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Le Vide qui n’est pas Vide Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 27-12-2019 02:54

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Accident, Alchimie, Allégeance, Banques, Bouche, Capitalisme, Catastrophe, Chan, Chimère, Christ, Circoncision, Conflit, Confort, Conscience, Corde, Corps, Démiurge, Démocratie, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Fétiche, Gratuit, Grégaire, Guerre, Humain, Ignocratie, Information, Innocence, Instant, Intelligence, Intérêt, Japon, Jardin, Juif, Langage, Langue, Liberté, Lucifer, Marsyas, Matrice, Maux, Méditation, Mental, Migrant, Morale, Mort, Mot, Narcisse, Nature, Nihilisme, Occident, Opinion, Orient, Panique, Paradis, Phallus, Pied, Pierre, Poisson, Porte, Privilège, Puce, République, Réseaux, Rêve, Rien, Sagesse, Simple, Social, Soi, Souffrance, Souvenir, Spiritualité, TAO, Tautologie, Temps, Trouvère, Vérité, Vide, Vieux, Viscères, washingtonisme, Yokaï

 
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Le Vide qui n’est pas Vide
le nihilisme ne peut pas exister car
comme seul un total ne peut connaître un total,
seul un vide peut connaître un vide.
Le Vi(d)e est inexprimable par un langage
qui déjà est « plein » (de mots/maux) !

Le nihilisme est la même opinion que
le monothéisme : du fixisme qui ne voit
qu’un côté et rejette l’autre,
comme de rejeter le Tout pour
se fixer dans le Rien ou dans le
confort rassurant du monothéisme.
L’absolu peut aussi tomber dans le isme
de l’absolutisme aboutissant à la
coagulation ou fixe, aussi confort, reposoir.
Toute opinion radicale est un danger
en puissance comme le Vide peut à l’aise
aboutir au nihilisme ou fixation.
Cette fixation est la phobie de toute
philosophie bouddhiste !
 
Nihilisme, religions, politisme, philosophisme,
impérialisme et totalitarisme =
BESOIN D’ABSOLU ou CONFORT ABSOLU.



« Tous les phénomènes sont dépourvus d’essence ; sans naissance ni cessation, ils sont apaisés dès l’origine et naturellement au-delà de la souffrance, précise le Soûtra du Dévoilement du sens profond, précisant ainsi la nature de la Félicité naturelle.

Mais, « pas d’essence » ne veut pas dire l’opinion de nihilisme, car la trinité d’absence propre aux phénomènes ne concernent que les phénomènes :
- Absence d’essence des caractéristiques.
- Absence d’essence ou de cause de la production.
- Absence d’essence ou cause de la Réalité ultime.
Les phénomènes en eux-mêmes n’ont pas d’essence étant seulement des opinions, des imaginations.
Pourquoi ?
« Parce que ce caractère repose sur les noms-les-formes ou signes, et non sur des caractéristiques essentielles qui leur sont propres (leur EST, leur Sans Pourquoi). Ainsi il n’y a pas de d’essence de caractéristiques ou d’étiquettes !

Ces étiquettes ou caractéristiques ne peuvent qu’être DÉPENDANTES, puisqu’opinions seulement. Parce qu’elles naissent par le pouvoir de conditions étrangères, dans ce monde des accidents, et n’existent pas par elles-mêmes. C’est-à-dire qu’il n’y a aucune essence dans la production ou diversité.

Dans l’absence d’essence de la Réalité absolue, dans l’absence d’essence ou cause de leur production, les phénomènes produits par la coproduction conditionnée, celle du cerveau des humains, sont eux-mêmes dépourvus d’essence.
« C’est donc le fait de l’absence d’essence de la Réalité absolue  qu’ils sont dépourvus d’essence ».
Parce qu’au sein de tous phénomènes l’objet ure relève de la Réalité absolue. Et comme la caractéristique du dépendant n’est pas un objet pur, on le nomme « absence d’essence de la Réalité absolue ». C’est-à-dire que le Vrai cesse d’être vrai dès qu’il est vu ou dès qu’Il devient une copie, une production.

L’insubstantialité des phénomènes revient à leur absence d’essence. « Tel est l’absolu, et comme cet absolu est complètement ouvert [non fixation ou non coagulation] du fait de l’absence d’essence de tous les phénomènes, je l’appelle ”Absence d’essence de la Réalité absolue” ». (Le Zéro indien… Soit l’absence d’essence de la Réalité absolue qui est l’insubstantialité des phénomènes, QUI EST OMNIPRÉSENTE ET UNE [traduction du « Rien dans le Tout et tout dans le Rien »]).

L’ABSENCE D’ESSENCE DES CARACTÉRISTIQUES PRODUIT LA SOURCE : pas de cause, puisque tous les phénomènes sont dépourvus de naissance et de cessation (Sinon on tombe dans les polémiques sans fin) ; alors les phénomènes sont DÈS L’ORIGINE et NATURELLEMENT FÉLICITÉ car au-delà de la souffrance du monde des accidents.
Parce que tout ce qui n’existe pas du fait de sa caractéristique essentielle n’a pas de naissance ni de cessation est apaisé dès l’origine et dans la Félicité. Or ce qui est dans la Félicité, il n’est plus la moindre chose à faire pour passer au-delà de la souffrance. En conséquence et en l’absence d’essence des caractéristiques : « Tous les phénomènes sont dépourvus de naissance et de cessation, ils sont apaisés dès l’origine et naturellement au-delà de la souffrance ». Ce qu’exprime maintes fois aussi Ramana Maharshi précisant que la Félicité est nôtre état naturel.

En l’absence d’essence ou de cause de la Réalité absolue étant définie comme l’insubstantialité des phénomènes, la Réalité absolue demeure permanence dans un « temps sacré » ou éternellement sans temps qui coule. « Tel est l’incomposé, la Réalité même des phénomènes où il n’y a aucune passion [le non-duel, le Gratuit], là où il n’y a ni naissance ni cessation ; « et comme il [le non-temps] est libre de toute passion, il est apaisé dès l’origine et naturellement au-delà de la souffrance ».
REFRAIN : « Tous les phénomènes sont dépourvus de naissance et de cessation, ils sont apaisés dès l’origine et naturellement au-delà de la souffrance » (PAS DE CHUTE OU DE PÉCHÉ façon Ancien et Nouveau Testament).

Les êtres sous domination de la raison considèrent la nature purement imaginaire, l’opinion ou « liberté de pensée », comme une nature indépendante, autonome, et parce qu’ils considèrent la nature dépendante et la nature parfaitement établie [tel le Soi] comme deux choses essentiellement distinctes. Lorsqu’ils assemblent la nature purement imaginaire à la nature dépendante et la nature parfaitement établie des caractères propres [les Sans Pourquoi] à la nature purement imaginaire. Bref, confondre le corps ou ego avec le Soi. Et depuis qu’ils leur attribuent ainsi ces conventions qui se trouvent à l’état latent dans leurs désignations conventionnelles, ils adhèrent fermement aux caractéristiques de la nature purement imaginaire ou opinion en lieu et place de la nature dépendante, et au grès de ces conditions [celles de l’espace-temps] ; ils parviennent ensuite à la certitude qu’il s’agit là de la vraie nature du dépendant ou « réalité ».
Ainsi sur cette base vont naître les passions qui engendrent tout ce qui est souillé par toutes passions ou excès, notamment le causisme. Voilà pourquoi les êtres du faire/fer tournent en rond depuis si longtemps, se précipitant tantôt vers l’argent, tantôt dans l’écologie et les animaux, ou maintenant dans le winnerisme à tous les niveaux, et sont incapables d’échapper au cercle des existences ou samsara.

Il n’y a pas de plus grande souffrance que d’être affecté par les désignations conventionnelles ou les passions latentes des autres, ce qui produit L’IGNORANCE EN GROS (mondialisée).
Non, la Vraie Connaissance est affranchie de ces dépendances conventionnelles, et par là même les libérés de ces conventions acquièrent en une seule vie l’énergie de connaître les caractéristiques du dépendant et, dans les vies suivantes, ils interrompent pour de bon leur vagabondage mental et accèdent à la pureté du mental ou non mental : l’Instant.
Sur cette base, les Libérés se détournent vraiment de tous les facteurs de composition ou diversité, ils s’affranchissent définitivement de la dualité sujet et objet, le désir-attachement (surtout flagrant dans cette société de consommation en période de fêtes de fin d’année), et la naissance est un attachement…. au corps….

Tant que sa compassion manque de vigueur, l’être humain est in ignorant et de ce fait il ne peut que se détourner du but d’aider tous êtres. Parce qu’il redoute la souffrance, là aussi c’est flagrant dans le refuge de cette technologie du tout confort, puisque l’être humain ne peut se détourner de tous les faire/fer impliquant la diversité ou facteurs de composition.
Donc se libérer de la chaîne des passions en »’appliquant à réaliser son « Qui suis-je ? ».

REFRAIN : « Tous les phénomènes sont dépourvus d’essence ou cause ; sans naissance ni cessation (mort), ils sont apaisés dès l’origine [aucun HOTC, Histoire-Opinions-Temps qui coule] et naturellement en leur état naturel de FÉLICITÉ.
Mais les fixistes s’attachent à la lettre comme les Pharisiens et considèrent que : « Tous les phénomènes sont dépourvus d’essence ou cause ; sans naissance ni cessation (mort), ils sont vraiment apaisés dès l’origine et naturellement en leur état naturel de FÉLICITÉ ». C’est-à-dire que les Pharisiens et les ignorants vont transformer ses mots en doctrine, en texte de base, en ignorant le sens de ce principe. Alors sur cette base ou doctrine, ils se construisent leur opinion qui est celle de l’inexistence de tous les phénomènes et de l’absence de caractéristiques (ce qui sera le propre des nihilistes).
Ayant chuté dans cette opinion de l’inexistence des phénomènes et de leurs caractéristiques, ils tiennent toutes choses existantes pour inexistantes en niant toutes leurs caractéristiques, faisant dans un parfait nihilisme. Lorsqu’ils tiennent les caractéristiques purement imaginaires des phénomènes pour inexistantes, ils nient aussi les caractéristiques du dépendant et celle du parfaitement établi (le Soi).

Bref, les nihilistes refuseront toute existence des trois modes de caractéristiques. Ils se comportent comme des croyants ayant perdu le sens de ces caractéristiques. Ils ne voit que doctrine en oubliant le principal : le sens, car ILS NE FONT QUE COAGULER, FIXER, ILS PROCÈDENT DE LA MÊME MANIÈRE QUE CEUX QUI « ONT LA FOI » (comme on possède SA voiture et qui oublient généralement le sens premier).
Il en est d’autres qui voient le principe, mais comme ils y trouvent un sens qui en est absent, ils se fixent fermement sur le principe qu’ils transforment en doctrine en même temps que le faux sens. Alors tout devient faussé, tordu, opaque, comme ceux qui prennent à la lettre des textes ou la radicalité de la philosophie de la voie du Milieu [Madhyamaka]. Ces « pharisiens » abandonnent toute éthique et corrompent ainsi les courants vertueux.

Le plus tragique sont ceux qui tiennent fermement leur opinion pour suprême, et en ces temps de tout connecté technologique, il y en a beaucoup !
TOUJOURS LE DRAME HUMAIN DE CE RÊVE D’ABSOLU TRANSFORMÉ EN UN TOUT CONFORT COMME SA CIVILISATION HUMAINE DU TOUT BÉTON-ACIER-VERRE-TÔLE-BOULON ET SES LOIS.

À suivre…

[En référence à : Soûtra du Dévoilement du sens profond (Sandhinirmocanasûtra)]
 
 

Dernière mise à jour : 27-12-2019 22:26

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