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Messianisme du bonheur Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 27-02-2020 01:47

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Accident, Alchimie, Allégeance, Banques, Bêtise, Bouche, Canada, Capitalisme, Catastrophe, Chaos, Chimère, Christ, Conflit, Confort, Conscience, Corde, Corps, Démiurge, Démocratie, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Gratuit, Grégaire, Guerre, Humain, Information, Innocence, Instant, Intelligence, Intérêt, Jardin, Juif, Langage, Langue, Liberté, Lucifer, Matrice, Maux, Méditation, Mental, Messianisme, Morale, Mort, Mot, Mystère, Narcisse, Nature, Occident, Opinion, Orient, Panique, Panoptique, Paradis, Pied, Pierre, Poids, Poisson, Porte, Privilège, Puce, République, Réseaux, Rêve, Rien, Sagesse, Sexuel, Simple, Social, Soi, Souffrance, Souvenir, Spiritualité, TAO, Tautologie, Temps, Trouvère, Vérité, Vide, Vieux, Viscères, washingtonisme, Yokaï

 
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Messianisme du bonheur
Ce qui est à notre portée nous
ne le trouvons qu’avec effort
(Le Livre de Sagesse, Bible)
Les paroles vraies paraissent paradoxales
(Lao Tseu).

« Partout où il semble que j’en ai parlé
le plus clairement et le plus ouvertement,
c’est là où j’en ai parlé le plus
obscurément, et où je l’ai le plus caché »
(L’Œuvre chez Jabir).
(Toujours le : ”Ce qui est à notre porté
nous ne le trouvons qu’avec difficulté“
,
d’où le recourt au confort de la même
croyance que l’ego : le messianisme).

Nature ne connaît que la Simplicité.
(Elle est directe, MAÂT).
 
 
Actuellement, le chaos organisé par cette civilisation de la technologie est appelé « ordre » ou « civilisation », conformément à ce qu’écrivait Lucrèce : l’ordre n’est jamais qu’un cas particulier de désordre (surtout que tout devient fort complexe comme à ce hui).

Le Bonheur ne peut qu’être MAÂT : ne cherchez pas ailleurs, ou dans le « progrès » en technologie de plus en plus aliénante, ce qui se trouve ICI ET MAINTENANT, car il n’existe que cet INSTANT, seulement cet INSTANT, ce SEUL RÉEL. Mais si on ne veut pas du Seul Réel, il est préférable en effet de faire dans l’HOTC (Histoire-Opinions-Temps qui coule), donc faire dans le messianisme de la Super Carotte et la f(r)iction qui rapporte nécessairement beaucoup d’argent à certains : allez voir ce qu’il se passe à l’autre bout de la planète, soit n’importe où, sur la Lune et pourquoi pas dans un « trou noir », afin de vous assurez de n’y jamais rien trouver. Car vous n’y trouverez jamais rien d’autre que ce que vous y cherchiez réellement : c’est-à-dire ABSOLUMENT RIEN….. puisque c’est ICI ET MAINTENANT.

Le regard du désir capitaliste et son pouvoir d’achat est par principe UN REGARD DISTRAIT (en HOTC ou en idéation) : il évacue l’Ici et Maintenant, trop immédiatement visible, et il ne réussit à être attentif ou réceptif qu’à la condition DE PORTER SON REGARD AILLEURS : TROP CENTRER SON REGARD « ÇA CRÈVE LES YEUX » (comme sortir de la Caverne de Platon). Pour cela on dit par exemple en construction de quelque chose que : « Le jeu c’est l’âme de la mécanique ». Bref : il faut laisser RESPIRER ENTRE… Ce qui veut dire : Pratiquer le Zéro indien du « Entre » ou vide.

Ce monde entier est fétichiste au sens psychiatrique : il préfère porter son regard ailleurs, sur le fétiche, plutôt que sur l’Instant. Le fétichiste consommateur reste froid devant la chose elle-même, laquelle lui apparaît comme muette, incolore, non identifiable, invisible ; il sera ému NON par la chose, surtout à nos jours, mais par quelque chose QUI LA SIGNALE, ET À CE HUI CE SIGNAL CE SONT LES SPÉCIALISTES ET LEURS « SERVICES » ET LA PUBLICITÉ QUI FAIT VENDRE. D’où de refus du Seul Réel ou du Gratuit. Comme les cadeaux à la fête commerciale de Noël : une fois les cadeaux déballés et passé l’INSTANT de sur-prise (doublée), l’habitude ou l’HOTC s’installe et b(v)ogue la Galère…..
En dualité sujet-objet on ne peut pas s’intéresser à la fois au fétiche, ET À CE QUE SYMBOLISE LE FÉTICHE : LA VÉRITÉ, LE EST du « Je suis ce JE SUIS » ou Essence du fétiche.
Vous pouvez acheter tous les fétiches que vous vend le capitalisme, mais vous ne trouverez JAMAIS le EST des fétiches. Car finalement seul est visible le faux, l’HOTC ; en dualité sujet-objet le Vrai cesse d’être vrai dès qu’il est vu ou possédé par les sens liés à l’ego.
Idem en ce qui concerne le langage parlé : si la chose QUELLE QU’ELLE SOIT devient parlante, c’est par la grâce d’une sorte de rayonnement lumineux spécial étrangère à elle-même. Il faut amorcer la pompe…. Rejoint le « Je est un autre » de Rimbaud…
L’original existe bien, mais comme le Soi, à la condition de ne pas être vu, DONC NE PAS SORTIR DE LA CAVERNE DE PLATON ET RESTER EN TOUT CONFORT DANS L’OMBRE (comme le font tous les pouvoirs des achats et autres « sauveurs du monde »).

FÉTICHE = LE CORPS, LE MONDE, LE TEMPS À CONDITION D’Y CROIRE (comme l’illusion d’un serpent dans une corde enroulée, le serpent sera réel pour celui qui y croit, celui qui voit la corde comme un FÉTICHE). Tout ce qu’il y a à faire, c’est de ne pas chercher à l’autre bout de la planète ce sur quoi nous sommes assis !

FÉTICHE = le faux ‘je’ ou ego, celui qui ne peut s’éliminer lui-même : « Tout ce qu’il vous faut faire, c’est trouver son origine, et y demeurer [donc être MAÂT ou dans l’Instant]. Vos efforts ne peuvent pas vous porter plus loin. L’Au-delà s’occupera de Lui-même » (Ramana Maharshi, entretien 197 du 9-6-1936).

Dans le même entretien, si on se demande : pourquoi si je suis toujours Ici et Maintenant je ne le sens pas ?
Évidemment le faux ‘je’ ou ego c’est lui qui voudra des « preuves », soit donner à bouffer à ses cinq sens pour « ressentir », pour identifier l’Instant comme pour voir réellement le fétiche ! Donc éliminer le faux fétiche ou sa REPRÉSENTATION pour s’approcher toujours plus prés, car on ne peut faire autrement comme indiqué plus haut, qu’approcher toujours plus près dans le sens de l’Éveil du « Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil est ainsi ».

« Il faut l’éliminer [le faux ‘je’] pour que le vrai ‘Je’ ne soit plus caché [par le fameux masque notamment du social et de sa couverture qui cache ou recouvre tout]. Le sentiment « Je n’ai pas réalisé » est l’obstacle à la Réalisation [du Soi]. En fait, la Réalisation a déjà eu lieu [pas de chute ou de « péché » façon Ancien Testament et des religions abrahamistes]. IL N’Y A RIEN D’AUTRE À RÉALISER. SINON LA RÉALISATION SERAIT UNE CHOSE NOUVELLE [COMME LA DATE ET TEMPORALITÉ DE 1789], QUI N’AURAIT PAS EXISTÉ JUSQU’ICI ET DEVRAIT SE PRODUIRE PLUS TARD [comme le phénomène « république »]. CE QUI NAÎT DOIT AUSSI MOURIR. SI LA RÉALISATION N’EST PAS ÉTERNELLE, ELLE NE VAUT PAS LA PEINE D’ÊTRE OBTENUE. Par conséquent, ce que nous cherchons, ce n’est pas ce qui doit encore se produire [comme dans le messianisme], mais ce qui est éternel, à présent inconnu en raison des obstacles ; c’est cela que nous cherchons. Tout ce dont nous avons besoin, c’est d’éliminer l’obstacle. Ce qui est éternel ne nous apparaît pas comme tel à cause de l’ignorance. L’obstacle c’est l’ignorance. Dépassez cette ignorance et tout ira bien.
L’ignorance est identique à la pensée ‘je’. Trouvez-en la source et elle s’évanouira.
La pensée ‘je’ est comme un fantôme qui, [de cette société du spectre-spectacle] bien qu’impalpable, émerge en même temps que le corps, se déploie et disparaît avec lui. La conscience du corps est le faux ‘je’. Abandonnez-là [abandonnez cette croyance au ‘je’]. On y parvient en cherchant la source du ‘je’. LE CORPS, LUI, NE DIT PAS « JE SUIS ». C’EST VOUS QUI DITES : « JE SUIS LE CORPS ». Trouvez qui est ce ‘je’. En cherchant sa source, il disparaîtra ».

Toujours dans l’entretien 197 : Monde, individu, Dieu, sont des concepts du mental qui ne s’élèvent qu’après l’apparition de la pensée ou croyance ‘je’.
« Y pensiez-vous en sommeil profond ? Cependant, vous existiez et vous étiez la même que celle qui parle en ce moment. Si Dieu, l’individu et le monde étaient réels, ne devraient-ils pas l’être également dans votre sommeil profond ? Ils dépendent donc seulement de la pensée ‘je’.
Encore une fois, le monde vous dit-il : « Je suis le monde » ? C’est vous qui dites : « Ceci est le monde », « Ceci est le corps » et ainsi de suite. Ce ne sont donc que vos conceptions. Trouvez qui vous êtes et il y aura une fin à vos doutes ».

Dans le même entretien, un créatonniste pourrait dire que puisque Nous sommes toujours en état naturel de Félicité, pourquoi alors Dieu Nous met dans des difficultés, et pire : pourquoi nous a-t-Il créés ?
- Maharshi : Dieu vient-Il vous dire qu’Il vous a mis dans les difficultés [et qu’Il vous a mis au monde] ? C’est vous qui le dites, et c’est encore votre faux ‘je’. Si icelui disparaît, il n’y aura plus personne pour affirmer que Dieu a créé ceci ou cela. MÊME CE QUI EST NE DIT PAS « JE SUIS ». Car, y a-t-il le moindre doute que « Je ne suis pas » ? Seulement en cas de doute on aurait besoin de se remémorer : « Je suis un homme ». Personne ne fait cela. Mais si jamais l’homme se demande s’il est une vache ou un buffle, il doit se remémorer qu’il n’est pas une vache, etc., mais qu’il est un homme. Cela n’arrivera jamais. Il en va de même de notre propre existence et de la Réalisation ».

Entretien 288 du 29-11-1936 : « La maya [illusion] n’a pas d’existence. Ayant créé l’illusion que le monde est réel, elle continu à jouer avec l’ignorance de ses victimes. Quand la réalité de son non-être est perçue, elle disparaît ». Bref, la projection du cosmos est bien une projection qui va développer du spatio-temporel et toute la quincaillerie qui va avec, soit de l’irréalité. « De même que les images d’un miroir ne peuvent en aucun cas être réelles, ainsi le monde n’existe pas en réalité. […] Si l’on considère le monde comme étant conscience [chit], alors il est toujours réel. Le Vedanta dit qu’il n’y a pas de diversité [laquelle est une fonction mentale], signifiant par là que tout participe de la même Réalité ».

Entretien 376 du 21-3-1937, à propos de la division laïcité et spiritualité, qui pose le problème que dans les religions il y a croyance, et dans la laïcité actuel il y a ENCORE PLUS de croyance au ‘je’ que dans les religions (le 'je' est amplifié par l'argent de la consommation folle), ainsi la laïcité au sens mondial et capitaliste est maintenant une variation de religion mondialisée : « La vie de tous les jours n’est pas distincte de l’état éternel. Tant qu’on s’imagine que la vie quotidienne est différente de la vie spirituelle, ces difficultés [de ne percevoir Nôtre état éternel] apparaissent. Si la vie spirituelle est comprise correctement, on découvre que la vie active n’est pas différente d’elle ».

Retour à l’explication du FÉTICHE.

« Le monde est perçu, mais la perception n’est qu’apparente ; elle nécessite une localisation pour son existence et aussi la lumière. Cette existence et cette lumière apparaissent en même temps que le mental. Si bien que l’existence physique des objets et leur éclairage font partie de l’existence et de l’éclairage du mental [lequel FÉTICHISE]. Cet éclairage n’est pas absolu puisque le mental apparaît et disparaît [dans le sommeil profond]. Le substrat du mental est le Soi, qui est évident, c’est-à-dire dont l’existence et la lumière sont une évidence [le EST ou Soi]. L’Être absolu continue toujours d’exister, que ce soit pendant l’état de sommeil profond, de veille ou de rêve.

Le monde est diversité, laquelle est une fonction du mental. Le mental brille par la Lumière réfléchie, c’est la lumière réfléchie du Soi. Les images sur un écran de cinéma ne sont perceptibles que dans une lumière diffuse, artificielle ; elles ne peuvent être vues ni dans un lumière éclatante ni dans une forte obscurité. De même, les images du monde ne sont perceptibles que dans une lumière diffuse, c’est-à-dire dans la lumière du Soi, réfléchie à travers l’obscurité de l’ignorance [donc à travers le fétiche]. Le monde n’est perceptible ni dans la pure ignorance, comme dans le sommeil, ni dans la pure lumière, comme dans la réalisation du Soi. L’ignorance est la cause de la diversité ». (Entretien 381 du 2-4-1937).

La Liberté ou Félicité étant Ici et Maintenant, on ne trouvera jamais leur fétiche originaux, car il ne peut pas exister de « premier modèle » genre du Adam ou Abraham des religions abrahamistes, ou le genre d’une logique en court-circuit façon « glace liquide » ou « colonies indépendantes » comme les aiment l’étatisme moderne en Novlangue.
Le fétiche comme le Soi étant des originaux ils sont éternellement ailleurs ; cependant le Soi étant le Seul Réel, Il n’est jamais ailleurs et ne peut qu’être TOUJOURS ICI ET MAINTENANT. Le seul Fétiche qui reste à ce hui est LE  GRAND FÉTICHE DE LA MARCHANDISE, personne n’en connaît l’origine qui est comme le Big Bang que certains prétendent « mesurer » alors qu’ils sont eux-mêmes ce Big Bang.
Mais, en dehors du Grand Fétiche de la Marchandise, dont les preuves deviennent apparentes à cause de cette épidémie grippale du début 2020 elle aussi mondialisée, qui accepterait de survivre ici-bas, si l’ego n’avait une quelconque peur qu’« il n’y ait rien après la mort, mystérieuse dimension d’où personne ne revient » ? Alors :

Le mental de l’humain court après le bonheur :
Et diabolus incarnatus est, et homo factus est.
(Et le diable incarné, et a fait l'homme). De nos jours le diable c’est le capitalisme qui a fait de l’humain une marchandise.
Il a aussi inventé le temps qui coule (voyez le Déluge qui coule bien).
RAPPEL : la peur ne survient que lorsque « le monde » est tout près (de s’éteindre).
QUI A PEUR ? Seulement la croyance au ‘je’ : voyez un cheval qui avait un gros ego comme Bucéphale (plutôt son maître), il se croyait winner, mais tremblait devant sa propre ombre !
La peur est ainsi différente d’un virus parce qu’elle ne se nourrit que d’elle-même ; elle n’a besoin d’aucun remède ni de vaccin préventif.
Nous sommes en effet dans le monde de la pensée sur la pensée, et donc de avoir peur de la peur, soit de sa propre peur, genre : « Mon Dieu je vais mourir ! ». La belle affaire !!! (pour le commerce des morts).
PEUR = MESSIANISME, PROJECTION par peur de ce que l’extérieur, l’autre, peut faire, dire ou penser. Ça fait deux peurs, celle de soi-même (si on se prend pour un corps nécessairement mortel, en l’attente de l’immortalité vendue par les Juifs-Google), et celle de l’autre.

L’humain court comme un furet ; alors que : « Il n’y a pas de « vous » du tout [sens des autres ou du social cavalant]. Tout est inclus dans le ‘Je’ [donc dans le mental]. L’autre ne peut être connu que si le Soi est admis. Sans le sujet, les autres n’existent pas » (Ramana Maharshi, entr. 380 du 3-4-1937). Rejoint le fait humain fondamental : tout être humain doit ainsi faire société avec lui-même au plus profond de son être, réaliser son Soi, avant de se lancer à faire société avec les autres. Des relations sociales authentiques ne peuvent se réaliser qu’entre personnes authentiques. C’est dire que le social actuel si à la mode n’existe pas, tout du moins il est un pitoyable et dangereux grégarisme amplifié par la technologie et son religieux « tout connecté » que la sainte laïcité oublie de pointer, parce qu’elle est obnubilée par les signes religieux islamiques…

L’humain court après le messianisme :  « Tout en voulant lui échapper, nous nous jetons dans la souffrance ; nous aspirons au bonheur mais, par ignorance, le détruisons comme s’il était nôtre ennemi » (Marche vers l’Éveil, de Shântideva).
 
 

Dernière mise à jour : 28-02-2020 01:32

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