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Le QUI SUIS-JE ? Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 05-11-2020 21:41

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Accident, Alchimie, Allégeance, Banques, Bêtise, Bouche, Capitalisme, Catastrophe, Chaos, Chimère, Christ, Commodités, Conflit, Confort, Conscience, Corps, Démiurge, Démocratie, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Feu, Foi, Gratuit, Grégaire, Guerre, Haine, Humain, Histoire, Information, Instant, Intelligence, Intérêt, Jardin, Juif, Karma, Langage, Langue, Liberté, Matrice, Maux, Méditation, Mental, Messianisme, Mieux, Morale, Mort, Mot, Mystère, Narcisse, Nature, Occident, Opinion, Orient, Panique, Panoptique, Paradis, Pied, Pierre, Poids, Poisson, Porte, Privilège, Puce, Religions, République, Réseaux, Rêve, Rien, Sagesse, Serpent, Sexuel, Simple, Social, Soi, Souffrance, Souvenir, Spiritualité, TAO, Tautologie, Temps, Vérité, Vide, Vieux, Virus, Yokaï

 
 
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Le QUI SUIS-JE ?
L’être humain n’est vraiment libre, ne prend
vraiment conscience de sa liberté, de sa Nature,
que lorsque s’est réalisé en lui ce clivage entre
l’être et l’ex-ister, lorsqu’il est devenu à
lui-même son propre problème, comme l’Oiseau
Phénix sentant sa mort prochaine se consume dans
un SURFEU, DANS SON PROPRE PROBLÈME quand son ‘je’
est devenu objet de connaissance pour son ‘Je’ :
lorsque le ‘je’ s’est soumis au ‘Je’ du Soi :
« La conscience du Soi, il [Paul] identifia
son illumination avec la Conscience du Christ ».
(Ramana Maharshi, entretien 88 du 6-11-1965).
« Conscience du Christ et réalisation du Soi
sont une seule et même chose » (même entretien).
Christ étant le Soi, Il est « avant » Abraham…
(entretien 144 du 23-1-1936).
 
CEUX QUI DEMANDENT LA LIBERTÉ LA FABRIQUE
ET EN MÊME TEMPS FABRIQUENT SON CONTRAIRE
COMME L’ARGENT FABRIQUE LES VOLEURS ET DÉSIRS,
LES SERRURES, LES JUGES, LA POLICE ET LE
BAGNE ET LA GUILLOTINE.



Le Christ Réalisé s’est INCARNÉ pour être le ROI :
le médiateur entre Ciel et Terre : EN CHACUN DE NOUS. LE CHRIST EST ALORS AINSITÉ : Le Centre est nulle part et la Circonférence est partout.
Ni apparaître, ni disparaître, seulement « Je suis ce JE SUIS » ou immortalité, éternité du ‘Je’. Jean Coulonval dans Synthèse et Temps Nouveaux : « Il m’arrive encore de désirer le retour au Néant, l’anéantissement du ‘Je’. Mais, écrivant cela, je m’aperçois que c’est impossible. Retour au Néant ? Mais on ne peut retourner « à quelque chose » qui, par définition, ne peut être le Néant, le Rien. L’anéantissement du ‘Je’ ? Mais ce ‘Je’ est la fine pointe de mon âme, par laquelle je suis une « personne », selon la définition qu’en donne Olivier Clément, par laquelle je touche Dieu, je suis Dieu [le Tout dans le TOUT]. Pouvoir tuer mon ‘Je’, ce serait pouvoir tuer Dieu. Idiot, stupide ! Le fleuve qui va à la mer ne peut supprimer sa source »  

Ainsité : qui ne s’appuie sur rien, sans caractéristiques, sans souhait. Ainsité du Libéré vivant, le Christ, comparable au reflet dans un miroir sans tâche [miroir clair] dans un autre miroir semblable. « Que peut-on trouver dans un tel reflet ? Le pur akasha [éther, ou Lumière de la Conscience]. De même, la Félicité reflétée du jnâni [Sage, Bienheureux] représente la véritable Félicité (ânanda).
Ce ne sont là que des mots. Il suffit que la personne devienne antamukti (tournée vers l’intérieur). Les shâstra [écritures sacrées] ne présentent pas d’intérêt pour ceux dont le mental est tournée vers l’intérieur. Ils sont destinés aux autres ». (Ramana Maharshi, entretien 513 du 16-9-1938)
 
Les deux miroirs face l’un à l’autre ne reflétant rien sont la définition même de la NON-DUALITÉ ; définition même de la VRAIE ÉGALITÉ, NATURE UNIVERSELLE OÙ TOUTES CHOSES SONT ÉGALES, PARCE QUE SANS POURQUOI. Dans le labyrinthe ou égarement apparaissent les diversités ou différences chères au capitalisme et à son Union européenne. Différences liées aux cinq sens du mental : l’ego.
ÉGAREMENT = ESPACE ET MONDE DES PHÉNOMÈNES.

HORS DU CHRIST OU SOI-INSTANT, L’ÊTRE HUMAIN N’EST PAS LIBRE.
Tant qu’un être humain n’a pas été saisit par PANique : le TOUT lui arrivant DANS L’INSTANT OÙ IL SERA PANIQUÉ DE SE DÉCOUVRIR COMME UN HUMAIN PARMI LES HUMAINS, PARMI L’EAU PRIMORDIALE, MALGRÉ CE QU’IL CROIT OU SENS EN LUI COMME D’IRRÉDUCTIBLE À N’IMPORTE QUEL AUTRE INDIVIDU, IL NE PEUT RE-TROUVER LE VRAI SENS DE LA LIBERTÉ QUI EST LE SOI.
La Vraie Liberté est la destruction du feu de la vie par un « Feu philosophique » qui transportera la Vacuité au Cœur même de l’être. Le feu qui se dévore lui-même tel l’Ouroboros ou l’énergie qui se retourne contre elle-même, un court-circuit, une contradiction, un paradoxe, un mode non-binaire, faisant qu’enfin l’être se totalitarise, se recompose comme originellement À L’INSTANT DE LA PERTE PRÉCÉDENTE qui sera la preuve même de son existence. C’est à partir de là que se situe la racine de l’intuition et la source du Zéro indien…..
PANique est l’équivalent du « Si on se voyait sans masque, on mourrait », du curé d’Ars. La lucidité absolue serait le Feu qui se dévore Lui-même, l’Ouroboros qui se totalitarise dans l’Instant, dans le Ici et Maintenant.
Hors de là, parler de « responsabilité » comme le fait le régime républicain n’a aucun sens : « Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ». (Luc 23, 34).

OUROBOS = ROUE, ÇA TOUR(B)E (Saturne ou ça tourne). La Roue tourne comme le Fluide circule dans le TUNNEL (le boyau comme le boyau du pneu et du serpent) : conduction PAR L’OBSCUR DE LA PUTRÉFACTION DU NOIR, D’UNE ZONE DE LUMIÈRE OU DE RAISON À UNE AUTRE ZONE, COMME LE « BOYAU » DE LA STARGATE (dans la fiction télé Stargate SG1) : L’AVANCÉE JUSQU’À LA PORTE DE L’AURORE ROSE DE L’OR ROSE DU POMMIER (du Jardin des Hespérides…).
FRANCHIR LA PORTE, PASSER LE SEUIL, SORTIR DE LA MATRICE, LEVER LE VOILE OU ENLEVER LE MASQUE…. Et effectivement comme le signale le curé d’Ars : rocher, tunnel et écueil entrent dans la dimension de PANique, comme le tonnerre et la tempête.
TUNNEL = COÏNCIDENCE DES CONTRAIRES…

ROUE = FUSÉE (en rapport avec le TAO : nombre 11) : le VIDE fait tourner, met en mouvement (Rota Mundi). La Roue exprime l’évolution de la Personne-Univers puisque les deux sont UN.

Le régime républicain du mondial capitalisme veut tenter de réaliser, à l’envers, la Royauté effective du Christ : « Le Royaume des Cieux est en Vous » (et c’est GRATUIT et POUR TOUS). Mais la république le fait à l’envers, en grégarisme pour les masses, en voyeur uniquement pour la chefferie oligarchique.

TORAH ET CORAN IGNORENT LA GRATUITÉ OU AMOUR.
CHRIST = GRATUITÉ OU AMOUR, ICI-BAS, SUR TERRE, DANS LE TEMPS, D’OÙ LA DÉFINITION DU MOT « INCARNATION » (Christ Ressuscité, Réalisé).
L’idée que le Soi se réalise dans l'Instant, devient « corps » ou « homme » est impossible et insupportable au mental des Juifs et des Mahométans !!! Idem pour la Trinité qu’ils prennent pour de l’idolâtrie (3 Dieux) ; idem pour la Vierge Marie.

ÊTRE DÉVOT OU IDOLÂTRE DE LA RÉPUBLIQUE NE PEUT QU’ÊTRE LE REFUS DU GRATUIT, LE REFUS DE L’AMOUR.

Pourquoi ? Parce que le dévot et dans la dualité sujet-objet : il est incapable d’affronter le NON-NÉCESSAIRE. C’est pourquoi il aimera les lois et censures et entend jouir du POUR-VOIR à ses dépens. Pour s’avancer dans l’infini du non-nécessaire, il a besoin d’une raison de vivre : « Allez-y donc ! » (Circulez !), un utilitarisme ou un matérialisme qui lui est un utilitaire, celui de porter l’uniforme des « Il faut » : tel l’uniforme du policier, du médecin, du juriste, tel parfois celui du philosophe et souvent à nôtre époque de technologie celui du « scientifique ».
Le dévot est celui qui refuse de vivre sans ordres, donc sa programmation par un extérieur : il lui faut un ordre (impératif et normalisateur, conforme et confort, rassurant parce que provenant de l’autorité toute puissante possédant LA vérité). Le dévot, surtout en démocratie-république et par sa « liberté d’expression » ne peut qu’être libérale et ouvert à toute pratique et action, pourvu qu’elles reçoivent l’aval de l’extérieur : l’autorité, laquelle lui donnera sa « réalité » ou sa raison de vivre : une réalité considérée comme « complotiste » ou suspect sera aussitôt adoptée si l’uniforme lui dit : « ça se fait », le policier que « c’est permis », le médecin que « c’est conseillé », le philosophe que « c’est rationnel ».
Le Pharisien est le prototype de dévot : il se croit vertueux ou dans la vérité parce qu’il respecte les lois ou les digues, l’uniforme : l’eau la plus souillée lui paraît vierge pourvu qu’elle coule au fond du lit des conventions sociales de sa « civilisation ». D’ailleurs, voir le parallèle frappant avec nôtre époque et son ingénierie sanitaire en uniforme des masqués aliénés privés de leur Réalité !

Le dévot de la république et des religions abrahamistes sera PANiqué devant le Gratuit, l’Amour, le non-nécessaire, il refuse sa propre liberté naturelle au profit d’une « liberté » ou d’un « ordre » (de force de l’ordre) imposée par l’extérieur. Ainsi le refus de l’Amour ou du Gratuit est un REFUS DU SEUL RÉEL, un mécanisme de défense qui entre en jeu dès que le Gratuit ou l’AMour sera perçu comme Cru-EL : pas cuit par le feu de l’autorité ou lois extérieures.

Jusqu’à quand le dévot du régime républicain décidera de nier le Seul Réel en disant que ce qu’il perçoit est faux, n’existe pas ? Voie de l’aliénation qui n’est pas ouverte à tout le monde (« N’est pas fou qui veut », devise de Henri Ey, la folie étant une sorte « d’art », une sorte de sacralité…)

La Folie opposée à la « Raison » ?

Vieille dualité très amplifié à l’apparition de l’infernale division PAÏENS-CHRÉTIENS : le Païen du 2è siècle de nôtre ère aura probablement répondu que la différence en lui et l’époque christique est la différence entre la Connaissance et la foi aveugle, qui rejoint la dévotion évoquée plus haut, laquelle est aussi une forme de SOUMISSION, mais pas au bon « endroit » !
La différence entre la pistis (le degré le plus bas de la Connaissance ou « aucune éducation » et qui CROIT les choses de l’extérieur, le ouï-dire sans pouvoir analyser sa croyance, donc le dévot), et le logismos ou raison.
Paul, suivant la tradition juive, avait fait de la pistis ou croyance la base même de la vie chrétienne. Ce qui étonnera les premiers observateurs Païens. Bref, les Chrétiens faisaient des propositions non démontrées, surtout leur disponibilité en forme d’utilitarisme à mourir pour l’indémontrable (mourir pour la foi : comme Juifs et Chrétiens obéissent à des commandements non démontrés ; et de nos jours les dévots du régime républicain et capitaliste obéissent aux mêmes commandements NON DÉMONTRÉS TELS LEURS « DROITS DE L’HOMME » PLUTÔT DROITS DU CONSOMMATEUR EN LIBÉRALISME [de l’ego], c’est-à-dire CROIRE : « NE POSE PAS DE QUESTION, TU N’AS QU’À CROIRE, TU N’AS QU’À CONSOMMER). Marc Aurèle, II.3.2, les Chrétiens sont prêts à mourir, non pas pour des raisons mais par pur esprit de contradiction. (Cité par Eric Robertson Dodds, dans Païens et Chrétiens dans un âge d’angoisse - Aspects de l’expérience religieuse de Marc Aurèle à Constantin).

Bref, les Chrétiens n’ont pas toute leur « raison », c’est probablement pourquoi les perruques poudrées françaises des lumières au 18è siècle voulurent remettre la « raison » ou « pénétration intellectuelle » des Païens à l’ordre de leurs jours de 1789 et de leur Encyclopédie, laquelle explose littéralement de « raison » qui débouchera sur la révolution industrielle occidentale et jusqu’à notre civilisation technologique matérialiste actuelle. Pour Celse par exemple, les Chrétiens sont les ennemis de la Science, ils sont des charlatans qui mettent en garde contre les médecins, sous prétexte que la connaissance est mauvaise pour la santé de l’âme. L’Empereur Julien écrit : « Il n’y a rien dans votre philosophie, sinon le seul mot ”Crois” » (apud Grégoire de Nazianze, Orat.,4, 102 (P.G. 35,637, cité par E.R. Dodds).
Mais Celse et d’autres, Galien précisent que les Païens ne choisissent pas toujours leur philosophe sur la base de la pure raison. Ne pas oublier non plus que le christianisme n’a pas inventé les miracles, car les miracles jouaient un rôle important dans la propagation des divers cultes païens (surtout ceux d’Asclépius, Isis et Sérapis ; mais les Chrétiens avaient effectivement un appétit insatiable et donc utilitaire des miracles, lesquels fonderont l’art chrétien primitif (l’Église ancienne). Miracles qui s’exerçaient non dans la dualité opposant croyants et rationalistes, mais entre deux sortes de croyants. Pour Celse, le miracles du Nouveau Testament sont des « fables monstrueuses », et même s’ils étaient vrais, ils ne constituaient nullement une preuve de la Divinité du Christ-Jésus. (Là on rejoint la Tradition indienne et le pouvoir Siddhi et ce qu’en explique Ramana Maharshi…)

Porphyre admet que les Chrétiens « ont accompli des choses merveilleuses par leurs arts magiques », mais il ajoute que « accomplir des choses merveilleuses n’est pas grand chose », et Apollonius de Tyane, Apulée et d’autres en ont fait autant (la peur de la Magie n’était pas réservée qu’aux imbéciles et aux dévots. Plotin y croyait sérieusement et a été lui-même victime d’une attaque de magie. Magie chrétienne ou Magie païenne = mince différence de vocabulaire… parce que l’institution de la religion ne peut que reposer dessus…
 
 

Dernière mise à jour : 06-11-2020 01:09

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