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Le Pont entre deux néant Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 06-02-2019 02:29

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Alchimie, Apocalypse, Banques, Capitalisme, Carotte, Catastrophe, Chan, Chimère, Christ, Confort, Corps, Cul, Démocratie, Dépendance, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Étoile, Gratuit, Humain, Information, Innocence, Instant, Intérêt, Jardin, Juif, Klan, Langage, Liberté, Lucifer, Maux, Méditation, Mental, Miroir, Morale, Mort, Mot, Nature, Occident, Opinion, Orient, Pagan, Panique, Paradis, Pierre, Plume, Porte, Puce, République, Réseaux, Rien, Sagesse, Serf, Simple, Social, Soi, Souffrance, Spiritualité, TAO, Temps, Toupie, Vérité, Vide, Vieux, Yokaï

 
pont_avignon460.jpg
 
 
Le Pont entre deux néant
(pas de s à néant, il ne peut y en avoir qu’un).
La Vie ici-bas est un Pont entre deux néant.
Et que faire sur ce Pont ?
Et bien danser comme celles et ceux du côté
d’Avignon (pour faire un clin d’œil à
Alphonse Allais inventeur du « Nescafé », et à la chanson)
Si Alphonse Allais a inventé le café lyophilisé il a
aussi par cette lyophilisation inventé bien avant Cioran :
« Exister équivaut à une protestation contre la vérité »,
la protestation étant cette déshydratation de la vie
pour en faire un CONFORT, un UTILITAIRE.
DÉSHYDRATER LA VIE, REFUSER LE GRATUIT
ET SA FLUIDITÉ, SA TRANSPARENCE.
DÉSHYDRATER LA VIE : LA TENIR EN RESPECT,
soit la prendre perpétuellement à rebours,
comme Sisyphe et son rocher roulant toujours
vers le bas et toujours remonter, soit la
loi de l’humain soulevant ses désirs
en constant évolutionnisme de désirs terrestres.
C’est cela la lyophilisation, ce tout confort de la vie.
Lyophiliser = refuser la Vérité, Googoliser ou
transhumaniser la vie.
 
 
 
DANSER : se mouvoir, or ça implique un espace-temps, et il n’y a pas d’espace-temps dans l’Après-Vie. Danser = non seulement se mouvoir mais bien IDENTIFIER : entendre danser, chanter, parler, etc. Et ce qui est caché comme l’Après-Vie ne fait rien entendre, rien s’identifier ! L’Après-Vie est comme Dieu, cachée. Or la loi du désir si présente à notre époque avec son « pouvoir d’achat » ordonne comme la police à S’IDENTIFIER : TOUT OBJET DU DÉSIR DOIT APPARAÎTRE COMME LA PUBLICITÉ ANNONCE UN PRODUIT À POUVOIR D’ACHETER COMME DÉSIRABLE SOUS LA CAUSE EXPRESSE DE SON ABSENCE, et à jamais indésirable dans l’évocation contraire. Par exemple le Thème des soucoupes volantes ne peut fonctionner sur le désir que s’il se dérobe à toute vérification ou identification ! Et même, si une telle vérification était possible; elle risquerait d’anéantir le charge de désir attachée à la croyance de son objet. Ainsi l’objet du désir doit garder ses distances avec le Seul Réel, le Soi, tout en réussissant à y affleurer ; mais sans y toucher, faute de quoi l’AILLEURS dont il est investi s’effondrerait - et avec lui toute son efficacité symbolique - dans la décevante reconnaissance d’un Ici et Maintenant. C’est pourquoi depuis longtemps les êtres humains REFUSENT LE GRATUIT (de l’Instant, du Soi ou Seul Réel), ils préfèrent le cuisiné, le digéré, le confort et le non-directe. Ainsi la Réalité est-Elle cruelle, indigeste non cuite : telle une condamnation à mort qui coïnciderait avec son exécution, privant le condamné de l’intervalle tout confort pour la demande d’un recours en grâce. En fait, qu’est-ce que c’est la dépression, la mélancolie, c’est l’anti-confort qui fait vivre les choses telles qu’elles sont. Réalité tellement cruelle qu’elle obligea l’être humain à inventer l’ego, le Moi-Individuel ET L’ILLUSION AFIN DE RENDRE LE SEUL RÉEL MOINS CRU. L’illusion consiste en productivisme : croire qu’une chose ne se suffit à elle-même, qu’elle n’est pas Singularité, et alors la parasiter par la dénégation de son contraire, soit ce besoin d’opinioner, de raisonner.

Un mythe est seulement une opinion ; son efficacité est menacée en permanence par le Seul Réel, Réel dont il doit refuser, sous peine de tomber en évolutionnisme avec date de péremption, tout approche ou contacts directs, sans espace-temps. Un extraterrestre se définie par son AILLEURS, tout comme les soucoupes volantes que l’on ne devra jamais voir se poser à Paris sur la place de la Concorde !

Donc vous vous rendez compte si une soucoupe ou une entité venait en coïncidence ou dans l’Instant à partir de son Ailleurs, de son Après-Vie ou de sa planète X ? Parce que par définition l’objet du désir, le MOTEUR, consiste paradoxalement à être Ailleurs, ce qui semble À PRIORI, défier tout ce petit monde sur le « Pont d’Avignon », soit ce petit monde INTERMITTENT du spatio-temporel !!!


IDENTIFICATION : PRÉTENDRE À LA RECONNAISSANCE (par l’autre, par les autres).

Dans ce monde de noms-les-formes, donc de langage, chaque être humain a à reconnaître un appel, une aimantation qui porterait le nom de « vocation », qui se trouve lui être révélée. Alors chaque humain n’a pas seulement à « danser sur le Pont d’Avignon » comme le chante la chanson, mais comme le stipule les paroles de la chanson : « Les beaux Messieurs font comme ça ! Et puis encore comme ça », cela veut dire qu’IL Y A AUSSI À S’Y RETROUVER (sur le Pont ou dans l’Ailleurs)

Non seulement reconnaître (le Pont entre les deux néant) mais aussi être reconnu, comme le temps qui n’existe que s’il y a quelqu’un pour l’observer et ainsi le fabriquer : un désir ne peut pas se contenter du monde du Pont et doit nécessairement, à un moment ou à un autre, PASSER OUTRE (outre-tombe ou outre-monde, ou Ailleurs, au delà de, comme la vérité ne peut qu’être PLUS que la somme des parties de vérités récoltées un peu partout : la QUALITÉ est de l’ordre de l’infini et ne peut pas être engendrée par la quantité qui, comme le régime républicain est de nature indéfinie, jamais achevée dans le mode évolutionnisme. Aussi le quantitatif actuel produit une société fourmilière, où n’est jamais tolérée aucune liberté individuelle autre que le pouvoir d’achat mais surtout pas la re-trouvaille de l’éternel naturel. Le régime cumule et multiplie [par les migrants] les individus pour en faire un troupeau, mais refuse les Êtres, soit le qualitatif).
Prétendre à la re-connaissance signifie alors QUE LA SINGULARITÉ NE SUFFIT PAS. Si la Singularité ne suffit pas : ALORS OUTRE-TOMBE, VOUS SEREZ ENVOYÉ GROSSIR OU ENGROSSER LA GALAXIE SOUS FORME D’UNE ÉTOILE… OU D’UN « TROU NOIR »…
Comment voulez-vous vérifier le langage que vous employez sur le Pont de tous les jours ? Comme pour le temps, il faut une personne pour VIVIFIER le langage SOIT DEUX ENTITÉS : UN SUJET ET UN OBJET (l’Ailleurs) : les illusions de ce monde ici-bas, notre Pont d’Avignon entre les deux néant, ne prennent corps que sous la certification de propos venus d’Ailleurs.

Nous avons donc DEUX opérations :
- L’imaginaire : retour analogique au réel ici-bas ;
- Le Symbole, qui instante ou actualise une courte intermittence du Seul Réel (le symbole fait dans la non-dualité, mais pendant un seul Instant).
C’est-à-dire que l’ego dans son désir d’être reconnu, donc non singularité, ne parvient à ses fins que s’il délaisse sa Singularité au profit d’un vague et non-identifiable Ailleurs auquel il est permis à chacun de se confondre un Instant, en raison de sa non-identification même ! C’est comme de voir dans l’obscurité : vu comme nous sommes maintenant conditionnés depuis des millénaires, il ne faut surtout pas pointer directement ce que vous voulez voir, mais reporter « ailleurs » votre regard, soit juste un peu à côté du point visé, et alors seulement vous pourrez distinguer le nom-la-forme recherché.

Ah oui, vous vous croyez seul ? Vous vous plaigniez de la solitude ?
Mais malheureux, vous n’êtes JAMAIS SEUL ! Pensez un peu aux bactéries que vous avez dans vos intestins ! Alors, qui s’appartient l’un ? ou l’autre ? Il y a donc bien un VIVRE ENSEMBLE, mais ce n’est évidemment pas celui du grégarisme politico-humain actuel production de la technologie permettant de relier rapidement des distances autrefois considérables.
Grégarisme politico-humain actuel = HARDE : y trouver sa sécurité, son confort et physique et sentimental ; la HARDE RÉPUBLICAINE. Charles de Gaulle, Adolphe Hitler, Benito Mussolini, Mao, Staline, etc. furent des chefs de harde.

Ainsi on construit sa Singularité grâce à la reconnaissance, à l’Autre, à l’Ailleurs. Ce qui veut dire, paradoxalement : NE PAS ÊTRE ALIÉNÉ, car l’aliéné est celui qui est privé de lui-même, il est autre, soit totalement différent de lui-même, soit une COPIE de lui-même, UN ARTIFICE de lui-même. L’Ailleurs n’est pas à chercher dans des contrées ou des Galaxies lointaines, mais bien Ici et Maintenant ; et s’il se trouve par accident dans un moi virtuel, alors c’est le drame. Imaginez que lorsque vous dormez en sommeil profond une entité prenne votre place et à votre réveil se déclare être vous ! Un double qui prendra possession de votre être original, de votre singularité, déjà précaire ici-bas !

Si vous croyez que ce qui existe n’existe que par son unique occasion d’existence, son identification, ce qui existe est alors indiscernable de ce qui n’existe pas.
Ce qui n’arrive qu’une fois n’est jamais arrivé (ce n’est pas authentifiable par la duplication en forme duelle sujet-objet) ; et ce qui arrive deux fois n’est guère arrivé puisque redoublé et ainsi devient autre chose ! La copie du moi annule de(le) moi, comme un voyageur temporel voulant se rencontrer lui-même un peu « avant » (ou « après »).
Ne plus COÏNCIDER avec soi-même voilà l’enfer, la souffrance !
En principe nous sommes non-copiable : « Où se trouve autrui si ce n’est dans votre propre Soi ? » explique Ramana Maharshi à l’entretien 43.

Le Pont entre deux néant est construit avec de la FOI (la « colle », le béton, les assemblages). Mais alors, QUE CE PONT EST FRAGILE ! Avoir foi aux mots/maux !
Le Pont, ce Pont du PONTIF ou PONTIFEX MAXIMUS (et également Grand Prêtre des Juifs) : celui qui fait passer le Pont (de l’initiation). Le pape serait alors le constructeur de ce Pont entre deux néant ! Théoriquement avec un Pontife une fois passé le Pont il ne devrait plus y avoir de dualité sujet-objet !
DANSER SUR LE PONT D’AVIGNON : LE PAS À FRANCHIR. Et à propos de Pape et d’Avignon, il faut se rappeler de la papauté d’Avignon, les chansons dites « enfantines », comme les contes pour « enfants » sont souvent d’extraordinaires enseignements ET DES MINES D’INFORMATIONS bien plus authentique que les média-mensonges actuels !
Avec son Palais des Papes, Avignon en France est un bout de ce que les Chrétiens appellent « France Fille aînée de l’Église ». Le culte de la Déesse-Mère Belisama (Barbelos et en rapport avec la Grotte Massabielle de Lourdes) chez les Celtes était centré sur les Mystères, cycle vie/mort/renaissance, soit le samsara et son monde des noms-les-formes.

En fait sur ce Pont (d’Avignon), il convient DE RÉFRÉNER LES PENSÉES qui pareilles à la musique de la danse construisent et le Pont et le mental foyer individuel intellectuel : le ‘Je’ et le ‘je’. Les pensées sont comme la musique jouée sur le Pont, elles se précipitent dans le mental de tous les danseurs, et personnes n’y fait attention.
Un diction se propage sur le Pont : « Telle pensée, telle destinée », donc « Deviens ce que tu es ! », c’est-à-dire que tu fais en croyant être ce que tu t’imagines être. Souvent on entend alors : « Mais que vais-je devenir ? ». L’Inde et Ramana Maharshi pourra répondre : « Dieu, si tu contemples Dieu, corps ou poussière si tu contemple le corps ». Le Yoga Vasistha à YV IV 11, 30-31, dit : « Dans l’océan une petite vague qui, de par sa nature, pense : ”Je suis petite”, se réduit à cette dimension, tandis qu’une longue vague qui, de par sa nature, pense : ”Je suis longue”, se destine à l’être ». Alors celui qui pense être de nature infinie élargit son âme jusqu’à l’immensité.
« Le jugement erroné qui a vu le jour affirmant que ”Je suis fini et misérable” est à dissiper par la conviction (positive) que ”JE suis infini et doué de suprématie” » (YV IV 35, 38. Forme de QUI SUIS-JE ? transformée en puissance créatrice du Centrum Centri qui confère à l’humain sa base ontologique. Voir la Bhagavad-Gîtâ chapitre XVII, Verset 3 : « La foi de tout homme prend la forme que lui donne la substance de son être, ô Bhârata. Ce purusha [l’homme, l’Être], cette âme en l’homme, est, peut-on dire, fait de foi et volonté et quelles que soient en lui cette volonté, cette foi ou cette croyance fondamentale, il est cela, et cela est lui ».

Ainsi l’être humain est plutôt le fils de son imagination avant que d’être le fils de ses œuvres. L’imagination qui construit et forge l’humain mentalement dans ce qu’il a de plus intime et qui sera sa prochaine personnalité, ce qui constitue le véritable principe d’individuation ou Moi-Individuel. À LA VÉRITÉ : NUL N’ÉCHAPPE À L’INCOMMENSURABLE CRÉATIVITÉ DE L’IMAGERIE MENTALE AVEC L’ÉMOTION QUI LA SOUS-TEND.

Ici en Occident il n’est pas bon de rêver et de délirer, ça conduit immanquablement en hôpital psychiatrique, alors qu’en Inde les expériences visionnaires sont accueillies comme autant d’événements vécus par l’âme.
RAPPEL : Il n’existe pas de distinction entre expérience visionnaire et « hallucination » (qui sera prise en Occident pour une « pathologie » genre « bouffée délirante », schizophrénie…). La différence entre les deux sera d’ordre culturel. Hallucination = imagerie visuelle, auditive vécue par un sujet qui n’en reconnaît pas le caractère illusoire, alors que dans les communautés traditionnelle, la même imagerie, si tout de même elle est conforme aux codes de croyances spirituelles en vigueur, sera tenue pour objective ou positive. De la même manière il est impossible de distinguer un « état psychique » (laïcité) d’un « état spirituel », car il est impossible de déterminer où finirait l’un et où commencerait l’autre, même à coups de béhaviorisme…

LA MORT : de l’autre côté du pont, avant ou après peu importe ; tout se passe comme un RÉVEIL DONT PARTICIPE LE RÊVE : « Même la mort n’est pas différente du rêve (qui se poursuit dans le principe de conscience même après la mort), attendu que l’intellect ne saurait périr en dépit d’une certaine de morts du corps, car qui a jamais entendu parler de la mort de l’âme de quiconque ? » (YV VIb 137, 39).

On danse, on reste sur le Pont d’Avignon ou sur celui du TITANIC parce qu’on a peur de cet Ailleurs ; on a peur de l’invisibilité du avant et du après le Pont, là où personne ne passe un pont pour la bonne raison qu’il n’a plus besoin de Pontife puisque l’ignorance n’existe pas, l’opinion n’a jamais existé, il n’existe que des Instant ! Voilà pourquoi entre autres nul ne revient sur le Pont depuis cet avant et cet après.


[En haut de page : Pont d’Avignon, aquarelle de M. Roudakoff]
 
 
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Dernière mise à jour : 06-02-2019 03:08

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