme merci à son traducteur le Swami Venkatesananda (1921-1982)]

Note.
1. L’Ainsité : Le Centre est nulle part et la Circonférence est partout [donc il ne devrait pas exister de jacobinisme…]. Ni apparaître, ni disparaître, seulement « Je suis ce JE SUIS » ou immortalité, Singularité, éternité du ‘Je’. Quand on se tient dans l’Ainsité, toute chose sont Ainsité comme la Paix repose dans la Paix, comme l’Absolu contient l’Absolu de toutes les choses, et si on se tient dans l’actuel phénoménal qui en arrive même à se virtualiser, toutes les choses seront le phénoménal, du tout bon pour le capitalisme. Les reflets de la lune sont multiples, mais la Vraie Lune est une. De même l’Eau peut prendre une infinie de formes, et de qualités, mais sa nature ou sa conscience est Une. Les phénomènes du monde engendrent la diversité mais la Vacuité est Une (voir plus haut le Verset 11 du Tao), de même que la Sagesse est Une. L’ainsité-Vacuité n’ayant pas de cause Elle ne s’appuie sur rien.
 
 

Dernière mise à jour : 17-11-2018 00:51

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