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Mariage du ‘Je’ et ‘je’ Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 29-04-2019 00:52

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Alchimie, Amour, Apocalypse, Apparence, Banques, Capitalisme, Carotte, Catastrophe, Chimère, Christ, Confort, Contrat, Corps, Démocratie, Dépendance, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Étoile, Gnostiques, Gratuit, Héros, Histoire, Humain, Idolâtrie, Information, Innocence, Instant, Intérêt, Jardin, Juif, Langage, Liberté, Lucifer, Maux, Méditation, Mental, Miroir, Morale, Mort, Mot, Nature, Occident, Oligarchie, Opinion, Orient, Panique, Paradis, Pierre, Plume, Porte, Ptah, Race, République, Réseaux, Rien, Sagesse, Simple, Social, Soi, Sophisme, Souffrance, Spiritualité, TAO, Temps, Tore, Vérité, Vide, Vieux, Viol, washingtonisme, Yokaï

 
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Mariage du ‘Je’ et ‘je’
La sentence du soufisme ou de Réalisation :
« Celui qui se connaît soi-même,
connaît son Seigneur »(1), son Soi,
Il est dans l’Ici et Maintenant.
‘Je’ et ‘je’ : il faut qu’il y ait
un ‘je’ pour aimer son Seigneur.
Ça paraît si simple, et en même
temps impossible !!! Parce que LA
Simplicité est devenu impossible…
Ce que tout le monde cherche malgré
qu’il puisse en dire et que bien peu
trouve tant Simplicité = Origine (1).
Nature ne connaît que la Simplicité
(Elle est Maât)
Avec la Simplicité, on peut enrichir.
« Seule l’abondance mène à la clarté, et
c’est dans l’abîme que demeure la Vérité ».
Vers de Schiller, cité par Werner Heisenberg
dans La Partie et le Tout.

SIMPLICITÉ = EAU (Ève (2))
SIMPLICITÉ = FARCE (emplir, garniture, plein)
et sens de MERVEILLEUX.
 
 
Voir aussi :
- A EST A
- A n’est pas EST A

Seigneur = Dieu ou Soi-Instant, Ici et Maintenant, manifesté en propre en son ‘je’, en son Essence ou Neter particulier ou Nom divin manifestant en lui sa Signature ou Seigneur (rien à voir bien-sûr avec l’ADN encore du domaine de la machine ou corps-ego !).
 
Il faut qu’il y ait un ‘je’ pour aimer son Seigneur. « Ce ‘je’ est immédiat et intime pour chacun, tandis que Dieu n’est pas considéré comme tel. Cherchez lequel est le plus intime [le plus le Seigneur] ; vous pourrez ensuite déterminer l’autre et le prier si nécessaire ». (Ramana Maharshi, entretien 580, du 17 novembre 1938).

Cette origine et ce Seigneur qu’atteint le ‘je’ est la Vraie Nature ou connaissance du ‘je’ alors il est comme inexistant tout en existant (le ‘je’ est devenu Maât). De là rayonne Involution-Évolution.

Le mariage ‘Je’ et ‘je’ le Maharshi l’appel atma sphurana (l’état « Je-je ») : « Là encore, le sphurana est l’avant-goût de la Réalisation. Il est pur. Sujet et objet procèdent de Lui. Si l’homme se prend à tort pour le sujet, les objets doivent forcément sembler différents de lui. Ils sont tour à tour retirés et projetés, créant le monde et la jouissance qu’en a le sujet. Si, par contre, l’homme a le sentiment d’être l’écran sur lequel sujet et objet sont projetés, il ne peut y avoir confusion et il peut rester à observer leur apparition et leur disparition sans que le Soi en soit aucunement perturbé ». (Ramana Maharshi, entretien 62, du 6 juillet 1935). Super Tautologie du A est A ou « Je suis ce JE SUIS ».
A est A = le Vide immaculé (l’état de Félicité est totalement vide de tout contenu autre que Lui-même, d’où : IMMACULÉ, PAN (et panique car perte du cher ego… il meurt tout en renaissant d’Instant en Instant : mort-renaissance, mort-renaissance…). Dans A est A il n’y a ni connaissance ni absence de connaissance.
Le ‘je’ ne possède pas de conscience essentielle et donc pas de réalité propre. Cette soi-disant réalité de l’ego prend naissance QUE PAR LE SOCIAL : QUE PAR L’IDENTIFICATION AU MONDE, À L’EXTÉRIEUR et, puisque l’ego n’a pas d’existence par lui-même, il cesse d’exister une fois cette identification détruite. Ainsi le Réalisé chez qui cette identification est évanouie, n’est autre que Dieu ou le Soi, Shiva, qui eut un rôle central dans l’existence de Ramana Maharshi.

L’adamisme est une parabole de la Réalisation du Soi : il est en manque et projette ‘Je’ et ‘je’ pour créer sa Vraie Nature comme un miroir où se montre l’Image, le révélant enfin lui-même à lui-même : Connaître toi-même par toi-même. Adam = Ève (Eau) ; en tant qu’Amant de Éve, Adam imite le Principe Originel Universel ; Adam est la manifestation du Divin. En tant qu’Involution-Évolution, « l’Homme aime son Seigneur » (pour réf. à H. Corbin et Ibn’Arabi). Bref, Adam comme tous Réalisés est le « Miroir » où Dieu, le Soi-Instant contemple sa propre Image, le Nom-la-Forme capable de contenir tous les noms-les-formes.
RAPPEL : les trois religions « révélées » ont fait tabula rasa de tous les anciens cultes à la Mère Divine en qualifiant ses représentations d’« idoles ».

Le sphurana avant-goût de la Réalisation.
« Le sphurana est ressenti en diverses circonstances, lors d’une grande peur [PANique], d’une excitation, etc. Bien qu’il existe de tout temps et en tout lieu, il est ressenti en un certain endroit et dans certaines conditions [pouvant s’apparenter au rayonnement des Élémentaux, par exemple dans une forêt d’Auvergne, expérience personnelle à l’été 1991]. On l’associe aussi à des causes antécédentes et le confond avec le corps. Alors qu’il est seul et pur ; C’est le Soi. Si l’attention se fixe sur le sphurana et si on le ressent de façon continue et automatique, c’est la Réalisation.
Aussi le sphurana est-il un avant-goût de la Réalisation. Il est pur [comme les Élémentaux ou Esprits de la Nature]. Le sujet et l’objet procède de lui. Si l’homme se prend par erreur pour le sujet, les objets doivent nécessairement apparaître différents de lui. Ils sont alternativement retirés et projetés, créant le monde et la jouissance qu’en a le sujet. Mais si l’homme parvient à se sentir lui-même comme l’écran sur lequel sont projetés le sujet et l’objet, il ne peut y avoir confusion. Il peut observer tranquillement leur apparition et leur disparition, sans que le Soi en soit troublé ». Ramana Maharshi, entretien 62, du 6 juillet 1935.

À l’entretien 160 : « Le sphurana exige un support pour se manifester. […] Le sphurana inclut tout, c’est le Soi. Fixez votre attention sur lui et n’abandonnez pas l’idée de son caractère ultime ».

Nom Divin ou lumière di ‘Je’ et ‘je’ (‘Je’-‘Je’) à l’entretien 307.
« Le ‘Je’ n’est pas connu dans le sommeil. Ce n’est qu’au réveil qu’il est perçu, associé avec le corps, le monde et le non-Soi en général. Ce « je associé » est appelé aham-vritti. Et lorsque l’aham ne représente que le Soi, on le nomme aham-sphurana. C’est l’état naturel des jnani [Réalisés] ou bhakti par les bhakta [dévots]. Bien que cet état soit toujours présent, même pendant le sommeil, on n’arrive pas à s’en apercevoir. Il ne peut pas être connu pendant le sommeil ; il doit être réalisé à l’état de veille. Il est notre vraie nature, sous-jacente aux trois états [donc différent de l’Imagination créatrice]. Les efforts ne peuvent être faits qu’à l’état de veille (jagrat) et le Soi doit être réalisé Ici et Maintenant [c’est moi qui souligne]. Ce n’est qu’après que le chercheur comprendra et réalisera qu’il s’agit du Soi permanent, que ni le jagrat, ni le svapna (rêve), ni le sushupti (sommeil) ne peuvent interrompre. Cette expérience ininterrompue est donc l’akhandâkâra-vritti. Là, le mot vritti est utilisé dans une meilleur expression. Il ne faut pas l’entendre dans le sens littéral de vritti [mode du mental], sinon cette vritti ressemblerait à « une rivière semblable à l’océan ». La vritti est de courte durée ; c’est la conscience qualifiée et dirigée ; ou la conscience absolue, troublée par des pensées, des sens, etc. La vritti est la fonction du mental, tandis que la conscience continue transcende le mental. C’est l’état naturel et primordial du jnani ou de l’être libéré. C’est l’expérience ininterrompue. Elle se produit dès que la conscience relative s’évanouit. L’aham-vritti (la pensée ‘je’) est discontinue, alors que l’aham-sphurana (la lumière du ‘Je’-‘Je’) est continue, ininterrompue. Quand toutes les pensées se sont dissipées, la lumière resplendit [le Blanc de l’Instant, ou la lumière rose du Pommier] ».

ÈVE dans le Mathnawî, Rumî, Livre 1, vers 2433-2437 :
”Explication de la parole prophétique : « En vérité, les femmes l’emportent sur l’homme sage, et l’homme ignorant l’emporte sur elle ».
Le Prophète a dit que la femme l’emporte infiniment sur les hommes sages et intelligents.
Tandis que les hommes ignorants l’emportent sur la femme, car en eux la férocité de l’animal est emprisonnée.
Ils sont dénués de tendresse, de bonté et d’affection, parce que l’animalité l’emporte sur leur humanité.
L’amour et la tendresse sont des qualités humaines ; la colère et la luxure sont des qualités animales.
La femme est un rayon de Dieu. Elle n’est pas cette bien-aimée terrestre : elle est Créature, pourtant il me semble qu’elle ne soit pas créée.

Le Réalisé ou Libéré-Adam peut con-templer son Seigneur en lui-même, en se considérant lui-même comme celui dont Ève a été créée ; il devient lui-même « énergie libre » ; il peut se méditer soi-même, sans faire intervenir la pensée qu’Ève ait été produite de lui ; il se saisit dans sa condition simplement de création : passif. Le Libéré obtient tour à tour une connaissance de lui-même et de son Seigneur : contempler un être qui s’instante d’Instant en Instant qui le rend créateur ou « Énergie libre ». L’Eau se bien (devient) cet élément féminin, Ève Image de la Compatissance divine, créatrice de l’être dont elle est elle-même créée ; ainsi l’élément féminin est bien l’Être par excellence en qui l’amour mystique (en mariage total du spirituel et du sensible) s’attache à une Image d’Apparition divine.


Notes.
1. Son Seigneur, ou tendance INNÉE, parce que chacun est INNÉ-IGNÉ (son état naturel) ; mais le point essentiel reste la recherche du Soi.
FIDÈLE D’AMOUR : « Dieu n’oublie jamais celui qui s’est abandonné à Lui », ou en d’autres mots au chapitre XVIII, Verset 66 de la Bhagavad-Gîtâ : « Abandonne tous les dharmas [les lois] et prends refuge en Moi seul, Je te délivrerai de tout péché et de tout mal, ne t’afflige point ».
Donc il y a deux voies :
- Soumission à Dieu (Il s’occupe de Tout, car Il ne peut que connaître Sa Création).
- Soumission au Centrum Centri pour retrouver sa Vraie Nature (questionnement du ”à qui sont ces pensées ?”, et ”Qui suis-je ?”) et rejoindre son Seigneur ou manifestation du Soi-Instant, de Dieu, soit rejoindre son état d’Être, c’est-à-dire rejoindre la conviction fermement établie qu’un Pouvoir Supérieur le guide. C’est donc très très très loin du mercantile « développement personnel » et du sécuritaire à la mode en forme de ce culte du narcissisme : « On est bien chez soi ».
« Le fait que vous - un être humain - compreniez qu’un Pouvoir Supérieur vous dirige est dû à la Grâce. La Grâce est en vous [pas de religions de l’Homme déchu] (Ishvara, le guru [ou Seigneur] et le Soi, sont synonymes) », dit le Maharshi à l’entretien 496.
« La Grâce est toujours avec vous. Tout ce qui vous est demandé, c’est de ne pas vous confondre avec le mental tourné vers l’extérieur, mais de demeurer le Soi », dit le Maharshi à l’entretien 382.

Ishvara = Dieu-Père
Atman ou Soi = Saint-Esprit
Christ-Fils = le guru ou seigneur
(Réf. entretien 90 pour cette Trinité chrétienne).
C’est alors que la Foi devient authentique (imperdable car il n’y a plus de trace d’individualité tout en conservant l’Inné-Igné).
Quant à la voie des trois religions du Livre, celle du Salut ou Rédemption, elle produit l’HOTC (Histoire-Opinions-Temps qui coule), et en conséquence elle perturbe nettement en non seulement faisant de l’humain un être déchu, ayant péché, mais en plus en inventant la Carotte utilitaire « Rachat » (des péchés) en promettant le DORG (Demain On Rase Gratis) soit une forme de mercantilisme ou « vie meilleure », voir carrément une « vie augmentée » (”l’homme augmenté” des Google transhumanistes). Or comme le dit le Maharshi à l’entretien 290 : « Vous ne pouvez pas acquérir le bonheur [le salut, le rachat], il est votre nature fondamentale. La Félicité n’est pas une acquisition nouvelle. Tout ce qu’il faut faire, c’est éliminer le malheur ».

SIMPLICITÉ : « La force de l’habitude [le contraire de la simplicité] nous pousse à croire qu’il est difficile de cesser de penser. Quand cette erreur est découverte, personne ne serait assez stupide pour s’efforcer à penser inutilement », dit le Maharshi à l’entretien 398.

2. (Les mots entre-crochets sont en Français du Moyen-Âge) :
[Eve] : eau, mer et mère, lait, proche d'Isis, la source de toute fécondité, LA FÉLICITÉ.
[Endeviner] : devin.
RIEN DE PLUS MATERNELLE QUE LA NUIT QUI BERCE COMME LA BARQUE DANS L’EAU. Le Silence, la Nuit, ne peut qu’être maternel.
En langue de l'Égypte ancienne :
Le Hiéroglyphe R (air, errer) indique : ce qu'il faut faire, la voie à suivre.
Rswt (Resout) : Rêve.
Rsw (avec un accent sur le S) : se réjouir.
Rs : être éveillé, vigilant.
Rsw : vent du Sud.
En Sumérien :
Rà : aller, venir, guider, conduire.
Ra : déluge, inondation.
Ève, femme : GÉNÉRATION : la Créatrice est de même nature que sa Création. Voir le sanskrit : gnâ (femme, dame, déesse), jânih (femme, épouse), gotique : qino (femme) et anglais : queen (reine). Importance des lettres G et H.
ÈVE = (R)ÊVE. Voir aussi l’Arc-en-Ciel… Eau et Air font bon ménage en coloration… et sont une délivrance du matérialisme… L’Eau et l’Air nourrices de la Terre.
Les religions du Livre étant un système de moral pour socialiser, politiser les populations, on va retrouver cette morale laïcarde montante et inverse de la descente de moral de l’Église de Rome : les hygiénistes du 19è siècles prenant la suite des rationalistes et encyclopédistes du siècle des lumières, tous ces gens s’accrochant au mental, donc au corps ou raison, cela va fourbir une armée de spécialistes : chimistes, fabricants et déposes de brevets et de « droits d’auteurs » de tous ordres, et DIVISION TOUT AZIMUT : qui n’a jamais lu au-dessus d’un robinet : « Eau potable » (ou l’inverse) ? Nous sommes en plein Big Brother, en plein « Circulez ya plus rien à voir ! », Ainsi depuis les « lumières » il y maintenant une DIFFÉRENCE entre « eau pure » et « eau impure » comme il y a maintenant une différence entre hétérosexuel et homosexuel !!! C’est nouveau, grâce au spécialiste Karl-Maria Kertbeny. Comme il y a maintenant une différence entre « casseurs » et Gilets-jaunes, comme s’il s’agissait de démolir les Gilets Jaunes eux-mêmes en y introduisant la notion duelle de « casseur ».
« Cessez d’être le connaisseur [le spécialiste], et ce sera la Perfection », dit le Maharshi à l’entretien 147. Avec la « raison », ce faisceau de pensées qui n’existe que parce qu’il y a un penseur : l’ego ou mental, nous sommes entré à fond dans la dualité bien-mal, pur-impur, winner-loser, etc., et la plupart du temps EN INVERSE : le faux est devenu le vrai, et l’inverse (surtout dans le social médiatisé, superficiel à loisir…).
 
 

Dernière mise à jour : 29-04-2019 01:26

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