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Non, non, pas la prière commerciale Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 04-04-2019 23:40

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Alchimie, Apocalypse, Apparence, Banques, Capitalisme, Carotte, Catastrophe, Chimère, Christ, Confort, Contrat, Corps, Démocratie, Dépendance, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Étoile, Gnostiques, Gratuit, Héros, Histoire, Humain, Information, Innocence, Instant, Intérêt, Jardin, Juif, Langage, Liberté, Lucifer, Maux, Méditation, Mental, Miroir, Morale, Mort, Mot, Nature, Occident, Oligarchie, Opinion, Orient, Panique, Paradis, Pierre, Plume, Porte, Ptah, République, Réseaux, Rien, Sagesse, Simple, Social, Soi, Sophisme, Souffrance, Spiritualité, TAO, Temps, Vérité, Vide, Vieux, Viol, washingtonisme, Yokaï

 
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Non, non, pas la prière commerciale
celle qui demande à obtenir quelque chose.


Prier ou méditer, mais jamais analyser
Abandonnez ici la langue du monde des accidents
 
 
La prière classique est une demande égoïste (qui peut prendre une forme de superstition, et qui sera en dualité sujet-objet). Seule la prière dans son mode d’être (atemporel) est valable. Voir l’exemple de la prière de l’Héliotrope : se tourner vers son Seigneur céleste. L’héliotrope suit par son mouvement le mouvement du soleil, et le sélénotrope le mouvement de la lune. Car qui vous dit qu’un caillou ne prie pas ? et qu’il ne « chante » pas la louange du principe de la série (fractale) divine à laquelle il appartient ? L’héliotrope vers le soleil = SYMPATHIE :
- Nature à Nature ou Nature esjouir Nature.
- La Nature se répand rapidement dans son propre corps, alors qu’on ne peut l’unir à un corps étranger. Ou d’après Pernety : trouver la Semence de chaque chose pour faire chaque chose (Origine) !
Nature esjoir Nature c’est Aimer/Aimant, le lien entre élément de la même famille.
- Nature fait amende en sa nature.
- Nature s’éjouit de sa nature.
- Nature surmonte nature.
- Nature contient nature.
C’est le CONTRAIRE de l’électricité dynamique : les contraires se fuient, alors que les semblables s’attirent.
Moins et moins se repousse ; plus et plus se repousse ; plus et moins s’attirent s’ils sont dans le même « Jardin ». « Chaque chose fuit son contraire et se réjouit de son semblable », dit Bernard Le Trévisan.

1) NATURE FAIT. 2) ART PAR-FAIT où administre : car il est clair que l’Art n’y met rien de Forme, ni de Matière, ni de Vertu ; mais seulement aide de ce qui est, et n’est pas fait. L’Art aide Nature. Si un grain de céréale n’avait pas été crée par Nature, le Laboureur ne pourrait pas semer et recueillir sa récolte. L’Art est aidé de Nature et Nature de l’Art. (D’après Bernard Le Trévisan).
D’un chien mort, il se forme des vers. C’est la Nature qui travaille, sauf si on aide la Nature : il suffit d’observer la qualité de l’air, le lieu où le chien a été tué. La Nature trouve d’elle même les mânes favorables pour la transformation.
Cultiver, voir comment la Nature laboure, et non dans le sens « raison » ou raisonner (ou déraison : en dépit du bon sens, d’une manière idiote). Cependant, « en dépit du bon sens » peut apporter des surprises bonnes, ou mauvaises.
Les Gnomes, génies de la Terre. Ils « réparent ».


Nature esjouir Nature = SYMPATHIE (relation, mais nullement à la mode actuel du « tout connecté » totalement ANTIPATHIE).
SYMPATHIE : unio mystica ou unio sympathica. Ce qu’on appelle encore FIDÈLES D’A-MOR (à son Vrai Dieu ou Vraie Nature), la PASSION que le Fidèle en éprouve ; dans le mot passion il y sonne « passage », le TROU, et surtout SUBIR : on passe au travers). Le mot Sympathie va avec DÉVOTION.
SYMPATHIE = INVISIBLE : la principe essentiel est que jamais les états visibles, apparents, ceux du monde spatio-temporel ou des accidents ou phénomènes, ne peuvent être ou devenir causes pour d’autres phénomènes. Ce qui agit c’est l’invisible, l’immatériel. Le compatissant agit en sympathie, EN VIDE (effet casimir).
PASSION = RÉPONSE ou action entre l’être total (celui qui prie) et la dimension de son être manifesté. Et ce qui agit cette prière, c’est son être invisible, c’est-à-dire sa dimension en au-delà, la contrepartie céleste « Ciel terrestre » en Alchimie de son être qui est son individualité éternelle (Ciel terrestre par contraire de la Terre céleste), donc son essence le souffle même de cette Sympathie divine qui appelle en elle, l’être à l’acte (avec les noms divins (1). L’Être ou Réalisé est donc à la fois de nature divine et de condition humaine ou cocréateur (unio mystica en addition de la prière créatrice et de l’Imagination créatrice). Les Fidèles d’A-mor sont des cocréateurs de même les Compagnons de Dante qui eux aussi voyaient en l’Esprit-Saint ou Ange de la Révélation la Sophia divine, le Christos du Christianisme primitif.

« Dieu créa l’homme ; et l’homme créa Dieu. Ils sont tous deux les créateurs des noms et des formes. Mais en réalité, ni Dieu ni l’homme n’ont été créés ». (Ramana Maharshi, entretien 264, du 20 octobre 1936). Mais par Imagination lorsque Dieu compatit à un de ses serviteurs, cela veut dire que ce serviteur le fait exister et qu’Il existe en lui, c’est-à-dire par ce serviteur, LA COMPASSION (variation du Thème de la Sympathie : sympathie envers d’autres créatures). Ainsi l’objet passif de la compassion en devient le sujet. Ce n’est donc pas que Dieu le prenne comme un objet de compassion, c’est qu’Il l’investisse Lui-même de cet attribut divin par lequel Il compatit à d’autres (ingénierie vibratoire…).

La prière authentique énonce les virtualités du sujet qui prie, soit ce qui exige la nature même de son être, sa Vraie Nature. La prière n’a pour sens que par celui qui se réalise, qu’en lui s’investisse le Nom divin dont il a à être la forme (à rapprocher du cas du Neter (1). Prendre conscience de cette virtualité, c’est faire qu’icelle deviennent la prière elle-même. Le cas libérateur est celui où le mystique obtient la connaissance de propre « individualité éternelle » (son Soi)n avec la succession infinie de ses états [« trajet stargate »] : il se connaît, con-naît : naître avec Dieu ou tel que Dieu le connaît (rejoint le début de l’entretien 264 du Maharshi). La connaissance de sa Vraie Nature s’identifie avec la connaissance que Dieu a de lui. L’IDENTITÉ REPOSE SUR CETTE TOTALITÉ DUELLE.
Quant à cette virtualité ou latence éternelle de chaque être, étant l’état de ce qu’il EST, la prière ne peut qu’être son Être même, son Être EST cette prière, celle de son Nom divin. Ainsi la prière authentique n’agit ni comme une sollicitation qui réussit, ni comme un effet résultant d’un enchaînement causal, mais bien comme une SYMPATHIE : la GRATUITÉ, CELLE QUI NE DEMANDE RIEN, CAR ELLE SE SITUE DANS LA NON-DUALITÉ : ELLE EST SYNCHRONE (ingénierie vibratoire).

Ceux qui sont influencés par des choses qui n’ont pas d’existence extérieure sont plus aptes à comprendre les INFLUENCES, celles de l’Imagination active.
Le critère d’objectivité n’est pas celui que l’on requiert pour les choses de l’extérieur, mais le critère propre à ce monde de l’Imagination active qui n’est « visible » qu’en relation de Sympathie grâce à cette Imagination active.
Le Soi-Archétype ne peut qu’être à son usage personnel, sa SIGNATURE AUTHENTIQUE (pas celle de la personna dans le monde du social et du consommateur), soit l’image de son propre Seigneur, c’est pourquoi il se reconnaît en Lui ; il ne peut connaître Dieu que par ce Seigneur (son rayonnement vibratoire qui le sert en propre). Mais la pensée ne doit pas s’arrêter, soit s’interroger sur la cause, ce serait vouloir tuer le symbole en le cristallisant de façon purement dogmatique. La forme de son ABBRE DE VIE, de son ANGE, est le Soi.

ESPRIT-SEULEMENT : définition selon le Lankâvatâra.
Comme des vagues laissent les pensées
Conditionnés par de multiples schémas habituels.
Dès lors que ces schémas sont abolis,
Les pensées en font plus de vagues.

Les pensées naissent dépendamment des objets
Comme les images sur un mur.
Si ce mur était l’espace,
Pourquoi n’y verrait-on pas d’images ?

Si la pensée naît dépendamment
De la caractéristique [objective] la plus intime,
On est dans la production conditionnée
Du mental et non dans l’Esprit-Seulement.

La nature de l’esprit [Conscience infinie] et pure depuis toujours
À l’image de l’espace le plus pur.
Ramener l’esprit sur l’esprit,
C’est l’habitude ; cela n’a pas d’autre raison.

L’attachement à la réalité de ses propres perceptions
Est le moteur de la production des pensées.
Ce qui est alors perçu n’a réellement rien d’extérieur :
Voilà qui pourrait définir l’Esprit-Seulement.

« Esprit » désigne la Conscience fondamentale ;
La pensée revient au « mental »
Et l’intuition des objets
Aux « consciences ».

Si l’esprit est toujours neutre
Et le mental alterne entre les deux,
En émergeant, les consciences
Sont positives ou négatives.

En vérité relative, tout existe ;
En vérité absolue, rien.
Les choses n’ont pas d’essence :
Telle est leur essence absolue.

Ce qui apparaît du fait
De tous les discours
Sur ce qui n’a pas d’essence
Est l’objet de la vérité relative.

Sans ces discours,
Rien n’apparaîtrait
Même en vérité relative
Où la parole seule n’est rien.

Les hallucinations n’ont pas d’objet
Mais sont l’effet d’une distorsion [de la pensée].
Si cette distorsion était réelle,
Les choses auraient en fait une essence.

Cette distorsion n’est possible
Que parce que rien n’a d’essence.
Tout ce qui existe
Est introuvable.

Du fait que ce ne sont que des idées fausses,
Il n’y a pas de terres, pas de vérités,
Pas de champs purs, pas de bouddhas
En corps d’apparition ni de véhicules inférieurs.

L’esprit produit toutes choses,
Tous les corps et les environnements.
Par nature, l’esprit n’a pas d’apparence
Mais l’ignorance lui en trouve toute une variété.

Le caractère erroné des idées fictives
Définit la nature dépendante ;
Le fait de nommer ce caractère
Définit la nature imaginaire.

Dès lors que ne naissent plus
Les noms et caractères fictifs
De telle ou telle réunion de causes,
On se trouve dans la nature absolue.

Les choses n’ont pas de naissance
Mais ne sont pas de purs néants :
Je les compare à des rêves, des illusions magiques,
Des apparitions et des cités dans les nues.

Le multiple jaillit dans l’esprit [le mental]
Et la grâce à l’esprit se libère.
La cessation aura lieu dans l’esprit [le mental]
Quand icelui ne produit plus rien.

Les apparences trompeuses que les êtres
Perçoivent à travers leurs idées fictives [leurs opinions]
Ne sont qu’esprit [conceptions mentales] : les objets n’existent pas
Puisqu’il suffit de ne pas les concevoir pour en être libre.

Ces objets illusoires sont créés [par le mental]
Imprégnés de schémas habituels négatifs,
Lesquels résultent des proliférations du jugement [les opinions]
Accumulées par les idées fictives depuis l’absence de commencement.

Même si les idées fausses n’ont pas de réalité,
N’imaginez pas d’idées fictives
En commettant l’erreur d’inventer
Les chimères du sujet et de l’objet.

L’idée que l’on perçoit des objets extérieurs
N’est autre que la nature purement imaginaire.
De cette nature imaginaire et fausse
Naît la nature dépendante.

Erreur que de percevoir des objets extérieurs !
Il n’y a pas d’objets mais seulement l’esprit [le Soi].
L’examen logique [de ces objets] débouche
Sur la fin [de la dualité] du sujet et de l’objet.

De même que les idées fictive des sots,
Les objets extérieurs n’ont pas d’existence réelle.
C’est le mental troublé par les schémas habituels
Qui se transforme en apparences d’objets.

Quand cesse les deux fictions [sujet et objet],
L’intelligence coïncide avec l’Ainsité
En s’élevant dans l’Inapparent, l’inconcevable
Champ d’expérience des êtres sublimes.
(Extraits des Stances, Lankâvatâra).

[En référence partielle à : L’Imagination créatrice dans le soufisme d’Ibn’Arabi, par Henry Corbin]

Note.
1. NETER : en Égypte ancienne, principe et fonctions de la puissance divine se manifestant dans la Nature. Cela correspond aux racines situées dans les mondes spirituels. À chaque force et à chaque événement dans ce monde correspond son analogue dans les mondes spirituels qui est sa racine. Ces éléments correspondent exactement de telle sorte que chaque force spirituelle contrôle une seule force qui est sa branche dans ce monde. (Neter ne prend pas de s au pluriel). Le nom et l’image des neter figurés par les mythes sont la définition de ces principes et fonctions, offerte à l’étudiant pour qu’il apprenne à les connaître et à les chercher en lui-même.
Le NETER agit selon lui-même indépendamment de celui qui le subit.
Le Neter exprime donc un principe porté par le signe (monde de la manifestation).
Les Anciens Égyptiens ne croyaient pas seulement que la Nature tout entière d’un objet ou d’un être était cachée dans son nom, si bien que la connaissance du nom donnait le pouvoir sur ce qu’il désignait ; ils croyaient également qu’une force surnaturelle était contenue dans les lettres mêmes, écrites ou gravées, qui composaient le nom. Savoir aussi que : le son et la propre intonation des vocables égyptiens retiennent en elles-mêmes l’énergie des choses qu’on dit. (Garth Fowden, Hermès l’Égyptien).

Les NETER sont 32 :
LES FEUILLES
1. ATOUM - KÉTHER (« Dieu »)
2. TEFNOUT - HOCHMAH (Espace)
3. CHOU - BINAH (Temps)
4. NOUT - CHÉSED (Mouvement)
5. GEB - GÉBURAH (Longueur)
6. OSIRIS - TIPHÉRETH (Largeur)
7. NEPHTYS - NETZAH (Hauteur)
8. ISIS - HOD (Sensibilité)
9. SETH - YÉSOD (Intellect)
10. HORUS/ANUBIS - MALKUTH (Volonté)

LES BRANCHES
11. AMON
12. APET
13. BÈS
14. FILS D’HORUS (symbole du 4)
15. HATHOR (Aphrodite-Vénus)
16. KHNOUM
17. KHONSOU
18. MAÂT
19. MIN
20. MONTOU (Faucon et Taureau)
21. MOUT
22. NEFERTOUM
23. NEITH
24. NEKHBET
25. OUADJIT
26. PTAH
27. RENENOUTET
28. SECHAT
29. SEKHMET
30. SERKET
31. SOBEK
32. THOT
 
 

Dernière mise à jour : 05-04-2019 00:01

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