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Le ROCHER ou Conscience infinie Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 28-10-2021 17:21

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Aiguille, Argent, Artifictiche, Atlantide, Banque, Christ, Commerce, Convention, Croyance, Diable, Dragon, Égrégore, Enfer, État, Feu, Guerre, Images, Jardin, Labyrinthe, Marchandise, Nostalgie, Paradis, Peur, Pierre, Pointe, Pouvoir, Raison, République, Rêve, Serpent, Silence, Social, Spirale, Transhumanisme, Vie, Vierge

 
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Le ROCHER ou Conscience infinie
”Bien qu’elle soit une, elle est conçue
en tant qu’être multiples ; elle n’est
ni une ni plurielle
[contrairement à la
« conscience commerciale de l’Union européenne
et son ”Unie dans la diversité”].
Elle n’est même pas elle ! [le Centre qui est
nulle part] Établie dans la Réalité, elle est
de la nature de la Paix suprême qui comprend
tout en son sein, l’unique Être cosmique ou
Soi incommensurablement grand. Elle est
énergie (cosmique) de la Nature de la
Conscience (cosmique)”
(YV VI,1-45).


Rocher = Trame, Labyrinthe, Mandala.
 
 
Parabole racontée au prince Râma par le saint Vasistha.
« Il existe un grand Rocher plein de tendresse et d’affection, qui est manifeste et toujours clairement perçu, doux, omniprésent et éternel. En son sein fleurissent d’innombrables Lotus. Il arrive que leurs pétales se touchent, mais parfois ce n’est pas le cas ; il arrive qu’ils soient exposés, et parfois ils sont cachés au regard. Certains sont tournés vers le bas, d’autres vers le haut, d’autres encore ont leurs racines entrelacées. Il en est qui n’ont pas du tout de racines. Toutes les choses existent en son sein, bien qu’elles n’existent pas.

Ô Râma, ce Rocher est en fait la Conscience cosmique ; son homogénéité fait penser à une roche [une trame]. Pourtant il apparaît que toutes les diverses créatures de cet univers se trouvent dedans. De même que l’on conçoit ou imagine des formes différentes à l’intérieur de ce rocher, l’ignorance fait également imaginer que cet univers existe au sein de cette Conscience. Même si un sculpteur « crée » différentes formes dans la roche, icelle est toujours une roche : de même dans le cas de cette Conscience cosmique qui est une masse homogène de conscience. Ainsi que le bloc de roche contient potentiellement diverses formes qu’on peut en tirer à coups d’outils, les différents noms-les-formes des diverses créatures de cet univers existent potentiellement dans la Conscience cosmique [d’où d’ailleurs le phénomène ”extraterrestre”]. De même que la Roche demeure roche, qu’on la sculpte ou pas, la Conscience demeure conscience, que le monde apparaisse ou pas. L’apparence du monde n’est pas une expression vide ; sa substance n’est que de la Conscience.

En fait, même ces manifestations et modifications ne sont que Brahman [Être suprême, Absolu], la Conscience cosmique, mais pas dans le sens de manifestation ou modification. Même cette distinction - modification dans le sens de modification ou tout autre acceptation - n’a pas de sens au sein de Brahman. Quand pareilles expressions sont utilisées relativement à Brahman, le sens est très différent, comme l’eau dans le mirage. ”Puisque la graine ne contient rien d’autre que la graine, même les fleurs et les fruits sont de la même nature que la graine ; la substance de la graine est aussi la substance des effets subséquents” (YV VI,1-46). Semblablement, la masse homogène de Conscience cosmique ne donne naissance à rien qui ne soit ce qu’elle est en essence (E). Une fois saisie cette vérité, la dualité cesse.
La Conscience ne devient jamais inconscience. S’il y a modification, icelle est aussi conscience. Par conséquent, quoi qu’il puisse y avoir, où que ce soit et sous quelque forme que ce soit, tout est Brahman [ou Soi]. Toutes ces formes existent à jamais dans leur état potentiel au sein de la masse de conscience homogène ».

Vasistha poursuivit :
« Le temps, l’espace et autres facteurs de cette soi-disant création (qui est en vérité un autre aspect de la même Conscience) ne sont rien d’autre que la Conscience. Une fois saisi que tous ces facteurs ne sont que des pensées des concepts et que le Soi est unique et indivisible [ce qui n’est pas le cas de la république qui se veut elle aussi ”indivisible” et de ce fait elle en devient UNE RELIGION : sens de relier ou d’harmoniser les humains entre eux], comment en vient-on à les considérer comme irréels ? Dans la graine ne se trouve que la graine, pas la diversité. En même temps, il y a le concept de diversité potentielle (de fleurs, de fruits) soi-disant présente dans la graine. Semblablement la Conscience cosmique est Une, exempte de diversité ; on dit pourtant que l’univers de la diversité n’existe qu’en concept ou notion.

La Pierre est unique, le concept de nombreux Lotus n’apparaît que relativement à cette Pierre unique. Semblablement, le concept de diversité naît dans la conscience sans causer de diversité. Mais, de même que l’eau se trouve dans un mirage sans y être dans le même temps, il en est de même de la diversité par rapport à la Conscience infinie. En fait, tout Cela est Brahman, la Conscience infinie. De même que le concept de l’existence de Lotus dans la Pierre ne détruit pas la Pierre, Brahman n’est pas affecté par l’apparence du monde qui existe en tant que la Nature même de Brahman en Brahman. Au vrai, il n’est pas de différence essentielle entre Brahman et le monde ; ce sont des synonymes [l’univers étant dans le mental]. Quand la Réalité est vue ainsi, on ne voit que Brahman. […] La Conscience Une apparaît en tant que mental, montagnes, etc., tout comme les ailes et les plumes multicolores du paon sont présentes dans l’œuf du paon. Cette capacité ou faculté est potentiellement présente dans la Conscience Infinie. Tout ce qu’on peut bien voir en tant qu’objets dans l’univers, si on le voit avec l’œil de la sagesse (l’œil qui est sagesse), alors on ne verra que Brahman ou la Conscience infinie. ”Car cela est non duel bien qu’apparemment divers, exactement comme le concept de diversité dans le fluide que contient l’œuf du paon. Le concept de Brahman et le monde est donc à la fois duelle et non-duelle” (YV VI,1-47). Cela qui est le substrat de tous ces concepts d’unité et de diversité - Cela est l’état suprême. La Conscience infinie imprègne l’univers entier et l’univers existe dans la Conscience infinie [Tout est dans Tout]. Le rapport est un rapport de diversité et de non-diversité - tout comme les nombreuses parties du paon se trouvent dans l’unique substance de l’œuf. Où est la diversité dans tout ça ? »

Vasistha poursuivit :
« Tous ces éléments - le sentiment de l’ego et l’espace, etc. - ont acquis la nature de substances réelles bien qu’ils n’aient pas du tout été créés. C’est là où rien n’est apparu (n’a été créé) que l’on voit toute chose. Semblablement, les sages, les dieux et les êtres parvenus à la perfection demeurent dans leur conscience transcendante où ils goûtent la Félicité de leur propre Nature. Ils ont abandonné l’illusion de la dualité du sujet et de l’objet, et le mouvement de la pensée qui en résulte [le vagabondage du mental]. Ils ont le regard fixe et ne cillent pas des yeux. Bien que ces sages soient actifs ici, ils ne nourrissent pas le moindre concept d’existence illusoire. Ils sont solidement enracinés dans l’abandon du rapport entre connaisseur et connu (sujet et objet). Leur force vitale n’est pas agitée. On dirait des peintures ; leur mental ne bouge pas davantage que celui des personnages représentés dans un tableau. Car ils ont abandonné la tendance conceptualisante de la conscience [celle de la raison, celle du calcul] ».

L’INSTANT : ”Un tel état de pureté du Soi, véritable Nature de la Conscience infinie, n’est pas une vision (une expérience du mental et des sens). Nul ne saurait l’enseigner. Plutôt malaise, il n’est pas pour autant très éloigné ni impossible. Seule l’expérience directe [Maât et la plume] permet d’y accéder” (YV VI,1-48).
« Cela seul existe, rien d’autre : ni le corps, les sens et l’énergie vitale ; ni le mental, l’entrepôt de la mémoire ou les tendances latentes ; ni le jiva [âme individuelle], pas même le mouvement de la conscience ; ni la conscience ni le monde. Cela n’est ni réel ni irréel ni quelque chose entre les deux, ni vide ni non-vide, ni le temps, l’espace ou la substantialité. Libéré de tout ça ainsi que d’une centaine de voiles dans le cœur, on devrait faire l’expérience du Soi dans tout ce qu’on voit. Ça n’est ni le commencement ni la fin. Parce que c’est toujours présent partout, on le prend pour autre chose [séparation du spirituel et du temporel par exemple]. Des milliers naissent et des milliers meurent : mais le Soi qui est partout, dedans et dehors, n’en est pas affecté. Il demeure dans tous ces corps, etc., comme s’Il différait juste un peu de l’infini. Bien qu’engagé dans des activités diverses en rayonnant d’un vif éclat, Il demeure dégagé du sentiment de la réalité du ‘je’ et du « c’est à moi », car tout ce qu’on voit en ce monde sans exception est Brahman, exempt de caractéristiques et de qualités ; Il est éternel, pur et d’une sérénité absolue ».

Le mental Cosmique : « L’essence du mental n’est que conscience ou conscience éveillée. Quand cependant l’ego le domine, le mental fonctionne avec les facultés de raisonner, de penser ou de sentir. Le mental cosmique, qui n’est pas limité par l’ego, n’a rien qui soit séparé de lui et il est donc uniquement conscient. C’est ce que la Bible veut dire par « Je suis ce JE SUIS ».
Le mental, dominé par l’ego, a les forces sapées et devient trop faible pour résister aux pensées qui le torturent. Débarrassé de l’ego, le mental est heureux comme dans le sommeil profond, sans rêve. Il est donc clair que la félicité et la souffrance ne sont que des modes mentaux ; mais il n’est pas facile de remplacer le mode faible par le mode fort. L’activité est faiblesse et rend donc malheureux (1) ; la passivité est force et procure de la félicité. La force latente n’est pas apparente, et n’est donc pas utilisée.
Le mental cosmique, se manifestant en de rares individus, est capable d’effectuer chez autrui la jonction entre le mental individuel (faible) et le mental universel (fort) des profondeurs de l’homme.
Un tel être rare est dénommé GURU ou Dieu manifesté ». (Ramana Maharshi, entretien 188 du 13-5-1936).
Ne pas s’identifier à celui qui agit. Donc laisser le DESSEIN s’accomplir de Lui-même. (En référence à l’entretien 189 du 19-5-1936).

Le prince Râma se demande comment Brahman ne subissant aucune modification peut-Il se retrouver dans le monde de la diversité.
Vasisha répondit :
« Râma, une véritable modification est transformation d’une substance en une autre ; comme dans le caillage du lait où le caillé ne peut pas revenir à son état de lait. Il n’en est pas de même avec Brahman qui était non modifié avant l’apparence du monde et qui recouvre son état non modifié après la disparition d’icelui. ”Au commencement comme à la fin, Il est conscience homogène non modifiée. L’apparente modification momentanée de cet état, qui n’est qu’une légère perturbation de la conscience, n’a rien d’une modification” (YV VI,1-19). Au sein de ce Brahman ne se trouve ni un sujet ni un objet de conscience. Cela qui est au commencement et à la fin est la seule chose qui soit. Si elle paraît être autre chose entre-temps, cette apparence est considérée comme irréelle. De là le Soi est le Soi au commencement et à la fin et, par conséquent, aussi entre-temps ! Il ne subit jamais de transformation [la Singularité ne se transforme pas (2)] ».

Râma se demande comment une pure Conscience peut-elle subir une légère perturbation.
Vasistha répondit :
« Je suis convaincu, ô Râma, que cette Conscience infinie seule est Réelle, et qu’il n’y a pas la moindre perturbation de sa Nature. Nous n’employons des mots comme « Brahman » que pour les besoins de la communication ou de l’enseignement, par pour soulever des concepts de un et de deux. Toi, moi et toutes ces choses sont pur Brahman : il n’y a pas du tout d’ignorance (2) ».

Vasistha au prince Râma : « Tu es Brahman, je suis Brahman [comme en 1789 le citoyen était devenu le roi, équivalent d’une singerie du Soi…], l’univers entier est Brahman (puisqu’il est dans le mental]. Fais tienne cette vérité, à tout moment. De même que le vent ne diffère en rien de ses mouvements, la conscience et son mouvement interne [énergie] qui provoque toutes ces manifestations sont identiques. C’est la graine du concept tombant sur le sol de la conscience qui donne naissance à l’apparente diversité. Si elle ne tombe pas, le mental ne germe pas ».

Vasistha poursuivit :
« En dehors de la pure Conscience n’existent ni les sens, ni le mental, ni même leurs objets. C’est cette seule Conscience qui apparaît en tant qu’objets dans la Nature, et en tant que sens chez l’individu. Quand cette Conscience est apparemment devenue le corps subtil (puryashtaka : les huit constituants du corps subtil), elle reflète les objets extérieurs.
L’éternelle Conscience infinie est vraiment exempte de toute modification (2) ; mais quand y point le concept de « je suis », ce concept porte le nom de jiva [âme individuelle]. C’est lui qui vit et se meut dans ce corps. Quand point le concept de ‘je’, il porte le nom de sentiment de l’ego. Quand il y a des pensées, elles portent le nom de mental (manas). Quand il y a pure Conscience (bodha), c’est l’intelligence (buddhi). […] Quand prévaut le concept de corps, la conscience semble être le corps ; quand prévaut le concept d’objet, la conscience semble être les divers objets [faiseur d’opinions]. Cependant, de par la persistance de ces concepts, la personnalité subtile se condense en substantialité tangible. Après que la conscience pense « je suis le corps », « je suis l’arbre », etc. Ainsi aveuglée, elle se lève et retombe jusqu’à ce qu’elle parviennent à une naissance pure et soit spirituellement éveillée. Alors, en se consacrant à la vérité, elle accède à la Connaissance de Soi.

Je vais maintenant te dire comment elle perçoit les objets. J’ai dit qu’à cause du concept « je suis », la conscience habite le corps en tant que jiva. Quand ses sens descendent sur des corps semblables en dehors d’elle-même, il y a contact entre les deux et désir de les connaître (de faire un avec eux-. Quand se produit ce contact, l’objet est reflété au-dedans et le jiva perçoit ce reflet, tout en croyant que le reflet est au-dehors ! Le jiva ne connaît que ce reflet, ce qui signifie qu’il se connaît. Ce contact est la cause de la perception des objets extérieurs : il n’est donc possible que dans le cas de l’ignorant dont le mental est le jouet de l’illusion, et pas dans le cas du sage libéré. Bien-sûr, puisque le jiva (qui n’est qu’un concept) et tout le reste sont inertes et privés de sensibilité, le reflet ainsi vu et expérimenté est en fait une illusion optique ou une perversion intellectuelle. Le Soi est Tout-dans-Tout tout le temps ».

À SUIVRE…

Notes.
1. L’Ancien Testament des Hébreux période plein pot dans la voie de l’Agriculture, de l’État et du commerce, dit le contraire : « C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière » (Genèse 3,19). Et allez-donc la morale et politisme de manipulation des masses : « CIRCULEZ YA RIEN À VOIR ! »

Un proverbe nécessairement issu de la voie de l’Agriculture et du commerce dit : « L'oisiveté est (la) mère de tous les vices ». Là encore la morale sévit style « commandements » ou « droits de l’homme » : « CIRCULEZ YA RIEN À VOIR ! ». Et c’est comme ça que l’on se retrouve sur une planète bétonnée de constructions tôles-boulons-acier-verre-béton-goudron, et pollutions tout azimut, et dramatique problème d’énergie, tout cela au non de l’A-GIR (du A privatif et privation de retour, il ne reste que la flèche du temps qui va dans un unique sens).
Le NON-AGIR ou Wou-wei ou Wuwéi : le "non-agir", ou plus vulgairement : le "lâcher-prise" (Tout ce qui se fait spontanément est supérieur à ce qui se fait volontairement, car le mental bousille tout : l’ego par son intrusion fait des différences et EXPLOSE TOUT, COMME À HIROSHIMA).

2. « La connaissance de l’ignorance n’est pas de l’ignorance », dit le Maharshi dans l’entretien 199 du 10-6-1936. Et à l’entretien 289 du 30-11-1936 : « Cherchez qui ne réalise pas et ce qu’il ne réalise pas. Alors il vous sera évident que l’avidyâ (l’ignorance) n’existe pas ».
« Éliminez l’ego et l’avidyâ [l’ignorance] disparaît. Mettez-vous à sa recherche et l’ego s’évanouit. Seul demeure le vrai Soi. L’ego qui se déclare avidyâ n’est plus perçu. En réalité, l’avidyâ n’existe pas. Le propos de tous les shâstra [Écritures sacrées, Science traditionnelle] est de réfuter l’existence de l’avidyâ ». (Entretien 363 du 20-2-1937).
Le problème de l’ignorance ou de non-ignorance se retrouve dans le HASARD, qui lui, comporte nécessaire de l’ignorance puisque découlant de l’étymologie du jeu de dé az-zahr (dé, et de l’espagnol azar). Car il semble impossible, en toute rigueur, de faire quelque chose qui ne possède pas, précisément, la détermination de quelque chose ; on peut faire tout ce qu’on veut mais on peut peut pas pour autant « faire n’importe quoi ». L’incertitude qui est l’ennemi absolu du capitalisme est aussi la certitude ou le déterminé du politisme du « Plus ça change et plus c’est la même chose » ! Tout étant le EST, il s’ensuit qu’il n’est rien de quelconque qui ne soit déterminé, ni rien de déterminé qui ne soit, pour la même raison, quelconque.
Ce qui rejoint ce EST ou Soi qui ne change jamais, comme ce qui n’existe qu’en changeant ne peut pas se modifier du fait qu’il change, cas du politisme en régime républicain et capitaliste avec ses réformes perpétuelles à chaque changement de chefferie. Que tout soit toujours pareil signifie alors que tout est également accidentel, inattendu et éphémère, ce qui ne pouvait que produire les « Plus ça change et plus… », puisque Tout est dans Tout.

Cet « inattendu » exprimé par le NON-AGIR, par le spontané et par le « Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi) du Soûtra du Cœur de la Connaissance transcendante ; TOUS LES SENTIERS SONT OUVERTS, TOUT EST POSSIBLE, ET POUR CERTAINS CE SERA LE DANGER ABSOLU, CAR TOUTES LES GATES SONT PAR DÉFINITION DE L’ÉVEIL OUVERTES. Évidemment comme disait autrefois Roger Bacon : « Tout est possible, mais Tout n’est pas permis » (rejoint le : Savoir, Pouvoir, Oser, Se Taire, dont le dernier terme est le principal).


TOUS LES SENTIERS SONT OUVERTS, comme l’indique la parabole d’Aimée Michel : « Vous êtes si jobards, mes petits agneaux, que quand vous trouvez une clef, il vous faut sa porte, et quand vous trouvez une porte, sa clef.
Et le monde est si peu contrariant que toute porte a sa clef, et toute clef sa porte.
Le monde, mes petits agneaux, n'est qu'un labyrinthe de portes ouvertes qui font semblant d'être fermées.
Si vous voulez vous y perdre, ne vous gênez pas, surtout. Voici la recette : on ne lâche pas sa clef, et on ouvre, on ouvre.
La porte dont je parle, sachez-le, n'est visible qu'ouverte et, pour l'ouvrir, il faut, je ne dis pas trois, mais bien trois fois trois clefs. Pas six, ni huit, mais Neuf.
Tant que vous n'aurez pas la neuvième, les huit autres n'ouvriront rien, et l'on vous tiendra pour fou. On dira: « Voyez le fou avec ses clefs! »
Puis vous trouverez la neuvième. Alors, ayant franchi la porte, épargnez-vous de revenir pour crier: « J'ai trouvé ! J'ai trouvé ! »
Car, dans la Porte Invisible, nul ne vous verra plus, et votre cri sera muet.
Epargnez-vous de revenir ».
(Le Mysticisme, l'Homme Intérieur et l'Ineffable - 1973).
Roger Bacon donne un avertissement : « Tout est possible, mais Tout n’est pas permis », à savoir qu’on risque de tomber dans les pouvoirs occultes ou surnaturels siddhi : « Pour manifester des siddhi, il faut qu’il y ait d’autres personnes pour les reconnaître », dit Ramana Maharshi à l’entretien 57a du 24-6-1935 ; chose très visible dans la première série des Star Wars, notamment chez l’empereur et son adepte Dark Vador.

TOUS LES SENTIERS SONT OUVERTS, TOUT EST POSSIBLE = L’absence d’effort est de se libérer des conventions de la tyrannie du social et de son « vivre ensemble », c’est-à-dire ne pas prêter attention à l’inconscient collectif, ne pas prêter attention aux « Plus ça change et plus… ». Et comme ce non-agir s’accompagne d’actes délibérés, on évite de chuter dans le vide indifférent, la vacuité morte (le néant), celle des « réformes » stériles. Quant au néant, ce n’est qu’un mot : « Le fleuve qui va à la mer ne peut supprimer sa source », comme le mental ne peut pas tuer le mental. La vacuité morte n’est qu’un « néant » coagulé.

Car le sens du « Gate gate pâragate… » est LE LABYRINTHE, LE MANDALA OU L’ATHANOR DE L’ALCHIMISTE, là où le sens se révèle en se recélant, un Point Focal, une Gate ou Porte, car le sens y est à la fois présent et voilé : le symbole révèle un Instant seulement pour mieux re-voiler encore plus fortement l’Instant suivant ; goût du Labyrinthe ou goût du « sens » (espace). Rocher = Trame, Labyrinthe, mais ici dans le « Gate » le Labyrinthe est un faux insignifiant puisque le mot SENS y est essentiel ! Il y circule de façon secrète et spontané, à la façon de l’itinéraire improbable et déroutant que doit emprunter un humain égaré dans le Labyrinthe s’il veut trouver « un sens » en forme de « sortie ». À l’absence de sentiers, donc leur omniprésence, propre à l’insignifiance ou banalité s’oppose la complexité des sentiers. La Labyrinthe rejoint d’ailleurs « mémoire et souvenirs » : quand il y a trop de souvenirs on en perd la mémoire : ils affluent en rangs si serrés qu’il devient impossible d’y pointer le souvenir souhaité. Il y a oubli ou ignorance non pas quand les souvenirs disparaissent, mais tous les souvenirs apparaissent dans l’Instant : chaque souvenir devenant le « consommateur » et faisant valoir son droit à la connaissance. Alors comment s’orienter dans la masse des souvenirs qui n’est qu’un Labyrinthe sans fin ?
LE LABYRINTHE CONDUIT À L’INTÉRIEUR DE SOI-MÊME, COMME LE RETOURNEMENT DE LA LUMIÈRE ; LA GATE OU PORTE EN EST LA PARTIE LA PLUS MYSTÉRIEUSE DE L’ÊTRE HUMAIN : L’INFINI, LE SANS LIMITE, QUI PEUT ÊTRE MORTEL, comme si on enlevait son masque, comme le décrit le curé d’Ars.
Victoire du spirituel sur le matériel ? Ou victoire du matériel sur le spirituel comme nous le vivons à ce jour ?

RIEN DANS LE TOUT ET TOUT DANS LE RIEN = LES PETIOTES CHOUSES OU L’INSIGNIFIANCE……. Rejoint bien-sûr L’ALEPH : LA GATE QUI CONTIENT TOUTES LES GATES OU TOUS LES POINTS FOCAUX. Le mot « Insignifiant », le « Rien » pouvant exprimer le CENTRE qui est nulle part ou Dieu qui est nulle part, et par conséquent qui ne peut qu’ÊTRE : le Divin qu’on ne peut définir que par ce qu’Il n’est pas et qui est la source de tout le créé, comme le Centre de la Circonférence qui est nulle part mais qui engendre la Circonférence et la sphère qui ex-istent (pour référence à Jean Coulonval, Synthèse et Temps Nouveaux, lettre n°40 à Aimé Michel le 25-10-1977).
”La plénitude [le complet, le Tout] est née de la plénitude. La, plénitude remplit la plénitude. Dans la plénitude, la plénitude est à jamais établie”, dit le YV VI,1-50.
Rien peut-il modifier Rien ? Et ce Rien est le Rien du Tout, le Réel, le Saint Chaos où rien n’est coagulé, rien n’est arrêté, fixé. L’Éveil, l’Éveillé marche vers ce Rien du Tout comme l’indique le « Gate gate pâragate…. » Que tout soit pareil toujours pareil signifie bien que tout est toujours également fortuit, éphémère et mouvement. Alors, OÙ EST L’ÉVOLUTIONNISME À LA JUIF ET SA « MISE EN VALEUR DU TEMPS » ???

Dans cette importante note 2 concernant à la fois le NÉANT, l’inconscient collectif et le fameux « changement » ou « progrès » contenu dans le problème de l’évolutionnisme, exposé par exemple chez Fulcanelli dans Les Demeures philosophales : « Avez vous réfléchi aux conséquences fatales qui résulteront d’un progrès illimité ? […] Aux désirs satisfaits succèdent d’autres désirs inassouvis… ».
Le « vaccin » absolu contre l’évolutionnisme peut s’appeler « SILENCE », autre « forme » de l’ALEPH ou GATE-GATE, que « contient » la Conscience infinie.
L’évolutionnisme et son capitalisme le GLOUTONY (Gluttony) de Fullmetal Alchemist… L’évolutionnisme est une tentative de « sortir » de l’univers, sortir du Labyrinthe pour l’analyser, une boulimie du mental !


[En référence à : Yoga Vasistha : L’histoire du rocher, traduction en anglais de Swami Venkatesananda (1921-1982)]

 
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Dernière mise à jour : 28-10-2021 17:55

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