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Zeni Geba Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 07-04-2009 02:42

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Publié dans : Sommaire JDramas, Sommaire Dramas du JAPON

Tags : Argent, Business, Crimes, Dramas, Japon, Pauvreté, Zeni Geba

 
Zeni Geba
銭ゲバ


L’argent rend fou

Première partie
Deuxième partie

Là où l’on voit où conduit la voleur de l’argent... (il n’y a qu’une seule lettre de différence entre valeur et voleur !), là où l’on voit où conduit le lobby juif et l’esprit sioniste, ou l’inverse. Tous des voleurs et ce sont eux les véritables terroristes, eux dont l’économie de la drogue et des armes fait marcher le monde. Regardez ce drama, qui porte bien son qualificatif, regardez, voleurs et usuriers sans aucun cœur ni aucune morale ce à quoi mènent vos monstruosités diaboliques, vous qui avez inventé la pauvreté, vous qui avez fait que l’on ai besoin d’argent pour vivre, oui pour vivre. Que de meurtres pour l’Or depuis des millénaires. Mais c’est terminé pour vous prochainement.
 
 

Drama en 9 épisodes diffusé au Japon en 2009 sur NTV, d’après un manga de George Akiyama, sur un scénario de Okada Yoshikazu. Pour moi ça fait partie des grands dramas, à cause en partie des problèmes que causent l’argent, mais pas seulement, parce que aussi il est bien joué, et qu’il y a des passages terrifiants, à cause de l’argent bien-sûr.
 
Gamagori Futaro (joué par Matsuyama Kenichi) est pauvre depuis le jour où il est né. Étant enfant, son père très dépensier et gaspilleur, laissa sa famille dans les dettes et disparut, laissant Futaro et sa mère malade obligés de se débrouiller par eux-mêmes. Sans argent pour payer le traitement médical de sa mère malade, elle finit par mourir. Après sa mort, Futaro est devenu obsédé par l'argent et prêt à faire n’importe quoi pour elle. Plusieurs années passent et Futaro trouve du travail sur un chantier de construction navale "Mikuni Shipbuilding", où il rencontre par hasard les filles du président de la compagnie Mikuni, Mikuni Midori (joué par Mimura) qui était une anciennes rencontre accidentelle d’enfance, et sa sœur : Mikuni Akane (joué par Kinami Haruka), handicapé, comme Futaro elle a d’ailleurs le visage marqué d’une cicatrice. Dans un plan ayant pour but d’acquérir l’entreprise de leur père, Futaro commence à se rapprocher des sœurs ... (Résumé d’après le DramaWiki)
 
 
On est tout de suite plongé dans le terrible travail en usine, esclavage moderne de l’ère dite industrielle, commencée après la révolution de 1789 en France, et au court du 19è siècle dans le monde. J’ai connu cela, oh peu de temps, c’était dans un milieu assez propre, et qui employait aussi des prisonniers devant rentrer en prison après leur temps de travail, l’endroit : à Paris, la messagerie Hachette, immenses entrepôts de livres proches de la Seine (quai de Grenelle), et qui n’existent plus. A enfourner des livres pendant 8 heures sur des chariots, il y avait de quoi déprimer, ou se soutenir par de l’alcool ou Internet (mais ça n'existait pas). Je retrouve donc l’ambiance de tristesse qui se lie sur le visage résigné de Futaro, portant casque et uniforme, et sous le regard du, ou des chefaillons ! Dans le drama tous les esclaves, pardon les employés portent un numéro, et leur nom... Ici après embauche d’un certain temps, on débauche ! et par soucis de production. Bizarre, mais c’est un drama. Terrible tout de même et pouvant pousser au désespoir les pauvres bougres à qui ça arrive, et uniquement par soucis de l’horreur : la sainte rentabilité... chair au diable.
 
 
Pas causant le Futaro, numéro 1112 à l’usine, rentrant dans sa misérable datcha, ou plutôt chambre ; la vue de sa fenêtre donne sur les poubelles en bas, ou rode un misérable chat blessé à la tête, qui attend que Futaro lui lance quelque chose à manger. Pendant tout ce début les images sont accompagnées par une splendide musique symphonique style cinéma américain, et bien charpentée.
Ce que je disais à propos des chefaillons, dans le sens de ce mot il y a la dureté, la sévérité à la Cosette des Misérables de Victor Hugo : ici un ouvrier laisse tomber une plaque en travers d’un passage, le chef le voit, il vire l’ouvrier. Bon, c’est caricaturé mais il fautt cela pour l’histoire. Tout de même, ces esclaves, il n’y a pas d’autre mot, sont des numéros charger de produire, produire, etc... En plus ici il n’y a aucune solidarité entre les ouvriers, c’est chacun pour soi.
L’ouvrier qui va être viré demande donc de l’argent à Futaro et à ses collègues, mais sans résultat ;  et Futaro ne répond même pas à ses questions sur le pourquoi il vit. L’ouvrier l’espionne jusqu’à sa chambrette. Un fois que Futaro est sorti, il pénètre par effraction. La chambrette est dans le plus complet dénuement, pire que celle de Vincent van Gogh. Le type croit que Futaro a de l’argent, il fouille... et trouve sous le plancher un tapis de billet. Ah c’est d’après un manga ! Futaro revient de ses emplettes et tombe nez à nez sur l’ouvrier voleur. La mise en scène est intéressante, prenante.
 
 
Le type implore à genoux que Futaro lui laisse un peu d’argent, sinon il n’a plus qu’à mourir. Pour la première fois Futaro ouvre la bouche depuis le début du drama, et pour dire :
- Alors meurs.
- Les gens pauvres ne peuvent pas devenir heureux. Ce sera plus facile de mourir.
Futaro traumatisé est impitoyable... et c’est la bagarre, le voleur est maintenant prêt à tuer. J’en profite pour dire à quoi conduit les belles prouesses du monde de l’argent de Messieurs Rockefeller et Rothschild ; ils sont aussi impliqués au Japon, et dans le sionisme, qu’est-ce que vous croyez ! Futaro se venge en prenant l’argent où il peut, comme pour sauver sa mère qui n’a pas eu l’argent pour se soigner. On passe donc à des plans où on voit le jeune Futaro tuant pour avoir cet argent. Bien-sûr il remporte la bagarre sur l’ouvrier. Ainsi nous est présenté le prologue.
 
 
Après le générique on retrouve Futaro tout jeune garçon, joué par Saito Ryusei, que j’ai déjà trouvé excellent dans Ryusei no Kizuna.
La pauvreté du tout jeune Futaro transparaît auprès de ses camarades d’école : ils veulent aller dans un grand parc d’attractions, et tous savent que Futaro ne pourra pas y venir. Évidemment ils sont cruels. Futaro est de retour de l’école et rentre chez lui retrouver sa mère qui va un peu mieux. Hélas, comme elle n’a pas d’argent et pour ne pas inquiéter son fils, elle fait semblant de prendre ses médicaments. Selon Futaro, si les médicaments sont chers, c’est qu’ils sont efficaces... Dans cette séquence de la jeunesse de Futaro, la musique est plus discrète et aussi poétique tout en n’utilisant que deux ou trois instruments.
Un ami adulte lui donne une batte de baseball ; et on retourne au temps du Futaro adulte, là ou la police retrouve le corps sans vie de l’ouvrier voleur.
 
 
A l’usine, le chefaillon continue sa débauche des ouvriers : les numéros tombent les uns après les autres pour arriver sur le 1112. C’est tout juste si on les remercie. Après nous retournons chez le Futaro mangeant près de sa mère. C’est ce que se remémore Futaro lors de son licenciement, pour se soutenir ou affirmer sa destiné. Justement sa mère lui explique que l’argent n’a pas d’importance. Donc dans le souvenir du Futaro adulte, il revoit une arrivée intempestive de son père ivre. Il remarque la pauvreté du logement, sait que c’est à cause de lui, et se met a rire. Comme il est ivre, vous imaginez ce qui peut se passer... il veut de l’argent, et sous le regard désespéré du petit Futaro il s’ensuit une terrible bagarre ou Futaro est blessé. Ce sera la cicatrice que l’on voit sur son visage adulte. Saito Ryusei est vraiment excellent en jeune Futaro. Un grand bravo.

Après son licenciement Futaro cherche du travail, en consultant des informations d’offres d’emploi sur son magnifique téléphone portable. Le lendemain il trouve une offre d’emploi dans un chantier de constructions navales : l’entreprise Mikuni. Et le voilà nouvel esclave, avec casque et nouvel uniforme charriant des bouts de métal d’un endroit à un autre. A la pose, de voir des gros paquebots ça le laisse rêveur ; et voilà que le directeur et une jolie femme descendent de voiture juste près de lui. Il s’agit de Mikuni Midori (joué par Mimura), la fille du directeur, pardon du président, ça fait plus important. Comme elle lui passe deux fois devant le nez, là encore ça laisse rêveur Futaro...
 
 
Encore les souvenirs de Futaro, et avec sa cicatrice, il aurait d’ailleurs pu y perdre un œil. Ses compagnons d’école se moque de lui, la cruauté des enfants est bien connu. Elle va avec la bêtise humaine et son gouffre sans fond, tout comme d’ailleurs l’imagination. Un exemple de bêtise humaine des enfants :
- On fit éclater brusquement près de son oreille des sacs en papier ; elle en eut des crises nerveuses de plus en plus graves que ces demoiselles contemplaient en secret. (D’après Jean GIONO, Le Moulin de Pologne, page 75).
Un deuxième exemple :
La guerre sainte ? Comment une Guerre peut-elle être Sainte ? L’association de ces deux mots semble injurieuse.
Dans le même ordre de bêtise, l’on peut mentionner les deux mots suivants : les ennemis de la religion !
 
 
Futaro a tout de même un ange gardien, mais ce n’est pas ça le plus important, le plus important c’est quand c’est synchrone et quand ça se produit... En rentrant tristement chez lui, où le manque d’argent se fait de plus en plus cruellement sentir, sur la route il se fait arroser par le passage du voiture luxueuse. Une petite fille en descend et va s’excuser auprès de Futaro tout mouillé. Elle l’invite chez elle pour se laver dans une baignoire situé dans une salle de bain grande comme un quart de la place de la Concorde à Paris. Le salon où elle invite Futaro est à peine plus grand, et ce n’est que la maison d’été de ses parents ! Si c’est pas beau la richesse ! Ainsi on assiste à la première rencontre de Futaro et de Midori. Du point de vue mise en scène, c’est une des rares fois ou je trouve que les retours en arrière sont très supportables. Bravo aux metteurs en scène (ils se sont partagé les 9 épisodes). Dans le luxueux salon de la maison d’été de Midori, on découvre aussi Mikuni Akane (joué par Kinami Haruka), mais on ne la voit pas. L’entretient est bref, car en pensant à sa mère, Futaro vole le reste des maccarons. Midor l’accuse de vole, sa mère est convoqué, et Midori méprise désormais Futaro le voleur. Ici l’ange gardien de Futaro n’a fait son job qu’à moitié, ou il prépare son coup pour la suite.
 
 
Futaro adulte du haut de sa misérable chambrette, au moment de donner à manger au chat blessé, apprend par une pauvresse vidant les ordures, que d’autres chats on attaqué le chat blessé et l’ont tué. Ça nous vaut un : seul les forts résistent et survivent dans la Nature. Je trouve ce concept terriblement louche et pouvant mener au nazisme... A ce compte là, pourquoi pas tuer tous les plus de 65 ans : moins de dépense pour la sécurité sociale et plus de retraite a verser, etc. Décidé de ne pas être un esclave toute sa vie, Futaro sème en lui la volonté d’acquérir l’entreprise Mikuni. La loi de cause à effet ne pardonnant pas encore, au début de ce premier épisode la police enquête sur la mort de l’ouvrier voleur ; on la retrouve vers la fin de cet épisode. Du point de vue fluidité de l’histoire, c’est un peu bâclé.
 
 
Futaro attend imperturbable devant la luxueuse demeure d’été de Midori, comme décidé à la rencontrer, ou pour renforcer sa volonté de conquérir l’entreprise Mikuni. N’estimant pas le temps venu il se cache. Une Jaguar sort, dedans se trouve Mikuni Akane (joué par Kinami Haruka), avec une cicatrice verdâtre sur la joue droite, ou plutôt une sorte de tache. Mais Futaro se cache pour mieux provoquer la jaguar en se positionnant devant, l’obligeant à s’arrêter, et toujours avec le terrible souvenir de sa mère de plus en plus malade, et qui s’en excuse même auprès de son fils. L’aspect Cosette des Misérables revient, avec Futaro courant pieds nus en pyjama sous la neige pour chercher un docteur ou du secours pour sa mère. En revenant avec un docteur, il constate le décès.
Oui, pour nous spectateur et Futaro, sa mère est morte faute d’avoir eu assez d’argent pour se soigner, et à cause de ces salauds d’usuriers et autres voleurs de la finance. La scène où le jeune Futaro éclate en sanglots, joué vraiment bien par Saito Ryusei je le répète, est très émouvante et peut arracher des larmes. Ensuite il commence a voler un type couché ivre mort dans la rue et dont le portefeuille dépasse de sa veste. La mise en scène est bonne et fluide, un grand bravo.
 
 
Terrifiant est la suite : poursuivit par son ami adulte qui lui avait offert une batte de baseball, celui-ci veut que Futaro rende le portefeuille à l’ivrogne, Futaro ne veut pas, il se laisserai un moment presque convaincre, puis terriblement décidé et traumatisé par la mort de sa mère, il tue à coup de batte son ami, sans même sans rendre compte puisque seul le mot argent lui apparaissait.
Donc en toute fin du premier épisode, on retrouve Futaro sur un lit d’hôpital, la belle Jaguar ne lui ayant fait plus de peur que réellement mal. Excellente stratégie qu’a eut Futaro pour renouer avec Midori.
 

Quatre étoiles pour ce grand drama bien prenant et tragique, mais au combien passionnant. Chapeau au scénariste Okada Yoshikazu, au réalisateur, et surtout au deux Futaro : Saito Ryusei et Matsuyama Kenichi. Bravo au compositeur de la musique Kaneko Takahiro (aussi joueur de saxophone). Merci à Asiapowa.free.fr pour la qualité des sous-titres. J’aime assez le côté « reptile » de Matsuyama Kenichi et de Kinami Haruka, avec sa tache verdâtre sur la joue. Deux comédiens a suivre, plus Saito Ryusei.

Michel Roudakoff
 
 
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Dernière mise à jour : 08-04-2009 16:19

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