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Kami no Shizuku Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 26-03-2009 13:35

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Publié dans : Sommaire JDramas, Sommaire Dramas du JAPON

Tags : Bacchus, Bordeaux, Chablis, Dramas, Kami no Shizuku, Japon, Raisin, Vignes, Vins

 
Kami no Shizuku
神の雫

Les Gouttes de Dieu
(A consommer avec immodération)
Jardin + Terre + Humains = Raisin
 
http://wiki.d-addicts.com/Kami_no_Shizuku
http://www.ntv.co.jp/shizuku/

Drama de 9 épisodes diffusé au Japon sur NTV en 2009, sur un scénario de Watanabe Yusuke et d’après un manga de Agi Tadashi.
Kamenashi Kazuya a obtenu un prix du meilleur acteur pour ce drama. Je recommande ce drama d’aussi grande qualité que ses vins français !
 
L'histoire tourne autour d'un jeune homme dont le père, un célèbre critique de vins, meurt soudainement. Son père laisse derrière lui une collection de vins valant une fortune ; mais dans le but d’acquérir cette grande collection, il doit résoudre une épreuve laissée par son père pour trouver sept vins. Toutefois, il n'a pas d'expérience réelle avec le vin, et son rival est un frère adoptif, lequel se trouve être également un éminent critique en vins. (Résumé d’après le DramaWiki)
 
 
Pas de vin sans vignes, et comme symbole, le vin est associé au sang ! aussi est-il un « breuvage d’immortalité », on parle bien « d’eau de vie », et la sève de l’arbre est un flux, un mouvement important. Dans la tradition biblique le vin est surtout un signe de joie. Dans un certain sens le vin représente l’amour, et l’ivresse spirituelle.
Comme le Jardin possède la fonction d’apprivoiser les plantes, la vigne fait partie de ce Jardin, de ce Paradis... La vigne passait, autrefois dans la région du bassin méditerranéen, pour un arbre sacré et son produit pour la boisson des dieux.
 
 
Très heureux de retrouver Kamenashi Kazuya, ici il joue Kanzaki Shizuku. Dans une qualité d’image superbe, au début on le voit l’air sombre de même que son habit, déposer des fleurs sur la tombe de son père : Kanzaki Megumi (1958-1990), sur laquelle il est déposé aussi une bouteille de vin rouge. L’image est accompagné d’une jolie musique au piano et a l’orchestre, musique aérienne et nostalgique. Très en colère par la personne qu’il a rencontré devant la tombe et qui a laissé cette bouteille de vin, Shizuku la brise au loin. Il aurait préféré que la personne amène des fleurs, hors ce vin s’appelle : Cent Fleurs. Mais tel une âme s’échappant de la bouteille, le vin pénètre en Shizuku, et pour ne plus le lâcher. Les odeurs restent longtemps en mémoire...
 
 
La séquence suivante s’ouvre avec le même symbolisme de la présence de l’âme, surtout rendue bien visible : un filet de vin coule d’une bouteille dans un verre et juste à côté se trouve une bougie allumée. On ne pouvait faire mieux ! Bien-sûr nous ne sommes pas dans un temple ou une église mais dans un restaurant de qualité. Et là, par contre le monsieur qui avale ce vin le trouve acide et amer, surtout qu’il a payé 300 000 yens (plus de 2000 euros) ! Pourtant ce vin vient de France, c’est un Romanée-conti, plus précisément un Richebourg.
 
 
 
Bon, la serveuse est embarrassée, elle goûte le vin à son tour en faisant une légère grimace, puis c’est au tour de Shizuku de se livrer à une opération d’Alchimiste avec ce vin. Alors le client trouve maintenant le vin extraordinaire. Il suffisait simplement de décanter le vin : décanter est une expression d’Alchimiste, puisque il s’agit de laisser se déposer des éventuelles impuretés. Comme tout ce qui est Alchimie, ce terme « marche » à la fois pour le physique et pour le spirituel ! Et comme le dit fort bien la serveuse : au contact de l’air le vin qui dort va s’éveiller, l’arôme originelle va se réveiller. Mais pour l’heure, Shizuku n’est qu’employé dans une entreprise de bière, la Taiyo Beer. Et justement, dans cette entreprise un supérieur hiérarchique suggère à Shizuku de se faire un chemin dans le département des vins. Le seule problème de taille, c’est que Shizuku déteste le vin ! Dans ce département Shizuru n’est pas aimé par un cadre qui l’accuse de profiter simplement de la réputation et du nom de son défunt père, emporté par un cancer du pancréas, comme on l’apprendra par la suite.
 
 
Dans la splendide demeure de la famille Kanzaki, on lui apprend la volonté de son père à propos de l’héritage. Là encore : problème, car Shizuku n’aurait pas tous les droits pour lui. l’héritage est tout de même constitué d’une collection de vins et de marchés valant autour de deux milliards de yens, soit plus de quinze millions d’euros !
Shizuku se croyait le seul héritier, mais il y a un frère : Tomine Issei (joué par Tanabe Seiichi), et qui est critique de vin ! Il est donc le frère aîné de Shizuku, Kanzaki Megumi l’ayant adopté juste quelques jours avant de mourir. C’est d’après un manga, comme la plupart des dramas du Japon, les autres pays je ne sais pas, mais il faut ça pour donner du corps à l’histoire, comme pour un vin !...
 
 
On apprend que le titre du drama : Kami no Shizuku, est le nom d’un vin légendaire, parmi sept autres vins de renom. L’héritage qu’à laissé Kanzaki Megumi stipule que celui qui pourra nommer correctement les sept vins obtiendra les deux milliard de yens. Ainsi Kanzaki Megumi souhaitait que ses « deux fils » se départagent. Mais comme le suppose Shizuku, Tomine voulait les deux milliards, aussi s’est-il débrouillé pour se faire adopter, étant critique de vins il pensait que la partie était facile et gagné tout de suite. Tomine répond que la collection de vins unique et précieuse l’intéresse, suggérant que la valeur économique n’a pas d’importance.
 
 
Je trouve que Shizuku et l’autre ont eut un père un peu sadique, car les épreuves commencent, et pour commencer par savoir celui qui habitera dans la splendide demeure ! L’épreuve port même le titre ronflant de : Le prologue d’une longue histoire (celle du manga !)
Alors voilà : il s’agit de déguster un vin et de donner son nom et son année. Tomine commence à boire le vin, et il débite une impressionnant description comme s’il en avait bu depuis le berceau, et sous le regard glacial de Shizuku.
Quand vient le tour de Shizuku, il se comporte en Taoïste et laisse tout l’héritage à Tomine. J’ai l’impression de me retrouver dans son personnage ! Seulement Tomine ne l’entend pas comme ça et il fixe une autre règle, plus simple. Mais au moment de boire le vin, un flash se produit dans Shizuku, un peu comme la pénétration de l’âme du vin quand il a brisé la bouteille devant la tombe de son père. Cela constitue le prologue de ce drama original, sympathique  et un peu étrange.
 
 
Puisque jusqu’à présent on parle beaucoup de vins français, il est normal que la réalisation est introduite dans la bande son quelques phrases d’accordéon.
Par la suite on retrouve la petite serveuse ayant assistée à la décantation : Kiryu Ryoko (joué par Naka Riisa) ; elle et Shizuku se rendent un petit restaurant au nom français : Ma Famille. Le responsable de Ma Famille veut fermer son restaurant qui a tourné pendant 20 ans, avec sa femme, le chef et un sommelier. A la mort de sa femme l’année dernière, un client s’est présenté, il a dégusté juste un gorgé de vin de la meilleure qualité puis il est partie. Il a donc ensuite descendu en flèche le restaurant dans son magazine, sorte de Guide Michelin japonais. Bien-sûr Shizuku devine tout de suite qu’il s’agissait de Tomine Issei !
Ensuite Shizuku rencontre Saionji Maki (joué par Uchida Yuki) qui connaissait bien Kanzaki Megumi.
 
 
Puis on retrouve la dynamique Kiryu Ryoko (la décantation). Comme ça ne va pas fort dans le restaurant Ma Famille, elle veut le sauver de la fermeture. Elle essaye d’entraîner Shizuku et de lutter contre Tomine Issei, ou du moins le « rendre muet ». A ce stade, je vois une relation avec le scénario de Ratatouille, ce film d’animation en 3D à la sauce américaine, dont le succès ne reposait que sur la superficialité de l’histoire mais était bon pour le compte en banque de la société Pixar, histoire convenu et moralisatrice, dégoulinant de bons sentiments jusqu’à la nausée, en même pire que chez tonton Walter Elias Disney, seulement bien réalisé techniquement comme savent le faire les Américains, ça n’allait pas au-delà.
Donc pour tenir le spectateur, il faut bien que l’histoire du fric des deux milliards serve à quelque chose, et c’est fait : Tomine et la Saionji Maki n’ont d’intérêt que pour le fric ! Voilà c’est précisé. A eux les grands palaces avec d’énormes bouteilles de vins les plus rares, etc... Et on les voient boire un verre de vin rouge, comme dans une cérémonie orgiaque du temps de Baal (le côté noir du symbole) avant un sacrifice de nouveau-né.
 
 
De son côté, Shizuku, ou Shizu comme préfère l’appeler Kiryu Ryoko, explique qu’il ne s’entendait pas avec son père. Puis il cherche une faille chez Tomine, en se remémorant ses attitudes devant des vins ou des plats de nourriture. Il s’avère que Shizu est sensible aux odeurs, ça doit-être le goût qui ne passe pas. Ryoko achète fort chère une bouteille de vin, mais elle se heurte à un type dans la rue... la bouteille se casse... le type qui s’appelle Doi Robert parle français (joué par Takenaka Naoto, que l’on pouvait voir dans First Kiss). Il faut en profiter, ce n’est pas courant dans les dramas du Japon, d’autant que Shizu lui répond aussi en français, oh, juste deux mots : c’est bon !

Effectivement Doi Robert habite en plein bois une cabane à peine plus grande qu’une cabane de jardin, et appelée : Château Robert. Difficile de reconnaître, Takenaka Naoto, sauf par les yeux et la bouche, car il porte une longue perruque. Par chance dans son malheur, Ryoko est tombé sur un grand amateur de vins. Doi Robert déterre deux grands crus : un Chablis Premier Cru et un Chablis de Louis Jadot. Là nous sommes dans les vins blanc de la Bourgogne. Shizu peut amplement exercer son odorat. L’art des vins et leurs parfums va avec la nourriture, ça forme un tout, et c’est difficile de bien marier les vins avec tel ou tel plat.
 
 
Et alors là, on assiste à une dégustation de Chablis par Shizu, et il est possédé par Bacchus et se met à chanter en français la célèbre chanson : Goûtons voire oui oui oui, etc... et il prononce d’ailleurs très bien le français.

Je suis enchanté par ce drama, charmant et original, presque naïf. Kamenashi Kazuya est modeste dans son jeu, il est juste comme il faut et maîtrise son jeu de comédien, et il sait être émouvant ici comme je ne l’avais jamais vu avant. Un grand bravo.

Dans la dernière partie de ce premier épisode, le restaurant Ma Famille doit recevoir l’infâme Tomine Issei. La fille du patron du restaurant doit faire le sommelier. Tomine Issei s’installe à une table de Ma Famille et goûte un Chablis. Mais si au début du reps les choses se passent bien, en cuisine arrive un accident avec un vin rouge... Aussi Shizu fait preuve d’initiative et refait son opération alchimique de la décantation, comme au début du drama. Seulement Tomine n’est pas dupe, il se doute que la sommelière est trop novice, alors pour sauver la mise, Shizu est obligé de se montrer en salle à son frère adoptif. Bref, les deux « frères » se jaugent et se lancent un défi. Ensuite dans Ma Famille, le père se réconcilie avec sa fille et l’adoube dans sa fonction de sommelière, en lui confiant non pas une épée mais un beau couteau tire-bouchon.
 
Le « tournoi » lancé par Tomine arrive, aussi Shizu se rend dans la grande demeure pour y retrouver Tomine. Il y a un troisième « chevalier » qui se pointe dans la demeure, je vous laisse le découvrir.
Tomine commence donc le tournoi et boit un coup de rouge, il le trouve : une peinture, une attaque de la terre naturelle et puissante, le pinceau peignant etc.
C’est au tour de Shizu « d’exprimer ce vin ». Cela lui rappel sa mère, et bien-sûr son commentaire est nettement plus sensible, et moins pompeux et classique que celui de Tomine. Voir cet épisode pour savoir qui gagne ! L’explication du juge est partial, alors... M’enfin c’est pour faire avancer le smilblic !
Dernier détail important, Shizu ne veut pas perdre contre son père.

Sans surprise, le deuxième épisode démarre aussi sec sur un deuxième « tournoi » entre Tomine et Shizu. Cela concerne les sept enveloppes laissé par le défunt Kanzaki Megumi. Selon la description des vins laissé à l’intérieur des enveloppes, il s’agit pour les « chevaliers » de découvrir le millésime et le nom du vin, et cela en un délai de sept jours. Et là, le prix de ce « tournoi » est les deux milliards de yens. Tout de même, Tomine n’était que le fils adoptif tardif de Kanzaki Megumi, il a moins de chance que Shizu de deviner les descriptions de vins. Cependant c’est casse gueule pour les deux, à cause des analogie trompeuses. Aussi Shizu cherche du côté d’un paysage dont pourrait provenir la description du vin a trouver. Dans une galerie d’art, Shizu tombe en arrêt devant un tableau, et demandant à la femme présente, celle-ci lui répond que le paysage peint n’existe pas en réalité et qu’elle l’a peint en pensant à un vin... Hélas ayant perdu la mémoire elle ne peut donner le nom de ce vin, mais elle se rappelle son goût. C’est ce que j’écrivais en début de page à propos de goût et de mémoire ! Pourtant cette femme va aider Shizu a trouver le nom du vin, elle veut aussi mettre un nom dessus.
Ce deuxième épisode possède une autre tonalité, comme les vins ! il est plus doux et plus lent toujours aussi savant, plus mystérieux à cause des recherches de noms de vins ; et Tomine se révèle de plus en plus tête à baffes. On y découvre aussi un vin de Bordeaux, avec sa bouteille allongée.
Reste donc sept épisodes pour savoir qui va gagner...

Quatre étoiles pour ce fort drama, et puis Kamenashi Kazuya ne tourne que dans des dramas de qualité, et ici pendant le tournage il a dû se taper pas mal de vins français, et d’autres pays aussi comme le Chili, ou même des vins de Californie. Un reproche, le rôle de Takenaka Naoto (Doi Robert), il est amené là d’une façon trop superficielle et en force, sans s’occuper de la fluidité du récit et avec en plus des surprises mal préparées. C’est dommage car son personnage est intéressant. Un autre reproche, le côté compétition de l’histoire, avec son winner et son loser, et surtout le prix de deux milliards de yens au bout, comme l’âne derrière la carotte ;  mais comme c’est d'après un manga, pourquoi pas.
Voici une page web de « l’industrie vinicole » japonaise. Avec le climat du Japon et son terrain, il ne doit être facile de faire pousser de la vigne !

Michel Roudakoff
 
 
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Dernière mise à jour : 26-03-2009 16:06

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